Thème « personnage de conte »
Il y a longtemps, très longtemps, les couleurs n'existaient pas. « Il me semble qu'il manque quelque chose à ce monde », se disait un magicien...
Au coeur de la forêt profonde, la Tigresse pleure la mort de ses petits. Des chasseurs les ont tués. Depuis, elle rôde autour des villages, le coeur empli de haine et de chagrin. Un soir, elle détruit les maisons, dévore les hommes et les bêtes, mais cela n'apaise pas sa colère, au contraire.
Le pays est plongé dans la terreur. Le roi consulte la vieille Lao Lao, qui lui déconseille formellement de lever une armée. Une seule chose, selon elle, peut apaiser sa colère. Le roi doit lui donner son fils unique, Wen. Le roi et la reine ont le coeur brisé. Wen est si petit !
Son père l'accompagne pourtant aux abords du territoire de la Tigresse. « Je n'ai pas peur », dit-il à son père. Il marche longtemps, puis, fatigué, s'endort au pied d'un arbre. Déjà la Tigresse a senti son odeur...
Tout est noir dans la forêt. Fantin a si peur qu’il se cache dans un arbre creux. Chut ! Voici venir un loup qui allume un grand feu… Oh ! Maintenant voilà un tigre qui effraie le loup ! Et… Au secours ! Un crocodile géant met le tigre en fuite à présent ! Fantin n’est pas au bout de ses surprises. Car en poussant la porte d’un terrier dissimulé dans l’arbre, il va rencontrer… un petit lapin qui a un truc pour vaincre la peur et amadouer tous les animaux du bois…
On raconte que la petite Rafara vivait avec sa famille dans son village d'Afrique. On raconte qu'un jour, ses deux soeurs l'ont abandonnée pendant la cueillette des morelles dans les bois. On raconte aussi que Rafara vécut alors une histoire extraordinaire, qu'elle fut capturée par un monstre et que seule la magie l'aida à s'échapper. On raconte de très belles choses encore dans les petits villages d'Afrique...
Le jeune Nicolas s'est-il vraiment noyé à Montalivet ? Pourquoi le docteur Victor a-t-il confié à Sylvère Lomeret qu'il avait fait un faux rapport d'autopsie ? Et par qui a-t-il été assassiné, alors qu'il se rendait au CEPP, le Centre d'études des phénomènes paranormaux, pour y chercher des renseignements sur le vampirisme ?
Sylvère Lomeret, journaliste à France 3 Région et à La Tribune de l'Ouest, risque d'avoir du mal à découvrir la vérité. Pour l'instant il est occupé à un reportage sans grand intérêt, au CEPP, justement.
La vocation du centre est de démontrer que les phénomènes dits paranormaux ont toujours une explication rationnelle. Il offre cinq cent mille francs à toute personne capable de faire preuve, dans des conditions extrêmement surveillées, d'un don de télépathie, de télékinésie ou autre. Les candidats se pressent et repartent toujours bredouilles. Au programme ces jours-ci, une pseudo-télépathe hystérique et une prétendue maison hantée. Anatole Le Lyonnais, le directeur, ricane d'avance. Mais son élève et assistante, Marianne, est moins sereine, surtout depuis qu'elle a entendu ce halètement étrange, juste derrière elle, dans le parking souterrain désert. Elle n'en a parlé à personne. C'est alors qu'entre en scène un jeune homme, Hugo Knocker, soi-disant étudiant en psychiatrie. Il a de sérieuses difficultés d'élocution, un problème avec les manches de son pull-over et aussi avec la pleine lune, et son cerveau est facilement envahi par des pensées qui ne sont pas les siennes. Il ne lâche pas Marianne d'une semelle et cela déplaît profondément à Sylvère, qui est tombé fou amoureux d'elle, et qui compte bien sur la visite de la maison hantée pour lui faire des avances...
Dans le récit connu sous le titre Les Aventures de Pinocchio, qui commença à paraître en juillet 1881 dans Il Giornale per i bambini (« Le Journal des enfants »), deux ressorts sont à l’oeuvre : celui du merveilleux d’abord, celui de la morale ensuite. Le succès universel du conte tient en partie à cette lecture ambivalente. Les enfants le plébiscitent en raison de la succession haletante de péripéties dont le schéma est presque toujours celui du malheur surmonté : le pantin perd ses pieds dans le feu puis les récupère miraculeusement, il est pendu par des assassins, mais sauvé par la Fée bleue, il échappe à la prison, aux mâchoires d’un piège qui lui enserre les tibias, au naufrage, à la gueule d’un requin, à son enveloppe d’âne… Le pire, avec lui, est immanquablement frôlé, mais Pinocchio s’en sort toujours, déjouant les traquenards d’un destin qu’il s’obstine à rendre contraire.
Entre fiction bouffonne et grave leçon, Les Aventures de Pinocchio continuent à nous séduire car s’y affrontent deux tendances naturelles et contradictoires de l’humanité : la propension au rêve et l’adhésion au principe de réalité.
« Comme tout ce qui relève du grand art, les contes de fées séduisent et instruisent tout à la fois. Ils doivent à leur génie particulier de remplir ce double rôle dans des termes qui s'adressent directement aux enfants ». Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées
Cette édition intégrale reproduit le texte original publié à Paris en 1697 : Le petit Chaperon rouge, La Barbe-Bleue, La Belle au Bois dormant, Peau-d'Âne, Les fées, Le Chat botté, Riquet à la houppe, Le petit Poucet et Cendrillon.
Nous avons, par contre, supprimé les petites moralités finales en vers, suivant en cela l'édition de Hetzel et jugeant avec Sainte-Beuve que ces moralités « ne tenaient au récit que si l'on voulait et qu'elles en étaient la date ».
Les illustrations de Gustave Doré ont été réalisées pour l'édition de Jules Hetzel, 1860. L'édition en poche nous a permis de mettre tous les dessins en regard du texte et d'éliminer le petit inconvénient de non-concordance de l'édition originale.
Recommandé dans les programmes scolaires du cycle 3 et du collège
Frankenstein est un roman épistolaire, comme les affectionnait le XVIIIe siècle, dans lequel viennent s’enchâsser plusieurs récits : un récit-cadre, celui du capitaine Robert Walton qui relate à sa soeur Margaret ses aventures maritimes alors qu’il vogue vers le pôle Nord. Là, il rencontre un savant, Victor Frankenstein, qui lui raconte son histoire : ses recherches l’ont amené à donner vie à une créature fabriquée à partir de plusieurs morceaux de cadavres. Le troisième récit est celui de la créature elle-même, qui narre à son tour son histoire. Repoussée de tous, elle réclame une compagne au savant. Il est sur le point d’obtempérer quand il renonce, comprenant qu’il s’apprête à créer une horrible lignée. Mais le monstre va se venger…
Comme ses contemporains victoriens, Charles Dickens adore les histoires de fantômes. Ses spectres sont parfois terriblement inquiétants, parfois comiques, ou encore porteurs d’un message, comme dans « Un chant de Noël », ce Christmas Carol que l’on se lit aujourd’hui encore à la veillée de Noël dans le monde anglo-saxon.
C’est justement cette version, la version lue, qui a été retenue ici. Dickens l’a lui-même condensée pour pouvoir l’interpréter lors de ses tournées de lectures publiques. Elle raconte l’histoire d’Ebenezer Scrooge, vieil Harpagon dont le personnage connaîtra une certaine fortune littéraire puisqu’il sera le père de… Balthazar Picsou. Rien ne compte plus pour lui que d’exploiter son prochain. Il déteste tout, et surtout Noël. Une veille de Noël, justement, le voilà qui reçoit la visite de Jacob Marley, son ancien associé… mort depuis sept ans. Le fantôme vient le prévenir : Scrooge doit changer, sans quoi il portera pour l’éternité les chaînes du remords. Il va d’ailleurs recevoir la visite de trois spectres, ceux des Noëls passés, du Noël présent et des Noëls à venir, qui vont lui faire comprendre qu’une rapide rédemption s’impose…
Dans ce recueil : Un chant de Noël, L’Aiguilleur, Le Treizième Juré ou le Procès pour
crime, L’Histoire de la femme de journée, Manuscrit d’un fou, Histoire du sacristain
emporté par les goblins, Le Baron de Grogzwig, Le Locataire et le fantôme.
Matti vit dans le marais, ces terres où personne ne s'aventure. On prétend même qu'il y est né. On dit aussi qu'il est le fils d'un crabe et d'un crapaud. Ni père, ni mère, jamais de tendresse, Matti est devenu mauvais. Le vieux Barbaud ne l'aime pas : Matti noie ses brebis dans le marais, lance des cailloux, sans jamais rater sa cible, sur tous ceux qui l'approchent et même sur la bielleuse, l'oiseau de Barbaud, l'ancêtre de la tourterelle. Pourtant, Piot aime Matti, il voudrait en faire son ami. Il est le seul à lui rendre visite, mais Matti se moque de lui. Ce que Matti voudrait, c'est un ami fort, courageux, au coeur doux, un ami immense : un géant qui le promènerait dans le pays comme un prince. Piot, décidé à sauver Matti du désespoir, relève le défi. Il trouvera un géant pour Matti. Il demande de l'aide au vieux Barbaud. Une légende raconte qu'autrefois, il y a très longtemps, vivaient dans le pays des géants très doux. Puis les hommes sont venus et, très vite, les géants n'ont pu supporter cette vie agitée. Trop lents, trop bons, les géants, pour vivre dans la compagnie des hommes. Alors ils sont partis, mais certains ont laissé une partie de leur doux coeur incarné dans les tourterelles. Barbaud croit aux miracles. Si Piot réussit à construire un géant de sable dans des conditions précises, la bielleuse lui tiendra lieu de coeur et le géant s'animera. Par amour pour Matti, Piot entreprend cette tâche surhumaine. Quand son oeuvre est finie, il invite Matti à rencontrer le géant, et c'est bien un ami que Matti découvre sur la plage. Et pour la première fois, il rit.
La tétralogie de Catherine Zambon : La Bielleuse, La Berge haute, L'Oca, Les Rousses.
Ce que font, ce que sont les hommes s'explique souvent par un traumatisme d'enfance. Louis XIV, futur monarque au rayonnement planétaire, éprouve un de ces traumatismes décisifs alors qu'il n'est encore qu'un tout jeune garçon de onze ans, dans une France gouvernée par sa mère, Anne d'Autriche, et par le cardinal Mazarin. C'est l'époque de la Fronde. Des troubles agitent le pays. Leur violence va inspirer au fils de Louis XIII le goût du pouvoir absolu, le dégoût de Paris et l'idée ingénieuse de parquer à Versailles une noblesse dont il a appris à se méfier, et qu'il pourra maintenir là dans un rôle de pure figuration, comme une sorte de basse-cour de luxe. Ce livre raconte l'épisode précis qui a tant marqué le premier âge de celui qui allait devenir le Roi-Soleil.
Le Père est pauvre et bien fatigué. Dans la forêt, il rencontre un homme qui lui fait la proposition suivante : « Donne-moi ce qu'il y a derrière ton moulin et tu seras riche, très riche ».
« Il n'y a rien derrière mon moulin, pense le Père, à part un vieux pommier. » Il accepte. Il a tort. Derrière le moulin, il y a sa fille.
« La Jeune Fille, le Diable et le moulin » a été créé à Heyoka, théâtre de Sartrouville en novembre 1993 et joué dans de nombreuses villes en France.
Consultez le dossier « Pièce (dé)montée » sur le site Canopé
L'elfe est condamné à mourir de faim pour avoir poussé la sorcière dans un étang. Un chevalier passe et le délivre. L'homme est triste et, sous son armure, à la place du cœur, se cache une tortue vivante. Que cherche-t-il ? La sorcière, justement, et une princesse aussi. L'elfe promet de l'aider. Mais la sorcière a plus d'un tour dans son chaudron. Elle envoie sur leurs traces un mercenaire. Pour les tuer.
Olia s'y connaît un peu en secrets. Ses parents sont les gardiens du château de Mila, un palais aux dômes dorés, aux jardins luxuriants et aux innombrables pièces. Il y a celles qui apparaissent et disparaissent, et des celles qui se cachent depuis des siècles. La seule personne à pouvoir y accéder est Olia. Alors qu'elle cherche un refuge lors d'une violente tempête, elle tombe sur un passage secret qui mène à une partie du château qu'elle n'a jamais vue auparavant. Un étrange réseau de pièces qui cache le secret du passé du palais... et la vérité sur ceux qui tentent de le détruire.
Le Chevalier de la charrette a été composé vers 1180 par Chrétien de Troyes, le plus célèbre romancier du Moyen Âge, à la demande de sa protectrice, Marie de Champagne.
Dans cette oeuvre, il se fait le héraut de l’amour courtois tel qu’elle le conçoit : une relation basée sur le modèle féodal, où la dame occupe la position de suzeraine et le chevalier celle de vassal à son service. L’auteur, qui n’adhère pas totalement à ce modèle, laissera Godefroi de Lagny achever la rédaction de l’aventure.
C’est dans cet ouvrage qu’apparaît pour la première fois un mystérieux chevalier qui, par amour pour la reine Guenièvre, affronte les pires dangers (le gué aventureux, le pont de l’épée), allant jusqu’à monter dans la charrette d’infamie réservée aux voleurs et aux assassins ou aux chevaliers vaincus et déshonorés. Ce chevalier n’est autre que Lancelot du Lac, le plus célèbre et le plus attachant de tous les chevaliers de la Table Ronde.
Le Chevalier de la charrette occupe une place essentielle dans l’histoire du roman français. Les instructions officielles en recommandent l’étude au collège.
Il était une fois un pays où régnait un Roi. Comme tous les rois, il faisait des guerres et il veillait sans cesse au bon ordre de son royaume. Mais ses guerres à lui étaient étranges. Il chassait les cris, les larmes, les couleurs, les soupirs, les rêves et ils les enfermaient dans des cages. Peu à peu, tous désertèrent son royaume. Tous, sauf sa fille qui ne supportait plus d'être princesse du pays de rien. Un jour, elle se révolta contre son père bien-aimé. Grâce à un garçon.















