Thème « étapes de la vie »
Ils ont souvent tout perdu, famille, travail, maison, raisons de vivre, ceux qui arpentent le hall de la gare de Lyon sans espérer partir nulle part. Ils ont tout perdu et ils n'attendent plus rien. Parmi eux, il y a la vieille, élégante dans sa misère, cheveux coiffés, habits bleus. Ses copains de galère, Max, Henri, Élie, Céline. Ses combines et ses confidences avec Yvonne, la dame pipi. Ses trouvailles quotidiennes dans les poubelles garnies par les gavs, les nantis, les inconscients. Sa boîte à sucre, boîte aux secrets, aux souvenirs de la vie d'avant. Une routine comme une autre. Jusqu'au jour où la vieille aperçoit une toute jeune fille sur un banc. Elle est différente. Fragile. Elle semble regarder quelque chose intensément, à l'intérieur d'elle-même. Puis elle se lève. Et la vieille reconnaît son pas. Un pas perdu.
Après la mort de son ami le plus proche durant l’été 1968, Meryl Lee Kowalski part pour la St. Elene’s Preparatory Academy for Girls, où elle s’efforce de s’adapter aux traditions du vénérable pensionnat et à une structure sociale fortement axée sur les étudiantes issues de milieux aisés. Dans une histoire parallèle, Matt Coffin s’est retrouvé sur la côte du Maine, près de St. Elene’s, avec une taie d’oreiller pleine d’argent dérobée au chef d’un gang criminel, craignant la poursuite implacable et destructrice de ce dernier. Les deux jeunes gens se débarrassent peu à peu de leur solitude, trouvant un moyen d’espérer et de se trouver l’un l’autre.
Clara a tout accepté depuis la mort de sa mère. Elle n'a pas fait d'histoires quand son père lui a annoncé qu'il se remariait avec Géraldine. Elle n'a émis aucune protestation lorsque les photos de sa mère ont disparu des murs et que ses objets personnels ont été relégués à la cave. Elle n'a rien dit quand sa nouvelle belle-mère a refait la décoration de l'appartement sans égard pour les souvenirs des jours heureux. Elle a répété qu'elle comprenait, alors qu'elle n'en pensait pas un mot. Elle a serré les dents. Elle s'est parfois retenue de vomir. Mais trop c'est trop ! Laisser son père vendre la Marotte, leur maison de vacances et son coin de jardin, l'endroit sacré où les cendres de sa mère ont été dispersées ! Ça, Clara ne peut l'accepter. Sa famille lui reproche de vivre enfermée dans ses souvenirs ? Elle va la prendre aux mots et vivre enfermée au milieu de ses chers souvenirs...
La mère d'Antoine est la plus belle personne du monde. C'est son mari qui le dit. Et quand il la voit boire les gouttes de pluie en riant, caresser l'écorce des arbres et s'agenouiller pour grattouiller la terre après l'orage, quand il l'entend raconter ses souvenirs éblouis de la forêt quand elle était petite, Antoine est d'accord avec son père, il est en adoration. Mais il arrive que les plus belles personnes du monde deviennent usantes à force d'être imprévisibles et pas comme les autres. Or cette semaine, Antoine a eu trop de soucis pour rester admiratif. Alors quand sa mère s'endort une fois de plus dans sa voiture en pleine nuit, qu'elle sort sous la pluie et se perd, le monde se met à ressembler à un monde à l'envers, où les enfants inquiets doivent veiller sur des parents insouciants. Cette fois c'est sûr, tout va craquer, s'écrouler autour de lui. Heureusement, il y a Chloé. Si seulement elle voulait bien cesser de se moquer de lui...
Pour Antoine et ses amis, l'été qui commence sépare les années lycée de l'entrée à l'université. Si tous (Mehdi, Hannah, Alice) savent déjà ce qu'ils vont faire, ce n'est pas son cas. En pleine incertitude, y compris familiale — car sa mère a un nouveau compagnon qui ne lui plaît guère —, Antoine broie du noir depuis qu'Hannah et lui ont rompu. Faute de mieux, entre deux fêtes trop arrosées, il se console dans les bras d'une jolie blonde et accepte un petit boulot dans une maison de retraite.
Mais le temps presse, et il faudra bien qu'il décide ce qu'il veut faire de sa vie, avec ou sans Hannah.
Céline a toujours détesté le Sud, sa brutalité, sa bêtise. Instinctivement, sans savoir précisément pourquoi. Et aujourd'hui, Julien, son cousin du Sud s'est suicidé sans laisser d'explications. Pour son père, oncle Bernard, les coupables, ce sont les jeux de rôle dont Julien était devenu un adepte, et qui lui donnaient des idées morbides. Il y a aussi des journalistes qui évoquent une profanation du cimetière par une bande d'adolescents, des messes noires...
Céline, elle, veut en avoir le coeur net. « On ne peut pas me demander toute l'année d'utiliser ma cervelle, d'ingurgiter du français, des maths, de la philo, des trucs complètement abstraits, pour ensuite m'empêcher d'essayer de comprendre », dit-elle. De comprendre qui était vraiment Julien. Et ce qu'il y a de vraiment détestable, dans le Sud.
Aimée rêve de devenir footballeuse. Elle jongle entre les cours et la maison, mais sa vraie vie, c’est sur le terrain. Avec sa mère, c'est compliqué. Elle voudrait en savoir plus sur son père. Balle au pied, elle oublie tout, elle donne tout. Pour être à la hauteur des exigences de la nouvelle coach. Quand dans la ville, la situation se tend avec la police, son ami Mohammed-Ali veut faire bouger le lycée. Aimée reste concentrée, elle ne se sent pas concernée. Mais au foot comme dans la société, ce qui compte, c’est l’engagement.
Michelle vit en Normandie avec ses trois enfants au bord de la mer. Les pères de Falco et de Nadia sont morts en mer; de celui de Thomas, Michelle dit qu'elle ne se souvient pas. Le temps passe et elle décide, tout en adorant ses enfants, de songer à refaire sa vie. Thomas ne supporte toujours pas la réponse impossible de sa mère. Croyant l'apaiser, Michelle lui raconte une fable. Hélas, Thomas y croit. Ce père qu'il n'a pas, il se l'invente, ce sera un Indien, un Peau-Rouge, mort pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est délirant ! Mais aucun membre de sa famille n'échappera à son délire. Est-ce le prix à payer pour que sa vie à lui soit enfin possible ?
C'est la rentrée et Julien sent tout de suite que quelque chose cloche dans ce nouveau lycée. Pourtant, la classe de seconde D est une classe comme les autres, avec des crâneurs, des premiers de la classe, des filles aux agendas de star et des paresseux collés au radiateur. Non, ce qui cloche, c'est Julien. Il se sent à la fois si loin et si différent. Il n'aime pas les blagues sur les filles, il ne s'intéresse pas au foot et déteste les jeux vidéo. Il fait tout de même des efforts pour s'intégrer. Il suffit d'ailleurs de quelques vannes à la récré, et le voilà adopté. Avec Clément, c'est différent. Dès le premier jour, Julien décide que ce garçon calme et silencieux, assis en classe devant lui, avec sa grande nuque et son col de chemise impeccable, sera son meilleur ami. Un ami dont il se surprend à écrire le nom en tout petit sur ses classeurs...
Stéphanie, Rachel et Alison sont quasi inséparables. Elles sont voisines et elles ont presque treize ans. C'est une année un peu spéciale, où les garçons commencent à compter. C'est l'année des secrets et des surprises ; l'année où, entre elles, tout peut changer.
Quelques jours avant le printemps, Phil promet à Jo de venir le chercher et de passer avec lui tout un week-end au bord de l’eau. Jo attend avec impatience l’arrivée de son grand frère, un boute-en-train, un fêtard qui l’entraîne dans ses virées. Jo attend mais Phil ne viendra pas. À partir de ce moment-là, Jo ne travaille plus, ses notes dégringolent, il ne dit plus rien, pas même à son meilleur pote Milo. Jusqu’au jour, un an plus tard, où on lui demande d’écrire une rédaction sur le printemps.
« Je suis au pain », c’est le mot banal que Pauline trouve sur la table en se levant ce matin-là. Tout dans son corps lui crie que quelque chose ne va pas. D’abord, on ne met pas autant de temps à aller chercher le petit déjeuner. Et puis, il y a Émilien qui ne se lève pas. Et qui, une fois sur la plage, flirte avec le danger. Vingt et une heures, c’est le temps que va mettre la mère de Pauline et d’Émilien pour revenir ; vingt et une heures, c’est aussi le moment charnière où une jeune fille pleine de doutes apprend à faire confiance à la vie.
Archie entend bien devenir un véritable cycliste et ce n’est pas un vélo soi-disant maléfique qui va l’en empêcher. Ce drôle d’animal mécanique lui donne du fil à retordre, lui prodigue bleus, bosses et toutes sortes de bobos… Mais Archie est plein de ressources.
Comme d'habitude, les animaux réclament leur histoire du soir préférée : le loup et l'écureuil. Seulement Ninon en a assez de lire toujours le même livre. Pas de problème, Archie va s'en occuper. Mais la lecture, ce n'est pas si facile...
- Pourquoi les parents disent des gros mots et nous interdisent d'en dire ?
- Est-ce que quand on est mort, c'est pour la vie ?
- Est-ce que l'abeille sait qu'elle est une abeille ?
Dans cette compilation des chroniques parues dans Philosophie Magazine, Claude Ponti répond avec sincérité, finesse et humour à toutes les questions pertinentes que se posent les enfants.
Un matin, Noisette ne bouge plus. Léo regarde son hamster et comprend que ce n’est pas un jeu. Ils ne joueront plus jamais ensemble : Noisette est mort. À l’école, il en parle avec ses camarades, mais il a le sentiment que sa tristesse durera toujours. Alors il met le corps de Noisette dans une boîte et va dans la forêt. Peut-être que son ami Kuma pourra l’aider ?















