Thème « relation enfant, adulte »
Un vieil homme, Aldébaran, originaire d'un petit village, Saint-André-du-Loing propose à un enfant, son préféré, son protégé, une balade en vélo extraordinaire. Au début l'enfant rechigne mais il est vite enthousiaste. Au cours de cette balade, Aldébaran lui apprend tout ce qu'il sait : les potins de son village, la beauté du printemps avec son cortège de fleurs sauvages, le nom de tous les oiseaux, la reconnaissance des champignons, les délicieux et les traîtres. Le vélo, c'est merveilleux et difficile, l'enfant peine mais le vieil homme lui confie les secrets de la bécane et les ruses pour ne pas flancher. Ils pédalent si bien que les voici arrivés au dernier sommet. Et qui voient-ils ? Les plus grands coureurs du Tour de France ! Aldébaran se transforme en chroniqueur sportif, il commente à l'enfant ébloui la dernière étape. L'enfant est surexcité : il pourrait y arriver, les doubler tous, gagner la course ! Pourtant le vieil homme, si près du but, s'arrête : « On ne gagne pas contre la montre. » L'enfant est furieux. Le vieil homme trouvera des arguments pour le convaincre. Ce n'est pas gagner qui compte, ce ne sont pas ces bonheurs factices qui donnent du goût à la vie. L'enfant n'est pas tout à fait convaincu. Il comprendra lorsque la nuit tombera et qu'à la belle étoile, contre lui, le vieil homme s'endormira.
Les vacances d’été viennent de commencer et Annabelle a promis d’aider sa maîtresse à nettoyer l’école pour septembre prochain. Pendant ce temps, un étranger nommé Drake Graf se présente à la recherche de son chien Zeus, qu’il a perdu. Au moment où Annabelle et Mme Taylor quittent l’école, elles entendent non seulement le tonnerre au loin, mais Andy Woodbury, le complice de Betty, les observe non loin de là. Alors qu’Annabelle rentre chez elle, l’orage commence et un éclair la frappe, l’assommant et arrêtant son coeur. Mais quelqu’un apparaît, lui frappe la poitrine et fait repartir son coeur, avant de s’enfuir. Lorsqu’elle reprend conscience, elle ne se souvient pas de la personne qui l’a aidée, mais ses sens – l’odorat, l’ouïe, la vue – sont si développés que ses frères les appellent des superpouvoirs.
Lorsqu’il pousse la porte de la bibliothèque municipale pour la première fois, Kévin Pouchin espère y trouver un peu de chaleur. Il ne demande rien d’autre. Et surtout pas un livre qui le ferait passer aux yeux de son père et des petites frappes du collège pour une chochotte ou un traître à sa famille ! Mais il est déjà trop tard. Kévin Pouchin vient de changer de trajectoire et de basculer dans le camp honni des binoclards. À la bibliothèque, il croise Laurie, la première de la classe de troisième D, ainsi qu’Irène, une mamie volcanique bien décidée à oeuvrer pour « l’élévation spirituelle » de son nouveau protégé. Grâce à ses singulières alliées, Kévin va lire en cachette le premier vrai livre de sa vie : L’Attrape-coeurs. Le roman n’est pas aussi nunuche que son titre le laisse penser et son héros, Holden, lui ressemble comme un frère…
La mère de Bartholomé a décidé qu’il devait désormais la relayer deux heures par jour à la réception de l’hôtel familial. Ce n’est pas très fatigant, mais c’est vite ennuyeux. Surtout quand les clients sont les membres de la Société des Amis des Jardins. Mais s’il n’avait pas été assis derrière le comptoir en bois ce jour-là, à ruminer contre ses parents, Bartholomé n’aurait sans doute jamais rencontré Hélène…
Julia se trouve moche. Aussi, quand on lui dit que Paulus Stern, le garçon le plus beau de la classe, est amoureux d'elle, elle refuse fermement d'y croire. Mais, vrai ou pas vrai, comment faire pour ne pas y penser à longueur de journée ?
Félix a un peu plus de quinze ans. Le foot, les voyages, les livres, les amis, le cinéma, la télé, la musique, les études : le monde entier s'offre à lui. La seule chose qui l'intéresse, ce sont les filles. Toutes les filles. Leurs cheveux, leurs yeux, leur emploi du temps, leurs trajets, leur voix, leur parfum. Son cerveau est comme un ordinateur bourré de données, en éveil permanent, qui crépite. En réalité, Félix ne s'intéresse qu'à lui-même. Un jour, une fille le lui dit. En face. Froidement. Elle s'appelle Chira, alors tout ce que Félix trouve à faire, c'est se moquer de son nom. Mais il sait qu'elle a raison. Et c'est plus fort que lui, Félix se met à désirer qu'elle lui parle encore, qu'elle le regarde encore, qu'elle l'engueule encore. Qu'elle le fasse exister.
Carter Jones n’en revient pas. Alors qu’il se réveille un beau matin, voilà qu’il trouve un véritable majordome anglais – avec chapeau melon et tout le tralala, s’il vous plaît ! – sur le pas de sa porte. Comme si survivre et comprendre le collège ne suffisait pas, Carter doit aussi s’adapter à la présence opportune de cet inconnu venu aider la famille Jones – un brin fauchée. Mais lorsque la colère et le chagrin deviennent trop lourds à porter, Carter découvre qu’un fardeau devient plus léger quand il est partagé.
Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers... Des enfants laissés pour compte dans un pays où les plus pauvres ne peuvent que survivre. Survivre, Saturnino tente de le faire. Dans la rue, il lutte depuis la disparition de ses parents, pour gagner quelques pièces, pour protéger Luzia sa petite soeur, pour se souvenir des mots et des chansons que fredonnait leur mère. Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme hors du commun qui se dit chef d'orchestre. Il invite les gamins des rues à venir chez lui. La musique a-t-elle le pouvoir d'effacer la peur et la solitude ?
« Maestro » est né d'un article de journal : « Il était question d'un chef d'orchestre bolivien qui avait réussi l'exploit de monter un orchestre avec des gamins des rues. Lors des émeutes de février 2003 à La Paz, les bâtiments de l'école de musique avaient pris feu et les enfants avaient sauvé les instruments et accueilli leur professeur en jouant... »
Louis Feyrières doit faire un stage d'une semaine, comme tous les élèves de troisième. Où ? Il n'en sait rien. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'aime pas l'école et qu'il ne se sent bon à rien. « J'ai ma coiffeuse qui prend des apprentis, dit Bonne-Maman, lors d'un repas de famille. Stagiaire, c'est presque pareil. » Coiffeur ? C'est pour les ratés, les analphabètes, décrète M. Feyrières qui, lui, est chirurgien. Louis se tait. Souvent. Mais il observe. Tout le temps. Comme il n'a rien trouvé d'autre, il entre comme stagiaire chez Maïté Coiffure. Et le voilà qui se découvre ponctuel, travailleur, entreprenant, doué ! L'atmosphère de fièvre joyeuse, les conversations avec les clientes, les odeurs des laques et des colorants, le carillon de la porte, les petits soucis et les grands drames de Mme Maïté, Fifi, Clara et Garance, tout l'attire au salon. Il s'y sent bien, chez lui. Dès le deuxième jour, Louis sait qu'il aura envie de rester plus d'une semaine chez Maïté Coiffure. Même si son père s'y oppose.
Émilien déteste les mioches qui pleurnichent. Il s'est juré de ne jamais devenir père. Un père, d'ailleurs, il ne sait pas ce que c'est. À quatorze ans, il vit seul avec sa mère depuis toujours. Alors, pourquoi jouer les baby-sitters ? Par appât du gain, bien sûr. À 15 euros de l'heure, il pourra bientôt se payer le PC de ses rêves... Mais voilà, à force de mentir en se faisant passer pour un as du baby-sitting et de potasser « Comprendre et aimer son enfant », Émilien se prend au jeu. Et il s'intéresse si bien au petit Anthony, six mois, le bébé qui ne sourit jamais, qu'il finit par s'y attacher. Hélas, c'est au moment où il prend vraiment goût à la garde d'enfants que sa mère l'empêche de continuer. Études obligent. Émilien trouve un compromis : donner des cours de français à une dyslexique. Lui qui cherchait à parfaire sa connaissance du coeur humain, il va être servi...
Et revoici Émilien, le héros de « Baby-sitter blues » ! Sa mère pense qu'il manque cruellement d'un modèle identificatoire masculin. D'un homme, quoi. D'un père. Lui qui n'a même pas une photo du sien. Aussi, tandis qu'elle essaie en douce de refaire sa vie, elle envoie Émilien en vacances chez son oncle Marc, beau gosse, sportif, tellement dans le coup qu'il en est fatigant pour un adolescent. Mais, quand Émilien commence tout juste à le supporter, sa mère le rappelle d'urgence : Martial, le père inconnu, vient de mourir en laissant un tas de pièces d'or, sesterces, écus... accumulés en écumant les bords de Loire. Martial était joueur : Émilien doit se montrer digne de son héritage en traversant un véritable jeu de piste pour le retrouver, avec messages codés, pièges et rebondissements. Escorté de Valentin, l'énigmatique frère de Martial, Émilien va croiser sur sa route des vieilles dames qui font tourner les tables, un curé pendule et un moulin fantôme ! Alors, ce trésor, on va le chercher ?
Pêcher, nager, bricoler, jouer ou rêver : les îles au large de Stockholm sont le lieu idéal pour toutes les aventures de l’été. C’est sur l’une de ces îles, Saltkråkan, que débarque la famille Melkerson, pour occuper une adorable vieille maison de vacances. Il y a le père, Melker, qui trouvera peut-être l’inspiration pour un prochain livre. La belle Malin, à qui les garçons font les yeux doux. Les intrépides Jonas et Niklas, prêts à toutes les audaces. Et le petit Pelle, qui adore les animaux et voudrait tellement en adopter un. Ça durera une journée, une saison ou une vie, qui sait ? Le temps qu’il faudra pour être heureux.
Perico, douze ans, livré à lui-même depuis la mort de sa mère, n’a pour seul horizon qu’Umbría, son village de pêcheurs de la côte andalouse. Il croit que sa vie ne changera jamais.
Pourtant, un jour, sur la plage, il rencontre le señor Foster, un Anglais fascinant qui vit retiré dans une belle maison dans les dunes, prend des photos étranges et l’embauche pour lui livrer son courrier.
Grâce à Foster, grâce à la perte du billet de mille pesetas qui devait servir à payer la licence de pêche de son père, grâce au vol qu’il commet pour le remplacer, Périco prend conscience qu’il y a deux Umbría. Un village de jour, en surface ; un village de nuit, secret, plus vrai. Tout comme il y a plusieurs Foster, et plusieurs Perico.
Ismael, le tanneur qui vit en ermite, est-il vraiment un repris de justice analphabète ? Et le zélé sergent Efrén, n’est-il qu’un flic orgueilleux et borné ? Comment sortir de la chape de plomb d’une dictature franquiste qui pèse sur l’Espagne depuis trente ans ? Comment retrouver le goût de la liberté ? En posant des questions inlassables, en nouant des amitiés loyales, en vivant dans l’audace, Perico va trouver.
« Décrivez la vie d'une famille californienne en trois cents mots. » Avec un intitulé pareil, Clara-Camille Caramel avait peu de chances de gagner le concours d'écriture. La Californie, c'est loin, très loin de la Côte d'Azur. Et la vie de famille, elle ignore ce que c'est. Ses parents se sont tués en avion quand elle avait deux ans et demi, sa grand-mère est morte quatre ans plus tard. Mais l'écriture, c'est sa passion. L'imagination aussi. Et qu'imaginer, sinon ce qui vous manque ? Elle a gagné. Le gros lot consiste en un séjour dans une famille californienne. Une vraie. Avec un jeune homme charmant dedans. Il s'appelle Jeremiah et il écrit des lettres drôles, enjôleuses et poétiques à Clara-Camille. Le problème, c'est qu'arrivée à San Francisco elle tombe sur un Jeremiah de soixante-quinze ans qui vit seul avec un chien géant et fabrique des maisons dans les arbres. Clara-Camille a quinze jours pour se résigner. Mais si elle en profitait pour découvrir bien plus qu'une famille ?
Pauvres Doinel ! Ils s’aiment, mais n’ont pas le temps de se le dire. Ils ont chacun leurs angoisses, leurs soucis mais les gardent pour eux. Marc Doinel, le père aux allures de cow-boy, n’a toujours pas parlé du rachat de sa boîte par des Hollandais décidés à restructurer au lance-flammes.
Nadine, la mère débordée, n’évoque jamais la lassitude qui l’accable devant les « fiches de suivi d’acquisition des compétences » de ses élèves de maternelle.
Charlie, la fille aînée, se demande bien pourquoi elle est amoureuse de Kikichi, un héros de manga bisexuel, plutôt que d’un garçon de sa classe. Et pourquoi se sent-elle si transparente au collège ?
Le petit Esteban, lui, ne se plaint jamais, au point de se laisser maltraiter sans broncher par les grands de l’école.
Pauvres Doinel ! S’ils savaient qu’ils partagent un rêve secret… En feuilletant un magazine, chacun d’entre eux est tombé en arrêt devant la même photo. Celle d’une yourte mongole plantée dans une clairière bretonne.
Marie-Aude Murail, infatigable curieuse, s’est toujours intéressée au monde comme il va. Cette fois, elle s’attaque à l’ordinaire, au quotidien, à ce mode de vie absurde dont nous souffrons tous. Famille, monde du travail, système éducatif ! Tout y passe ! L’état des lieux est aussi implacable que désopilant.
Marie-Aude Murail ne voulait pas introduire d’événements exceptionnels dans ce livre. Inutile ! Cette chronique de la vie ordinaire menée tambour battant est aussi captivante qu’un roman d’aventures.
« Normalement, c'est dans les greniers des grand-mères qu'on découvre des secrets de famille. Pour moi, ce fut dans le garage de ma tante Fabienne. Les vacances d'été se terminaient et j'avais douze ans. Ma soeur m'a crié de venir à table. J'ai mangé. Ensuite, nous avons fait la vaisselle et mon frère a aidé mon oncle à poncer un plancher. Les mots dansaient devant mes yeux Il n'y a plus aucun doute à présent. J'ai fait le test. Paul revient de Turquie dans un mois. Il sera trop tard, alors, pour arrêter quoi que ce soit. je n'ai rien dit à Gilles. Viens me voir, Fabienne, viens vite. J'ai besoin de toi... C'était l'écriture de maman. La lettre était datée de juillet 1982. Huit mois avant ma naissance.»















