Thème « physique, chimie »
Un astronaute sort de sa navette spatiale pour faire une réparation. Soudain, il entend une voix qui lui pose d’étranges questions et lui demande aussitôt ce qu’il pense des requins. Une voix ? Dans l’espace ? C’est un enfant au rire clair comme le cristal qui lui apparaît. Il s’appelle le Petit Principe. D’où vient-il ? Et comment peut-il même se trouver là ? Le Petit Principe évite de répondre à toutes ces interrogations. Il se contente d’être là. Voyageant d’un trou noir à l’autre, il va rencontrer les personnages les plus étonnants, et faire l’expérience de l’Univers qui est, aussi, l’expérience de la vie.
Une fille, pieds nus, qui ramasse des os de seiche sur la plage à marée basse. Un drôle de vieux bonhomme nostalgique qui sculpte des visages dedans, pour ne pas oublier les masques des Papous qu’il a rencontrés quand il faisait le tour du monde sur les bateaux de la marine. Leurs passions, leur affection, leur amitié, leur humanité. Voilà les lumières dont cet album va vous parler. Et puis, bien sûr, il y a les phares. Lucie et son grand-père en habitent un. Ils y travaillent. Ils l’entretiennent. Ils y veillent. C’est par hasard qu’Augustin a croisé leur destin. Mais la poésie des phares est irrésistible. Et l’humanité du vieux gardien qui perd la mémoire, aussi. Alors Augustin est resté. Des années après, il raconte.
C’est un voisin et ami de son grand-père qui a inspiré à Fabian Grégoire le personnage du vieux marin sculpteur d’os de seiche : lui aussi dessinait au couteau des figures dans cette fascinante matière, même si ce n’étaient pas des têtes de Papous, et il lui montrait ses talents lors de grandes vacances passées ensemble. Ces souvenirs ressurgissent aujourd’hui, et l’autre héros de l’album, le phare, permet à Fabian d’évoquer son thème de prédilection, le fil rouge qui traverse tous ses livres : la lumière, sous toutes ses facettes.
Maman est spationaute, membre de l'équipage de la SW11ST, mission scientifique qui ne pourrait pas se dérouler sans la précieuse collaboration de Louise. Louise est une araignée aux pattes velues. Il paraît qu'elle n'est pas dangereuse. Maman l'a installée dans sa mallette pressurisée en vue d'étudier son comportement là-haut, à bord de la station spatiale. Kim est fier d'avoir une maman astronaute. mais parfois il aimerait mieux qu'elle soit institutrice. Il ne passerait pas toutes ses vacances au Centre de lancement.
« Vous êtes fier de vous ? Vous avez tué des millions de gens avec votre bombe atomique, et maintenant les Russes en ont une aussi, et je parie qu'ils vont bientôt faire sauter toute la planète... » La personne qui vient de se mettre ainsi en colère est une étudiante de l'université de Princeton.
La personne qu'elle vient d'agresser est le professeur Einstein. Il a soixante et onze ans. Il est l'un des hommes les plus célèbres du monde. Et comme tous les hommes les plus célèbres, il l'est pour de mauvaises raisons. Parce qu'il a inventé la très complexe et lumineuse théorie de la relativité, on se contente de dire d'un air entendu : « Tout est relatif, comme dit Einstein ! » Parce que sa formule E = mc2 est à l'origine des recherches nucléaires, on le juge responsable de la destruction d'Hiroshima et de Nagasaki. Parce que la terreur nazie lui a fait abandonner son pacifisme forcené, on lui reproche d'avoir trahi l'humanité.
Einstein ne se fâche pas. Il répond d'abord simplement à l'étudiante : « Ce n'est pas ma bombe, mademoiselle. » Et puis, de retour chez lui, il lui écrit une très longue lettre dans laquelle il ne cherche pas à se donner le beau rôle, mais à expliquer ses choix et à raconter sa vie, de la manière la plus honnête et exacte possible. La vie fantasque d'un génie. La vie difficile d'un savant juif apatride. La vie merveilleuse d'un éternel enfant en extase devant la beauté sublime de l'univers.
Il est rare qu'un roman donne envie de se plonger dans des problèmes de physique, de faire des tas de croquis et d'expériences, de regarder tout autour de soi, avec passion, pour essayer de comprendre comment marche le monde. C'est le cas de ce roman-ci. Il y a beaucoup de choses que vous ne verrez plus de la même façon après l'avoir lu. Si vous êtes dans une chambre, vous observerez la lumière de votre lampe comme un personnage de roman. Si vous êtes dehors, vous lancerez votre regard vers l'horizon en rêvant à l'expansion de l'univers. Peut-être même que, si vous portez des chaussettes, vous les ôterez et que si vous avez des cheveux, vous les ébourifferez...



