Thème « relations dans la famille »
Imaginez que votre meilleur ami habite juste à côté de chez vous. Imaginez que ses parents vont adopter et que, dans deux mois, il aura une petite soeur. Mais que cette nouvelle ne lui fait pas du tout plaisir. Au contraire : il est même décidé à s’enfuir de chez lui. Voilà ce qui arrive à Simon. Il a beau ne pas être d’accord, lui qui aimerait bien avoir une petite soeur, il est bien obligé d’aider Albin à préparer sa fugue...
Un jour, des parents ont dit à leurs enfants qu’il fallait partir. « Tu peux juste prendre une petite valise. »
Comment choisir ? Comment décider de ce qui est le plus important à garder ? Jeanne, son grand frère Quentin et Léo, son amoureux secret, se retrouvent sur le bateau qui va les emporter. Léo veut l’explorer, Quentin se sent obligé de le suivre, Jeanne reste seule à garder les valises.
Quelqu’un la regarde, l’épie. Un garçon qu’elle ne connaît pas. Et lui aussi, il a une valise.
On va déménager. Ma mère nous a annoncé ça comme ça, un jour de janvier, avant le dîner. Joseph et Paul, mes frères, ont protesté. La tortue hibernait dans le jardin. Le chat était sur mes genoux. Moi, je n’ai rien dit. Je ne dis jamais rien. Je ne parle pas. Mon surnom, mon nom d’Indien, c’est Silencieuse. J’aime bien. Paul m’a demandé ce que j’en pensais. Sur un papier, j’ai écrit : « rien ». Mais une maison, c’est plein de souvenirs. Il y en a des bons et il y en a des mauvais. Comme la chose qui a fait que j’ai arrêté de parler.
La fratrie des frères Grimm se composait de cinq garçons et d’une fille, très importante dans l’histoire familiale, c’est pourquoi Les Six Frères cygnes occupe une place particulière parmi les contes que les frères Grimm ont fixés par écrit. Nous sommes ici d’emblée au cœur de toutes les tensions : la famille éclatée, recomposée est source d’épreuves, lieu de rivalités, de désirs, d’interdits, de transgressions et c’est seulement en surmontant ces épreuves que la fratrie parviendra à dénouer les fils du sortilège et à construire enfin son destin.
Les enfants, les enfants, nous dit-maman à voix basse. Réveillez-vous. Cela pourrait être le début d'un roman fantastique. L'histoire d'une mère qui réveille ses enfants car des phénomènes inexplicables se déroulent dans leur maison. Des bruits suspects. Des cris. Des traces rougeâtres sur les portes et les murs. Le bois qui grince... Le vent qui hurle...
Le livre s'achèverait sur une île paradisiaque accueillant une mère et ses deux enfants. Sauvés. Heureux. Cela pourrait...Mais ce n'est pas ça. Notre mère nous réveille pour que nous allions dormir avec elle dans son lit. Maman a peur de beaucoup de choses. De la nuit encore plus que du reste...
« Mon grand-père m’avait promis une tarte aux pommes pour le goûter, j’ai donc pressé le pas. Il faisait un temps glacial […] Un silence étrange semblait descendre du ciel. Je n’ai jamais vu la neige tomber, mais j’avais appris dans un livre que le moment qui précède les premiers flocons ressemblait à ça. J’ai voulu me rappeler où j’avais lu ça exactement et j’ai commencé à faire mentalement la liste de tous mes romans préférés, jusqu’à repenser à un polar où l’inspecteur Maigret revenait dans son village d’enfance parce qu’il avait reçu une lettre dans laquelle on annonçait qu’un crime se préparait là-bas. J’avais oublié les détails mais je me souvenais bien qu’il faisait un froid intense, que les après-midi étaient gris, que l’inspecteur Maigret parcourait le village d’un bout à l’autre, et qu’après il se réchauffait devant le poêle de l’auberge où il était logé. »
Comme dans ses romans préférés, Maléna enquête sur un crime survenu dans le village de son grand-père. Un innocent est accusé du meurtre de l’infirmière, l’affaire pourrait avoir un lien avec la maison abandonnée du mystérieux Anglais et avec le vol d’un diamant inestimable en Angleterre dans les années trente…
Les parents d’Ilinca ont quitté Bucarest pour la France. Ils ont beau lui assurer que c’est seulement pour quelques mois, Ilinca trouve le temps long. Selon elle, ça ne vaut pas la peine de quitter ceux qu’on aime pour aller faire tourner des cabinets médicaux en Normandie. Ni de gâcher le présent en espérant un meilleur avenir. À l’approche de Noël, c’est de plus en plus difficile.
En l’absence des parents, on fait front dans la rue Zambila. Ilinca et sa petite soeur Zoe sont prises en charge par leurs grands-parents. Lorsque le professeur de roumain propose de participer à un concours d’arts plastiques, Ilinca s’associe à Florin, un élève rom de sa classe. Il écrira des poèmes, elle fera des photographies. Pour Ilinca, la photographie est le meilleur moyen de lutter contre les clichés, et de voir, enfin, ce qui se cache derrière les certitudes.
Les parents de Thomas divorcent. Thomas est abasourdi. Il était persuadé que les adultes ne tombent pas amoureux. Qu’ils font des tas de choses, mais pas ça. À quoi ça sert de faire des enfants si c’est pour tomber amoureux après et les abandonner ? Pas logique. Et pourtant si : le père de Thomas quitte l’appartement.
Et le monde se met à marcher sur la tête. Sa mère rentre de plus en plus tard du travail (quand elle ne revient pas avec un grand type aux allures de voleur), elle oblige son fils à apprendre la poterie ; quant à Samuel (le meilleur ami de Thomas), il s’intéresse à Lucien et au judo mais plus vraiment à lui…
Qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là ? On fait confiance aux Petits Bonshommes. Mais encore faut-il savoir les apprivoiser. Les Petits Bonshommes ne sortent que la nuit. Ils viennent vous voir chaque fois que vous avez peur. Ils sont très fidèles et même collants. Ils ne vous laissent jamais seuls et ils n’ont qu’un conseil à vous donner (mais précieux) : et si vous commenciez un peu à penser… à vous ?
Manon a bientôt dix ans, des bagues aux dents et des rêves en pagaille. Elle voudrait devenir infirmière ou styliste. Pouvoir rentrer à pied de l’école avec Nelly. En finir avec la bande des Horribles. Changer de parents, éventuellement. Retourner en vacances au cap Gris-Nez. Et surtout écrire à Cindy Pacosa, son idole qui vit aux États-Unis. Mais c’est la vie, et tout ne tient pas dedans. Sauf si… Hier, dans le bus, un garçon est monté. Un garçon aux yeux verts. Avec des fossettes. Mais comment lui parler ? Il faudra bien y arriver.
Yvan n'est pas un garçon qui se laisse abattre. Quand il apprend qu'il va désormais devoir passer ses mercredis après-midi chez sa grand-tante Mauricette, qui est pédicure, il décide que cette perspective consternante offre au moins un avantage : celui de pouvoir lui faire rencontrer une princesse. En effet, comme chacun le sait, une princesse se reconnaît à son pied spécialement fin.
Malheureusement, Yvan s'aperçoit vite que la moyenne d'âge des clientes de Tante Mauricette est très élevée, et les pieds qu'il voit défiler devant lui n'ont parfois plus grand chose d'humain... Pourtant, cette première journée d'assistant pédicure n'est pas dénuée d'intérêt, ni même de mystères qu'Yvan a très envie de comprendre. Pourquoi, par exemple, Tante Mauricette semble-t-elle contrariée lorsque ses clientes complimentent son petit-neveu sur ses talents de masseur ? Et pourquoi est-elle, d'une manière générale si différente de la personne qu'Yvan a toujours connue ? À quel secret pense-t-elle quand son regard devient doux et un peu triste ? Et surtout, à quoi reconnaît-on vraiment une princesse ?
Dans la vie d’Hector il y a :
• un héros (c’est lui) ;
• un lieu ou deux (la maison et l’école) ;
• une personne qui aide le héros (son ami Elliot, ou parfois sa soeur Ludivine) ;
• un but à atteindre (rester le maître de sa vie).
Et il y a aussi :
• une faiblesse (Hector a peur) ;
• un méchant (on le découvrira bientôt) ;
• un événement imprévisible (ou même plusieurs) ;
• et des rebondissements.
Pas de doute, la vie d’Hector ressemble à une série télévisée. Mais comment devenir vraiment un héros ? Il va falloir être à la hauteur.
« Au milieu de l'escalier, j'ai stoppé net, arrêté par un silence inhabituel. Sans faire de bruit, je me suis faufilé dans la salle à manger. J'ai laissé la lumière éteinte et je me suis posté dans l'axe du passe-plat, un peu en arrière, pour rester dans le noir. De là, on voit toute la cuisine. Et j'ai vu. J'ai vu mon père et ma mère serrés l'un contre l'autre près de l'évier et qui sanglotaient. Jamais je n'avais imaginé que mon père avait des yeux qui pleuraient. »
C'est comme ça, seul dans le noir, en regardant sa famille pleurer, que Marcel apprend que son frère aîné est malade du sida. Qu'il va mourir. Et c'est à partir de cet instant que lui, Marcel, P'tit Marcel comme ils disent, doit faire comme s'il ne savait rien.
Retrouvez Marcel dans L'Affaire P'tit Marcel et dans Mon coeur bouleversé. Mais Marcel fait aussi sa guest-star dans C'est plus fort que moi...
Scarlatine et parents absents : Maurice se retrouve en partance pour Trouville-Deauville, chez sa grand-tante Willa. Pour qu’elle veille sur lui.
Elle a une réputation, dans la famille : 60 % mauvais poil, 40 % sale caractère.
Maurice s’attend à une semaine de cauchemar, il découvre un décor de film, et les dialogues qui vont avec.
Tante Willa n’est pas le monstre redouté, mais une tante désopilante, pince-sans-rire, et championne de poker en plus ! Quant à l’endroit qu’elle habite, il est extraordinaire.
C’est un ancien hôtel de luxe, le Trouville Palace, qui ressemble à celui de Shining, avec ses couloirs interminables et ses lustres prêts à s’écrouler. Maurice l’explore en se disant que les portes numérotées doivent cacher des secrets et des habitants bizarres. Et voilà justement qu’une jeune fille, coiffée et vêtue à l’ancienne mode, empêchée de sortir par son père, demande à Maurice de l’aider...
Est-ce qu'une partie d'échecs avec votre oncle peut changer votre vie ? Pas complètement, mais un peu quand même. Ce dimanche après-midi-là, tout en se faisant prendre la quasi-totalité de ses pièces en l'espace de quelques minutes, Henri se confie à son oncle Alfred : il s'ennuie tellement qu'il pense que cela n'aura jamais de fin. D'après son expérience l'école ne sert qu'à apprendre des choses que l'on oublie l'instant d'après. Rien ne sert à rien, tout est monotone, dit-il, d'une voix qui finit par trembler un peu.
Alors Alfred se met à lui raconter sa propre enfance, la même, mais pire. Pire parce qu'au lieu d'avoir des notes moyennes, il n'en avait que des catastrophiques. Pire aussi, parce qu'un dénommé Kevin avait juré d'avoir sa peau. Pire même la nuit, à cause des fantômes qui habitaient la maison de ses parents et faisaient la java jusqu'à l'aube.
Jusqu'au jour où Jean, qui avait failli être le parrain d'Alfred, puis avait prudemment été écarté de cette mission, revint dans les parages. Jean avait toujours terriblement soif, mais n'aimait pas l'eau. Jean avait une fiancée ravissante, qu'il appelait la Grenouille ou le Trognon, et peignait des portraits de faux ancêtres à la douzaine. Lui, ce n'est pas une partie d'échecs qu'il proposa à Alfred, mais une partie de chasse.
Mon père a une nouvelle passion : il tricote ! Il regarde en boucle les vidéos de Marie-Pierre Pelote. Des chaussettes, des écharpes, des sets de table… ses aiguilles ne s’arrêtent plus. Il a aussi tricoté un pull. Pour moi ! Un pull avec Super Doggy, mon héros préféré de quand j’étais… petit ! La honte. Je ne peux quand même pas aller à l’école comme ça ? Je préfère encore dire un (tout petit) mensonge et avoir froid !
Bon-Papa est mort. Bon-Papa qui appelait Suzanne Cocotte, qui faisait des blagues vraiment pas drôles avec la mousse de sa bière, qui avait une chemise à carreaux trempée de sueur, qui dégommait les taupes au fusil, et qui disait : « Voyons, on ne pleure pas pour un hamster. » Bon-Papa à qui Suzanne tirait la langue, intérieurement, plusieurs fois par jour, parce qu'elle en avait marre de ses plaisanteries, qu'elle était contre l'assassinat de taupes, et qu'elle avait beaucoup pleuré à la mort de son hamster.
Bon-Papa est mort dans sa chemise à carreaux, en tondant la pelouse avec Suzanne. La maison est pleine de larmes, de coups de téléphone, d'hommes en chaussures noires, et de silences inquiétants. Dans la cour, il y avait une grande malle noire. Suzanne se pose des questions, elle pense à Bon-Papa et elle attend l'arrivée de l'oncle Henri.















