Thème « Histoire »
Lisbonne, en 1502 ? Une ville captivante ! Les richesses du monde entier y arrivent et s’y négocient. Tiago se régale en se promenant sur le port, mais aussi en dessinant pour son amie Ana dans l’atelier de son père : dom Joaquim est l’auteur de la carte la plus précise jamais réalisée, le Padrão Real. Très convoitée, car elle contient des secrets d’État. Justement, un cartographe rival arrive du sud de l’Afrique. Et l’atelier de dom Joaquim compte un traître prêt à tout pour faire fortune avec une copie de la précieuse carte. Même à enlever Tiago ! Heureusement, Ana veille et elle va être aidée dans sa lutte pour sauver son ami et le travail des cartographes par… un rhinocéros !
Trois jours de vraies vacances dans un vrai château, avec une vraie comtesse ? Depuis le temps que le Club de la Pluie en rêvait ! Un cirque a même installé son chapiteau à côté, le Club va pouvoir profiter du spectacle…Seulement voilà, à peine arrivés au château, les ennuis commencent : on a cambriolé la comtesse ! Un trophée d'une immense valeur lui a été dérobé, une coupe en or qui devait récompenser le Meilleur artiste de cirque de l'année. Pourtant, la coupe se trouvait encore hier dans un bureau fermé à clé. Le voleur serait-il passé par l'extérieur ? Impossible, le mur est trop haut, trop lisse. La police se rend sur place. Mais a-t-elle une chance de retrouver le voleur sans l'aide de Milo, Nadget, Rose et Ambroise ? Sûrement pas ! Enigmes, secrets, mystères…Rien ne résiste au club de la Pluie !
Le train 6687 qui relie Paris à Naples file dans la nuit, avec à son bord un jeune passager de la plus haute importance. L’enfant, témoin clé d’un assassinat commandité par la mafia, est attendu à Naples pour y être interrogé. Mais arrivera-t-il sain et sauf à destination ? Tout indique que des tueurs mafieux sont à ses trousses ! Heureusement pour lui, le Club de la pluie se trouve à bord du Paris-Naples.
Drame, secrets de famille et un espion du KGB dans sa propre cuisine ! Comment Evgueni pourra-t-il réaliser le rêve de ses parents de faire de lui un héros national ? Il n’est pas un athlète vedette ni un danseur de ballet légendaire. Dans le minuscule appartement qu’il partage avec sa mère obsédée par Baryshnikov, son père féru de poésie, sa grand-mère continuellement outragée et son frère au talent sûr, Evgueni n’a que son petit crayon, le dessous d’une table massive et les gribouillis qui pourraient tout changer.
Perdu en plein hiver, aux abords d'une forêt glacée, un chiot est recueilli par des loups. Il grandit avec les louveteaux et défend chèrement sa place . Il devient un loup respecté par toute la horde. Mais pourtant, un jour, il retrouvera le monde des hommes...
Comment non seulement donner à voir, mais faire comprendre, en une douzaine de doubles pages une période aussi vaste, riche et complexe ? C’est le défi que relève cet album. Principales batailles, car le Moyen Âge fut belliqueux et conquérant. Splendeur des abbayes romanes, des forteresses et des palais, car le Moyen Âge fut bâtisseur. Mystères de la Chine et de Venise, car le Moyen Âge fut curieux. Courage des aventuriers, car le Moyen Âge fut explorateur. Grands personnages comme Charlemagne, Jeanne d’Arc, Hugues Capet, Richard Coeur de Lion, etc., car le Moyen Âge fut pittoresque. En refermant ce livre, on se demande pourquoi cette longue période décisive fut si longtemps décriée, car cet âge n’eut vraiment rien de médiocre, ni de moyen…
Après les farces et les fabliaux du Moyen Âge adaptés pour le théâtre, voici Renart le fripon, Renart le filou, le maraud. Mais ce n'est pas toujours lui qui a le dernier mot ; à trompeur, trompeur et demi ! Si le loup Ysengrin est sa perpétuelle victime, si les poules, fort mal protégées par le coq Chantecler, tombent l'une après l'autre sous la dent de Renart, il n'en est pas de même pour tous les courtisans du roi Noble le Lion qui, pour les besoins de la fiction, prennent forme et figure animale. Tibert le Chat est bien aussi madré que son compère roux ; la mésange ne s'en laisse pas conter ; et souvent Renart est battu, traqué par les chiens ou pris au piège. Il n'est pas si facile de rapporter chaque jour aux siens de quoi apaiser une faim endémique au Moyen Âge.
Dans cette adaptation du Roman de Renart, qui apparaît soit comme une longue pièce de théâtre, soit comme une suite de scènes qui peuvent être jouées séparément, le personnage de Renart est présenté dans son ambiguïté perpétuelle : cruel et madré, naïf et trompé, banni de la cour ou adulé par le roi... Toutes ces facettes qui, huit siècles après son invention, font encore de Renart un personnage vivant et... actuel.
Fourbe, menteur, rusé, cruel… Renart (oui ! Avec un « t » !) est tout cela à la fois, et parfois pire encore. Le « roux » ne recule devant rien pour arriver à ses fins, et ne redoute ni hommes ni bêtes. Même les plus puissantes.
C’est bien entendu son vieux souffre-douleur, le loup Ysengrin, qui en fera les frais. Trop crédule (ou trop bête ?), il se retrouve prisonnier au fond du puits d’une abbaye par une glaciale nuit d’hiver. Les moines ne le tireront de ce mauvais pas qu’au petit jour… non sans l’avoir copieusement rossé de coups de bâton.
Et ce n’est rien à côté de la dramatique mésaventure du malheureux Drouineau. Sous prétexte de les guérir, Renart se délectera de ses neuf enfants presque sous ses yeux ! Et qu’importe la taille de l’adversaire puisque même Brun, l’ours dont tous redoutent la férocité, se fait piéger par maître Renart !
Mais cette fois, c’en est trop. Les animaux de la forêt décident d’aller se plaindre auprès du roi en personne. Cela suffira-t-il à amadouer Renart ? Rien n’est moins sûr.
C’est bien connu, Maître Renart (oui, avec un « t » !) est un malin, prêt à tout pour nourrir sa petite famille. Il trompe, vole, pille et ment avec un naturel extraordinaire, mais ce qu’il préfère, c’est encore de s’en prendre à son oncle le loup, autrement dit cet imbécile d’Ysengrin, « la plus bête des bêtes de ces bois » !
C’est ainsi que, sur les conseils de Renart, ce pauvre loup va perdre sa queue, se faire battre par des paysans, ou se faire voler ses jambons…
« Mon neveu serait-il un félon trompeur ? » s’interroge-t-il, pas très certain cependant de la réponse.
Voilà huit cents ans que les farces de Maître Renart font rire les uns aux dépens des autres… Pour le plus grand plaisir de ses admirateurs !
Mais attention ! Renart ne sort pas gagnant à tous les coups ! Il lui arrive de tomber sur plus malin que lui et de revenir de ses aventures le ventre vide !
« Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête... »
Qui ne connaît ces magnifiques couplets créés par Jean-Baptiste Clément en 1866 ? Les voici maintenant somptueusement illustrés par Philippe Dumas.
Hiver 1396. La France tremble de froid et son roi, le pauvre Charles VI, devient fou.
Martin et ses amis jongleurs sont en route pour le palais royal. Ils espèrent distraire ce soir leur souverain, un homme doux et attachant. Sa résidence, le château de Vincennes, est une véritable ville, protégée par une enceinte, neuf tours et un donjon, où travaillent conseillers, soldats et paysans.
Un labyrinthe aussi, où Pipo, le petit singe de Martin, a tôt fait de s’égarer.
En courant à sa recherche, avec l’aide de Guillemette, la fille du sonneur, Martin découvre des intérieurs somptueux, mais aussi le secret d’un roi dépassé par la cupidité de son entourage…
Léon Walter Tillage est né en 1936, en Caroline du Nord. Son arrière-grand-mère était esclave, son père, métayer. Métayer, alors, cela voulait dire travailler toute l'année pour payer les dettes de l'année précédente, et ne jamais rien posséder soi-même. Être noir, dans les années quarante et cinquante, cela signifiait qu'on pouvait entrer dans certains magasins, mais par la porte de derrière, et qu'on entendait l'employé demander aux clients blancs : « Est-ce qu'il vous dérange ? Cela vous ennuie-t-il qu'il reste là ? Voulez-vous que je le mette dehors ? » Cela signifiait surtout qu'on pouvait perdre la vie, sans raison et sans espoir de justice.
Le père de Léon est mort sous les yeux de sa femme et de ses enfants, écrasé par une voiture conduite par de jeunes Blancs. Ils lui ont foncé dessus à deux reprises, pour s'amuser. Léon avait tout juste quinze ans. Il se souvient d'avoir longtemps fait sept kilomètres à pied pour aller à l'école. Il se souvient que le conducteur du bus scolaire des Blancs arrêtait son véhicule pour que ses petits passagers puissent aller jeter des pierres aux écoliers noirs. De l'angoisse des siens les soirs où ils savaient que les membres du Ku Klux Klan allaient sortir. Il se souvient aussi que ses parents disaient : « Ç'a été voulu comme ça. C'est comme ça que ça doit être. Vous n'obtiendrez jamais d'être les égaux des Blancs », et qu'il a refusé de les croire. Il a préféré écouter les paroles de Martin Luther King et risquer sa vie en participant à des marches pacifiques. Et un jour, enfin, les premières victoires sont venues.
Turbulent, menteur, roublard, Tom Sawyer a tout du chenapan, ce qui fait de lui le meilleur ami de ce vaurien de Huckleberry Finn. Une nuit, les deux garnements se rendent au cimetière pour y ensevelir un chat, quand ils assistent à une scène glaçante : le docteur Robinson, Joe l’Indien et le pêcheur Muff Potter sont en train de déterrer un cadavre. Puis une bagarre éclate : Joe l’Indien poignarde le docteur et glisse son couteau dans la main de Potter, inanimé. Terrifiés, Tom et Huck se jurent de garder le secret sur ce qu’ils ont vu. Le lendemain, Muff Potter est accusé de meurtre. Il risque la pendaison. Torturé par sa conscience, Tom Sawyer dénonce l’Indien. Ce dernier parvient à prendre la fuite, non sans avoir juré de se venger…
Lieneke avait six ans quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté en Hollande. Cette fillette juive a dû se cacher, changer d’identité et être séparée de sa famille pour survivre. Afin de rassurer sa petite Lieneke, son papa lui a envoyé neuf ravissants carnets illustrés et calligraphiés. Ils auraient dû être détruits mais ont été miraculeusement conservés : les voici réunis dans leur présentation d’origine.
L’histoire de Lieneke est vraie, ses carnets ont existé et les originaux sont conservés en Israël. Agnès Desarthe a découvert leur existence lors d’un séminaire organisé dans ce pays au sein du kibboutz qui abrite le musée du Ghetto de Varsovie :
« L’organisatrice, qui savait que j’écrivais des livres pour enfants, me les a montrés et m’a demandé si je pensais qu’on pourrait en faire un livre.»
Dans cette troisième grande aventure au Pays des Chintiens, nous voyagerons avec Killiok le chien noir, Véronica son amie et Pikkeli Mimou. Ce dernier a reçu un courrier mystérieux contenant une clé lui annonçant que le Château des Mimous l'attend. Le voyage des trois amis est semé de rencontres familières plus ou moins agréables afin de retrouver les souvenirs enfouis de Pikkeli.
Au Japon, l'équivalent de notre Guignol, ou de notre Astérix, celui qui incarne la victoire du petit et du faible sur le puissant s'appelle Yoshitsune. Il est à la fois le héros de nombreuses légendes et une figure nationale qui a réellement existé. Il est aussi l'ancêtre et l'inspirateur de Sangoku, le héros furieux et ébouriffé de la série Dragon Ball Z, ce qui ne laissera pas indifférents de nombreux lecteurs.
C'était une gageure de raconter de façon limpide l'histoire de Yoshitsune, une histoire pleine de bruit, de fureur et de noms japonais difficiles à retenir. Mais Jean-Jacques Greif, qui avait déjà relevé le défi de nous rendre familier le langage des chimpanzés (« Le paradis du miel ») parvient sans peine à nous passionner pour le Japon des samouraïs, des temples et des concubines, tout en parsemant son récit de drôles d'étymologies, d'explications très claires, de rappels bienvenus, de précisions historiques rassurantes, et de conseils culturels stimulants ( Vous connaissez ce peintre ? Vous devez absolument voir ce film !).
En 1160, l'ex-empereur du Japon qui s'appelle Go-Shirakawa (déjà tout un programme) veut éliminer un rival. Il appelle donc à la rescousse dans la capitale les deux grands clans guerriers des provinces lointaines, les Genji et les Heike. Tout cela tourne très mal. Le chef Heike devient un insupportable dictateur et les Genji sont massacrés, sauf le dernier fils du chef, Yoshitsune, qui n'a que un an à l'époque. Mais il va grandir, voyager, se cacher, se déguiser, user de ruse et de patience, affronter des ennemis, braver des tempêtes, se battre et pleurer, et se soumettre au destin, qui avait prévu de faire de lui le héros national japonais.















