Thème « théâtre »
Il arrive qu’un auteur se trouve en panne d’idées. Ou en panne d’histoires. Ou en panne de personnages.
Alors, quand il se nomme Michaël Escoffier, il placarde quelques affiches à l’orée du bois et le tour est joué. Du moins, c’est ce qu’il espère…
Turlututu est grand maintenant; le temps est venu pour lui de quitter ses vieux parents. Turlututu chevauche alors son fidèle Galopin et part à l'aventure. Un croque-mitaine, une île mystérieuse, un château fort et une certaine Lili : Turlututu rencontre tellement de nouvelles choses et de nouvelles personnes !
Un livre animé enchanté et enchanteur, à mi-chemin entre le mystère du Moyen-Âge et la comptine...
Il y a bien longtemps (ou alors pas tant que ça), loin, très loin dans une autre contrée, un autre monde, ou alors juste à côté, vivaient les lurons de la forêt. Ces joyeux amis menaient leurs vies tranquillement (avec quelques désaccords, quelques différends), et les jours défilaient, sans grands incidents. Mais un matin, une rencontre inattendue bouleversa ce train-train. Laissez-moi vous conter cette histoire, qui ne manque pas de mordant, c'est certain…
Louis Beaugosse est heureux. C'est le jour de son mariage. Il a rendez-vous avec Anabelle pour la conduire devant monsieur le Maire. Mais Anabelle n'est pas là . À sa place, Louis rencontre ses deux soeurs qu'il ne connaissait pas. Elles sont laides, vraiment laides, et bizarres, très bizarres. Louis est paniqué. Les soeurs d'Anabelle le dévorent des yeux.
Amphitryon est une véritable féerie qui a tout pour surprendre mais aussi pour enchanter le spectateur : Jupiter, non content d'avoir obtenu les faveurs d'une femme fidèle en prenant les traits d'Amphitryon, son mari, décide de pousser plus loin le jeu et de semer la confusion parmi les hommes. Avant de rétablir l'ordre, il savoure avec son fils Mercure, lui aussi travesti, ses talents de comédien qui lui permettent d'assouvir ses caprices en toute impunité. Comme la poésie, la comédie latine revendique le droit à la fantaisie, au rêve, au non-sens. Le spectateur joue le jeu, accepte les conventions les plus folles et se réjouit de voir Jupiter triompher par des moyens surnaturels.
Bleu, c'est la couleur de la Tunisie où Lili a grandi avec ses petits frères jusqu'au jour où son père est mort. Blanc, c'est la couleur de la banlieue où elle ne réussit pas à trouver une place et à oublier son chagrin. Gris, c'est la couleur de Paris où Lili devra faire l'apprentissage du deuil et de l'intégration, avant de pouvoir dire : c'est beau aussi, la France.
Victor a tout pour être heureux. Il est le fils unique et chéri du directeur d’un grand hypermarché, sa mère est belle, ses parents s’aiment. Il vit dans une grande maison avec une piscine. Il a un copain de foot qui s’appelle Bazouk.
Un jour, pourtant, son monde s’écroule. Dans l’hypermarché truffé de caméras de surveillance, sa mère a volé une boîte de pâté. Et tout le monde l’a vue. Même Victor.
Noam a eu un accident. Depuis, il ne peut plus marcher et il s'ennuie. Son destin n'a pas été très gentil avec lui. Mais est-ce qu'il le connaît, vraiment ? Justement, voici qu'un jour un petit bonhomme frappe très fort dans sa tête. Stupéfait, Noam le voit apparaître devant lui. Il s'appelle Camino, et c'est le destin de Noam ! Commence alors une aventure extraordinaire où il sera question de chemins, de rivières, de chantiers, de rencontres avec une clandestine et des destins mafieux ! Au bout du voyage, Noam a changé.
C'est un pays qui n'a rien de particulier sauf que tous les habitants ont un long nez. Luc joue avec ses copains au ballon et ils se chamaillent à cause d'une montre perdue. L'un d'entre eux ramasse un tract qui les prévient de prendre garde à une dangereuse épidémie qui leur ferait perdre... leur nez ! Luc n'y croit pas. Il a tort. Il le perd et dès ce moment, tous l'excluent : ses voisins, ses amis et même ses parents. Comment pourra-t-il survivre ?
Lorette passe l'après-midi à la décharge municipale. Apparemment, elle attend. Samuel s'assoit à côté d'elle. Il a envie de croire qu'elle l'attend, lui. Mais voilà , Lorette est contre toute attente : attente des prochaines notes, attente des anniversaires, attente du lendemain. Y a-t-il autre chose qui pourrait rompre ce calvaire ? Lorette cherche et Samuel est prêt à l'aider et en... attendant, ils se parlent...
Corinne Fleurot nous invite à un dialogue subtil sur l'ennui et la seule manière de l'éviter : le pouvoir des mots et de l'échange. Cette pièce a été créée en Bretagne, à Bannalec, par la compagnie L'Arbre à lune, en janvier 1999.
C’est l’histoire d’une famille trimballée sur les routes, dans une carriole. Depuis toujours, le père raconte à ses trois enfants qu’ils ont tous été chassés d’un splendide palais situé dans un pays tout aussi splendide. Dora s’en fiche de cette histoire, elle ne souhaite qu’une chose : ne plus bouger, s’arrêter, aller à l’école, au moins une année. Pavel, le petit dernier, y croit dur comme fer. Clow, le plus espiègle, celui qui se fait toujours gronder, n’y croit plus depuis longtemps. Un matin, il décide de dire la vérité à Pavel. Et ça fait mal.
Raoul et Erika ont décidé de vivre avec leurs trois enfants dans une maison isolée, au coeur de la forêt. Et cela suppose une sérieuse organisation. Erika, la mère se débat pour que les horaires soient respectés, les repas assurés, bref, que la vie soit la plus harmonieuse possible. Hélas, le plus souvent, elle craque. À cause de Raoul, son époux, qui perd la boule. Il ne va plus travailler, lit des livres étranges, disparaît la nuit. Il semble attendre quelqu'un ou quelque chose. Qui ? Quoi ?
Un jour, on a demandé à Philippe Dorin de faire une conférence sur son théâtre. Il en a profité pour raconter comment lui venaient ses histoires. Enfin, des histoires, c’est vite dit. Encore faut-il trouver les mots. Et les mots, il leur arrive de se faire attendre. Il en a profité aussi pour se rappeler des réflexions d’enfants, car, après tout, c’est à eux qu’il s’adresse. Il a lu des extraits de ses pièces parce qu’il aime beaucoup lire à haute voix devant des gens, et les faire lire aussi. C’est un auteur de théâtre, ne l’oublions pas. Il a donné également des recettes : comment inventer un langage du Moyen Âge. Ou encore comment faire des vers. Enfin presque.
Écrire, c’est comme essayer de voir une biche dans la forêt. Il faut se lever tôt, marcher longtemps sur un petit sentier pas toujours très bien indiqué, attendre pendant des heures sans bouger, recroquevillé derrière un fourré dans le froid et le brouillard de l’automne. Et la biche ne vient pas. Alors, on y retourne le lendemain. Et la biche n’est toujours pas au rendez-vous. Comme ça pendant des jours. Et puis, un matin, vous êtes à peine sorti de la maison qu’elle est là à vous attendre, buvant l’eau fraîche de la fontaine. Pour l’écriture, c’est pareil.
Une petite fille construit sa maison imaginaire. Deux minutes plus tard, elle est devenue une vieille dame. mais elle porte toujours ses chaussures d'enfant. C'est l'heure de mourir, annonce le promeneur. Déjà ? Laisse-moi juste le temps d'une pensée. Je dois retourner rendre ses chaussures à la petite fille. Le promeneur accepte. Mais la petite fille retient la vieille dame, allume sans cesse la lumière, elle ne doit pas, c'est dangereux, car le promeneur revient.
Victor découvre, un jour, au cimetière, un petit garçon caché au fond d'un trou. Il a dix ans, il est battu par sa mère et il veut mourir. Victor le convainc de sortir et le baptise Debout. Plus tard, il l'emmène au cimetière des Gitans où, par une porte, on accède à un lieu où l'on peut rencontrer d'autres mères. Debout fera ce long voyage, seul. Des mères, il en verra de toutes sortes : Reine Verticale, Mère Jardin, Mère Araignée, Mère Porte, Mère Bijoux... Mais pourra-t-il en choisir une ?
Un vieil homme, Aldébaran, originaire d'un petit village, Saint-André-du-Loing propose à un enfant, son préféré, son protégé, une balade en vélo extraordinaire. Au début l'enfant rechigne mais il est vite enthousiaste. Au cours de cette balade, Aldébaran lui apprend tout ce qu'il sait : les potins de son village, la beauté du printemps avec son cortège de fleurs sauvages, le nom de tous les oiseaux, la reconnaissance des champignons, les délicieux et les traîtres. Le vélo, c'est merveilleux et difficile, l'enfant peine mais le vieil homme lui confie les secrets de la bécane et les ruses pour ne pas flancher. Ils pédalent si bien que les voici arrivés au dernier sommet. Et qui voient-ils ? Les plus grands coureurs du Tour de France ! Aldébaran se transforme en chroniqueur sportif, il commente à l'enfant ébloui la dernière étape. L'enfant est surexcité : il pourrait y arriver, les doubler tous, gagner la course ! Pourtant le vieil homme, si près du but, s'arrête : « On ne gagne pas contre la montre. » L'enfant est furieux. Le vieil homme trouvera des arguments pour le convaincre. Ce n'est pas gagner qui compte, ce ne sont pas ces bonheurs factices qui donnent du goût à la vie. L'enfant n'est pas tout à fait convaincu. Il comprendra lorsque la nuit tombera et qu'à la belle étoile, contre lui, le vieil homme s'endormira.















