Thème « Mexique »
Le cactus saguaro est célèbre depuis qu'il a joué dans de nombreux films de cow-boys. Saviez-vous qu'il est aussi grand qu'un arbre, qu'il vit plus longtemps que nous et qu'il nourrit les animaux du désert, insectes, oiseaux et chauves-souris ? Mais, surtout, il offre, à tous les étages, des logis formidables pour les pics, les chouettes, les tourterelles, les chauves-souris et les rats. Sans le saguaro, beaucoup d'animaux ne pourraient pas vivre dans le désert.
Recommandé (À FonD la SciencE, no1, 1994).
Le célèbre archéologue Octavio Palissander arrive à bord d’une jeep dans un petit village du sud du Mexique. Et lorsque ce « Sherlock Holmes des civilisations perdues » pénètre dans l’église Santo Domingo, ce n’est pas pour y prier : il est sur les traces du Parchemin malmèque, qui apporterait les preuves d’une antique civilisation précolombienne. Mais il n’est pas le premier à être passé par là… Avec l’aide du jeune et intrépide Moctezuma, il va devoir braver les mille dangers de la jungle, les plantes carnivores, les pannes d’essence, les singes hurleurs. Et il faut faire vite, car les plus anciens mystères n’attendent pas.
Le jour où fut abattu le plus vieux saman de la plantation de cacaoyers, Lucia, qui était là par hasard, sentit soudain ses oreilles bourdonner comme si une douzaine de moustiques s'y étaient égarés. Voici l'histoire de Lucía et de l'Ekchuah, le dieu protecteur des cultivateurs de cacao. En 1519, une des grandes surprises qu'ont trouvées les premiers espagnols en débarquant sur la côte atlantique du Mexique a été de voir les natifs utiliser comme monnaie une espèce d'amande avec laquelle ils préparaient aussi une boisson : le chocolat. Ils faisaient d'abord griller les graines de cacao dans des pots de terre avant de les moudre entre deux pierres, puis ils diluaient la poudre avec de l'eau froide et l'assaisonnaient d'épices piquantes.
On ne vit pas à Santa Arena, où tout est sec, pauvre, désolé, sans espoir. On survit, et encore. Si on veut vivre, il faut partir. Là-bas, de l'autre côté de la frontière, la grande ville des étrangers, les ranjeros, brille de tous ses feux. Là-bas, les hommes sont riches, les femmes ont la peau blanche et les yeux verts comme des dollars, et les cinémas racontent des histoires merveilleuses. Ils sont nombreux, ceux qui tentent le passage du cerco. Et rares ceux qui réussissent. Moins de deux pour cent. Les autres sont abattus par la Border Patrol, ou bien s'en vont mourir de soif et d'épuisement dans le désert. De toute façon, avant d'espérer partir, il faut gagner mille dollars, le prix d'un passeur, l'équivalent de deux ans de travail à gratter les cuves puantes de la Chemical & Petrological Corporation. Personne n'a encore jamais dit à Adriana qu'elle avait de la chance. Mama Yosefa, la reine du bidonville, lui a juste dit un jour en la regardant dans les yeux : « Toi, tu mérites mieux. » Et Adriana a décidé qu'un jour, elle aussi aurait les yeux verts. Mais ce qui l'attend, de l'autre côté de la frontière, même un film des ranjeros n'aurait pas pu l'imaginer.



