Thème « Histoire par grandes époques »
Malo de Lange est le fils de personne. Rien ne permet d’identifier l’enfant recueilli en 1822 par l’abbé Pigrièche à l’orphelinat de Tours. Rien, sauf une marque tatouée sur son épaule, la fleur de lys des bagnards que découvrent, horrifiées, les demoiselles de Lange qui viennent de l’adopter. Quels mystères se cachent derrière l’abandon de ce mystérieux enfant blond ? Quelle est donc sa véritable identité ?
Un roman d’aventures écrit à la mode des feuilletons du XIXe siècle, qui plonge le lecteur au cœur des rues du Paris de 1822, dans les ombres desquelles se tapissent bandits, voleurs et assassins.
1532. Le conquistador Pizarro est en route avec 180 hommes armés vers la ville inca de Cajamarca. Il vient rencontrer l’empereur Atahualpa, mais ce qu’il cherche vraiment, c’est à lui prendre son or, dont on dit qu’il coule à flots. En quelques jours, les Espagnols auront soumis et massacré les Incas, qui étaient pourtant 80 000 à les encercler. Que s’est-il passé? Grâce au destin de Manco, jeune paysan des Andes, nous suivons de près toutes les étapes de ce drame. Victime d’un accident en montagne, recueilli par la troupe de Pizarro, enrôlé comme porteur, Manco nous permet d’assister à l’entrevue des chefs, après nous avoir fait découvrir les moeurs de son peuple et son organisation exemplaire, détruite en quelques mois par le feu et la variole.
Une vie pour la science, une science pour la vie. En ce vendredi d'octobre 1891, la gare grouille de monde. Mania Sklodowski vient seule en France rejoindre sa soeur Bronia. Elle part loin de la Pologne et de la domination russe vers une vie possible. Une vie d'études, le nez plongé dans les livres. À vingt-quatre ans, elle pourrait être comme n'importe quelle jeune fille avide de connaissances parmi les douze mille étudiants de la Sorbonne. Une jeune fille à nouveau perdue dans la foule. Mais cela serait mal connaître Mania. Elle s'appelle maintenant Marie, elle accumule les premiers prix universitaires, elle se marie avec un certain Pierre Curie et, à force de recherches, elle fait la découverte du radium. Toute son existence s'emballe. Les honneurs pleuvent, les journalistes du monde entier souhaitent l'interviewer, la gloire ne lui laisse plus de répit. Marie Curie veut seulement vivre pour son travail. Toujours aller plus loin. Alors que la Première Guerre mondiale éclate, elle décide de mettre en place un système de radiologie mobile. Il lui faut de l'argent, des moyens. Alors Marie Curie découvre le pouvoir de son nom.
« Nous trouvons Madame Christiane en train de faire cuire de la viande dans une grande casserole. Bizarre : ce n'est pas le jour du cuisseau de veau.
- Qu'est-ce que c'est comme viande, Madame Christiane ?
- J'ai pensé que nous n'avions pas besoin de chiens ici, donc j'ai chassé la mère et j'ai pris ses chiots.
- Vous nous racontez des blagues. On ne peut pas manger du chien.
- Bien sûr que si. Les Chinois en mangent, alors pourquoi pas nous ?
- Ben moi je suis pas chinois. J'en mange pas.
- Moi non plus.
Personne n'en veut, alors Madame Christiane mange les quatre chiots.
- C'est excellent, dit-elle. Ça me rappelle les cuisses de grenouille.»
Madame Christiane sauve des enfants. Elle tient tête aux Allemands et cache des évadés. Elle fait le docteur, parce qu'elle est infirmière. Elle fabrique de faux camemberts et du vrai dentifrice. Elle veut élever des souris pour les laboratoires. Elle aime les douches froides. Elle chante « Vent frais vent du matin ». Elle joue de l'harmonium. Elle connaît les champignons. Elle mange du chien. Les petits l'appellent Madame Christiane. Elle a vraiment existé.
Tout donner au théâtre, même la vie. Molière ne s'est pas toujours appelé Molière. Il s'est d'abord appelé Jean-Baptiste Poquelin, du nom de son père et du prénom choisi par ses parents le 15 janvier 1622, jour de sa naissance à Paris. Molière n'était pas destiné à faire du théâtre. La tradition voulait qu'il devienne marchand tapissier comme son père, une profession qui lui aurait assuré la vie confortable et sans histoire d'un bourgeois de Paris. Molière n'est pas devenu célèbre en un jour. Il a connu la galère et les échecs avant de rencontrer la gloire à Paris. Il avait alors trente-six ans. Molière ne s'est pas contenté d'écrire des pièces de théâtre. Il était d'abord acteur, le plus grand comédien de son temps. Mais aussi metteur en scène et directeur de troupe. Enfin, le Molière en perruque, représenté en médaillon sur la couverture des pièces de théâtre que l'on étudie en classe, a d'abord été un petit garçon aux boucles brunes et aux gros yeux ronds...
Dans la petite île d'Ithaque, Pénélope et son fils Télémaque attendent Ulysse, leur époux et père. Voilà vingt ans qu'il est parti pour Troie et qu'ils sont sans nouvelles de lui. De l'autre côté des mers, Ulysse a pris le chemin du retour depuis longtemps déjà . Mais les tempêtes, les monstres, les géants, les dieux parfois, l'arrêtent ou le détournent de sa route. Premier grand voyageur, Ulysse découvre l'inconnu où naissent les rêves et les peurs des hommes depuis la nuit des temps; l'Odyssée nous dit cette aventure au terme de laquelle le héros retrouve enfin, aux côtés de Pénélope, « la joie du lit ancien ».
Orphelin, Olivier Twist passe sa petite enfance entre la maison de l'horrible Mme Mann, sorte de Cruella paroissiale, et le Workhouse, un asile pour indigents où la loi sur les pauvres affame les pensionnaires afin qu'ils ne prennent pas goût à l'oisiveté. Placé chez M. Sowerberry, croque-mort de son état, Olivier s'enfuit pour gagner Londres. Sa naïveté le conduit droit dans un repaire de malfaiteurs, une école du vice où l'on apprend à détrousser les passants...
Avec ce livre, Dickens entame contre l'injustice sociale une croisade qu'il poursuivra toute sa vie, sans se départir ni de son humour ni de son talent de portraitiste : c'est dans Olivier Twist que l'on rencontre l'inénarrable bedeau M. Bumble, l'irascible Grimwig, l'Astucieux Renard et, surtout, les célèbres truands Fagin, Sikes et Monks, figures depuis longtemps familières de la littérature anglaise.
Recommandé dans les programmes scolaires de 5e et de 4e
De l’or, de l’or, de l’or ! En 1523, le général Pizarro part à la conquête du Pérou et entre dans la ville de Cajamalca. Ses hommes et lui sont éblouis par ce qu’ils découvrent : il y a de l’or partout. Pour s’en emparer, Pizzaro a un plan : il va capturer l’Inca, l’empereur du Pérou, et réclamer le plus d’or possible en échange de lui. Mais jusqu’où ira cette fièvre de posséder, violente et incompréhensible ? Et aura-t-elle jamais une fin ?
Qui a cassé le nez de la statue du Maure de Venise, au coin de la maison du célèbre peintre, le Tintoret ? Et qui a bien pu achever son tableau Saint Georges au dragon ?
C’est peut-être le même homme. L’histoire a désormais oublié son nom, et pourtant il a joué un rôle étonnant dans la vie et dans l’oeuvre du Tintoret. Cet homme était originaire d’un petit village suisse, Altdorf, et il rêvait de séduire Véréna, la plus belle fille de la vallée. C’est dans ce dessein qu’il est parti chercher fortune au-delà des Alpes. Son naturel et sa présence d’esprit charment le vieux peintre, ses récits imagés de la vie des bergers nourrissent les tableaux du maître… et c’est ainsi que Sebastian Casser accomplit son destin.
La partie documentaire a été rédigée par Christina Buley-Uribe.
Victime de sa réputation de conteuse régionaliste, George Sand figure rarement dans les anthologies parmi les grands auteurs fantastiques. Pourtant, elle a exploré toute la gamme des ressorts du genre. Chez elle, le mystère coule de source. Rêve, folie, hallucination, don de double vue sont fréquents dans ses Légendes rustiques (1858) et dans les Contes d’une grand-mère (1873).
Les nouvelles retenues dans ce recueil, en dehors du spectaculaire « Géant Yéous », appartiennent aux deux ensembles. Toute la mythologie fantastique est mobilisée par une romancière qui sait jouer sur les nerfs de ses lecteurs en leur offrant des spectacles hors du commun : fantômes, feux follets, lavandières suspectes qui ressemblent fort aux Parques et aux Moires, moines inquiétants ou démons. Et même si elle donne souvent à ces apparitions des explications rationnelles – phénomènes naturels ou états morbides de la conscience –, le doute qu’elle maintient laisse subsister longtemps le souvenir du frisson qui nous a parcourus à la lecture de ses contes.
Dans ce recueil : L’Orgue du titan, La Fée aux gros yeux , La Grand’bête , Le Moine
des Étangs-Brisses , Les Demoiselles, Les Flambettes, Le Meuneu’de loups, Lubins ou lupins, Le Lupeux , Les Laveuses de nuit ou lavandières, Le Casseu’de bois, Le Géant Yéous .
Les comédies que vous allez lire et jouer sont tout au plus des farces. Les deux premières figuraient parmi celles que Molière a écrites et jouées en province ; mais les deux autres qui datent de 1668 et de 1671 nous montrent qu'il n'a jamais renoncé à utiliser les moyens populaires de la farce pour plaire à son public. C'est un trait constant de son oeuvre. On trouve jusque dans ses dernières pièces des détails, des situations, des « gags » qui sont repris de ses premières farces.
« La Jalousie du Barbouillé », c'est l'histoire d'un mari dupé par sa trop jeune femme, qu'il veut garder au logis envers et contre tout.
« Le médecin volant » inaugure la série des « fourberies » avec Sganarelle, qui se déguise en médecin pour faciliter le mariage de deux jeunes gens qui s'aiment; c'est déjà un peu Scapin.
« Le mariage forcé » met en évidence le ridicule d'un homme de cinquante ans qui s'est entiché d'une jeune coquette qui va sûrement le faire tourner en bourrique.
Enfin, « La comtesse d'Escarbagnas », une des dernières pièces de Molière, s'inscrit dans la tradition des Précieuses ridicules, de Monsieur de Pourceaugnac et autres Bourgeois gentilhomme : c'est l'esquisse amusante du portrait d'une provinciale snob et ridicule qui veut épater la galerie.
Il était impossible, pour elle, de se taire ! En 1962, Rachel Carson dénonce le scandale des pesticides dans un livre choc, Printemps silencieux. Le public américain découvre, effaré, que le DDT, vendu comme un produit miracle, empoisonne le sol, l'eau, les animaux, mais aussi le corps humain. Biologiste marine et écrivaine à succès, Rachel Carson est alors la première scientifique à affronter le puissant lobby des industriels de la chimie. Attaquée en tant que femme, elle le payera cher… Mais son combat contribuera à la naissance du mouvement écologiste.
« Jamais récit ne fut aussi insoutenable », prévient le jongleur avant de nous conter la bataille d'Origny. Effectivement, la violence de la tragique épopée de Raoul de Cambrai peut heurter le lecteur moderne habitué à une vision idéalisée du Moyen Âge. Cette chanson de geste n'est cependant pas un hymne à la violence. Elle nous rappelle la difficulté d'être un homme de paix sans manquer à l'honneur et aux obligations du monde féodal. Raoul de Cambrai, impitoyable et tendre, criminel et victime, est l'ancêtre de Robert d'Artois, personnage central des Rois Maudits de Maurice Druon. Tous deux mettent l'Artois à feu et à sang afin de reconquérir un fief dont on les a dépossédés et déclenchent une guerre qui se transmet à la génération suivante. Le jongleur Bertolai était présent sur le champ de bataille, il a entendu le choc des armes et a recueilli les cris des vaincus. Ecoutez l'inoubliable chanson d'amour et de guerre qu'il en a tirée.
Ce recueil présente les traductions adaptées de quinze textes profanes, issus de papyrus, qui s’échelonnent de la période des pyramides à celle de l’occupation perse, soit de 2800 à 404 avant Jésus-Christ.
Les scribes des pharaons recevaient et transmettaient des traditions dont la trame fait revivre le quotidien. Certains de leurs récits proviennent de la tradition orale, d’autres s’appuient sur des faits historiques romancés ou bien sur de pures fictions. Le style est vif, ils sont émaillés de dialogues, et la magie y tient son rôle. Dans les contes, des héros comme Sinouhé, Djéhouty et Ounamon vivent des aventures, voyagent de la vallée du Nil vers la Méditerranée et le Proche-Orient. D’autres personnages se font l’écho de la vie de tous les jours à la cour ou à la campagne. Des sages, tel Ptahhotep, ont rédigé à l’intention de leurs descendants un enseignement transmettant leur expérience. Quant aux poèmes et aux chants du harpiste, ils célèbrent sans réserve la joie, l’amour et l’amitié.
Dans ce recueil : des contes – « Conte du naufragé », « Pharaon et les magiciens », « Conte des rameuses », « Roman de Sinouhé », « Le général Djéhouty et la prise de la ville de Joppé », « Conte des deux frères », « La princesse de Bakhtan », « Les mésaventures d’Ounamon », « La sagesse de Ptahhotep », « Les admonestations d’un sage égyptien », « La sagesse d’Amenemopé » – mais aussi de la poésie : « Chants du harpiste », « Fête dans un jardin », «Chant du verger », etc.
« Né sous une bonne étoile » : à première vue, ce n'est pas le cas de Rémi, enfant trouvé, qui passe son âge tendre chez des parents nourriciers avant d'être vendu (pour quarante francs) à une sorte de vagabond saltimbanque, musicien des rues et montreur de chiens savants. Sous les ordres de ce patron, le jeune garçon « sans famille » va endurer les rigueurs de la vie itinérante et affronter toutes sortes d'épreuves. Pour autant, il ne se découragera pas : son arme est de posséder cette force de caractère qui, tôt ou tard, vous attire la bienveillance du sort. Le lecteur, quant à lui, vibre et espère de toute son âme qu'au terme de ce parcours très noir, compliqué d'une intrigue policière, la chance finira par sourire à Rémi, qui le mérite amplement.
Avec ce roman quasi mythologique, Hector Malot nous conte une histoire dont la simplicité défie les modes. Son personnage de Vitalis, figure tragique d'intermittent du spectacle, impose un type humain qui se grave dans les mémoires : celui de l'homme au passé mystérieux que ni la déchéance sociale, ni les vicissitudes d'une existence soumise à la pire précarité n'ont réussi à abattre.
Lucie est persuadée qu'au XXe siècle, les demoiselles de la bonne bourgeoisie parisienne auront le droit de courir toutes nues, d'aller à la messe en cheveux, de parler à table et même, qui sait ? De s'instruire et de ne pas se marier. À quoi bon vieillir, sinon ? Le problème, c'est que nous ne sommes qu'en 1885 et qu'à treize ans, la seule éducation qu'une jeune fille comme Lucie est censée recevoir consiste à savoir tenir une maison pour devenir une épouse accomplie. Hygiène, lessive, cuisine : Lucie est envoyée faire son apprentissage avec Annette, Fanny et Marceline.
Si ses parents savaient... Il se passe parfois des choses étranges, dans les communs des maisons bourgeoises. Les domestiques peuvent s'y révèler plus passionnants et subversifs que des livres. On y fait des révolutions en secret. On y organise des expéditions aux Halles au petit matin, ce Ventre de Paris peint par Monsieur Zola d'où sortiront bientôt tant d'idées neuves, socialisme, anarchisme, féminisme...















