Thème « relation enfant, adulte »
Il est dix heures et Maman n'a toujours pas bougé de son lit. Elle a téléphoné, et puis elle a dit : « Je suis fatiguée, je n'ai pas beaucoup de courage. » Angèle ne sait pas pourquoi sa maman reste cachée sous sa couette, aussi muette qu'une momie, avec un air de plus en plus triste. Ce qu'elle sait, c'est qu'il n'y a pas d'école ce matin et qu'elle a envie de s'amuser, d'aller dehors même s'il pleut, et surtout envie que sa maman rigole.
« Ce n'est pas si simple » répond Maman. « Il faudrait un petit miracle pour que ça s'arrange ». Angèle se met aussitôt au travail et on ne peut pas dire que les idées lui manquent. Mais il arrive parfois qu'on ait un petit miracle, là , juste sous son nez, et qu'on ne le voit même pas.
Manuel est sous le choc : don Mauricio s’est donné la mort.
Pourtant, Manuel refuse de croire à un suicide. Le vieil homme était trop attaché aux petits plaisirs de la vie. Sans oublier sa grande passion : sa collection de timbres, qu’il aimait montrer à Manuel. Don Mauricio a été assassiné. Manuel n’en doute pas une seconde, car le timbre le plus rare et le plus précieux de don Mauricio, la Dame d’Elche, a mystérieusement disparu…
Qui est le coupable ? Est-ce Etelvina, la dame qui venait faire la cuisine et le ménage chez don Mauricio ? Et puis, qui est cet étrange touriste allemand qui s’est installé dans son appartement ? Tant pis si personne n’est de son avis, Manuel est bien décidé à mener seul l’enquête.
Les enfants, les enfants, nous dit-maman à voix basse. Réveillez-vous. Cela pourrait être le début d'un roman fantastique. L'histoire d'une mère qui réveille ses enfants car des phénomènes inexplicables se déroulent dans leur maison. Des bruits suspects. Des cris. Des traces rougeâtres sur les portes et les murs. Le bois qui grince... Le vent qui hurle...
Le livre s'achèverait sur une île paradisiaque accueillant une mère et ses deux enfants. Sauvés. Heureux. Cela pourrait...Mais ce n'est pas ça. Notre mère nous réveille pour que nous allions dormir avec elle dans son lit. Maman a peur de beaucoup de choses. De la nuit encore plus que du reste...
Yvan n'est pas un garçon qui se laisse abattre. Quand il apprend qu'il va désormais devoir passer ses mercredis après-midi chez sa grand-tante Mauricette, qui est pédicure, il décide que cette perspective consternante offre au moins un avantage : celui de pouvoir lui faire rencontrer une princesse. En effet, comme chacun le sait, une princesse se reconnaît à son pied spécialement fin.
Malheureusement, Yvan s'aperçoit vite que la moyenne d'âge des clientes de Tante Mauricette est très élevée, et les pieds qu'il voit défiler devant lui n'ont parfois plus grand chose d'humain... Pourtant, cette première journée d'assistant pédicure n'est pas dénuée d'intérêt, ni même de mystères qu'Yvan a très envie de comprendre. Pourquoi, par exemple, Tante Mauricette semble-t-elle contrariée lorsque ses clientes complimentent son petit-neveu sur ses talents de masseur ? Et pourquoi est-elle, d'une manière générale si différente de la personne qu'Yvan a toujours connue ? À quel secret pense-t-elle quand son regard devient doux et un peu triste ? Et surtout, à quoi reconnaît-on vraiment une princesse ?
Scarlatine et parents absents : Maurice se retrouve en partance pour Trouville-Deauville, chez sa grand-tante Willa. Pour qu’elle veille sur lui.
Elle a une réputation, dans la famille : 60 % mauvais poil, 40 % sale caractère.
Maurice s’attend à une semaine de cauchemar, il découvre un décor de film, et les dialogues qui vont avec.
Tante Willa n’est pas le monstre redouté, mais une tante désopilante, pince-sans-rire, et championne de poker en plus ! Quant à l’endroit qu’elle habite, il est extraordinaire.
C’est un ancien hôtel de luxe, le Trouville Palace, qui ressemble à celui de Shining, avec ses couloirs interminables et ses lustres prêts à s’écrouler. Maurice l’explore en se disant que les portes numérotées doivent cacher des secrets et des habitants bizarres. Et voilà justement qu’une jeune fille, coiffée et vêtue à l’ancienne mode, empêchée de sortir par son père, demande à Maurice de l’aider...
Est-ce qu'une partie d'échecs avec votre oncle peut changer votre vie ? Pas complètement, mais un peu quand même. Ce dimanche après-midi-là , tout en se faisant prendre la quasi-totalité de ses pièces en l'espace de quelques minutes, Henri se confie à son oncle Alfred : il s'ennuie tellement qu'il pense que cela n'aura jamais de fin. D'après son expérience l'école ne sert qu'à apprendre des choses que l'on oublie l'instant d'après. Rien ne sert à rien, tout est monotone, dit-il, d'une voix qui finit par trembler un peu.
Alors Alfred se met à lui raconter sa propre enfance, la même, mais pire. Pire parce qu'au lieu d'avoir des notes moyennes, il n'en avait que des catastrophiques. Pire aussi, parce qu'un dénommé Kevin avait juré d'avoir sa peau. Pire même la nuit, à cause des fantômes qui habitaient la maison de ses parents et faisaient la java jusqu'à l'aube.
Jusqu'au jour où Jean, qui avait failli être le parrain d'Alfred, puis avait prudemment été écarté de cette mission, revint dans les parages. Jean avait toujours terriblement soif, mais n'aimait pas l'eau. Jean avait une fiancée ravissante, qu'il appelait la Grenouille ou le Trognon, et peignait des portraits de faux ancêtres à la douzaine. Lui, ce n'est pas une partie d'échecs qu'il proposa à Alfred, mais une partie de chasse.
Bon-Papa est mort. Bon-Papa qui appelait Suzanne Cocotte, qui faisait des blagues vraiment pas drôles avec la mousse de sa bière, qui avait une chemise à carreaux trempée de sueur, qui dégommait les taupes au fusil, et qui disait : « Voyons, on ne pleure pas pour un hamster. » Bon-Papa à qui Suzanne tirait la langue, intérieurement, plusieurs fois par jour, parce qu'elle en avait marre de ses plaisanteries, qu'elle était contre l'assassinat de taupes, et qu'elle avait beaucoup pleuré à la mort de son hamster.
Bon-Papa est mort dans sa chemise à carreaux, en tondant la pelouse avec Suzanne. La maison est pleine de larmes, de coups de téléphone, d'hommes en chaussures noires, et de silences inquiétants. Dans la cour, il y avait une grande malle noire. Suzanne se pose des questions, elle pense à Bon-Papa et elle attend l'arrivée de l'oncle Henri.
Pauline sait ce qu'elle veut faire plus tard : poète. Comme son PC (Père Compliqué). Sauf qu'elle, à onze ans, écrit déjà de nombreux poèmes alors que son PC, à l'âge adulte, n'en a pas encore commencé un. Pour obéir à cette vocation, elle est prête à d'immenses sacrifices, comme, par exemple, se voir brutalement quittée par Mimoun, son amoureux de toujours. Mimoun est marocain et musulman et il pense que, dans sa culture, une femme ne peut pas devenir poète.
- Va te faire voir, toi et ta culture de m... ! lui lance Pauline.
Maintenant, non seulement elle est malheureuse, mais en plus tout le monde la prend pour une raciste. On a beau être poète dans l'âme, il y a des jours où c'est dur, très dur, d'avoir onze ans aux Pays-Bas, d'être une fille, et de voir les adultes autour de soi passer de la catégorie Compliqués à Très Compliqués, voire Abominablement Compliqués.
Retrouvez Pauline dans La vie, ça vaut le coup et Le bonheur surgit sans prévenir.
L'obsession des parents pour les résultats scolaires a parfois du bon. Un jour, Suzanne fait la connaissance de Tim, un étudiant anglais censé lui faire faire des progrès faramineux dans cette langue. L'anglais est très vite mis de côté car ce qui intéresse Suzanne comme Tim, c'est d'avoir de longues conversations sur des sujets graves et passionnants, ce qui est absolument impossible quand on ne sait dire que hello, good-bye et what time is it?
Tim, lui, parle français. Un français plein de fautes délicieuses, mais assez riche pour pouvoir s'entretenir des livres de Rudyard Kipling, de la vie, de l'amitié et de l'amour. C'est la première fois que Suzanne rencontre un adulte qui apporte de vraies réponses à de vraies questions, et le fait même avec plaisir.
Pourtant, un jour, une ombre s'installe : Tim est malheureux parce qu'il s'est disputé avec sa fiancée, et que le mal lui paraît irréparable. Suzanne est fermement décidée à lui venir en aide.
Je n’aime pas les mardis soirs. C’est le jour où je me sens encore plus seule que d’habitude, avec ma mère quelque part à l’autre bout du monde et mon père chez lui, occupé à conter fleurette à sa nouvelle copine. Mais ce mardi-là , ça a été bien pire. J’étais sur le palier quand j’ai entendu la porte claquer. Enfermée dehors ! Je suis en pyjama, il n’y a personne dans l’appartement, je n’ai pas de téléphone. Pas le choix, il va falloir que je sonne chez les voisins. Mais je ne les connais pas, et le peu que j’en sais ne me donne pas du tout envie de faire leur connaissance…
Ils ont de drôles d’idées, mes parents. Ce qui les intéresse, c’est de partir à l’aventure dans des coins perdus. Chaque fois que nous prenons des vacances, mon frère et moi devons les suivre au bout du monde, dans des trous où personne d’autre ne va. Plus c’est reculé, plus c’est désert, et plus ils sont contents. Ils appellent ça « sortir des sentiers battus ». Pas d’attrape-touristes ni de file d’attente, disent-ils. Pas étonnant ! Personne n’a envie d’y aller ! La moitié du temps, c’est moi qui dois les sortir du pétrin, eux ou bien mon frère, ou encore tous les trois – les sauver des alligators, des marées montantes ou des tempêtes de sable. Et, vous savez, ce n’est pas toujours un jeu d’enfant !
Avoir des parents bizarres a au moins un avantage. On a toujours quelque chose à raconter quand arrive l’inévitable rédaction de la rentrée : « Qu’avez-vous fait durant vos vacances d’été ? »
«Arrête de faire le singe», disaient toujours mes parents.
Un jour, Papa en a eu marre. Il m’a emmené au zoo et m’a dit : «Tu vois ce qui se passe quand on fait le singe ? Tu veux finir dans une cage ?»
Non, je ne voulais pas être enfermé. Alors je suis parti. Il y avait de la place pour moi dans ce vaste monde.
Elle n'a pas le choix, Annabelle. Depuis la ferme où elle habite, pour se rendre à l'école avec ses deux petits frères, elle doit traverser la Combe aux Loups. Tout le monde a oublié depuis longtemps pourquoi cet endroit de la forêt s'appelle ainsi. Mais il y rôde toujours des créatures un peu sauvages : Betty, une fille experte en mauvais coups, et Toby, un marginal, un silencieux, vétéran du premier conflit mondial, que la violence des combats a laissé hébété.
Aux Etats-Unis, en 1943, la guerre est une réalité lointaine. Mais, certainement, un drame se prépare non loin d'Annabelle. Et quand on va avoir douze ans, on n'est pas encore très armé face aux mystères et aux cruautés de la vie.
Ce matin-là , Antoine et Tony ont fait la course sur le chemin du collège. Mais au bout du trajet, ils ont continué. Ils ont envoyé balader leurs soucis. Pour Tony, la hantise de se faire expulser vers l’Ukraine. Pour Antoine, la peur de prendre une nouvelle dérouillée par son père. Tant qu’il leur restera une once de force, ils courront. Fatigués, mais terriblement vivants.
À la suite d’un accident, la maman de Larida est hospitalisée. Larida, sa petite fille, n’en sait rien. On la confie à des voisins, les Danielli. Ils sont très gentils avec elle. Pour la consoler, M. Danielli lui raconte l’histoire de l’Oiseau bleu. Il croit l’apaiser, mais Larida, au début, ne veut rien entendre et déteste cet homme qui bredouille chaque soir ce conte cruel. Pourtant, peu à peu, elle puise dans son imaginaire la force d’entrer en contact avec sa mère et avec un autre enfant, étrange, qui tous les jours lui parle. Jusqu’à quel point leurs histoires finissent-elles par se confondre ?
Une petite fille construit sa maison imaginaire. Deux minutes plus tard, elle est devenue une vieille dame. mais elle porte toujours ses chaussures d'enfant. C'est l'heure de mourir, annonce le promeneur. Déjà ? Laisse-moi juste le temps d'une pensée. Je dois retourner rendre ses chaussures à la petite fille. Le promeneur accepte. Mais la petite fille retient la vieille dame, allume sans cesse la lumière, elle ne doit pas, c'est dangereux, car le promeneur revient.















