Thème « image, son et langage »
Attention, jeune lecteur, tu t’apprêtes à entrer dans un livre magique : tu vas rencontrer des compagnons qui jamais ne te quitteront, découvrir des aventures qui t’accompagneront tout au long de ta vie. Les Histoires de Marcel sont des trésors qui risquent fort de te transformer à jamais. Tu es prêt ?
Ils étaient trois copains. Sur le podium, ils se retrouvaient toujours dans cet ordre : Gus, premier, Brice, deuxième, Jeff, troisième. Mais voilà, Gus n’est plus là. La première place est donc vide. Que faire ? La prendre ? Brice en a très envie, Jeff aussi est tenté. Mais rien à faire, ils n’y arrivent pas. On ne peut pas le remplacer comme ça, Gus. Impossible de l’oublier. Et voilà qu’arrive Taya, une inconnue, chargée d’un bouquet de fleurs… pour qui ? Pour Gus, évidemment.
La célèbre chanson de Fabre d'Eglantine, superbement illustrée par Philippe Dumas.
Jojo est un type bien, gentil, généreux, toujours prêt à rendre service.
Qui aide les vieilles personnes à traverser le boulevard de la Jungle ? Lui. Qui parle très fort dans l’oreille des sourds ? Encore lui. Qui change les couches d’Ozone, le bébé géant, plusieurs fois par jour ? Toujours lui.
Et au fait, qui n’a de cesse de répéter que Jojo de la jungle, c’est un type bien ? Mais… c’est lui. Alors là, il faudrait peut-être commencer à se méfier de lui. Non ?
Avertissement : « Je l'avoue, je suis un voleur. Pendant qu'elle était en voyage, je me suis introduit chez la sorcière à l'aide d'une fausse clé. Je n'ai rien trouvé d'intéressant, à part ce carnet bourré de fariboles. Je l'ai emporté. Je l'ai caché dans ma chambre, mais il y a des jours où il sent tellement mauvais qu'on pourrait le découvrir à l'odeur. Je me demande si je ne ferais pas mieux de m'en débarrasser. Je vous l'envoie. Lisez-le. Si vous estimez dangereux de le publier, brûlez-le. P.-S. On peut essayer de le vendre, mais j'ai constaté, à le toucher, qu'il m'était venu des boutons aux doigts. Je ne sais pas si le livre imprimé fera le même effet aux lecteurs. Peut-être faudrait-il en recommander la lecture avec des gants ? »
Depuis dix ans qu'elle et ses consoeurs étaient « N.R.V. », c'était inévitable. La voilà de retour, qui répand derechef ses poisons dans la langue française. Elle estourbillonne les noms, prestidigite les adjectifs, froufroute les verbes dans le sens du poil, bistourique les pronoms relatifs, désarticulotte la syntaxe et fait lever l'imaginaire comme des soufflets magiques dans une quarantaine d'histoires malicieuses. Prudence ! Elle a beau être A.G.R.I.D., elle R.S.T. plus verte qu'une platée d'épinards, et toujours prête H.A.U.T. !
Tous les troisièmes dimanches de chaque mois, Lola retrouve son Papy Jacquot et pendant des heures, tous les deux, en silence, ils font des origamis. Or un dimanche, impossible pour Lola de lui rendre visite. Même si ses parents ne lui disent rien ou si peu, même si elle ne parle pas, Lola comprend que son grand-père est à l’hôpital et qu’il est très malade. Un jour, elle rencontre un drôle de garçon qui parle tout le temps et qui a d’étranges activités : il pêche mais avec une canne à pêche sans fil ; il chasse les pigeons mais avec un lance-pierres sans pierres et il est prêt à aider Lola à envoyer un signe à son grand-père.
La vie est souvent compliquée. Pour pouvoir entrer en primaire, Mathilde a dû apprendre à se servir de sa main droite alors que la gauche était parfaite. Maintenant, c’est au tour de son petit frère Thomas d’aller au CP et c’est un choc pour lui. Il ne comprend pas pourquoi il ne peut plus jouer toute la journée. Alors il s’accroche à sa soeur comme un ourson à sa mère. Heureusement, à l’école, il y a aussi Samuel, que Mathilde épousera un jour, et le maître, qu’elle aimerait tant impressionner. Et puis il y a les mots, qu’elle adore. Sur sa planète, il y a des phrases, des poèmes et des histoires illustrées. En revanche, avec le calcul, ça cloche. Mathilde a beau faire des efforts, les chiffres sont un mystère pour elle. Pourquoi est-ce si difficile de régner sur la planète maths ?
C'est la pièce où il y a une pantoufle avec des tiroirs et des placards, un Oreiller géant, le Grand Bébé, Émile et mille chats. La Trijolie, c'est trois pièces avec un Grand Bébé, des enfants, mille chats, des léléphants, un ibis, une balançoire, des mamans. L'auteur est mort de rire trois fois en l'écrivant.
BONJOUR : C'est la pièce où Koi et Hétoi se rencontrent et se disent bonjour, mais il y a aussi un ibis, un lapin, une vache, une mouche, et un éléphant fourmi, et un pipi ici, mais c'est interdit.
OÙ SONT LES MAMANS ? C'est la pièce où deux enfants se balancent dans un square et se préparent une bonne crastabouille, pendant que les mamans font la course et leurs courses derrière les arbres, là-bas par là.
Qu'est-ce qu'un livre d'images ? Un livre dans lequel les images parlent. Parfois, elles parlent si bien, qu'il n'y a même plus besoin de texte. Les yeux voyagent et découvrent les paysages et l'histoire du Danemark. Au Danemark, il y a d'abord la mer, et puis des champs, des champs très verts. Sauf quand la neige les recouvre entièrement et, soudain, le fond de la page est tout blanc. Admirons Copenhague. Tiens ! N'est-ce pas la maison où a vécu Hans Christian Andersen ? Pour lui rendre hommage, Mitsumasa Anno a glissé dans chaque image un ou plusieurs personnages des contes du merveilleux écrivain danois. Cherchez la marchande d'allumettes, la reine des neiges, la petite sirène, le soldat de plomb, le vilain petit canard et encore bien d'autres, ils sont tous cachés dans ces pages.
Dans un royaume lointain, un grand voyageur pense n’être plus très loin de Puwah-Puwah, une cité merveilleuse. Devant lui, un arbre l’intrigue, et tandis qu’il fait quelques pas pour mieux l’observer surgissent des femmes qui à leur tour l’observent et semblent le reconnaître. Elles prétendent que, selon une vieille prophétie, il pourrait bien être leur nouveau douk-douk. Qu’est-ce qu’un douk-douk ? Le grand voyageur n’en a pas la moindre idée, et plus il essaie de se dépêtrer de cette histoire, plus il la confirme. Malgré lui.
KOUBA : Ça corrrrespond à la prrophétie. Un jourr qui serra un samedi, aux alentourrs du trroisième jourr de la trroisième ou quatrrième lune, un douk-douk rreviendrra pour la douzième fois. Il marrcherra à rreculons surr son ombrre…
AMANDELE : … Serra flatteurr comme tous les douks-douks.
KOUBA : Et ?…
GRANDVOYAGEUR: Et ?…
AMANDELE : Et ?…
KOUBA : Et ! Et ! Et voudrra savoirr s’il est bien arrrrivé à Puwah-Puwah. Puwah-Puwah, coeurr du rroyaume de Puey-Watam.
GRANDVOYAGEUR: C’est bien ça, vous lisez dans mespensées.
Des pêcheurs en barque, des chevaux, des cerisiers en fleur, des champs à taille humaine cultivés à la main, des rizières, des jeux, des courses, des fêtes, un train à vapeur, des vélos, des charrettes, des défilés, des fanfares, des moissons, des récoltes, des moulins, des toits de chaume. Dans ce Japon encore rural, celui de l’enfance de l’auteur, l’électricité est peut-être plus rare qu’aujourd’hui, mais la vie est là, en abondance, simple et tranquille. Et si le progrès, le vrai, consistait à retrouver la douceur de vivre mieux avec moins ?
Le jeu du dictionnaire n'est pas un jeu d'argent, et pourtant il enrichit tout le monde et à tous les coups on gagne. On y gagne en vocabulaire. On y gagne quelques parties de rigolade, comme quand Ousmane explique que la palangrotte, c'est la femme des cavernes, ou quand j'écris que l'échauguette, c'est un petit moule à gaufrettes. Mais quand ce jeu devient l'occasion de se traiter de tous les noms pour mes deux meilleurs copains, les deux nouveaux, les deux rivaux, Ousmane, le boute-en-train et Benjamin, le premier de la classe, rien ne va plus, j'ai l'impression d'y perdre. Heureusement qu'un grand d'au moins 16 ans va tous nous obliger à nous serrer les coudes, avec ses agressions pas seulement verbales ! Alors, ce jeu du dictionnaire, il pourrait nous faire gagner aussi en confiance et en amitié, après une belle série de pataquès, d'entourloupettes et de quiproquos...
Le métro ! Quelle endroit extraordinaire ! La foule passe, écoutez le gens : cent caractères différents, cent langages qui disent pourtant la même chose de A à Z (d'Amoureux à Zinzin) : « Je prends le métro pour aller travailler. Dans la rame, les voyageurs sont assis ou debout. Des guitaristes chantent.»
À partir de ces trois phrases, Yak Rivais a imaginé des monologues, dialogues, sketches et saynètes avec toutes sortes de personnages caricaturés sur tous les tons. Faites connaissance avec l'Aventurier, l'Empoisonneur, le Professeur, le Snob, etc.
Un nouveau jeu-livre dans les veines des Sorcières sont N.R.V et des Contes du miroir. Pour rire avec intelligence (et - pourquoi pas ? - monter un spectacle théâtral !).
Sur une scène de théâtre, le Grand est persuadé qu’il est le plus grand des acteurs, né pour les plus grands rôles et les plus grands textes. Il s’aime, se regarde, aime qu’on le regarde se regarder, il exige toute la lumière. Pas question que quiconque lui vole sa place. Il est loin de se douter qu’une Petite Vieille de rien du tout et un Tout Petit qui a le nez qui coule pourraient le menacer. Il a tort.
La Petite Vieille — Tu pourrais lui faire une petite place à tes côtés.
Le Grand — Et puis quoi encore ! T’as qu’à le prendre sur tes genoux !
La Petite Vieille — Je n’ai qu’une petite chaise pliante !
Le Grand — Et alors ? Il n’y a qu’un seul et unique grand rôle ! Il a qu’à s’asseoir par terre ! (au Tout Petit) T’as compris ?
Le Tout Petit s’assoit par terre, sans broncher, à côté de la Petite Vieille. Parfait ! C’est tout petit ! Et ça veut déjà jouer les grands ! Faudrait quand même pas trop rêver !
« Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête... »
Qui ne connaît ces magnifiques couplets créés par Jean-Baptiste Clément en 1866 ? Les voici maintenant somptueusement illustrés par Philippe Dumas.















