Thème « ville »
Gabbin a tout vu ! Juché sur le toit, il a suivi le déroulement de la scène à travers une lucarne : le couple se chamailler, l’homme tirer un revolver de son pardessus, viser, et PAN ! PAN !, deux éclairs blancs toucher la femme qui est tombée en arrière, aussi raide qu’un bout de bois mort. Un meurtre !
En direct ! Lorsque l’assassin a levé les yeux vers Gabbin, éclairé par un rayon de lune, le garçon a compris que sa vie ne tenait plus qu’à un fil. Si ce sale individu l’attrapait, il allait y passer : trois balles dans la caboche et c’en serait terminé. Il fallait fuir, se cacher. Même si sa vie ne valait pas grand-chose, Gabbin, le monte-en-l’air, le ousititi des toits, allait défendre chèrement sa peau…
Saïd a aimé le travail bien fait, la langue française et ses richesses, les dictionnaires, la beauté sous toutes ses formes. Il a aimé être un bon élève. Mais c'était avant. Il y a longtemps. Il y a un an. Avant le collège Camille-Claudel, la foule hurlante de ses mille deux cents élèves, le racket, la fatigue, le mépris et la haine de ceux qui veulent tuer tout ce qui est beau. Au collège, Saïd a changé. Ce n'est pas qu'il ne veut plus réussir et s'en sortir. Il le veut toujours, de toutes ses forces. C'est juste que, des forces, il en a de moins en moins. Tout seul, il sait qu'il n'y arrivera pas. Alors il s'accroche à ce qu'il peut : une sortie à Paris au musée d'Orsay, un tableau qui représente des fleurs blanches sur un fond noir, son ami Antoine qui baigne dans la culture, le caractère d'un prof qui ressemble à l'acteur de Mission impossible... Sauver Saïd de l'échec et du désespoir, est-ce vraiment mission impossible ?
En Chine, pour un enfant, aller au marché est toujours une grande fête. On y rencontre une foule de gens, on y voit toutes sortes de choses, on s'y amuse et surtout on s'y régale. Bïn Bïn court de stand en stand : le vendeur de délicieuses nouilles, la troupe des chanteurs d'opéras, le monsieur qui fabrique des figurines en sucre soufflé et aussi... mais Bïn Bïn ne retrouve plus ses parents dans tout ce monde. Que faire tout seul au milieu du grand marché ?
Je suis un ours. Je sais, ça n’existe pas, un ours qui vit dans la rue, au milieu des hommes.
J’ai mis du temps à l’admettre, moi aussi. J’ai d’abord pensé que j’étais comme tout le monde : j’allais rentrer chez moi le soir pour le dîner et m’endormir paisiblement dans un lit bien douillet. Mais on m’a vite fait comprendre que cette vie-là n’était pas pour nous, les ours. C‘est pourquoi je dors ici, sur ces cartons, dans la rue.
Dans mon quartier, depuis pas longtemps, il y a une vieille dame avec des vêtements bizarres, les cheveux sales, qui pousse un caddie : une clocharde. Elle fait peur et je me demande comment elle vit, comment elle s’appelle... La maîtresse et mes parents voient bien que quelque chose ne va pas. Mais je n’ose pas leur dire que je l’ai vue s’écrouler et que je crois qu’elle est morte.
Résumé de ma situation. Je m'appelle Jeanne, j'ai dix ans. Aujourd'hui, c'est mon anniversaire, et mon père m'a emmenée à Venise. Je devrais être folle de joie, mais comme il y a de l'eau dans le gaz entre mes parents, et que ma mère est à des milliers de kilomètres, à Séoul, oui, Séoul, j'ai peur que cet anniversaire soit le plus triste de ma vie. Le plus raté, aussi. Car notre guide vient d'être emportée par un bateau-ambulance, et mon père a disparu, lui aussi, me laissant seule sur la place Saint Marc. Heureusement, il y a Indaco. Il a dix ans, et il connaît Venise comme sa poche.
Oubliez vos certitudes. De Paris, vous ne connaissez que la partie émergée de l'iceberg. Sous l'asphalte, il y a le monde des Zéfirottes. Sachez d'abord que Paris est entièrement gonflable, comme toutes les constructions humaines, et s'effondrerait sans la technologie sophistiquée et les efforts constants des Zéfirottes. Sans les Zéfirottes, qui sont là depuis toujours, les humains n'iraient pas bien loin. Même la Terre est pilotée par un Zéfirotte. Mais cette nuit, Paris est en danger, et les Zéfirottes ont besoin d'aide. Non loin de Notre-Dame, une petite fille dort dans sa chambre, elle s'appelle Adèle. Elle seule peut aider les Zéfirottes à vaincre la monstrueuse mauvaise herbe qui prolifère sous Paris et paralyse peu à peu leurs machines. Mais il faut faire très vite...
Une visite époustouflante de et sous Paris. C'est l'un des livres les plus foisonnants et les plus impressionnants de Claude Ponti.
Le héros de cette bande dessinée, c'est le lecteur. À lui de résoudre le mystère des vols commis au Louvre et de découvrir le secret du pharaon...
Soyez à nouveau un héros dans : « Lulu a disparu » et « Panique au cirque ».
À l'époque de la construction de la statue de la Liberté, cadeau des républicains français aux États-Unis d'Amérique pour fêter le centenaire de leur indépendance, très peu d'enfants allaient à l'école. La plupart travaillaient aux champs, dans les magasins, les mines, les usines ou les ateliers. Léo, Fanch, Ben et Angus, les quatre jeunes héros de cette histoire, ont personnellement participé à ce chantier extraordinaire, qui s'ouvre en France en 1875 et s'achève onze ans plus tard de l'autre côté de l'Atlantique. Chacun à sa manière a contribué à ce qu'aujourd'hui encore la Liberté éclaire le monde. Une histoire documentaire et un dossier pour en savoir plus sur les étapes de la fabrication de la statue.
Il n'y a pas bien longtemps, au Japon, dans une petite maison à flanc de colline, vivaient un vieil homme et sa femme. Bien qu'ils n'eussent jamais eu d'enfants, ils s'appelaient l'un l'autre « Jiichan » et « Baachan ». Jiichan signifie grand-père et Baachan veut dire grand-mère.
Un jour, Baachan dit: « Jiichan, cela fait trois jours que tu n'as pas dit un mot. » « Hum, je pensais combien mes tournées me manquaient », répondit Jiichan. Baachan le dévisagea: « Depuis quand as-tu arrêté ? » demanda-t-elle. « Hum, depuis de longues années... mais mes jambes sont encore solides. Et j'ai pris grand soin de ma bicyclette... »
Jiichan était l'un des « bonshommes kamishibaï » qui racontaient des histoires aux enfants japonais, au coin des rues, autrefois, quand il n'y avait pas encore la télévision et que les enfants étaient fascinés par les magnifiques illustrations des kamishibaï, ces livres-spectacle - littéralement « théâtre de papier » en japonais. Son métier lui manque tant que, ce matin, il a décidé de reprendre le chemin de la ville. L'écoutera-t-on raconter ses histoires ? Quelqu'un se souviendra-t-il de lui ?
Lili ne peut pas aller en colo avec ses frères. Elle passera ses vacances à Saint Denis chez tata Denise, l'oncle Jo, et ses sept cousins. C'est une grande famille qui fait beaucoup de bruit. Mais l'oncle Jo est silencieux et il passe ses journées à regarder par la fenêtre un terrain vague. « Ma pauvre Denise », disent les voisines. « Dieu nous protège », répond tata Denise. Un jour, l'oncle Jo disparaît. Lili attend son retour et voit sur le terrain vague une porte qui avance toute seule.
À l'école, on apprend un tas de choses, et le trajet à pied pour y aller n'est pas non plus du temps perdu. C'est fou ce qu'on s'instruit quand on se promène en compagnie de maman. Le monde est plein de mystères qui pour elle n'en sont pas - et ses explications sont lumineuses. Avec maman, tout s'éclaire, et on devient savant.
Sans en avoir l'air, voici une petite leçon d'écologie appliquée. Au gré d'une série de magnifiques planches à la gouache qui restituent avec autant de poésie une grille d'égout qu'une branche de sureau ! (Lire, juin 1998).
C’est terrible ce qui arrive à Samir. Nadia, la meilleure voyante de la cité de la Victorine, lui a tiré les cartes. Elle lui a prédit qu’avant six mois, il aurait risqué sa vie pour sauver un ami et serait devenu un héros. Certains seraient très satisfaits à la perspective d’un avenir aussi brillant, mais Samir, le silencieux et timide Samir, ne se voit pas en héros. Il décide de tout mettre en oeuvre pour que la prédiction de Nadia ne puisse pas se réaliser. Pour commencer, il lui faut absolument fuir ses amis. Mais peut-on vraiment échapper à son destin ?
À Katmandou, capitale du Népal, Nan rêve de vaincre enfin son ennemi, le redoutable Chakku. Il ne s'agit ni de boxe, ni de lutte, mais d'un combat aérien au cours duquel les deux garçons vont s'affronter par cerfs-volants interposés. Et, pour prétendre sortir vainqueur de ce duel, il faut d'abord fabriquer le meilleur cerf-volant...
Un matou bien nourri et soigné dédaigne les douceurs du foyer et ne rêve que d’aller rejoindre les chats de gouttière qu’il aperçoit par la fenêtre. Mais la liberté se paye cher, il l’apprendra à ses dépens. Une nouvelle méconnue du grand Émile Zola, dans un album jeunesse superbement illustré par Timothée Le Véel.
Ils viennent des quatre coins du monde, ils sont de toutes les couleurs, c’est la raison pour laquelle Françoise, leur maîtresse, les appelle « sa classe arc-en-ciel ».
Aujourd’hui, pour mieux leur parler d’immigration, d’identité nationale, internationale, universelle… Françoise a décidé de les emmener visiter le musée des Arts premiers à Paris.
« Dessinez une sculpture, celle que vous voulez ! » Akil a choisi une statuette qui vient du pays dogon, au Mali, comme ses parents. Elle est drôle, avec son long visage et ses jambes de bébé. Mais tout à coup… voilà que la statuette se met à chuchoter ! Elle est née d’un arbre à palabres, elle a beaucoup voyagé, elle en a des choses à raconter !















