Thème « relation enfant, adulte »
« Violette, fini les allers-retours à Paris », m’a dit mon oncle Régis. Alors j’ai compris que j’allais faire mon CM2 à Versailles. De toute façon, on ne se parle plus avec Malcolm. C’était mon seul ami, mais il voulait qu’on soit des amoureux. Alors cette école ou une autre, quelle différence, à part que je ne verrai plus les silhouettes de papa et maman devant les grilles comme de gentils fantômes. Mais dès le premier jour, je comprends que l’année va être compliquée.
Malcolm est sûr de lui : « Régis est amoureux, il doit déclarer sa flamme à Olga. » Mais je ne suis pas du tout d'accord. D'abord, mon oncle est amoureux de Versailles, des jardins dont il s'occupe, de la nature, mais… d'une femme ? Et puis si c'est vrai, ça voudrait dire qu'on n'habiterait plus tous les deux. En plus, ma souris a disparu, j'ai déjà assez d'ennuis comme ça.
C'est bientôt la fin de l'année scolaire et Violette a encore un devoir à rendre : son arbre généalogique. Sur les traces de ses ancêtres, elle doit retourner dans l'appartement dans lequel elle a grandi avec ses parents, la boucle se boucle… Ce dernier tome de la série sera publié en même temps que la première diffusion des 6 épisodes animés La vie de château sur France TV fin 2024 (octobre). Chacun des épisodes correspond à chacun des livres. L'épisode 5 qui correspond au tome 5 déjà paru Le fantôme de Versailles est en compétition au festival d'Anncecy 2024.
La vie, ça vaut le coup est la suite, écrite dans la foulée, de Unis pour la vie. Trois autres volumes des aventures de Pauline sont déjà parus aux Pays-Bas.
Dans Unis pour la vie, Pauline avait des soucis : un PC (Père Compliqué), un instituteur amoureux de sa mère, et un soupirant marocain, Mimoun, qui voulait lui interdire de devenir poète.
Dans La vie, ça vaut le coup, ces soucis s'aggravent. L'instituteur veut épouser sa mère, Mimoun doit repartir au Maroc. Quant à Spiek, son père poète maudit, non seulement il n'a toujours pas écrit une ligne, mais il est maintenant à la rue, accro à toutes sortes de saletés, obligé par ses démons à voler et même à mentir à sa propre fille.
Heureusement, il y a Pauline le veau, l'animal préféré de Pauline, chez ses grands-parents à la campagne. Il y a la poésie et la gentillesse, les deux armes de Pauline pour encourager Spiek à arrêter la drogue...
Lili ne peut pas aller en colo avec ses frères. Elle passera ses vacances à Saint Denis chez tata Denise, l'oncle Jo, et ses sept cousins. C'est une grande famille qui fait beaucoup de bruit. Mais l'oncle Jo est silencieux et il passe ses journées à regarder par la fenêtre un terrain vague. « Ma pauvre Denise », disent les voisines. « Dieu nous protège », répond tata Denise. Un jour, l'oncle Jo disparaît. Lili attend son retour et voit sur le terrain vague une porte qui avance toute seule.
Tout change dans la vie de Kix le jour où il rencontre un splendide chien des Pyrénées d’une blancheur éclatante.
Le garçon et le mystérieux animal se prennent très vite d’amitié l’un pour l’autre. Sam – c’est le nom que Kix lui a donné – passe de plus en plus de temps chez le garçon. Il faut dire que Kix et sa soeur font preuve de beaucoup d’attention à l’égard du chien et que celui-ci raffole de leurs caresses.
Pourtant, Kix est inquiet. Et si le propriétaire de Sam le réclamait ? Au cours d’une terrible nuit pleine de rebondissements, le garçon va prouver combien il aime son chien.
Ce livre est inspiré d’une histoire vraie. Lors d’une visite à sa famille au Canada, Edward van de Vendel a assisté à l’apparition soudaine d’un grand chien blanc. C’est cette aventure qu’il raconte dans ce livre.
C’est terrible ce qui arrive à Samir. Nadia, la meilleure voyante de la cité de la Victorine, lui a tiré les cartes. Elle lui a prédit qu’avant six mois, il aurait risqué sa vie pour sauver un ami et serait devenu un héros. Certains seraient très satisfaits à la perspective d’un avenir aussi brillant, mais Samir, le silencieux et timide Samir, ne se voit pas en héros. Il décide de tout mettre en oeuvre pour que la prédiction de Nadia ne puisse pas se réaliser. Pour commencer, il lui faut absolument fuir ses amis. Mais peut-on vraiment échapper à son destin ?
Abel vient d’avoir onze ans. Il vit dans une famille qui a la bosse des maths depuis des générations. Lui, quand il voit des chiffres, tout se brouille. C’est comme si son cerveau se mettait à geler. Il devient idiot, ça a toujours été comme ça.
Ce matin, au courrier, une invitation ! Abel espérait une invitation à rejoindre une école de sorcellerie où on lui découvrirait enfin un don bien à lui. Quelle déception ! Cette lettre annonce qu’il a gagné une semaine en Finlande avec Elias Chomsson, un génie des mathématiques. On a dû se tromper quelque part !
Mais après tout, c’est son nom sur l’invitation. Abel, qui a toujours rêvé de voyager, partira au pays des aurores boréales où l’attend un drôle de professeur…
Avant, Kin et Jen vivaient heureux sur leur petite île de Yun. Ils regardaient le soleil couchant, jouaient sur le sable, exploraient tous les recoins. L’océan était la frontière de leur monde. Malheureusement, leurs parents n’ont plus les moyens de nourrir Kin et Jen. C’est pourquoi ils décident de les confier à monsieur Wai, un riche commerçant qui possède un bateau, afin qu’ils entrent à son service. Avec lui, ils traverseront la mer et chercheront une meilleure fortune sur le continent.
Quitter l’île, Kin et Jen n’en ont aucune envie. Surtout que leur nouveau maître est un homme colérique, effrayant, méchant, qui envoie tout le monde au diable et voit des diables partout, dans une baleine ou dans un orage. Mais quel est donc ce diable qui obsède monsieur Wai ?
Son père le lui avait bien dit : « Il ne faut pas sortir en mer quand le ciel est noir. » Mais comme il n’est plus là pour le lui interdire, le petit garçon part pêcher sous les nuages. Soudain, quelque chose se prend dans son filet. Alors qu’il tire, la tempête se déchaîne. Et voilà que sa prise apparaît. Horreur ! C’est un squelette qui se dresse devant lui. Il a beau fuir, pagayer de toutes ses forces, puis s’évanouir, le petit garçon ne se débarrassera pas du squelette avant d’avoir compris ce que celui-ci est venu lui enseigner…
Il y a huit ans que Chen Jiang Hong a eu l’idée de cet album, intrigué par un dessin traditionnel chinois du VIIe siècle sur lequel un squelette manipule une marionnette d’enfant-squelette devant un petit garçon qui les regarde paisiblement, tandis que, derrière lui, sa mère est terrifiée. Peu à peu, nourri aussi par des contes, il a trouvé son histoire qui illustre de façon profonde cette grande vérité de la philosophie chinoise : la vie et la mort sont comme les deux côtés de la même main. Les enfants, qui sont de grands sages, acceptent bien plus volontiers cette idée que les adultes…
Un jour, en rentrant de l'école, Logan trouve le bocal de René vide. René était un poisson unique : il souriait tout le temps et il avait des nageoires décolorées. Ses parents tentent de distraire Logan en lui offrant un chien. Mais il est inconsolable. Tous les soirs, il rajoute un peu d'eau dans le bocal et s'endort en serrant la petite amphore de René. Il déploie des trésors d'énergie et d'imagination : il pose des affichettes, promet une récompense, aménage un aquarium neuf. Pour retrouver un poisson, dit sa soeur, il faut être un peu poète, un peu farfelu. Alors Logan observe et rêve. Qui pourrait l'aider ? Et si c'était cette drôle de dame croisée dans la rue ? Toujours vêtue de rose, avec des mitaines en résille, elle dit des choses bizarres. Elle réchauffe avec son regard. Et elle offre à Logan une mystérieuse boule en papier d'aluminium...
Mon prénom est Lou. Mais lorsque j’étais petite, on m’appelait « Miss Catastrophe ». C’est bien simple : je fais gaffe sur gaffe. C’est plus fort que moi : je ne peux pas m’empêcher de dire ce qu’il ne faudrait pas dire. C’est ainsi que mes parents se sont disputés dernièrement avec certains de leurs amis. C’est ainsi également que Marine (ma meilleure amie) a décidé de se venger de moi et d’aller séduire Pablo dont je suis secrètement amoureuse.
Pourquoi tant de haine ? Il faut dire que mon jeu préféré, c’est écouter aux portes lorsqu’on me croit endormie. Confortablement installée (avec oreiller et couette, cela va sans dire), j’écoute les conversations des adultes. Sauf que là , j’ai entendu quelque chose de très grave. Quelque chose que j’aurais préféré ne jamais avoir entendu. Et cette fois je vais devoir me taire. Vraiment. Même si, parfois, il y a des secrets bien trop lourds à porter pour une fille de 12 ans.
LA FRESQUE DE LOU
Lou n’est pas une nouvelle venue sous la plume de Kéthévane Davrichewy. On la suit depuis Ma maison hantée, Les grosses lettres ou encore J’aurai une ferme en Afrique.
Qui est Lou ? Un jour, le docteur a dit qu’elle était « asthmatique ». Et puis « allergique » (à la poussière, aux plumes, aux animaux…). Et encore (pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?) « phobique ». Ce qui veut dire qu’elle a peur. Du noir, des araignées, des forêts profondes et des greniers… Bref, comme dit son cousin Arthur, « elle n’est pas très normale ». Une petite fille passablement angoissée. Et silencieuse. Parce que parler de tout ça, c’est trop difficile. Alors Lou a choisi le silence. Ainsi file son enfance : à se demander quand est-ce qu’elle va pouvoir se confier à quelqu’un et savoir y faire avec ses peurs, avec la parole…
Dans Les grosses lettres, Lou vient de perdre sa grand-mère et le silence devient décidément trop lourd. Alors elle lui écrit des lettres, une façon d’apprivoiser les mots et l’absence. Dans J’aurai une ferme en Afrique, Lou rencontre Fanny, qui va devenir une amie précieuse. Avec elle, elle va découvrir plus avant les baumes de l’amitié, des longues conversations, des rêves en partage…
Aujourd’hui, Lou a grandi, elle a 12 ans et cette jeune fille autrefois taiseuse, toujours plus ou moins à l’écart, sait utiliser les mots comme sa meilleure arme. En effet, les mots ont un pouvoir magique : ils donnent le change, tel un masque ; grâce à eux, on peut cacher toutes ses peurs, toutes ses angoisses et passer pour une fille… détendue et normale. Du coup, Lou s’est habituée à beaucoup parler, elle bavarde tout le temps.
Mais – revers de la médaille, on s’en doute – elle parle trop, et elle fait gaffe sur gaffe…
On l’appelle « Miss Catastrophe ».
Les mots. Une affaire de littérature par excellence. C’est bien ce qui occupe Kéthévane Davrichewy lorsqu’elle nous conte l’enfance et l’adolescence de Lou. « Lou représente ma face cachée ! », confie l’auteur. « Il y a une Lou en moi, dissimulée derrière la fille extravertie et joyeuse. Elle est l’incarnation de toutes mes peurs. » Je est un autre. Forcément. C’est bien ça (entre autres choses) qu’un écrivain explore dans l’écriture. Et l’on comprend que Kéthévane Davrichewy aime à suivre Lou d’année en année : « À cause de Lou, il se passe toujours quelque chose. » Ce pourrait être la définition même d’une héroïne de roman. Quoi qu’il en soit : pas de doute, c’en est une. Aujourd’hui Les pieds dans le plat vient ajouter sa pierre âpre et lumineuse à … la « fresque de Lou ».
Et si on devenait des sales gosses ? Histoire de voir si nos parents nous aiment vraiment. Ils disent toujours qu’ils nous aimeront toujours quoiqu’on fasse. Mais si on devenait vraiment insupportables ? Comme ça pour voir...
Marcus s’est fait mordre par sa grand-mère. Elle a voulu regarder Les chiffres et les lettres à la télé. Mais il a refusé de changer de chaîne tant que son film n’était pas fini. Alors elle a essayé de lui arracher la télécommande des mains et il a résisté. Elle l’a mordu. On peut encore voir la trace des dents sur son poignet. Pourtant, personne ne le croit. Une grand-mère, ça ne mord pas ! lui répondent les adultes. La preuve que si ! En plus, sa grand-mère n’est même pas grondée pour ce qu’elle a fait. Sa copine Fleur est la seule à le comprendre. Elle aussi a une grand-mère « totalement abominable ». Elle propose à Marcus de faire partie des VMV, l’association des Victimes des Mémés Violentes. Leur devise : OEil pour oeil, dent pour dent…
Anne vient d'emménager avec sa mère dans un nouveau quartier. Elle se sent seule et déracinée. Heureusement, elle fait la connaissance de Pierre, leur voisin peintre, et passe bientôt toutes ses soirées dans son atelier. Lorsque Pierre lui demande de l'aider à préparer sa prochaine exposition, Anne est très flattée. Ne serait-elle pas un peu amoureuse ?
Je m’appelle Nancy Pinsault. Dans ma famille on est cinq, comme les cinq doigts de la main. Mais toutes les mains ne se ressemblent pas. Dans ma famille, la belle main de papa dessine des maisons. La main hésitante de ma soeur Aline alterne entre vernis nacré et vernis pailleté. La main décidée de mon frère Igor donne une gifle. La main du docteur Croc glisse dans le dos de maman. La main généreuse de maman m’offre un maillot de bain une pièce avec des pastèques et des ananas. Quant à mon petit doigt, il me raconte de drôles d’histoires. Mais peut-on croire tous les mystères détenus par un petit doigt ?















