Thème « corps humain »
Simple dit « oh, oh, vilain mot » quand Kléber, son frère, jure et peste. Il dit « j'aime personne, ici » quand il n'aime personne, ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt-deux d'âge civil. Trois d'âge mental.
Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple. Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie, à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ces cas-là, il pète la gueule.
Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber a l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.
Lionel doit se rendre à un mariage. Nicole, l'amie de sa mère, épouse Victor, l'entraîneur d'aviron de Lionel. Sa mère lui intime l'ordre d'enfiler son costume qu'il n'aime pas et, surtout, de faire un effort pour bien parler. Lionel promet mais il a peur. Il ne peut pas s'empêcher de parler le pacanaima, une langue secrète qu'il a inventée, que seul Méli, son compagnon, sa poupée, comprend. Méli a été adopté par Lionel comme lui-même l'a été, autrefois, au Brésil. Le pacanaima, c'était un jeu au début : Lionel a mélangé les M et les Q. Cela produit de drôles de phrases com-me " les couches volent " à la place de : " les mouches volent. " La maîtresse est furieuse, sa maman a de la peine, son papa dit que ça lui passera. Mais malgré tous les efforts de Lionel, ça ne lui passe pas. Au cours de la cérémonie, Lionel est surpris par la voix d'une femme qui chante merveilleusement et par l'allure de sa fille : une grande, bizarre, tout habillée de jaune. Il l'appelle Sissi pieds-jaunes. À la sortie de la messe, la fille s'approche de lui. La voilà à présent qui pousse un cri strident, un cri de mouette. Sa mère et Nicole les surprennent et c'est la catastrophe. Lionel commence à parler et, malgré lui, le pacanaima revient. Nicole et sa mère rient. Lionel a honte. Il se sauve loin, au bord de l'eau. Sissi l'a suivi. Elle aussi essaie de parler, de se faire comprendre, et Lionel ne comprend rien. Sissi est sourde et muette. Peu à peu, elle essaie de lui apprendre son monde à elle. Et un miracle se produit.
Il n’a jamais été facile pour Cora de se faire des amis. Cora est autiste. Adrien souffre de TDAH (Trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité) et sait ce que c’est que de naviguer dans un monde qui n’est pas toujours conçu pour les personnes neurodiverses. Les deux deviennent de grands amis jusqu’à ce qu’un accident plonge Adrien dans le coma. Cora est dévastée. Un jour, la Professeure Gold, PDG de l’Institut Grenade, propose à Cora de parler à nouveau à Adrien, sous la forme d’un hologramme développé par sa société. D’abord enchantée, Cora découvre rapidement que l’hologramme d’Adrien ne reflète pas qui il était dans la vie.
Cora pourra-t-elle découvrir la sombre vérité de Grenade avant que leurs technologies ne réécrivent l’histoire à jamais ?
La famille de Pauline, c’est très simple : une arrière-grand-mère, une grand-mère, une mère et une fille. Quatre femmes, quatre filles uniques, quatre célibataires.
Pas d’homme. Les hommes sont des ennemis, des traîtres, des absents.
On s’en passe ! Ce discours officiel n’a pourtant pas empêché Pauline de tomber amoureuse d’Oliver. Se passer des garçons ? Quel dommage… Elle en est curieuse, au contraire.
Gourmande. Avide. Les problèmes commencent le soir où le conseil de famille se réunit pour lui annoncer un secret, une vérité qui dérange. Ou plutôt deux. Son père est un extraterrestre !
Et toutes les filles d’extraterrestres qui se respectent, arrivées à l’adolescence, deviennent des garçons…
William n'est ni un bon élève, ni un cancre. Le lycée l'ennuie, c'est tout. Il est amoureux de Marie, la forte en thème, toujours un peu trop sage, malheureusement. Il n'est pas spécialement chahuteur. Il n'a jamais posé de véritables problèmes à ses professeurs, il ne s'est jamais fait remarquer.
Jusqu'à ce jour où Mlle Février, la prof de français, voulant le sortir de sa torpeur, lui dit : « Tu rêves encore. À quoi tu rêves ? As-tu seulement un rêve ? » Cette manie de toujours vouloir savoir à quoi rêvent les élèves... William, sans réfléchir, décide de prendre Mlle Février au mot. Ce jour-là, elle porte une jupe plutôt courte. William s'entend répondre : « Je veux arracher ta culotte et te manger » et écope de trois jours d'exclusion, seulement trois jours, parce que Mlle Février n'est pas la plus susceptible des profs.
Trois jours de vacances ou trois jours de galère ? William s'aperçoit, à son propre étonnement, qu'il n'a pas tellement envie de faire la grasse matinée et que l'interdiction de franchir la grille du lycée lui est désagréable. Et comment annoncer la nouvelle à sa mère, qui vient justement d'être mise au chômage technique ? Trois jours, c'est trop court pour partir en Amérique. Et William n'est pas assez riche pour aller découvrir Paris. Il a juste de quoi s'acheter un hamburger à Valenciennes, à condition d'y aller à pied. Trois jours, c'est trop court pour changer de vie, pour devenir un homme. Mais trois jours, c'est juste assez long pour trouver un petit job, pour rencontrer un Américain que la France fait rêver, pour retrouver une complicité perdue avec sa mère et pour regagner sa propre estime. Et même, éventuellement, celle de Mlle Février.
À douze ans, Jilly a lu tous les livres de fantasy, et elle sait déjà tout de la vie. Du moins, c’est ce qu’elle croit, jusqu’à l’arrivée d’Emma, sa petite sœur. Car c’est un nouveau monde qu’elle découvre. Emma est sourde de naissance. Et les gens la considèrent différemment, de même qu’ils considèrent différemment leurs cousins, du simple fait qu’ils ont la peau noire. Comment lui venir en aide ? Sur un forum de lecteurs, elle fait la connaissance de Derek, qui est sourd et noir, et elle se persuade qu’il saura la guider sur ce chemin. Mais même les meilleures intentions peuvent blesser parfois. Jilly n’a pas fini d’apprendre…
Au Sans Souci, je demande la sœur, Alma, qui aime le monde du silence et plonger dans la rade de Brest. Je demande la meilleure amie, Apolline, aux mille looks excentriques et presque autant de petits copains. Je demande le beau gosse, Félix, avec son œil bleu et son œil vert et ses airs de David Bowie. Je demande le père, qui a quitté l’Argentine et ouvert ce café tout proche de la mer. Je demande les clients habitués, et Rodin le voisin SDF, qui ont tous une bonne raison de se trouver là. Je demande la mère, qui rêvait de danser la milonga et s’inquiète pour ses enfants. Et enfin je demande le petit frère, Angelo, à qui on veut imposer de porter des implants et d’abandonner la langue des signes. Famille !
Maxime a grandi. Difficile pour lui d'y voir clair entre son oncle Grégoire, macho primaire et dragueur épais, son oncle Jonas, discret, sensible mais mystérieux, ses parents Paul et Suzanne, et son meilleur pote René. Tout le monde le conseille, le questionne, l'ennuie avec des préoccupations trop lointaines. Maxime, lui, pour l'instant ne pense qu'à une chose : les filles. Leurs yeux, leurs cheveux, leur bouche, leurs seins, leurs fesses, et tout ce qu'il imagine, devine, fantasme. Pas facile de faire le premier pas, de se jeter dans la gueule des louves, de jouer les durs et les grands. Tout se bouscule dans la tête de Maxime, tout se complique et rien n'est simple. Même prendre modèle sur les adultes devient difficile quand on découvre les failles de chacun, les faiblesses de nos idoles et les lâchetés de nos héros. Après tout, c'est peut-être ça grandir, c'est peut-être ça la fin de l'enfance... Allez, courage Maxime !
La bibliothèque du lycée. C’était mon sanctuaire. L’abri sûr en cas de coup dur, le lieu saint à l’abri du vulgaire. C’était mon terrain de chasse favori, depuis que j’y avais découvert un gros livre relié de maroquin vert qui portait sur le dos ces lettres d’or : Amours des dieux et des héros. Je revenais toujours consulter ce livre, rêver à ces amours. M’éblouir d’images jusqu’à me brouiller la vue et la raison. Or, il arriva qu’un jour le livre disparut. Ce livre était ma machine à rêver. Qui avait pu m’en priver, sous prétexte d’un exposé banal, d’une simple lubie ?
Le Havre, son port, ses docks et ses trafics en tous genres. Y a t-il un lien entre la cocaïne découverte dans le container d'un négociant de café et la disparition d'un jeune docker aux mains tatouées ? Le capitaine de police Augustin Maupetit en est persuadé. Mais comment pourrait-il enquêter alors qu'il est cloué en fauteuil roulant et cloîtré dans son appartement ? Le policier teigneux va devoir compter sur son entourage. Sa voisine de palier, Angie Tourniquet, 12 ans, se révèle une parfaite coéquipière. Il y aussi Thérèse, la tante médium qui joue du pendule comme personne, Capitaine, un chien renifleur dont la tête a été mise à prix par les narcotrafiquants, Alice Verne, la jeune commissaire. A eux les jambes, à Augustin la tête. Mais voilà qu'un drôle de virus venu de Chine se répand dans le pays, le président Macron s'apprête à faire une allocution télévisée. On parle d'un grand confinement... Comment mener l'enquête au temps du Covid ?
Pénélope n'a pas une vie facile. Ça se voit tout de suite. Elle est lente, fragile, dégoulinante, timide. Elle fait pitié. Raphaëlle est la seule à lui parler, à l'accompagner sur le chemin du collège tous les matins, à l'inviter chez elle. Pénélope la suit comme son ombre, comme son chien. À côté d'elle, Raphaëlle la timorée passe pour audacieuse. En discutant avec son amie, Raphaëlle croit comprendre d'où viennent tous les soucis de Pénélope. Elle a une soeur cadette handicapée, Clotilde, dont ses parents s'occupent beaucoup. Elle se sent négligée. Elle est inquiète. Mais au fait, cette petite soeur, on ne la voit jamais. Comment l'aider sans la connaître ? Avec le soutien de Maxime, qui vient jouer du piano chez elle, Raphaëlle décide de foncer. Ce qu'elle a fait pour Pénélope, elle va le faire pour Clotilde !
Echo vit dans l'East Side, où les appartements sont petits et où les parents sont accros aux pierres blanches. Pourtant la magie est partout. Chaque jour, Echo va à l'école dans le West Side. Elle voyage entre deux mondes, laissant derrière elle ses frères, ses amis et une partie d'elle-même. Laisser derrière soi l'endroit qui vous a fait naître comporte des dangers…
Le jour, Rose est la Miss France des filles bizarres. Une solitaire avec des idées pas claires, tortueuses. Une raconteuse aussi, avec son sac sans fond d’histoires débordantes de poésie, pour mieux cacher son secret. Car la nuit, Rose grandit. Son frère, Nathan, a des araignées sur les poumons. Il va mourir. Il n’y a plus rien que cette idée. Et la colère. Rose se déteste. Rose déteste cette absence d’éternité. Rose déteste les jours et les nuits. Nathan, lui, voudrait aimer, une fois. Rose n’y pense même pas. Elle se sent vide, abandonnée, prisonnière.
Mais un jour, elle croise la route d’un certain Zeus. Il est bizarre, avec ses phrases hameçons qui se plantent dans les coeurs. Il a une soeur Iris, belle et libre, de l’âge de Nathan. Il lui parle, il l’écoute.Tout se bouscule. La vie reprend. Des mots bleus pour des peaux tristes et blanches. Cela pourrait être un poème de Rose. C’est demain.
Il revient de loin, Edward. Jusqu’à l’âge de 7 ans, il a vécu enfermé dans un appartement avec sa mère, sous l’emprise d’un homme alcoolique et violent. Lorsqu’il est délivré de son bourreau, il peut enfin découvrir le monde qui l’entoure. Mais est-il libre pour de bon ? Recueilli par les services sociaux, puis ballotté de famille d’accueil en famille d’adoption, Edward se construit en tentant d’oublier son passé. Mais au fil des années, ce passé le suit pas à pas et ne cesse de se rappeler à lui. La force, le courage et la volonté lui suffiront-ils pour lui échapper ?
« Je ne peux pas passer une année de plus dans ce costume de graisse, mais je peux terminer cette année dans une apothéose. » Il a tout essayé, rien n'y fait : Butter est malade de son poids. Et sa vie est devenu un enfer, avec les autres et avec lui-même. Alors, pour en sortir, il lance un défi désespéré sur Internet : le 31 décembre, en direct, il mangera, mangera, mangera, jusqu'à ce que tout soit terminé. Et vous, que ferez-vous ce soir-là ?
Trois gamins dans un orphelinat. Léo et Mathieu, ont une jambe de bois ; Pad’bol, leur souffre-douleur, est en fauteuil roulant. Tous les trois ont une passion : le foot. Noël approche. Ils ont hâte de recevoir leurs cadeaux et de prendre leur revanche sur l’équipe de foot de l’hôpital de la Croix-Rouge. Le Père Noël, lui, est dépassé par les commandes et perd patience. La Mère Noël, elle, subit les impatiences de son époux. Pendant ce temps, des mines explosent.















