Thème « transmission du savoir »
De mémoire de flamant rose, Bibi a toujours fait partie de la colonie. C’est elle qui enseigne aux plus jeunes tout ce qu’ils doivent savoir : tenir debout sur une patte, nettoyer leurs plumes... Mais lorsque le lac qui les nourrit s’assèche, les flamants roses doivent partir. C’est un voyage éprouvant qui commence pour les tout-petits. Heureusement, Bibi veille sur eux…
Chevalier Chouette est le capitaine de la garde de nuit. C'est quelqu'un de très important. Chaque nuit, il veille sur le château ; chaque matin, il profite d'un repos bien mérité. Sa vie est aussi réglée que du papier à musique. Jusqu'au jour où… quelque chose ou quelqu'un se met à faire tout un tintouin et chamboule son quotidien ! Mais ne dit-on pas que l'on a souvent besoin d'un plus petit que soi ?
Le jour où Kumaï l’orang-outang recueille un oisillon blessé, sa vie est chamboulée. Comment une si petite chose peut provoquer en elle une si grande émotion ?
« Nos fleurs pousseront plus vite si je raconte une histoire, disait Umpa. Les histoires aident à pousser et grandir. » Avec son grand-père, un petit garçon apprend à suivre le chemin des mots. Chaque histoire est un grand voyage. Et puis, un jour, Umpa n’est plus là .
Petit Ours adorait son petit bateau. Chaque jour, il faisait le tour du lac en ramant. Mais ce qui devait arriver arriva : Petit Ours se mit à grandir. Il devenait un grand ours et ne rentrait plus dans son petit bateau. Grand Ours était triste : il ne pouvait pas laisser son petit bateau sans un petit ours pour le faire naviguer...
Enfin les vacances ! C'est mon moment préféré ! Du moins jusqu'à cette année : mes parents ont décidé de m'abandonner chez mes grands-parents, pour ne partir que tous les deux. Sans moi, leur oisillon…
Eh oui, même les fées vont à l‘école. Bon, il n’y a pas école tous les jours pour les fées, et leur maîtresse, Sorbonette, leur apprend principalement la magie. Et ce n’est pas facile la magie, surtout quand la baguette magique n’obéit pas !
« Ce livre a été écrit pendant les deux premiers mois de ta vie alors que je cherchais un moyen pour tout t'expliquer. Voici les choses que je pense que tu dois savoir… »
Tandis que Nuno et son père redescendent vers la plaine, un rocher déboule du versant montagneux et vient s'écraser sur la tête du roi des animaux qui s'écroule, face contre terre. Alors, Nuno prend la couronne et la pose délicatement sur sa petite tête.
Huit petits récits, huit situations dans lesquelles chacun peut se reconnaître, huit leçons de vie, drôles et vraies. Apprendre à repartir de zéro quand tout s'écroule. Comprendre qu'on ne peut pas toujours être excellent du premier coup. Admettre qu'on a un peu peur, mais qu'il faut quand même se lancer. Savourer les menus moments où apparemment il ne se passe rien...
Dès que la lune se lève sur la forêt, Ours chante ! Ours chante doucement pour endormir ses amis Lapin, Poulette et ses poussins, et son ami Merle. C’est Merle qui lui a appris toutes les chansons. Avant, Merle chantait pour toute la forêt, maintenant Merle est vieux. Alors depuis, Ours est sa voix.
Un fantôme qui préfère les fleurs, les gazouillis des oiseaux et les câlins aux arbres plutôt que les oubliettes et les grimoires effrayants… est-ce que ça existe ? Oui ! Son nom est Wolfgang et il vient d'être désigné par le célèbre Hubert le Puissant pour être son successeur dans le Château Lugubre. Le doux et bucolique Wolfgang va-t-il pouvoir changer de vie?
Un jour, on a demandé à Philippe Dorin de faire une conférence sur son théâtre. Il en a profité pour raconter comment lui venaient ses histoires. Enfin, des histoires, c’est vite dit. Encore faut-il trouver les mots. Et les mots, il leur arrive de se faire attendre. Il en a profité aussi pour se rappeler des réflexions d’enfants, car, après tout, c’est à eux qu’il s’adresse. Il a lu des extraits de ses pièces parce qu’il aime beaucoup lire à haute voix devant des gens, et les faire lire aussi. C’est un auteur de théâtre, ne l’oublions pas. Il a donné également des recettes : comment inventer un langage du Moyen Âge. Ou encore comment faire des vers. Enfin presque.
Écrire, c’est comme essayer de voir une biche dans la forêt. Il faut se lever tôt, marcher longtemps sur un petit sentier pas toujours très bien indiqué, attendre pendant des heures sans bouger, recroquevillé derrière un fourré dans le froid et le brouillard de l’automne. Et la biche ne vient pas. Alors, on y retourne le lendemain. Et la biche n’est toujours pas au rendez-vous. Comme ça pendant des jours. Et puis, un matin, vous êtes à peine sorti de la maison qu’elle est là à vous attendre, buvant l’eau fraîche de la fontaine. Pour l’écriture, c’est pareil.
Un vieil homme, Aldébaran, originaire d'un petit village, Saint-André-du-Loing propose à un enfant, son préféré, son protégé, une balade en vélo extraordinaire. Au début l'enfant rechigne mais il est vite enthousiaste. Au cours de cette balade, Aldébaran lui apprend tout ce qu'il sait : les potins de son village, la beauté du printemps avec son cortège de fleurs sauvages, le nom de tous les oiseaux, la reconnaissance des champignons, les délicieux et les traîtres. Le vélo, c'est merveilleux et difficile, l'enfant peine mais le vieil homme lui confie les secrets de la bécane et les ruses pour ne pas flancher. Ils pédalent si bien que les voici arrivés au dernier sommet. Et qui voient-ils ? Les plus grands coureurs du Tour de France ! Aldébaran se transforme en chroniqueur sportif, il commente à l'enfant ébloui la dernière étape. L'enfant est surexcité : il pourrait y arriver, les doubler tous, gagner la course ! Pourtant le vieil homme, si près du but, s'arrête : « On ne gagne pas contre la montre. » L'enfant est furieux. Le vieil homme trouvera des arguments pour le convaincre. Ce n'est pas gagner qui compte, ce ne sont pas ces bonheurs factices qui donnent du goût à la vie. L'enfant n'est pas tout à fait convaincu. Il comprendra lorsque la nuit tombera et qu'à la belle étoile, contre lui, le vieil homme s'endormira.
Nathalie Papin aime se poser des questions. Comment, après une école de mime, en est-elle venue à écrire du théâtre ? Comment fait-on quand on est un enfant pour se tenir confiant et solide devant des adultes qui vous empêchent de trouver votre propre chemin ? C’est si difficile de mourir ? Et de vivre ? Peut-on refaire le monde et se refaire soi-même ? Ce sont ces questions et beaucoup d’autres qu’elle explore dans ses pièces, et comme elle aime la fantaisie, elle le fait dans un abécédaire… à l’envers.
Première confidence : Mon premier échec, c’est de n’avoir pas réussi à apprendre le dictionnaire par coeur quand j’étais enfant. J’avais 10 ans. J’avais honte parfois de manquer de mots et j’avais décidé de prendre le taureau par les cornes : les connaître tous. Au lieu d’aller jouer dans la cour de récré, je passais mon temps à épeler les mots pour les apprendre plutôt que d’aller jouer au foot avec les garçons, ce que j’aimais beaucoup.
Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. La désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir. Elle seule sait comment était le monde quand il y avait encore des animaux, quand l’oeil humain pouvait voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Lorsque Jonas aura douze ans, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique…















