Thème « aventure et policier »
Il se passe des choses inquiétantes à Londinium, la capitale du Royaume-uni. La coexistence entre humains et animaux est de moins en moins harmonieuse. Pour un lapin comme Arsène, amateur de belles montres et de lectures philosophiques, c’est inquiétant. Comme il est réputé pour ses talents d’enquêteur, il n’est pas étonnant que la Résistance ait fait appel à ses services. Seulement glaner des informations dans une ville qu’on connaît par coeur est une chose, se rendre clandestinement en Allemagne alors que cet inquiétant Hitler vient de prendre le pouvoir en est une autre.
L’enquête d’Arsène n’avançait pas. Le prince Alexander manigançait quelque chose avec ce chancelier allemand, Hitler, mais quoi exactement ? Et à Londinium, les choses ne s’arrangeaient pas. Il y avait cette mystérieuse maladie qui touchait les roux, ce docteur inquiétant qui proposait un antidote, les conflits entre animaux et cette chaleur accablante... Mais le contact d’Arsène au ministère avait disparu, la Résistance était sans chef, Johnny toujours en prison. Il faudrait se débrouiller seul, se disait-il, jusqu’à ce que quelqu’un frappe à sa porte, quelqu’un qu’il ne s’attendait pas du tout à voir...
Paris ! La ville de Josephine Baker, des tenues élégantes et des conversations raffinées, la ville que sa famille avait quittée il y a bien des années... Arsène aurait dû savourer de l’arpenter autrement que dans ses souvenirs et ses rêveries, mais la réalité était bien différente, entre les rats qui pullulaient, les rues encombrées et les tensions politiques qui agitaient les foules. Et surtout, il était là pour trouver de l’aide, parce que le fragile équilibre entre humains et animaux de Londinium menaçait de s’effondrer. La Résistance, trahie par sa cheffe, semblait impuissante face au ténébreux complot mené par le prince Alexander. Bientôt, partout, il n’y aurait plus que des proies et des prédateurs.
Dans la vie, il faut se battre. Dane Washington ne le sait que trop bien. À la moindre occasion, ses poings le démangent et ils parlent pour lui. Seulement, il n’a plus droit à l’erreur : encore une bagarre, et ce sera l’exclusion. Sa dernière chance s’appelle Billy D., un garçon qui vient de s’installer à côté de chez lui avec sa mère.…
La première fois que Lucas Swain a rencontré Violet Park, elle était coincée sur une étagère, dans les locaux d’une compagnie de taxis. Pour être précis, ce n’est pas elle qu’il a repérée en premier, mais la boîte qui la contenait : Violet Park, réduite en cendres dans son urne funéraire, avait été oubliée à l’arrière d’un taxi et attendait depuis cinq ans que quelqu’un vienne la chercher. Lucas n’en savait pas plus, mais il avait calculé qu’elle était décédée l’année même où son père à lui avait disparu.
Lucas s’est alors dépêché d’emmener la vieille dame morte ailleurs, dans un endroit agréable. Puis il s’est aperçu que tout le monde semblait la connaître. Elle n’arrêtait pas de surgir de partout, comme pour attirer son attention, pour lui dire quelque chose qu’il n’arrivait pas à comprendre… Un secret ?
Je ne sais pas, vous, les mammouths, mais moi, je croyais qu’il n’y en avait plus depuis dix mille ans au moins. Et vous, je ne sais pas, mais les mammouths, moi, je préférerais ne pas me trouver sur leur route. Avec cette odeur qu’ils dégagent de laine mouillée et d’herbe pas très fraîche, sans parler de l’habitude qu’ils ont d’écraser les gens. En particulier les directrices de Maisons du peuple. Et les mammouths, vous, je ne sais pas, mais, pour moi, ils ne se posent pas de questions déplacées sur leurs minijupes. Mais quand on en voit, des mammouths, qui se promènent vers l’horizon au crépuscule, ça paraît bizarre et ça laisse encore pas mal de questions en suspens. Le genre de questions qui méritent une enquête. Et là-dessus, pas de doute : Bobby Potemkine, c’est encore à toi de jouer.
Les bébés-pélicans ressemblent à des ptérodactyles chauves avec des yeux étonnés et de petites pattes palmées un peu roses et grisâtres. On en voit de plus en plus dans le quartier de Bobby Potemkine. Il restent plantés là, dans les rues, les magasins ou les maisons, toujours tranquilles et immobiles, à attendre on ne sait quoi. Même les caresses ne leur font ni chaud ni froid. Ils ne mangent ni ne fientent. Ils sont si peu encombrants que les habitants de la ville ont pris l'habitude de les emmener partout avec eux, accrochés autour du cou avec un morceau de ficelle. Jusqu'au jour où leur nombre devient si inquiétant que Lili Nebraska charge Bobby Potemkine de retrouver leurs mères-pélicans. Il doit leur dire que c'est à elles de s'occuper de leurs bébés, et pas aux habitants du quartier. Mais cette fois-ci l'enquête s'avère difficile. Car personne ne sait à quoi ressemble une mère-pélican. D'ailleurs on ne sait même pas si ça existe...
Picq et Raton sont seuls, la nuit, au Palais de justice. Ils ont un cadavre sur les bras : celui de leur confrère Louis Balay. Celui-ci avait réussi à séduire la ravissante et douce Paulette, une jeune prolétaire autrefois gaufrière, dont ils n'ont jamais eu les faveurs. Paulette a assisté au crime et se retrouve enfermée dans un placard à balais. Picq et Raton essaient de garder la tête froide, de ne pas céder à la panique. Il leur faut inventer en une nuit un scénario qui leur permettrait d'accuser la jeune fille de leur crime. Ils fouillent dans les affaires de Louis, trouvent le procès-verbal d'un coupeur de cheveux, mais cette lecture ne les avance pas et l'heure tourne. Ils découvrent enfin un autre procès-verbal qui prouve que Paulette vendait des gaufres, certes au sucre mais au noir. À force de chercher encore et encore, la vérité leur apparaît : Louis Balay faisait chanter Paulette ! Ils ont une preuve : Paulette sera accusée d'avoir tué son maître chanteur, et Picq et Raton innocentés. Et dans cette nuit folle, les chansons ne manquent pas et tout d'abord celles du spectre de leur victime qui s'amuse à les terroriser.
Cette pièce a été créée en janvier 1997 à Poitiers, puis joué au Théâtre de la Bastille à Paris sur une musique d'Henri Texier.
Les Josette sont des écolières qui portent toutes le même prénom : Josette. Jusqu’ici, rien de grave.
Mais voilà : depuis un mois, les Josette ont cessé d’aller à l’école. Elles préfèrent errer dans les rues, se rassembler sur les bords de l’estuaire, et grignoter des oeufs durs. Elles sont de plus en plus nombreuses. Quand on les questionne, elles répondent qu’elles attendent la douze millième Josette. Bobby Potemkine a beaucoup de mal à en savoir plus, car les Josette ne parlent qu’aux Josette. Heureusement, Lili Nebraska vole à son secours, comme d’habitude. Et aussi Lili Iomelli, sa voisine, qui a naguère exercé le métier de photocopieuse sans machine et en a gardé une extraordinaire richesse de vocabulaire.
Lili a remarqué que les Josette se passionnent pour les oeufs. Pourquoi ? La douze millième Josette va-t-elle éclore ? Être pondue ? Et que se passera-t-il ensuite ? L’inquiétude monte dans la ville, tandis que la nuit devrait tomber, mais ne tombe pas…
Sheng-Hui, Immense savoir en chinois, est né en 1956 dans le Yunan. Sa mère, Kuo, s'est tout de suite inquiétée des prédictions fâcheuses qui entouraient sa naissance. Mais elle ne peut empêcher le destin, et Sheng-Hui se retrouve orphelin à quatre ans. Il est élevé dans la forêt par un moine bouddhiste et un vieux chat blanc qui lui apprennent l'antique sagesse chinoise, qui l'ennuie beaucoup, et les romans d'aventures, qui lui plaisent énormément. Il aime surtout Les Aventures du roi des singes qui racontent le voyage en Occident d'un moine et d'un guerrier aux pouvoirs magiques. C'est ce voyage qu'il va refaire: de Hong Kong en Amérique, il recherche le Sutra du Rire qui fait accéder à l'illumination et à l'immortalité.
L'histoire de Sheng-Hui fait traverser la Révolution chinoise et ses convulsions, mais aussi l'Amérique des années 70, vue d'un oeil fasciné et critique.
C'est un roman rocambolesque, l'aventure d'un Tintin chinois pris entre le bouddhisme et les Gardes rouges. Un À la poursuite du Diamant vert, où le trésor serait le Sutra du rire.
1889. L’empereur Napoléon III, grand vainqueur de Sedan, s’apprête à inaugurer l’exposition universelle organisée dans un Paris grouillant d’automates en tout genre. Lors de la parade d’ouverture, Philémon de Fernay, jeune élève de saint-Cyr, a le privilège de piloter le Zéphyr, le nouvel aéronef crée par Clément Ader. Mais tout déraille lorsque l’engin volant s’écrase sur la salle des machines et la pulvérise. Sous les gravats, Philémon découvre alors le corps d’un enfant automate aux traits particulièrement réalistes. Quel fabricant a bien pu enfreindre la loi principale de la Pax automata qui interdit la conception d’automates ressemblant à des humains ? Même Zélie, la romanicielle et mécanographe hors pair, n’a jamais rien vu de pareil ! Plus mystérieux encore…Une fois activé, l’enfant automate est capable de faire exploser n’importe quel mécanisme à proximité. Serait-ce une arme secrète dirigée contre l’Empire ?
Bobby Potemkine est perplexe. L'enquête qu'on lui a confiée n'est pas de tout repos. Aucune enquête ne l'est. Mais celle-là encore moins qu'une autre. Il s'agit d'enquêter sur la disparition de Lili Soutchane, l'inventeuse du feu, une très jolie brune avec un foulard rouge autour du cou et rien d'autre. Ca s'est passé pendant la boule bleue, à la troisième lune rousse, à l'époque où l'on mesurait le temps en boules, billes et bulles de couleur, et en lunes. Bobby Potemkine ne sait pas combien de boules va lui prendre cette enquête. À force d'interroger l'entourage, il n'est même plus sûr que c'est bien Lili Soutchane, l'inventeuse du feu. C'est peut-être plutôt Lili Chpolnik, la très vieille grand-mère qui héberge chez elle un orchestre de mouches. C'est peut-être aussi le crabe laineux qui tient un commerce de guimauves et de boules de gomme près de l'ancienne gare du RER détruite par une méréorite... Va savoir. Ce dont Bobby est sûr, en revanche, c'est qu'il éprouve toujours un gros faible pour Lili Niagara, la chauve-soubise.
Comme elles en ont l’habitude, Emma et sa sœur Sophie vont promener leur petit frère le long de la route, vers l’étang et la forêt. « On va voir les canards, lui disent-elles, on revient dans cinq minutes. » Mais à leur retour, elles ne trouvent qu’une poussette vide. Et une seule chaussure de leur frère. Où est-il passé ? Que s’est-il passé ? Les questions se bousculent dans la tête d’Emma. Mais les recherches, les appels à témoins, les invocations ne donnent rien. Les certitudes d’Emma se fissurent et le doute s’insinue en chacun : ses amies, ses parents, sa sœur. Comment se construire alors et traverser les jours, les mois, les années, au-delà de cette disparition ? Contre l’oubli, contre le silence et contre les soupçons, Emma fait tout pour préserver le dialogue avec celui qui n’est plus là, animée par l’espoir, fou peut-être, de le retrouver.
La mort l’a frappé le 3 décembre 1894. Robert Louis Stevenson avait quarante-quatre ans. Il avait abattu une bonne journée de travail et aidait sa femme à préparer une mayonnaise. Il laissait derrière lui une production littéraire immense dont L’Île au trésor et le fameux Docteur Jekyll et Mister Hyde.
Si la mort l’a frappé subitement, elle le guettait depuis sa naissance à Edimbourg, le 13 novembre 1850. Elle aurait même dû se manifester avant qu’il souffle sa cinquième bougie et l’emporter dans une de ses fulgurantes quintes de toux. La mort aura préféré attendre quarante-quatre années. Elle voulait mieux connaître sa victime. Mais, surtout, elle doit bien l’admettre, pour entendre les merveilleux récits que Stevenson, déjà tout petit, inventait.
Alors qui mieux que la mort pouvait raconter la vie de Robert Louis Balfour Stevenson.
Aujourd'hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Collinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d'étangs, pour fêter, comme chaque année, l'anniversaire de Papigrand, le patriarche. Comme c'est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l'aube, il y a comme un pépin. Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. À première vue, personne ne le connaît. L'affaire pourrait donc n'être pas si grave que ça. Le problème, c'est que dans la famille, il y a au moins trois mobiles criminels possibles. Donc trois assassins potentiels. Sans compter tous les secrets qu'on n'a pas encore découverts...
Il s’en passe des choses au mois de septembre au Havre ! Septembre 1944, alors que la ville est bombardée par les Anglais, un sauveteur havrais extrait des décombres un nourrisson endormi ainsi qu’un grand sac au contenu mystérieux. Septembre 2020, le journal Paris-Normandie lance un concours d’écriture sur ‘’Les enfants havrais durant la guerre de 39-45’’. Angie Tourniquet, 12 ans, se met sur les rangs avec l’idée de recueillir le témoignage du notable et mécène de la région, Maurice Lecoq, dont on vient de fêter le centenaire. Mais les propos du vieillard sont confus, tout autant que les réactions de son entourage. Vols, disparitions, lettres de menace... Voilà Angie embarquée dans une nouvelle affaire, pile au moment où son voisin et ami, le capitaine de police Augustin Maupetit, décide de la prendre comme stagiaire. Officieusement, bien sûr...















