Collection Classiques

Prix « Sorcières » 1989 Prix « Totem » du Salon du livre de jeunesse de Montreuil Prix « Sorcières » 1989 décerné par L'Association des Libraires Jeunesse (Catégorie: Album) "Prix Sorcière" 1990 Prix « Sorcières » 1991 décerné par l'Association des Libraires Jeunesse Prix « Sorcières » en 1991 Prix Bernard Versele 2003-2004 Prix Bernard Versele 2007 (catégorie 4 chouettes) Prix Bernard Versele 2006 (catégorie 1 chouette) "Prix Sorcières" 2004 Prix Sorcières 2006 Prix Bernard Versele 2007 (Chouette, Catégorie 5) Prix Millepages Jeunesse 2006 (Vincennes) Prix Millepages 2004 "Prix Sorcières" 1993 Prix «Sorcières » en 1996 Prix « Totem roman » 1996 Prix « Tam-Tam/J'aime lire » décerné par le Salon de Montreuil en 1997 "Prix Bernard Versele" 1998 "Prix Sorcières pour les tout-petits" 1998 "Prix Sorcières" 1998 Prix « Lire au College », 1999 Prix "Sorcières" 2000 Prix Janusz Korczak Prix Bernard Versele 2000 Ce livre a reçu le Prix Bernard Versele 2001 Prix "Bernard Versele" 2003-2004 (catégorie 1 Chouette) Prix Alphonse Daudet - Goncourt Jeunesse 2003 Prix Bernard Versele 2006 (catégorie 2 chouettes) Prix Bernard Versele 2009 (catégorie 3 chouettes) "Prix Bernard Versele" 2002 Prix des Mordus du polar en 2012 Ce livre a reçu le prix NRP de Littérature Jeunesse 2015-2016. Prix 2013 de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public organisé par la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti et l’Inspection Académique du Var / Rectorat de Nice Pépite du premier album au Salon du livre de la presse jeunesse de Montreuil 2011 Prix des Libraires du Québec 2012 Prix 2013 de la section française d'IBBY Priix Sorcières 2014 dans la catégorie "Romans ados" Prix Bernard Versele 2015 Prix Sorcières 2015 Prix Mille Pages 2013 Prix Sésame 2016 Meilleur roman jeunesse 2014 (Les Etoiles/ Le Parisien Aujourd'hui) Prix des Embouquineurs 2016 Prix Livrentête 2017 dans la catégorie" Romans Ados" Grand prix 2016 de littérature dramatique jeunesse (Centre National du Théâtre) Pépite 2016 des lecteurs France Télévisions/Salon du livre et de la presse jeunesse Ce roman a été élu meilleur livre jeunesse de l'année 2014 par le magazine LIRE. Prix du festival Graine de lecteur 2016 Grand Prix de la Société des des Gens de lettres du livre jeunesse 2017
Classiques / 9782211227841 / 6.10 € / Disponible

Une main tranchée qui se venge de son bourreau, une statue maléfique qui se choisit un mari, une veuve obligée de déterrer son époux pour respecter ses dernières volontés, une défunte qui se transforme en loutre malfaisante, un étudiant aux prises avec le terrifiant fantôme d’un juge, une chambre sinistre où les chandelles s’éteignent toutes seules pour céder la place à des ténèbres suffocantes, un musicien qui semble un ange de la mort… Les revenants sont partout dans ces nouvelles, le diable aussi, d’ailleurs, qu’il surgisse dans la peau d’un acteur ou dans celle d’un enfant de choeur… 

Oui, dans ces histoires réunies et présentées par Christian Poslaniec, poète, essayiste et spécialiste de la littérature de jeunesse, il y a des créatures de la nuit terrifiantes, des choses innommables, des maisons hantées et des revenants qui pensent avoir encore leur mot à dire… 

Classiques / 9782211220163 / 6.10 € / Disponible

La Cousine Bette… Voilà un titre qui ne paie pas de mine. Qu’on ne s’y trompe pas. Cette histoire est peut-être le roman de Balzac le plus trépidant, le plus palpitant, le mieux fait enfin pour tenir en haleine. Ce thriller familial, dans lequel une vieille fille pauvre, laide, rancunière et aigrie œuvre méthodiquement, par pure envie, à la destruction de ses proches, fut immédiatement un triomphe, du reste.

Comment se fait-il que ce roman d’une noirceur extrême, où triomphent les passions morbides (l’obsession érotique du baron Hulot, la jalousie maladive de Lisbeth, voire l’aveuglement amoureux d’Adeline), laisse une impression de lecture si tonique, si exaltante, même ? Cela tient sans doute au rythme que Balzac a imposé à l’intrigue, à des dialogues nombreux, à des parties narratives riches en coups de théâtre, mais aussi à l’humour décapant qui accompagne de bout en bout la violence psychologique.

Balzac a jeté dans cette histoire les dernières forces d’un génie qui devait bientôt s’éteindre, épuisé par sa titanesque entreprise romanesque, et cette énergie s’exprime à chaque page.

Classiques / 9782211228589 / 6.10 € / Disponible

Lorsqu'il publie Une vie, en 1883, Guy de Maupassant a trente-trois ans et derrière lui, déjà, une carrière d'écrivain reconnu. Il saisit Jeanne, son personnage, à l'âge de dix-sept ans. Comme son aînée Emma Bovary, Jeanne rêve du grand amour. Elle a tout pour être heureuse, tout pour devenir la princesse de contes de fées de ses songes. Mais l'irruption de Julien dans sa vie va la faire pénétrer de plain-pied dans la réalité sociale des femmes de son époque, et la désillusion deviendra le motif obsédant qui ponctuera sa vie. L'inconséquence et les compromissions de ses parents, la muflerie et les infidélités de son mari, les hypocrisies d'une société empesée dans ses traditions vont transformer son destin en « une vie » emblématique d'une forme de résignation féminine. Emma Bovary, Jeanne, Tess d'Urberville, Effi Briest : on pourrait s'étonner que la figure de la femme bafouée se manifeste avec une telle constance dans le roman réaliste européen. S'annonce, en fait, à travers ces peintures littéraires, une prise de conscience de l'insoutenable condition de la femme, laquelle présidera aux révolutions idéologiques féministes du XXe siècle.

Classiques / 9782211225731 / 6.10 € / Disponible

Au Ier siècle de notre ère, dans une Palestine sous domination romaine, Juda Ben-Hur, fils d’une noble famille de Judée, est injustement accusé d’attentat contre la personne du gouverneur en poste à Jérusalem. Le voilà condamné aux galères, tous ses biens sont confisqués, ses proches mis en prison.
Sa fougue et sa jeunesse lui inspirent un projet de vengeance qui ne sera pas facile à mettre en oeuvre. Dans ce monde antique où Rome impose son hégémonie, le rameur enchaîné à son banc ne peut rien. Ben-Hur survivra-t-il aux épreuves dont peu de galériens réchappent ? Retrouvera-t-il sa liberté ? Pourra-t-il reconquérir un statut social et les moyens de faire valoir son innocence ?
S’il y parvient, il lui faudra encore vaincre le traître qui s’acharne à sa perte, arracher sa mère et sa soeur au mal qui les ronge et affronter des dangers dont le moindre n’est pas l’intérêt que lui porte une Égyptienne aux allures de femme fatale.
Tels sont les enjeux d’une action romanesque qui nous transporte aux temps du christianisme naissant et d’où nous parvient l’écho d’un quadruple galop d’enfer.

Classiques / 9782211227520 / 6.10 € / Disponible

En pleine Révolution française, aux jours sombres de la Terreur, Marie-Antoinette, reine déchue et emprisonnée, attend de passer en jugement et, sans doute, de monter à son tour à l’échafaud : c’est le sort qu’a subi son mari, Louis XVI, au début de l’année 1793. La reine garde néanmoins des partisans qui s’efforcent de la sauver. Parmi eux, l’audacieux Maison-Rouge, aristocrate rentré clandestinement de l’émigration, multiplie les tentatives auxquelles se trouvent mêlés deux révolutionnaires convaincus, en qui les idées neuves n’ont pas aboli le vieux fonds de sentiments chevaleresques. Il faut toute la gaieté communicative d’Alexandre Dumas et toute la magie propre au roman historique pour nous faire envisager la réussite d’une évasion. Jusqu’à la dernière page, nous voulons croire que la jolie souveraine échappera au supplice, que le bourreau Sanson se lassera de couper les têtes, que la douce Geneviève pourra vieillir heureuse auprès de son beau Maurice et que le sublime ami Lorin s’obstinera longtemps encore à converser en vers…

Classiques / 9782211216302 / 6.10 € / Disponible

On ignore encore trop souvent que Marie-Catherine d’Aulnoy, contemporaine de Charles Perrault, fut la première à publier des contes de fées. Et celles-ci sont partout à l’œuvre dans son univers enchanté : elles métamorphosent les princes en oiseaux, les princesses en chattes, elles secondent Finette Cendron (avatar de Cendrillon) ou s’en prennent au bonheur de la trop difficile Toute-Belle. Leurs pouvoirs sont redoutables et leurs lois inexorables, elles commandent aux dragons et aux lions du désert et ne pardonnent aucun outrage. À l’inverse de Perrault, Mme d’Aulnoy ne cherche pas à restituer une quelconque tradition orale, elle laisse son imagination broder autour de schémas bien connus, combinant parfois deux contes pour entraîner son lecteur dans une succession de péripéties à la fois surprenantes et familières.

La lecture de contes de Mme d’Aulnoy figure au programme des classes de sixième.

Classiques / 9782211215886 / 6.10 € / Disponible

Le feu, la tribu des Oulhamr le possède : elle sait l’entretenir… mais pas le fabriquer. Un jour, au cours d’une bataille contre un clan rival, les cages où il est conservé sont détruites. Les Oulhamr se savent condamnés. Faouhm, leur chef, promet sa fille et le commandement de la tribu à qui rapportera le feu. Deux volontaires relèvent le défi : Naoh, fils du Léopard, jeune homme puissant et rusé, et Aghoo, fils de l’Aurochs, dont tous redoutent la violence.

Le roman suit les traces de Naoh et des deux guerriers qui l’accompagnent dans une quête sans merci qui, après les avoir confrontés aux Hommes-sans-Épaules, Dévoreurs-d’Hommes, Nains Rouges et autres tribus sanguinaires, fera des « bêtes verticales » des êtres humains.

Classiques / 9782211215916 / 5.60 € / Disponible

Le Roman de Merlin permet de découvrir le personnage de l’enchanteur Merlin tel qu’il est apparu dans la littérature du Moyen Âge.
Engendré par un démon pour perdre l’humanité mais sauvé par le repentir de sa mère, il dispose, de par sa nature démoniaque, de la connaissance du passé, mais aussi, de par sa nature divine, de la connaissance de l’avenir.
Il occupe une place centrale dans l’univers arthurien. Il joue un rôle décisif dans la naissance d’Arthur, sa désignation comme roi, son couronnement, et ne cesse de le soutenir dans les moments difficiles.
Bâtisseur pour l’éternité, il est à l’origine de l’édification du monument mégalithique de Stonehenge.
Homme plein de sagesse, il sait faire alterner les moments d’action et de réflexion lors de retraites en forêt.
Sa seule faiblesse est son amour pour la fée Viviane, qui le retiendra prisonnier dans la forêt de Brocéliande.

L’étude du Roman de Merlin est recommandée par les Instructions officielles au niveau du collège. L’oeuvre permet d’aborder en classe de cinquième l’image du chevalier, d’évoquer les qualités du souverain idéal, la recherche d’un équilibre entre action et réflexion, tout cela avec un certain sourire, car Merlin sait aussi se montrer facétieux.

Classiques / 9782211205788 / 6.10 € / Disponible

«Quel est votre roman préféré ? » demande Didier Éribon à Claude Lévi-Strauss dans De près et de loin, le livre d’entretiens que ce dernier lui a accordés en 1988 (Odile Jacob, 1998). « Il y aurait cent raisons pour que ce soit Le Cousin Pons, répond le grand anthropologue, mais L’Envers de l’histoire contemporaine me captive…»
Ce dernier roman, publié à titre posthume, montrera que Balzac osait croire encore à la possibilité de voir un jour l’avènement du bien – présenté alors comme l’exact « envers » du mal. Mais c’est le mal, assurément, qui triomphe dans Le Cousin Pons. Car, parmi les « cent raisons » d’être fasciné aujourd’hui encore par ce récit d’un funeste destin, il y a cette remarquable aptitude au mal que déploient bourgeois, usuriers et gens du peuple – « gens de mal » comme on dirait « gens de bien » – qu’unit pour un temps l’appât du gain en vue de dépouiller et assassiner sans violence apparente le pauvre cousin, égaré par sa passion du beau et incapable de résister à la barbarie silencieuse de ses contemporains.
La lecture d’un roman de Balzac figure au programme de français des classes de quatrième.

Dernier roman mené à son terme par Balzac, Le Cousin Pons appartient aux Scènes de la vie parisienne, section « Les Parents pauvres », où il est l’exact pendant de La Cousine Bette.
« À côté d’un roman comme Le Cousin Pons, écrivait Paul Bourget, je ne vois guère à mettre qu’un drame comme Le Roi Lear, et si l’on me demandait lequel je préfère, j’avoue sincèrement que je ne pourrais pas répondre. »

Classiques / 9782211216142 / 5.60 € / Disponible

Ce recueil présente les traductions adaptées de quinze textes profanes, issus de papyrus, qui s’échelonnent de la période des pyramides à celle de l’occupation perse, soit de 2800 à 404 avant Jésus-Christ.
Les scribes des pharaons recevaient et transmettaient des traditions dont la trame fait revivre le quotidien. Certains de leurs récits proviennent de la tradition orale, d’autres s’appuient sur des faits historiques romancés ou bien sur de pures fictions. Le style est vif, ils sont émaillés de dialogues, et la magie y tient son rôle. Dans les contes, des héros comme Sinouhé, Djéhouty et Ounamon vivent des aventures, voyagent de la vallée du Nil vers la Méditerranée et le Proche-Orient. D’autres personnages se font l’écho de la vie de tous les jours à la cour ou à la campagne. Des sages, tel Ptahhotep, ont rédigé à l’intention de leurs descendants un enseignement transmettant leur expérience. Quant aux poèmes et aux chants du harpiste, ils célèbrent sans réserve la joie, l’amour et l’amitié.

Dans ce recueil : des contes – «Conte du naufragé », « Pharaon et les magiciens », «Conte des rameuses », « Roman de Sinouhé », « Le général Djéhouty et la prise de la ville de Joppé », «Conte des deux frères », « La princesse de Bakhtan », « Les mésaventures d’Ounamon », « La sagesse de Ptahhotep », « Les admonestations d’un sage égyptien », « La sagesse d’Amenemopé » – mais aussi de la poésie : «Chants du harpiste », « Fête dans un jardin », «Chant du verger », etc.

Classiques / 9782211215145 / 6.10 € / Disponible

« Je m’éveillai, transi d’effroi, le front couvert de sueur glacée, claquant des dents, agité de convulsions. À la maigre lumière d’une lune jaune qui filtrait par les persiennes, je distinguai le malheureux… le misérable monstre que j’avais créé. Il se cramponnait aux rideaux du lit, et ses yeux, si l’on pouvait appeler cela des yeux, étaient fixés sur moi. Ses mâchoires béaient, il émettait des sons inarticulés, une grimace lui tordait les joues. Peut-être parlait-il. Sa main se jeta sur moi, comme pour m’agripper, mais je m’échappai et m’enfuis en courant au bas des escaliers. Je trouvai refuge dans la cour, où je demeurai le reste de la nuit, en transe, à marcher fiévreusement de long en large, l’oreille aux aguets, craignant le moindre bruit qui eût annoncé l’apparition du démon auquel j’avais si effroyablement donné vie. Quel mortel serait capable de supporter pareille horreur ? Une momie réanimée, même, ne pouvait être aussi repoussante. »

Classiques / 9782211215169 / 6.10 € / Disponible

Le Feu, sous-titré Journal d’une escouade, paraît d’abord en feuilleton, dans L’OEuvre, à l’automne 1916. Le succès est tel qu’il paraît en volume dès la fin du mois de novembre et obtient le prix Goncourt la même année. Aujourd’hui encore, le nom de Barbusse reste attaché à ce récit, à la fois témoignage et hommage « à la mémoire des camarades tombés à côté de moi à Crouy et sur la cote 119 ».
L’expérience des tranchées, vécue volontairement en tant que simple soldat, va transformer Barbusse en porte-parole des poilus, ses frères d’armes, ceux à qui la parole est confisquée – et en porte-voix de la réalité de la guerre à destination des civils, ceux de « l’arrière », à qui la guerre est étrangère, ceux qui continuent à vivre, qui sont heureux « quand même ». Son témoignage va relier « l’arrière » et « l’avant », rendre accessible aux uns la réalité des tranchées tout en libérant la parole des autres.

Classiques / 9782211212298 / 6.10 € / Disponible

« Je suis la jeunesse, je suis la joie ! Je suis le petit oiseau qui sort de son oeuf ! » Tel se définit Peter Pan alors même qu’il livre combat au terrible capitaine Crochet. Peter Pan, c’est l’éternelle jeunesse qui, résolument, a choisi de se détourner du monde des adultes. À Neverland, le Pays hors du temps, sa vie est un perpétuel tourbillon d’aventures où se croisent les sirènes et les fées, où de courageux Indiens affrontent de sanguinaires pirates. Peter est l’âme de ce royaume où s’amalgament les trésors de l’imaginaire enfantin. Et lorsqu’il débarque dans la vie de Wendy et de ses frères, c’est pour les emmener dans un fabuleux voyage dont chacun gardera, pour toujours, la trace nostalgique au fond de son coeur.

Classiques / 9782211214070 / 6.10 € / Disponible

Ils sont rares, les livres dont la seule dédicace porte, en trois lignes, l’essentiel du propos. L’Enfant, de Jules Vallès, en fait partie.
«À tous ceux qui crevèrent d’ennui au collège ou qu’on fit pleurer dans la famille, qui, pendant
leur enfance, furent tyrannisés par leurs maîtres ou rossés par leurs parents, je dédie ce livre », écrit l’auteur en épigraphe du premier tome de sa trilogie autobiographique.
Pourquoi ressortir ce classique des oubliettes ?
Parce que les souffrances infligées aux enfants et aux collégiens dans les années 1840 ne sont pas passées de mode, loin s’en faut. Nous espérons que ceux qui crèvent d’ennui au collège et qu’on fait pleurer dans leur famille trouveront dans cette lecture non seulement
la consolation, mais des armes pour se défendre.
Pourquoi l’abréger ?
Parce que le texte de Vallès est comme un torrent de révolte, répétitif dans son fracas, insistant dans ses éclaboussures. Pour qu’il soit lisible et portatif par les collégiens d’aujourd’hui, pour les indignés de demain.

L'Enfant, paru en 1879 est le premier tome de la trilogie Jacques Vingtras.
Les tomes suivants sont Le Bachelier et L'Insurgé.

Classiques / 9782211215350 / 4.90 € / Disponible

«Je m'appelle Jean Valjean. Je suis un galérien. J'ai passé dix-neuf ans au bagne. Je suis libéré depuis quatre jours et en route pour Pontarlier qui est ma destination. Quatre jours que je marche depuis Toulon. Aujourd'hui j'ai fait douze lieues à pied. Ce soir en arrivant dans ce pays, j'ai été dans une auberge, on m'a renvoyé à cause de mon passeport jaune que j'avais montré à la mairie. J'ai été à une autre auberge. On m'a dit: - Va-t'en! Chez l'un, chez l'autre. Personne n'a voulu de moi. J'ai été à la prison, le guichetier ne m'a pas ouvert. J'ai été dans la niche d'un chien. Ce chien m'a mordu et m'a chassé, comme s'il avait été un homme. On aurait dit qu'il savait qui j'étais. je m'en suis allé dans les champs pour coucher à la belle étoile. Il n'y avait pas d'étoiles. J'ai pensé qu'il pleuvrait, et qu'il n'y avait pas de bon Dieu pour empêcher de pleuvoir, et je suis rentré dans la ville pour y trouver le renfoncement d'une porte. Là, dans la place, j'allais me coucher sur une pierre, une bonne femme m'a montré votre maison et m'a dit: - Frappe là. J'ai frappé. Qu'est-ce que c'est ici? êtes-vous une auberge? J'ai de l'argent, ma masse. Cent neuf francs quinze sous que j'ai gagnés au bagne par mon travail en dix-neuf ans. Je paierai. Je suis très fatigué, j'ai bien faim. Voulez-vous que je reste? - Madame Magloire, dit l'évêque, vous mettrez un couvert de plus. »

Classiques / 9782211204231 / 6.10 € / Disponible

De l’aveu même de Hugo, Les Travailleurs de la mer est un roman sur la nature, ainsi qu’un hommage à sa terre d’adoption et d’exil, l’île de Guernesey. C’est là qu’au début des années 1820 Lethierry, propriétaire d’une petite entreprise de cabotage, opère une véritable révolution en assurant un service entre l’île et Saint- Malo, grâce à un bateau à vapeur, la Durande. Une concurrence qui ne plaît pas à tout le monde et soulève bien des jalousies…

La Durande s’échoue donc un jour entre les écueils de Douvres, mais ses machines sont encore intactes dans le ventre de l’épave. Lethierry promet la main de sa nièce à quiconque les sauvera. Par amour, Gilliatt, le pêcheur solitaire, le maudit soupçonné d’avoir des accointances avec le Malin, relève le défi et brave l’océan…
Gilliatt, c’est Quasimodo, c’est Gwynplaine, mais c’est aussi Hugo, l’exclu, le solitaire, le proscrit, l’homme indissociable de l’oeuvre, qui, dans un premier temps, avait intitulé L’Abîme ce cauchemar maritime.

 « Le génie de Victor Hugo brise invinciblement tous les moules, et ce serait en vérité une prétention quelque peu insensée que de vouloir endiguer cette lave et proportionner cette tempête. Les Travailleurs de la mer, L’homme qui rit, Quatrevingt-treize parurent successivement. Les mêmes beautés d’imagination, d’originalité et de style s’y retrouvent à chaque ligne. » Leconte de Lisle, discours de réception à l’Académie française, 1887.

La lecture d’un roman de Victor Hugo figure au programme de français des classes de quatrième.