Thème « étapes de la vie »
Dans la vie il faut se battre. Zoé le sait bien en arrivant dans ce nouveau lycée, avec tous ces nouveaux camarades. À chacun ses manières de se réaliser, contre ses parents, contre la maladie, contre soi-même parfois. Et à chacun ses instruments : un appareil photo pour capter la beauté du monde, un ukulélé pour l’enchanter, un skateboard pour le parcourir. Mais seul, c’est toujours plus difficile. Pour Zoé, le moment est venu de jouer collectif.
Avoir un père flic et poète. Cohabiter avec un petit frère atteint d'énurésie aiguë qui doit laper du jus de banane pour s'en sortir. Aimer à perdre la raison, aimer à ne savoir que dire la fille la plus géniale que l'Australie ait portée, Vicki Streeton, et la voir partir dans le soleil couchant de la fin du monde avec une bande de rockers motards dégénérés. Supporter le déménagement de Egg, son meilleur pote, le spécialiste du langage loufoque et du teint blême. Braver tout à coup un requin alors qu'on vient de passer une heure à nager au milieu de six dauphins mabouls et couineurs. Lockie Leonard a déjà fait tout ça. Mais il y a quelque chose qu'il n'a encore jamais vécu. Une chose profonde, mystérieuse et plus blessante qu'un aileron vous déchirant le coeur, ou qu'une fille sublime sortant de votre existence sans se retourner. Ce sont les larmes de sa mère. Des larmes de désespoir intense, de chagrin inconsolable, de folie qui menace. La dépression de sa mère. Alors, il va lui falloir beaucoup de courage, beaucoup d'humour, et le coup de main de quelques anges pour tenir.
Dans la vie, il faut se battre. Dane Washington ne le sait que trop bien. À la moindre occasion, ses poings le démangent et ils parlent pour lui. Seulement, il n’a plus droit à l’erreur : encore une bagarre, et ce sera l’exclusion. Sa dernière chance s’appelle Billy D., un garçon qui vient de s’installer à côté de chez lui avec sa mère.…
La première fois que Lucas Swain a rencontré Violet Park, elle était coincée sur une étagère, dans les locaux d’une compagnie de taxis. Pour être précis, ce n’est pas elle qu’il a repérée en premier, mais la boîte qui la contenait : Violet Park, réduite en cendres dans son urne funéraire, avait été oubliée à l’arrière d’un taxi et attendait depuis cinq ans que quelqu’un vienne la chercher. Lucas n’en savait pas plus, mais il avait calculé qu’elle était décédée l’année même où son père à lui avait disparu.
Lucas s’est alors dépêché d’emmener la vieille dame morte ailleurs, dans un endroit agréable. Puis il s’est aperçu que tout le monde semblait la connaître. Elle n’arrêtait pas de surgir de partout, comme pour attirer son attention, pour lui dire quelque chose qu’il n’arrivait pas à comprendre… Un secret ?
Le collège se divise en classes.
1) Tout en haut, les populaires, qui dirigent leur petit monde.
2) Au milieu, les normaux, la grande masse des collégiens, des gens sympas qui ne la ramènent pas trop.
3) Et en bas, les bolosses, ou encore les invisibles, qu’on n’entend jamais et qui servent de souffre-douleur. Comme moi. Dans tous les collèges, c’est comme ça.
Chez nous, à Nicolas-Hulot, il y a 365 élèves. Sauf quelques populaires, les autres sont tous normaux, je suis à peu près le seul bolosse.
Irlande, août 1922. Michael Collins, qui a signé le traité de paix avec l'Angleterre, est assassiné et nul ne peut savoir désormais jusqu'où ira la guerre fratricide qui déchire le pays. Nora a quatorze ans, elle vient de perdre sa mère. Si elle veut respecter ses dernières volontés, elle doit aller vivre chez son oncle Peter et sa tante Molly, à Tipperary, et continuer le piano. Pour Tipperary, elle n'a pas le choix, mais le piano, elle ne veut plus jamais en jouer. Son père a réussi à lui faire croire que sa mère s'était tuée au travail pour lui payer ses leçons. Enfermée dans sa souffrance et sa révolte, Nora refuse les attentions de Peter et de Molly, tout comme elle refuse d'aller aux séances de cinéma que Peter organise le vendredi soir dans son hangar. Quant au pianiste alcoolique qui accompagne les films, Alec, elle le déteste et ne veut même pas lui adresser la parole. Elle cherche à comprendre pourquoi sa mère l'a envoyée dans cette ville. N'y a-t-elle pas été malheureuse elle-même, autrefois ? Elle ne sait pas encore que Jack, le frère de Peter, dont personne n'a envie de parler parce qu'il fait partie de l'armée irrégulière, est quelqu'un qui a énormément compté pour sa mère. Jack est blessé, il se cache aux abords de la maison. Lorsqu'il voit Nora à la fenêtre, il croit être en présence d'un fantôme. Il a besoin d'aide. À cause de lui, Nora va se trouver plongée au coeur de la guerre civile et se remettre au piano. Et le plus étrange, c'est que les deux seront liés.
Pauline est une lycéenne du genre hautain, qui n’aime rien ni personne, et s’ennuie dans les bras d’un garçon, puis d’un autre, jusqu’au jour où elle rencontre Zoé. Inséparables, elles disent du mal des autres à loisir et cultivent leur supériorité. Un jour, leur enseignante d’anglais leur parle du séjour à l’étranger que les élèves feront l’été suivant, et leur signale que chacun devra suivre une préparation organisée par l’association Pour l’Avenir Tous Ensemble, la PÂTE. Les deux amies se plient bon gré malgré à cette obligation et, à leur grande surprise, se retrouvent sous la coupe de ce qui ressemble à une secte farfelue.
Carole n’a aucun plan de prévu, elle sait seulement qu’elle a quinze jours, le temps des vacances, pour convaincre son père de renoncer à son projet. Elle doit trouver le moyen d’annuler ce déménagement projeté à la rentrée et leur installation avec Josiane, son horrible belle-mère. Elle mise sur les châteaux de la Loire où son père a choisi de les emmener, son frère et elle, pour y parvenir. Les châteaux, la douceur de ce mois de juillet…
Malgré l’urgence, Carole se surprend à apprécier ces vacances. Lorsqu’elle sort son précieux carnet à croquis et qu’elle se met à dessiner les silhouettes au bord d’une rivière, un garçon sombre et lumineux comme un tableau de Caravage vient l’aborder. Cette rencontre va bouleverser leur vie à jamais…
Léo, le grand frère de P'tit Marcel, le héros de Tout contre Léo, est mort et enterré. Mort du sida depuis trois ans. Enterré sous une pierre décorée d'une colombe ridicule. Et, depuis, Marcel a l'impression que sa famille fait semblant de vivre.
Pourtant : « Tu vas les remuer, balancer de la vie plein la baraque. Tu vas les forcer à se bouger. Tu les laisseras pas s'abattre, hein ? » avait ordonné Léo en annonçant sa fin prochaine à P'tit Marcel.
Marcel se sent investi d'une mission, d'un destin. Il écrit des poèmes et des phrases définitives, comme « Ma vie de fils touche à sa fin.» Mais ce qu'il faut faire, concrètement, pour que le monde cesse d'être nul, il n'en a pas idée.
Et contre toute attente, c'est sa mère, qui la première, va obéir au voeu de Léo, à sa façon. À sa façon dévastatrice, enthousiasmante et capable de réveiller les passions de tous les siens.
Damien fait des choses bizarres. Le dernier jour de la colo, il insiste pour faire un pacte de sang avec Arthur, alors qu'à priori, Arthur est un ami qui ne vaut pas un clou. Quand on fait des choses bizarres, en général, il y a une raison. Cela fait juste un an que Martin est mort. Il était le meilleur ami de Damien. Un an, c'est beaucoup. Les parents de Damien pensent que c'est suffisant pour oublier un peu, pour ne plus y penser. Mais ils se trompent, Damien n'oublie pas du tout. Pas une minute, pas une seconde. Il n'arrive pas à oublier Martin, l'absence de Martin, le fait que Martin soit mort. Surtout, Damien n'arrive à oublier ni sa propre douleur ni son propre sort.
Avant, il y a ma meilleure amie, Mab, et il y a moi, Elk. Il y a l'histoire de notre amitié depuis nos dix ans. Il y a tout ce que nous aimons, les choses infiniment grandes et les choses infiniment belles. Les labyrinthes, la physique quantique, la poésie. Tout ce qui nous rassemble. Après, il y a moi, Elk, et ma meilleure amie, Mab. Sa présence partout, tout le temps, qui me hante. Il y a tout ce que l'on ne s'est pas dit et tout ce que l'on se dit encore. Tout ce qui nous rend inséparables, au-delà de tout. Entre les deux, il y a une fête, une nuit, une route. Il y a nous, avant, après.
Un jour, il y a longtemps, les parents se sont mariés. Ils ont fait le serment de s’aimer toujours, de rester fidèles, de se prêter secours.
Aujourd’hui, rien ne va plus. Plus de rires ni de chatouilles entre eux, plus de danse, plus de feu dans l’âtre. À table, maman avale de travers. Papa prend des chemins de traverse. Elle se plaint. Il se tait.
Camille et son petit frère Matthieu s’en tirent comme ils peuvent. Elle rêve qu’elle vole comme un oiseau, s’évade dans son jardin chéri. Lui s’enferme dans de brusques colères, des crises de somnambulisme.
Ne t’en fais pas, a dit le père. Camille s’en fait. Du souci, du mouron, de l’inquiétude. Il faut qu’ils restent ensemble, et que personne ne sache ce qui les divise.
Ce pacte-là , ce sont les enfants qui l’ont scellé. Ils vont le respecter. Coûte que coûte.
La villa Mont-Noir, le domaine où Marguerite Yourcenar a passé son enfance, est devenue aujourd’hui un lieu de résidence pour les écrivains européens. Quel meilleur endroit aurait pu accueillir Gisèle Bienne et l’inspirer pour ce roman sur la douleur d’aimer des parents qui se déchirent et les liens sacrés de la fraternité ? Car un des personnages principaux du livre est un jardin frémissant, comme celui où elle s’est promenée au mois de mai, parmi les jacinthes et les biches.
Par quel hasard une minuscule feuille séchée a-t-elle pu se glisser entre les pages d’un livre ? Dans la chambre de leur pensionnat russe, Sanouk, Pénélope et Ludmilla savourent leur découverte. Est-ce encore un tour de leur nouveau professeur de littérature pour les intriguer et leur donner envie de lire ce drôle de bouquin ? Est-ce que cette feuille est là pour les alerter des dangers qui guettent ce peuple nénètse, ces nomades de Sibérie dont parle le livre ? Très vite, Sanouk et ses amies veulent en savoir plus.
Elles consultent Internet et découvrent que le livre dit vrai : une compagnie pétrolière menace bien les terres des Nénèts. Elles n’iront pas plus loin, le livre « subversif » est confisqué par la direction et le nouveau professeur menacé.
Mais parfois, il suffit d’une minuscule feuille séchée pour semer la révolte dans un pensionnat de jeunes filles russes…
Il n’est plus là , c’est la seule certitude. En cours d’histoire, Livio a fait un exposé sur les autodafés nazis et Magnus Hirschfeld, un médecin juif allemand qui militait pour l’égalité entre hommes et femmes et les droits des homosexuels. Pour lui, c’était bien plus qu’un simple exercice : une revendication, un moment de courage, et peut-être un aveu. Mais il s’est heurté à la perplexité, à l’indifférence et surtout à l’hostilité de sa classe. Depuis lors, il a disparu et personne ne sait où il est. Sa plus proche amie Camille, sa professeure d’histoire, ses camarades, ses parents, tous interrogent le parcours de Livio et tentent de comprendre. Dans le creux de cette absence, résonnent tous les questionnements : ils auraient dû le voir venir, aucun ne l’a vu partir. Et si cette fuite était l’expression du courage ultime ?
En tant qu'éternelle bonne élève, Marianne, jeune Lorraine, est censée briller au concours annuel sur le thème de la résistance. Mais Marianne vaut mieux qu'une bonne élève : elle a la passion de la sincérité, et cela lui pose certains problèmes.
Avant, ils étaient fiers et pleins d’énergie. Le rêve américain n’était peut-être pas pour eux, mais ils croyaient dur comme fer en leurs valeurs : la solidarité, le travail, l’espoir en l’avenir, la justice.
Billy a dix-sept ans. Hanté par le souvenir d’un chevreuil innocent tué au cours d’une chasse quand il était enfant, il essaie de tenir la baraque et de reprendre le flambeau. Sa sœur Hope, du haut de ses neuf ans, s’accroche follement aux apparitions de leur mère. Et leur père, Jim, se sent de plus en plus étranger aux sentiments qui animent ses anciens collègues et voisins. Depuis que Mary n’est plus là , ils doivent tenir bon, mais ils ne sont plus très sûrs. Que deviennent les rêves, face aux assauts répétés de la réalité ? Et comment faire pour ne pas se tromper de combat ?















