Thème « Littérature de l'imaginaire »
Seul le kwak peut gagner la course au kwak, c'est inscrit en toutes lettres dans le règlement. Pourtant, chaque année, plusieurs concurrents nagent avec vigueur à sa poursuite dans l'espoir d'arriver avant lui. Un seul d'entre eux est parvenu à le devancer et à remporter cette course : un certain Alfons Tchop. On n'en a pas parlé à la télévision ou ailleurs parce que ça n'intéresse personne, mais la police a ouvert un dossier sur l'affaire. Et Lili Nebraska a confié l'enquête à Bobby Potemkine, chargé des affaires bizarres. Bobby a essayé de se défiler, mais la jolie chauve-soubise l'a convaincu que ce n'était pas le moment de lui faire faux bond. En ville, les gens disparaissent, ceux qui restent perdent la mémoire, les champignons se croient tout permis et les météores tombent, provoquent des incendies. Même Bobby Potemkine a la mémoire qui flanche. Pas facile d'enquêter dans ces conditions...
Camille fugue. Elle ne sait pas encore où elle va, mais elle est bien décidée à mettre le plus de distance possible entre elle et ses parents. Quand elle voit le petit écriteau déposé par deux marins : « Recrute garçon à tout faire contre gîte et couvert », Camille voit l’occasion idéale de prouver qu’à quinze ans elle peut se débrouiller seule. Mais ce que la jeune fille est loin d’imaginer, c’est qu’en signant le drôle de contrat que le propriétaire de la péniche lui tend elle deviendra son esclave et devra travailler pour lui… à vie. Commence alors un voyage au cours duquel Camille découvrira Éther, une terre de magie qui pourrait bien dissimuler le mystère de ses véritables origines…
El Patròn a cent quarante ans et il est l'homme le plus puissant du monde. Il règne sans partage, depuis son luxueux palais décoré de son emblème, le scorpion, sur Opium, ce nouveau pays créé au XXIe siècle, entre le Mexique et les États-Unis, entièrement dédié à la culture du pavot et à l'enrichissement des trafiquants de drogue. Quand il mourra, il emportera dans sa tombe ses richesses mais aussi ses serviteurs, sa maisonnée, comme les pharaons et les anciens rois chaldéens. Mais, pour l'heure, El Patròn n'a pas l'intention de mourir. Il veut vivre neuf vies, comme les chats et les démons. C'est à cela que servent les clones, des réservoirs d'organes jeunes et sains, des presque humains que l'on décérèbre à la naissance. El Patròn est si orgueilleux qu'il a exigé que Mattéo, son clone, fasse exception à la règle et grandisse avec son cerveau. Le problème, c'est que, quand on a un cerveau, on s'en sert.
Nicolas Monières, élève de troisième, a été tué d'une balle dans la tête. Des rumeurs disent qu'il participait à des jeux de rôles et à des cérémonies bizarres dans le cimetière, mais au lycée, personne ne semble décidé à fournir des renseignements à la police. Les jeux de rôles, Victoria connaît. Elle en a inventé un pour elle seule. Sauf que ça ne ressemble plus du tout à une invention. Souvent, la Grande Sorcière Rouge lui parle, elle la protège et la guide. Le lendemain du meurtre, Victoria a fait un cauchemar étrange. Elle essaie de comprendre. Pourquoi la blessure qu'elle s'est faite au cimetière a-t-elle pris la forme d'une étoile ? Pourquoi la Grande Sorcière Rouge lui a-t-elle dit de se procurer de l'eau bénite ? Pourquoi Mamadou, qui connaissait Nicolas, est-il tombé dans le coma juste après s'être confié à elle ?
Bobby Potemkine croit qu’il est assis, comme d’habitude, au bord du quai, à contempler la simple splendeur de l’estuaire et des familles iceberg qui dérivent. Mais rien n’est comme d’habitude. Jean Gouanodon, un corbeau transparent qui sent le torchon de vaisselle, vient se poser près de lui et l’interroge : « N’es-tu pas débordé par trop d’affaires bizarres ? J’en aurais une autre à te confier. Un problème de clafoutis qui mordillent. »
Débordé, Bobby l’est à coup sûr. La disparition des mis bémols l’obsède, surtout qu’elle empêche Lili Nebraska, sa chavirante complice, de jouer la Cantate golde. Mais surtout, il se réveille à peine que c’est déjà la nuit. Le temps passe trop vite et n’importe comment. Comme dans un rêve.
Quand Bobby se confie à Lili, celle-ci, lucide, lui propose de mener une enquête. Encore une ? Oui, mais cette fois, une enquête peu habituelle. Une enquête sur Bobby lui-même.
Ces derniers temps, la police a disparu. Ou plutôt, elle se compose uniquement de Lili Nebraska et Bobby Potemkine. Lili pour les affaires courantes, et Bobby pour les affaires bizarres. Justement, cette nuit-là, une nouvelle affaire bizarre est peut-être en train de changer la face du monde normal. C'est une grosse maison, avec une seule porte, pas de fenêtre et un panneau stupéfiant : CHAMBRE DES GOÉMONES CHANTANTES. Elle a surgi tout à coup au bord de l'estuaire. Inutile de dire que Bobby Potemkine se fait un souci d'encre. Et comme si cette encre n'était pas assez épaisse, une goélande verte vient de le prendre pour un autre. Elle l'a appelé Mickey en se dandinant, puis elle l'a embrassé, puis elle l'a invité à venir la voir. Dans sa maison, peut-être. La maison bizarre. En temps ordinaire, le nom de Bobby est beaucoup plus Bobby Potemkine que Mickey. Mais les temps ne sont pas ordinaires. Et, pour l'amour d'une goélande verte extrêmement jolie avec un foulard noir autour du cou et rien d'autre, Bobby est prêt à tout.
Tout est parti d'une case de formulaire que Marin n'arrivait pas à remplir… Comment pourrait-il savoir quels sont ses antécédents médicaux alors qu'il ne connaît pas ses parents ? Enfin… ses parents biologiques. Marin est un enfant de la PMA. Il est né en 2016 grâce à un double don de sperme et d'ovocytes. Maintenant qu'il a dix-huit ans, il est en âge de consulter son dossier de naissance et d'apprendre l'identité des donneurs. Mais en a-t-il vraiment envie ? Et surtout est-ce le bon moment d'enquêter sur son passé alors que le présent lui tend les bras ? Paris où il vient de s'installer, ses études de cinéma, les rencontres inattendues dans les cafés… Mais le hasard est moqueur et les coïncidences parfois obstinées. Marin va devoir l'ouvrir, ce dossier.
Prix Nobel de littérature en 1978 « pour son art de conteur enthousiaste qui prend racine dans la culture et les traditions judéo-polonaises et ressuscite l’universalité de la condition humaine ».
La vie a commencé de façon plutôt tragique pour Mélaine : à un an, elle a perdu ses parents. À quatre ans, son grand-père. Et aujourd'hui qu'elle a onze ans, c'est sa grand-mère, Clarisse d'Avillon-Faucher, qui vient de mourir. Elle a toujours été seule et négligée, elle s'est toujours trouvée laide et inutile. Mais, en quelques jours, tout bascule. D'abord Mélaine hérite de la maison et de la fortune de sa grand-mère. Ensuite, elle est recueillie par deux vieilles cousines excentriques, Heidi et Gretchen, qui ont fait quatre fois le tour du monde comme photographes, et qui décident de la retirer de son collège chic et coincé pour lui apprendre elles-mêmes à nager, à manger des hamburgers, à dessiner les chats et à calculer l'éloignement des étoiles. Enfin, dans l'un des albums photos de sa grand-mère, Mélaine découvre le portrait d'une petite fille inconnue qui porte au cou un médaillon en forme de coeur. Or Mélaine a hérité de sa grand-mère un pendentif... en forme de coeur, cabossé et brisé. Qui est la petite fille ? Qu'est-il arrivé au médaillon pour qu'il soit si abîmé ? Pour l'apprendre, Mélaine va devoir déterrer les sombres histoires de sa famille et affronter voleurs, assassins, et autres fantômes du passé.
Dorian Gray a bien de la chance ! Il est jeune, il est riche, il est intelligent, il appartient à la meilleure société londonienne de son temps, et surtout il est beau : d’une beauté unique, angélique, sublime, fascinante, d’une beauté qui exerce des ravages sur tous ceux qui l’approchent, hommes ou femmes. Normalement, cette extraordinaire capacité physique de séduction devrait s’affaiblir avec l’âge. C’est-à-dire, avec l’apparition des rides, avec la calvitie, les rhumatismes, l’écroulement des traits, l’empâtement du menton, etc. Mais ces désagréments vont être épargnés à Dorian grâce au portrait qu’a fait de lui un ami peintre. En effet, le tableau possède l’étrange vertu de prendre à sa charge le vieillissement de son modèle.
Par cette fable qui évolue vers les affres du cauchemar, Oscar Wilde, esprit brillantissime et auteur scandaleux de l’époque victorienne, nous assène un pronostic inquiétant : à savoir que chacun de nous, sous l’effet de ce qu’il est, finira par prendre la tête qu’il mérite…
Bobby Potemkine s’était roulé sur le trottoir en compagnie de ses trompettistes préférées, deux louves arctiques au pelage immaculé.
Lili Nebraska s’était mise en tenue de gala : bracelet de coquillages roses à la cheville, foulard vermillon autour du cou, et rien d’autre.
Volgone Krof avait quitté l’atelier « Connaissance du Chou » où elle est professeur, pour venir avec son accordéon, et sa voix des steppes désolées.
Jusque-là, tout était normal.
Le concert de mélodies de la toundra pouvait commencer.
Mais soudain, la musique s’est assourdie, les notes se sont atténuées, puis on n’a plus entendu un seul bruit, alors que l’orchestre se déchaînait toujours.
– C’était déjà comme ça hier soir, a dit Zori Platipus le hibou, l’ami d’enfance de Bobby, qui venait d’arriver en radeau.
C’était bizarre, ça faisait un peu peur. Il était temps que Bobby mène l’enquête.
À quatorze ans, Matt est un Seigneur de la drogue. Après la mort d’El Patrón dont il était le clone, l’adolescent a hérité d’Opium, un pays créé de toutes pièces entre les États-Unis et le Mexique pour y développer la culture du pavot et fournir en drogue les trafiquants du monde entier. Aujourd’hui, tous s’attendent à le voir suivre les traces de l’ancien Seigneur d’Opium, dont il partage l’identité, l’ADN et peut-être davantage…
Pourtant Matt a d’autres ambitions. Il compte en finir avec la culture de la drogue et libérer les eejits, ces clandestins transformés en esclaves-zombies programmés pour travailler sans relâche dans les champs de pavot. Mais avant d’y parvenir, il doit apprendre à se faire respecter et tenir à distance les autres Seigneurs de la drogue prêts à fondre sur son territoire, comme le terrifiant Glass Eye Dabengwa.
Quitte à suivre les conseils que lui murmure à l’oreille une voix familière, celle d’El Patrón, comme revenu d’entre les morts…
Arsène était un enquêteur hors pair : retrouver une loutre disparue aurait dû être un jeu d’enfant pour lui. Des ministères du dôme climatisé aux faubourgs mal famés le long du fleuve, il connaissait tous les recoins de Londinium. Mais ces derniers temps, beaucoup de choses étranges, et même menaçantes, se produisaient en ville. Et son intuition lui disait qu’il y avait peut-être un lien entre cette affaire et les attaques de renards, ces vols bizarres, ces changements dans la loi, ces lézardes dans l’équilibre fragile qui permettait la cohabitation entre humains et animaux...
Il se passe des choses inquiétantes à Londinium, la capitale du Royaume-uni. La coexistence entre humains et animaux est de moins en moins harmonieuse. Pour un lapin comme Arsène, amateur de belles montres et de lectures philosophiques, c’est inquiétant. Comme il est réputé pour ses talents d’enquêteur, il n’est pas étonnant que la Résistance ait fait appel à ses services. Seulement glaner des informations dans une ville qu’on connaît par coeur est une chose, se rendre clandestinement en Allemagne alors que cet inquiétant Hitler vient de prendre le pouvoir en est une autre.
L’enquête d’Arsène n’avançait pas. Le prince Alexander manigançait quelque chose avec ce chancelier allemand, Hitler, mais quoi exactement ? Et à Londinium, les choses ne s’arrangeaient pas. Il y avait cette mystérieuse maladie qui touchait les roux, ce docteur inquiétant qui proposait un antidote, les conflits entre animaux et cette chaleur accablante... Mais le contact d’Arsène au ministère avait disparu, la Résistance était sans chef, Johnny toujours en prison. Il faudrait se débrouiller seul, se disait-il, jusqu’à ce que quelqu’un frappe à sa porte, quelqu’un qu’il ne s’attendait pas du tout à voir...
Paris ! La ville de Josephine Baker, des tenues élégantes et des conversations raffinées, la ville que sa famille avait quittée il y a bien des années... Arsène aurait dû savourer de l’arpenter autrement que dans ses souvenirs et ses rêveries, mais la réalité était bien différente, entre les rats qui pullulaient, les rues encombrées et les tensions politiques qui agitaient les foules. Et surtout, il était là pour trouver de l’aide, parce que le fragile équilibre entre humains et animaux de Londinium menaçait de s’effondrer. La Résistance, trahie par sa cheffe, semblait impuissante face au ténébreux complot mené par le prince Alexander. Bientôt, partout, il n’y aurait plus que des proies et des prédateurs.















