Thème « politique »
« Le mur de pierre de la vaste propriété était criblé de trous, grêlé d'impacts de projectiles, fissuré avoir d'avoir essuyé les tirs. Une image de guerre, de massacre, en pleine paix de l'après-midi. » Par amour pour Caroline, Olivier a rendez-vous avec la vieille dame qui vit dans cette propriété, la baronne Cordopatri, qui a toujours refusé de céder ses quarante hectares d'oliveraie à la Mafia. Elle récolte seule ses olives. Elle vit sous la protection de quatre hommes armés. Personne ne se risquerait à venir travailler pour elle. Tout à l'heure, Olivier a trouvé une carte sur sa Vespa, un premier avertissement. Et pourtant il est là , en cet après-midi d'automne, devant ce mur criblé d'impacts. Il paraît que, par amour, certaines personnes font des choses folles. Olivier, qui ne se savait pas rebelle, va troubler l'ordre établi par la Mafia.
On les appelle les EANA : les élèves allophones nouvellement arrivés. Ils viennent d’un peu partout. De Bulgarie, de Turquie, de Corée, de Grande-Bretagne ou, comme Luca, de Roumanie. Ils sont là pour un temps ou pour longtemps. Ils viennent avec leurs histoires, simples ou heurtées. C’est peut-être le travail de leurs parents qui les a amenés là , ou bien l’absence de travail. Parfois l’espoir, parfois l’absence d’espoir. Ils parlent un français dansant, boiteux, drôle. Ils portent des rêves puissants et fragiles, celui de devenir champion de Rubik’s Cube ou virtuose du violon. C’est pour toutes ces raisons qu’ils sont venus à Paris, dans la Ville lumière. Mais la lumière a aussi ses ombres.
Roanne adore les romans d’horreur, d’accord, mais ce n’était pas une raison pour l’envoyer passer l’été dans un phare en ruines, chez son oncle Kierzic qu’elle ne connaît même pas ! Cet homme aussi grincheux que mystérieux vit en solitaire sur un îlot planté au large de la côte Atlantique, avec pour toute compagnie une mouette rieuse et les rumeurs de l’océan. Dès son arrivée, Roanne est déterminée à s’en aller au plus vite de ce tas de cailloux désert. D’autant plus que, dans la bourgade du coin, on raconte que des naufrages auraient lieu les soirs de pleine lune. Au même moment, un bateau de pêche est porté disparu. Et d’où vient cette voix d’enfant qui l’appelle chaque nuit ? Plus le temps passe, plus Roanne se demande si Kierzic ne serait pas un…
Les pêcheurs l’ont surnommée Claire de l’eau. Quand ils l’ont arrachée aux flots et ramenée au village, la jeune naufragée ne se souvenait de rien, sauf de son prénom.
Personne ne sait qu’elle a grandi dans la communauté, une société où les couleurs n’existent pas et où les émotions sont interdites. Personne ne peut imaginer qu’elle a été programmée pour être mère porteuse, qu’elle a été inséminée à l’âge de quatorze ans, qu’elle a eu un fils, qu’on le lui a arraché.
Depuis, Claire n’a plus jamais été la même, obsédée par cet enfant qu’elle a tenu une seule fois dans ses bras, hantée par ses boucles blondes et ses yeux clairs. Elle fera tout pour retrouver son fils, jusqu’à accepter un terrible sacrifice…
Avec Le fils, Lois Lowry clôt le cycle du Passeur entamé en 1993 et publié avec un immense succès dans le monde entier. Elle a fait la une du New York Times Book Review lors de la sortie du Fils en octobre 2012 aux États-Unis. C’était la première fois qu’une auteure jeunesse faisait la une depuis J. K. Rowling.
Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. La désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir. Elle seule sait comment était le monde quand il y avait encore des animaux, quand l’oeil humain pouvait voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Lorsque Jonas aura douze ans, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique…
Il était une fois un pays où régnait un Roi. Comme tous les rois, il faisait des guerres et il veillait sans cesse au bon ordre de son royaume. Mais ses guerres à lui étaient étranges. Il chassait les cris, les larmes, les couleurs, les soupirs, les rêves et ils les enfermaient dans des cages. Peu à peu, tous désertèrent son royaume. Tous, sauf sa fille qui ne supportait plus d'être princesse du pays de rien. Un jour, elle se révolta contre son père bien-aimé. Grâce à un garçon.
Suivre sa classe en excursion à travers la montagne ? Sûrement pas ! Tutu préfère se promener tranquillement toute seule… jusqu’au moment où une terrible tempête de neige la surprend.
Elle se réveille aux abords d’une ville inconnue. Et quelle ville ! Ses étranges habitants sont des animaux ou des robots qui fuient, horrifiés à la vue de la fillette ! Aussitôt, les lapins loufoques de la police secrète s’emparent de Tutu : ici, on n’aime pas les étrangers, car « ils ne sont pas de chez nous ! ».
Tutu, placée en famille d’accueil, est expédiée à l’usine pour travailler. Les journées, épuisantes et absurdes, se répètent sous l’oeil des lapins espions. Tutu est bien seule, dans cette ville dirigée d’une main de fer par un empereur tyrannique…
Mais il reste de l’espoir : un drôle de chat lui a glissé qu’un certain « Cerf-Voleur » pourrait la ramener enfin chez elle…
Lapins sur la lune est le premier des quatre tomes de la série Le rêve du papillon, mêlant fantaisie, humour et poésie.
Dans son collège niçois, Nina pensait être la seule à s’indigner contre le réchauffement climatique, mais depuis son discours enflammé à la cantine, elle s’est découvert des alliés. Yona, la nouvelle élève venue de Paris, et Antonin, son meilleur ami, se sont rangés à ses côtés. A trois, ils ont décidé de lancer un site internet baptisé Les Vertuoses pour informer et sensibiliser le public. Bientôt, les apprentis militants sont rejoints par d’autres élèves, mais aussi des adultes, des migrants… toute une communauté de bonnes volontés.
Parce qu'il a vu un jour en rêve l'œil d'un dauphin, un œil plein de bonté, de science et de mystère, Ian sait qu'il a trouvé sa voie, loin du système scolaire, de la terre ferme, de tous les préjugés et des idées reçues. Grâce à son oncle Patrick, un autodidacte exubérant, il embarque pour la première fois à seize ans sur un navire de la marine marchande écossaise. De la Guyane française à l'Islande, il observe, il écoute, il devient incollable sur les sténelles, marsouins, tursiops et autres dauphins roses d'Amazonie. Au fur et à mesure de ses rencontres avec des passionnés comme lui et des militants de la protection des océans, il comprend les menaces qui pèsent sur ces bêtes qu'on dit pourtant paisibles, intelligentes, tutélaires et pleines d'humour. Elles sont condamnées à mort par la pollution galopante, la mode imbécile des Marineland et surtout, les sonars ravageurs de l'armée américaine. Alors, pour que vive Ino, la femelle globicéphale balafrée comme lui, qui semble le suivre de mer en mer et avoir quelque chose à lui dire, Ian se sent prêt à tout.
Pour les habitants de Keraël, la cité des aëls, il n’y a pas d’ailleurs. Leur ville est située dans un désert de sable, de pierre et de sel. Keraël est une île sans eau autour. Le mot Ailleurs y est interdit, considéré comme une insulte, un blasphème. Le jeune Lunerr l’a appris à ses dépens. Pour avoir enfreint la règle, il a été fouetté jusqu’au sang et mis au ban de la société. À cause de lui, mamig a perdu son travail. Qui oserait embaucher la mère d’un paria ? Ken Werzh ! L’homme le plus vieux et le plus craint de l’île les a convoqués dans son brug, demeure unique et fabuleuse toute de bois sculpté. Il a l’air très intéressé par Lunerr, suffisamment pour faire de lui son lecteur et secrétaire particulier. L’adolescent reste sur ses gardes : le vieillard aux yeux morts et au corps fripé comme celui d’un cadavre paraît doté d’une force singulière. Il se comporte de manière étrange, il tient des propos qui pourraient le faire condamner. Ken Werzh semble détenir un secret, un secret que Lunerr a très peur de découvrir…
Keraël a été rayée de la carte. Après la disparition de la cité, avalée par la terre, Lunerr s’est retrouvé à la tête d’une troupe de rescapés, une centaines d’enfants qui ont aussitôt vu en lui un sauveur, un guide, un chef. Lunerr, un chef ? Malgré l’aide et les conseils de son amie Morgan, l’ancien banni de Keraël s’est vite senti perdu, en proie à d’insupportables cauchemars et surtout incapable de contrer les ambitions de certains membres de la troupe. Ceux-là ont convaincu les plus jeunes de bâtir une petite Keraël au milieu du désert et d’obéir aux mêmes règles et contraintes que par le passé.
Reprendre la vie d’avant comme si de rien n’était ? Lunerr et Morgan s’y opposent farouchement. La découverte d’un cube mystérieux va leur rappeler qu’il existe un Ailleurs, un monde encore inexploré qui n’attend qu’eux !
Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers... Des enfants laissés pour compte dans un pays où les plus pauvres ne peuvent que survivre. Survivre, Saturnino tente de le faire. Dans la rue, il lutte depuis la disparition de ses parents, pour gagner quelques pièces, pour protéger Luzia sa petite soeur, pour se souvenir des mots et des chansons que fredonnait leur mère. Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme hors du commun qui se dit chef d'orchestre. Il invite les gamins des rues à venir chez lui. La musique a-t-elle le pouvoir d'effacer la peur et la solitude ?
« Maestro » est né d'un article de journal : « Il était question d'un chef d'orchestre bolivien qui avait réussi l'exploit de monter un orchestre avec des gamins des rues. Lors des émeutes de février 2003 à La Paz, les bâtiments de l'école de musique avaient pris feu et les enfants avaient sauvé les instruments et accueilli leur professeur en jouant... »
Léa, treize ans, considère que la cabane que lui a construit son frère Nanou est à elle. C’est là qu’elle vient se réfugier. Alors, pas question qu’on vienne la raser, ni les arbres, ni la forêt ! Et tout ça pour quoi ? Pour construire un centre commercial et un parking ! Ils ont perdu la tête ou quoi ? Léa va résister, faire des pancartes, empêcher les gens de pénétrer dans son domaine. Mais toute seule, elle n’y arrivera pas. Ça tombe bien, elle a deux copains. Mais peut-elle compter sur eux ?
Léa — Ils ont commencé ce matin. Dès l’aube. Sont en train de tout couper. Tout ! Bientôt plus un arbre debout. Tous les animaux ont fui. Même les oiseaux. Plus un seul sifflement de rien. Juste le bruit de ces foutues machines. Et le cri des arbres qui tombent. Mais moi je ne fuirai pas. Non ! Je resterai là , jusqu’au bout. Toucheront pas à mon arbre. À ma cabane non-plus. S’ils essaient, je leur colle une flèche dans l’œil !
Treizième d’une portée de porcelets, rejeté par ses frères, Porcolino grandit dans une exploitation où chaque porcelet a un projet d’avenir. Entraîné par un coach d’orientation, il s’exerce à devenir du jarret, des côtelettes ou de la viande hachée. Porcolino rêve d’un autre destin. Il choisit la mortadelle : il paraît qu’elle rend les gens heureux. Mais pour cela, il faudrait d’abord qu’il le soit. Est-ce si simple ?
Lucky — Qu’est-ce qu’il a ?
Rosalina — Je ne sais pas… il semble malheureux, tout simplement.
Lucky — Hmm… Qu’est-ce que tu proposes ? Méditation-félicité ? Jeux de hasard ? Rayons ?
Rosalina — Tout ! Toute la panoplie. Thérapie-bouffe, méditation-félicité, le plaisir par l’amusement, shopping-bonheur, chant, sport, jeux de hasard, formation continue…
Lucky — Ici, tous les cochons finissent heureux.
Rosalina — Exactement. On est quand même des pros.
Lucky — Des pros du bonheur. On finit par les avoir.
Un jeu en ligne au succès planétaire. Trois ados en finale. Des pirates en embuscade. Qui remportera la partie ? Et surtout... Qui tire les ficelles ? En atteignant la finale d’un célèbre jeu en ligne, Alex va découvrir les coulisses des nouvelles technologies : les méthodes de manipulation utilisées par les géants du web et les risques d’addiction.
Le gouverneur tyrannique d'un pays lointain se réveille d'une humeur exécrable. À l'évidence, il n'a pas assez dormi. Pire encore, il a des insomnies. Son serviteur et bourreau est sommé de lui donner une explication. Répondre à un tyran est toujours chose délicate. Mieux vaut trouver le remède que la cause. Le bourreau lui suggère pour se soulager d'arracher un oeil. Peu importe lequel. Pourvu que justice soit rendue. Mais ce n'est pas si simple de trouver une bonne raison pour arracher un oeil et il faut bien pourtant que quelqu'un paie. Qui ?















