Trois jours sans

William n'est ni un bon élève, ni un cancre. Le lycée l'ennuie, c'est tout. Il est amoureux de Marie, la forte en thème, toujours un peu trop sage, malheureusement. Il n'est pas spécialement chahuteur. Il n'a jamais posé de véritables problèmes à ses professeurs, il ne s'est jamais fait remarquer.
Jusqu'à ce jour où Mlle Février, la prof de français, voulant le sortir de sa torpeur, lui dit : « Tu rêves encore. À quoi tu rêves ? As-tu seulement un rêve ? » Cette manie de toujours vouloir savoir à quoi rêvent les élèves... William, sans réfléchir, décide de prendre Mlle Février au mot. Ce jour-là, elle porte une jupe plutôt courte. William s'entend répondre : « Je veux arracher ta culotte et te manger » et écope de trois jours d'exclusion, seulement trois jours, parce que Mlle Février n'est pas la plus susceptible des profs.
Trois jours de vacances ou trois jours de galère ? William s'aperçoit, à son propre étonnement, qu'il n'a pas tellement envie de faire la grasse matinée et que l'interdiction de franchir la grille du lycée lui est désagréable. Et comment annoncer la nouvelle à sa mère, qui vient justement d'être mise au chômage technique ? Trois jours, c'est trop court pour partir en Amérique. Et William n'est pas assez riche pour aller découvrir Paris. Il a juste de quoi s'acheter un hamburger à Valenciennes, à condition d'y aller à pied. Trois jours, c'est trop court pour changer de vie, pour devenir un homme. Mais trois jours, c'est juste assez long pour trouver un petit job, pour rencontrer un Américain que la France fait rêver, pour retrouver une complicité perdue avec sa mère et pour regagner sa propre estime. Et même, éventuellement, celle de Mlle Février.

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