Thème « politique »
Pendant près de trois ans, le fils d'un boulanger de Damas tient son journal. Il fait ainsi la chronique d'un vieux quartier de la capitale syrienne, véritable mosaïque de nationalités réunies par les hasards de l'histoire. Il trace aussi le portrait d'une foule de personnages attachants : sa mère d'abord, à laquelle l'unit une complicité exceptionnelle ; son vieil ami Selim, qui mêle sans cesse dans ses écrits le mythe et la réalité ; Nadia, la jeune fille qu'il aime, et bien d'autres encore. Mais surtout, il découvre peu à peu la situation politique de son pays, marquée par l'injustice, l'absence de liberté et la répression de toute opposition. Pour témoigner de cette réalité - et la dénoncer - il n'a qu'une ambition : devenir journaliste.
Il n’est plus là , c’est la seule certitude. En cours d’histoire, Livio a fait un exposé sur les autodafés nazis et Magnus Hirschfeld, un médecin juif allemand qui militait pour l’égalité entre hommes et femmes et les droits des homosexuels. Pour lui, c’était bien plus qu’un simple exercice : une revendication, un moment de courage, et peut-être un aveu. Mais il s’est heurté à la perplexité, à l’indifférence et surtout à l’hostilité de sa classe. Depuis lors, il a disparu et personne ne sait où il est. Sa plus proche amie Camille, sa professeure d’histoire, ses camarades, ses parents, tous interrogent le parcours de Livio et tentent de comprendre. Dans le creux de cette absence, résonnent tous les questionnements : ils auraient dû le voir venir, aucun ne l’a vu partir. Et si cette fuite était l’expression du courage ultime ?
Voici le journal de bord de la conscription dans l'armée israélienne... d'une fille ! Car là -bas, même les filles doivent faire leur service. Nous sommes en 1988-1990, à l'époque de la première Intifada, et Valérie découvre un monde inconnu, son ambiance particulière, ses codes, ses secrets, ses camaraderies, sa drôle de façon de faire mûrir les bachelières férues de grands auteurs humanistes. Les soldats en Israël, « personne ne les regarde en particulier parce qu'il y en a trop, parce que c'est normal et que tout le monde est habitué, tout le monde a été, est ou sera un jour à l'armée. » Ce livre sort de l'ordinaire.
En Afrique du Sud en 1991, le quotidien d'une petite fille noire, dans un village dont les Blancs veulent chasser les habitants pour le raser et y construire une de leurs villes. La mère de Rébecca travaille en ville chez une famille blanche. Elle n'a qu'un jour de congé par semaine et doit repartir avant l'aube le lendemain pour que le petit déjeuner de ses employeurs soit prêt à leur réveil. Le père de Rébecca rentre à la maison chaque soir, mais depuis quelques temps, il a de longues conversations avec les voisins. Ils disent qu'il ne faut pas se laisser intimider par les Blancs, qu'on ne doit pas se faire chasser de sa maison et déplacer comme du bétail, simplement parce que des gens trouvent le paysage joli et veulent s'y construire une ville. Ils disent qu'il faut faire appel à des avocats, attirer l'attention internationale. Rien n'est caché à Rébecca. Mais avec qui peut-elle partager sa peur, depuis que les parents de Noni, sa seule amie, se sont désolidarisés du village et se sont enfuis en pleine nuit. Et cette grande manifestation qui doit avoir lieu, apportera-t-elle la victoire ou fera-t-elle exploser le drame ?
Un livre qui raconte dans leur simple réalité certains événements survenus en Afrique du Sud juste avant la libération de Nelson Mandela.
Dans une petite ville du Mississippi, près du fleuve, Eden Villette cherche à écrire de la poésie. Et tout l’intéresse, car tout peut faire poésie. Une poule aux coudes pointus, par exemple, pourrait être un bon début de poème. Mais Eden est prise dans tant d’hésitations, tant de questions. Osera-t-elle se jeter à l’eau ?
C’est l’été 1967, les États-Unis bruissent des débats autour du mouvement des droits civiques, entre réformistes et partisans d’une action radicale.
Cet été-là , Jane-Esther Sanchis arrive en ville, auréolée de sa gloire littéraire, pour y passer quelques semaines et donner une conférence. Elle retrouve ses amies de jeunesse : Kate, la tante d’Eden, et Edna Gardner.
Auprès d’elles, Eden espère des conseils. Comment écrire, comment aimer, et comment se diriger dans la vie ? Au bord du fleuve, les réponses n’appartiennent peut-être pas à ceux qui semblent les détenir.
Shaïne Cassim, amoureuse de tous les genres littéraires, éprouve une passion particulière pour la poésie. Et elle avoue une fascination pour les poules. Une particularité qu’elle partage avec la poétesse Flannery O’Connor. Dans Une saison avec Jane-Esther, Shaïne Cassim réunit brillamment ces deux objets d’enchantement.
L'école, Johnny a vraiment essayé d'y aller. Il voulait apprendre à piloter des avions, mais il y avait beaucoup trop d'enfants pour une seule institutrice dans cette école à moitié abandonnée des bas quartiers du Cap. Alors Johnny est parti. Il a rejoint la troupe des vagabonds qui vivent dans les rues de la ville, qui mendient auprès des étrangers, fouillent les poubelles, dorment dans des abris de fortune. Ils ont son âge, ou moins. Il y a Abel, le passionné de cinéma, Mesana, qui n'a que huit ans mais dont la présence est aussi réconfortante que celle d'une grand-mère omnisciente, et Finkie, le garçon très doux qui tousse sans cesse. C'est la liberté. Avec des restrictions, bien sûr. Il faut savoir repérer de très loin les camionnettes de police, ne pas se mettre dans les jambes des Spider Men, et surtout, éviter de croiser Kaatjie la folle, une vagabonde toujours îvre qui hait les enfants...
Leela a été fiancée à deux ans, mariée à neuf. À treize ans elle s’apprête à s’installer dans sa belle-famille quand son mari, mordu par un serpent venimeux, meurt de ses blessures.
Dans l’Inde des années 1920, il y a pire que d’être un intouchable. C’est être une veuve.
Leela va devenir une morte vivante. Rester cloîtrée pendant un an. Ôter tous ses bijoux, se raser la tête et ne plus porter qu’un sari spécial couleur de boue. Elle ne devra jamais se remarier. Partout où elle passera, elle portera malheur. Elle est au désespoir.
Heureusement, Leela peut compter sur quelques alliés : Kanubhai, son frère aîné, qui a promis de revenir l’aider ; Saviben, sa directrice d’école, qui est décidée à lui donner des cours à domicile. Ainsi que Gandhiji, un drôle de bonhomme qui prend fait et cause pour les paysans, les tisserands et tous les opprimés. D’ailleurs, celui-ci commence à bousculer les traditions et les consciences dans tout le pays…
Kashmira Sheth est l’auteur d’autres romans avec l’Inde pour toile de fond et des héroïnes à forte personnalité, mais celui-ci est le premier traduit en français. Elle a écrit cette histoire d’émancipation progressive d’une jeune fille veuve, en prenant modèle sur sa grand-tante chérie qui, comme Leela, a connu les débuts de Gandhi et vécu la longue marche de l’Inde vers la libération et l’égalité.
Céline a toujours détesté le Sud, sa brutalité, sa bêtise. Instinctivement, sans savoir précisément pourquoi. Et aujourd'hui, Julien, son cousin du Sud s'est suicidé sans laisser d'explications. Pour son père, oncle Bernard, les coupables, ce sont les jeux de rôle dont Julien était devenu un adepte, et qui lui donnaient des idées morbides. Il y a aussi des journalistes qui évoquent une profanation du cimetière par une bande d'adolescents, des messes noires...
Céline, elle, veut en avoir le coeur net. « On ne peut pas me demander toute l'année d'utiliser ma cervelle, d'ingurgiter du français, des maths, de la philo, des trucs complètement abstraits, pour ensuite m'empêcher d'essayer de comprendre », dit-elle. De comprendre qui était vraiment Julien. Et ce qu'il y a de vraiment détestable, dans le Sud.
En Italie, durant l’été, Lotta rencontre Domenico dans un cours de théâtre. Son cœur s’embrase, mais Domenico, impliqué dans une action militante, doit fuir. À Londres, Ellie rêve d’une autre vie, loin, très loin de sa famille recomposée et de l’insistance des garçons. À Marseille, l’Ours écrit des morceaux de rap pour s’échapper de sa cité, quand un de ses amis meurt à la suite d’un contrôle policier. Partout, il suffirait d’une étincelle pour que tout flambe.
Aimée rêve de devenir footballeuse. Elle jongle entre les cours et la maison, mais sa vraie vie, c’est sur le terrain. Avec sa mère, c'est compliqué. Elle voudrait en savoir plus sur son père. Balle au pied, elle oublie tout, elle donne tout. Pour être à la hauteur des exigences de la nouvelle coach. Quand dans la ville, la situation se tend avec la police, son ami Mohammed-Ali veut faire bouger le lycée. Aimée reste concentrée, elle ne se sent pas concernée. Mais au foot comme dans la société, ce qui compte, c’est l’engagement.
Prenez un chef plus très sûr d'être un chef, Capt'ain Bagoinffre ; donnez-lui une femme autoritaire, Mère Itou ; une fille qui entend des voix, Janine ; un gendre félon, Ganelon ; inventez comment redorer son blason en obligeant le peuple à porter le chapeau ; faites flamber les marchés financiers ; fourbissez vos couteaux ; saupoudrez le tout de mots truculents et vous aurez des... têtes farçues. Dégustez sans modération.
En Martinique, au pied de la montagne Pelée, la vie est difficile dans les plantations de canne à sucre. Et quand un enfant naît, c'est parfois une bouche de plus à nourrir, dont on ne sait que faire. Tel est le destin de Louis Auguste Cyparis, abandonné aux bons soins d'un orphelinat religieux puis confié comme jouet vivant à une riche famille de planteurs. Porté par la révolte et sa soif de liberté, il n'a de cesse d'échapper par tous les moyens à sa condition. Mais une autre colère gronde, sourdement : celle du volcan de la montagne Pelée, dont l'éruption causera la désolation dans la ville de Saint-Pierre. Cette colère, la seule qui l'entende monter, c'est Pascaline, qui communique avec les insectes et prétend être en contact avec les ancêtres. Mais on prétend qu'elle n'a pas toute sa raison, et c'est pourquoi on la surnomme Ti-Fol. Si seulement on entendait sa voix, il serait peut-être encore temps de fuir…
Regina vient d’Ouzbékistan. Sur la place d’une ville allemande, dans la nuit et le froid, elle attend, seule. Son père a été assassiné sous ses yeux, sa mère a fui précipitamment en Europe. Mais la jeune réfugiée veut croire au pouvoir de la mémoire, croire en un monde meilleur. Pour sublimer l’attente, elle se rappelle sa vie passée et les gens qu’elle a aimés…
Will Parker se prépare à la Cérémonie depuis l'enfance. Ce jour-là , iI y aura une fête au village, puis un gigantesque Tripode de métal arrivera et l'emportera avec tous les autres jeunes de quatorze ans. Quand Will reviendra, il sera Coiffé de la Résille d'argent et fera alors partie du monde des adultes. Comme eux, il sera heureux de servir les Tripodes, sans jamais remettre en question leur autorité.
Will est censé attendre ce moment avec impatience, pourtant il renâcle, il s'interroge, il doute. A-t-il envie de ressembler aux adultes autour de lui ? Un Vagabond lui a appris l'existence des Non-Coiffés, un groupe de rebelles cachés dans les Montagnes blanches. Pour échapper à la Cérémonie, Will est prêt à s'enfuir pour les rejoindre. Et s'il n'était pas le seul à vouloir échapper à son destin ?
On ne vit pas à Santa Arena, où tout est sec, pauvre, désolé, sans espoir. On survit, et encore. Si on veut vivre, il faut partir. Là -bas, de l'autre côté de la frontière, la grande ville des étrangers, les ranjeros, brille de tous ses feux. Là -bas, les hommes sont riches, les femmes ont la peau blanche et les yeux verts comme des dollars, et les cinémas racontent des histoires merveilleuses. Ils sont nombreux, ceux qui tentent le passage du cerco. Et rares ceux qui réussissent. Moins de deux pour cent. Les autres sont abattus par la Border Patrol, ou bien s'en vont mourir de soif et d'épuisement dans le désert. De toute façon, avant d'espérer partir, il faut gagner mille dollars, le prix d'un passeur, l'équivalent de deux ans de travail à gratter les cuves puantes de la Chemical & Petrological Corporation. Personne n'a encore jamais dit à Adriana qu'elle avait de la chance. Mama Yosefa, la reine du bidonville, lui a juste dit un jour en la regardant dans les yeux : « Toi, tu mérites mieux. » Et Adriana a décidé qu'un jour, elle aussi aurait les yeux verts. Mais ce qui l'attend, de l'autre côté de la frontière, même un film des ranjeros n'aurait pas pu l'imaginer.














