Thème « humour »
Un jour, Léon et Miette se rencontrent. Ils ne se connaissent pas, mais tout de suite ils se sentent attirés l’un vers l’autre, et ça leur fait un peu peur. Qui est cette fille ? Qui est ce garçon ? Que lui dire ? Comment le lui dire ? Que faire ? Comment ça va finir, cette histoire ? Est-ce qu’elle va même commencer ?
Miette — Hé mais… il me regarde, là, il m’observe !
Léon — Aïe : on dirait qu’elle m’a vu.
Miette — Aïe : il a vu que je l’ai vu me voir…
Léon — Sûr : j’ai croisé son regard quand je l’ai regardée.
Miette — Aïe !
Léon — Je n’aime pas ça, mais alors pas du tout.
Miette — Ignorons-le !
Léon — Oublions-la.
Bototo, un garçon bambara, n'aimait pas la piza. Alors il quitta la maison pour fuir dans un grand bois profond. Là, vivait Koumta, un gourou mauvais, tout puissant, un vrai tyran qui commandait aux animaux, aux cailloux, aux troncs d'araucarias ou d'acajous - mais pas au baobab royal Maliko ! Pour ça, il aurait fallu qu'un gamin aidât Gourou Koumta. Un gamin ? Bototo ? L'amusant garçon voudrait-il ? Ah mais non ! Pas du tout, car il admirait Maliko.
Alors... Alors...lis, car voici un mini-roman pas banal ! Vois plutôt : A B C D . F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z. Sur vingt-six gribouillis faits par un stylo, vingt-cinq sont là. Un a disparu. Jamais là !
Cette histoire est écrite sans la lettre E. Comme la lettre E est la plus fréquente de la langue française, il s'agit d'un prouesse, au-delà du conte amusant et fantastique. Mais Yak Rivais n'est-il pas habitué à ces performances littéraires ?
Thomas a eu le malheur de parler à ses parents de l’arrivée d’un nouvel élève dans la classe de CM2. Il s’appelle Patrick et, même si Thomas ne sait pas trop ce que ça veut dire, il a tout du loser. Un prénom d’adulte, des fringues nazes, une grosse frange. En plus, il habite cité Jacques Prévert, un quartier sinistre où Thomas n’a pas le droit de mettre les pieds. Après l’avoir écouté, ses parents ont eu une drôle de réaction. Ils se sont regardés avec gravité, ils ont dit quelque chose à propos de la solidarité et ils ont forcé leur fils à inviter son nouvel ami Patrick à la maison ! Thomas est catastrophé, mais aussi vaguement intrigué. Et si le nouvel élève était moins naze qu’il en a l’air ?
Les parents d'Olivier sont un peu tendus en ce moment. Ils lui flanquent des baffes pour un rien. Le reste du temps, ils lui parlent comme à un débile, à un toutou. Dans sa chambre au moins, ou à l'école, Olivier a la paix : ses parents n'y sont pas. Makoko, lui, est toujours là quand il faut. Dommage qu'il soit un singe en peluche, plutôt qu'un grand frère. S'il était un frère, il prendrait quelques baffes à la place d'Olivier. Il saurait le conseiller sur un grave problème qui le préoccupe : comment dire à Camille qu'il l'aime d'amour ? Olivier a trop besoin d'un frère. Alors il se l'invente. Il en parle en classe. C'est Makoko. Il se met à le faire exister pour de vrai, découpe une photo de footballeur au hasard dans un magazine, comme une preuve. Plus il ment, plus ses mensonges le piègent : voilà Camille qui tombe amoureuse de son faux frère.
Ma mamie était à l’hôpital et ma maman très très enceinte. J’allais avoir un petit frère. Mes parents se disputaient encore sur le prénom, mais moi, j’avais décidé de l’appeler Bananiol. Quand ma mamie a guéri et que mes parents sont partis à la maternité, je me suis dit que tout allait bien. Sauf que quand ils sont revenus, lui n’était pas là. Et les choses se sont mises à devenir très étranges.
Tout donner pour un cheval… Il arrive que les dernières paroles d’un vieux roi de tragédie rejoignent les rêves secrets de quelques enfants d’aujourd’hui (et d’un gros escargot aussi). Pour les quatre héros de ce recueil de nouvelles, un cheval, c’est beau, c’est doux, c’est vif, c’est fidèle, c’est fort, c’est libre, et c’est magique. Jouer le cheval, à l’occasion d’une représentation théâtrale ? C’est une chance d’être seul en scène, ou presque, pour la première fois avec l’élue de son coeur. Ne pas vouloir se séparer de son cheval ? C’est marquer son originalité, occuper sa place et, bientôt, transmettre à quelqu’un qui le mérite son bien le plus précieux.
Monter à cheval, lentement mais sûrement ? C’est, pour un escargot de conte, la seule façon de grandir, de voyager loin et de se faire un ami, un vrai, à la vie, à la mort. Voir passer, sur une plage, un cheval rebelle au galop ? C’est le déclic qui manquait à une adolescente pour décider d’être elle-même et d’affirmer son goût pour les choses absurdes et merveilleuses, comme les versions latines. Pour tous, un cheval, c’est plus qu’un cheval. C’est la vie !
Moi, Max, je n’ai pas peur de le dire : j’ai peur.
Le roi du stress, le prince de l’angoisse, ne cherchez pas : c’est moi. Non, ça ne peut plus durer. Il faudrait qu’on m’indique un remède, et vite.
Un jour débarque à la maison un géant plein de barbe et de cheveux. C’est Benoît, un vieil ami de mon père, qui rentre tout juste d’Amazonie. Benoît n’a rien dans les poches et nulle part où aller. Mais il a peut-être quelque chose pour moi. Et s’il me montrait le chemin de l’imprudence...
Pas une journée ne passe sans que Nathalie ne s’imagine ailleurs. Elle explore les confins de la Laponie, s’enfonce au coeur de l’Amazonie, traverse le bush australien, plonge dans la fosse des Mariannes ou part à la conquête de l’Aconcagua…
Ses héros s’appellent Magellan, Marco Polo, Christophe Colomb ou Paul-Émile Victor…
Son livre préféré est un atlas et son objet fétiche, un sac à dos…
Bref, Nathalie n’a qu’une idée en tête : voyager ! Partir ! Loin, très loin de ses parents « sans imagination » et de son petit frère, là où, enfin seule et indépendante, l’exploratrice qui sommeille en elle pourra goûter aux joies et aux frissons de l’aventure.
Courageuse, tenace, intrépide… Oui, bien sûr, Nathalie est tout cela. Mais elle doit l’être plus encore pour affronter – avec humour – le retour à la réalité !
Barnabé est un ours pas comme les autres : il a toujours une ruse, un truc, une astuce inattendue pour venir à bout des petits tracas du quotidien. Flanqué de son ami le lapin, il regorge de bonnes idées surprenantes pour venir en aide au premier venu.
Attraper une poire tout en haut d’une branche alors que le rocher n’est pas assez haut pour servir de tabouret ? Facile ! Barnabé brise le rocher, et empile les gravas pour se construire un marchepied de fortune.
Comment retrouver son chemin en pleine cambrousse ? En semant des aimants et en s’armant ensuite d’une boussole, bien sûr !
Dans une série de 46 gags d’une planche chacun, quelle que soit la situation – cocasse, compliquée, insolite –, Barnabé a vraiment réponse à tout !
Papaski est un collectionneur d'histoires à dormir debout. Il a croisé Loulou Vandal, qui s'est enfui de chez ses parents en emportant la baignoire familiale. Il a aussi vu M. Parcell Mesquin, qui a offert un rouleau-compresseur à sa femme, pour leurs noces d'argent. C'est bien pratique pour repasser le linge et étaler la pizza...
Regardez bien les illustrations de ces comptines loufoques, de ces histoires absurdes et sarcastiques : Tomi Ungerer y a mis en scène quelques-uns des jouets rares de sa propre collection, aujourd’hui visibles au musée de Strasbourg !
Petit Vampire vient à la maison. Je devrais être content, mais à quoi on va pouvoir jouer ? Je suis un enfant gâté, parce que mes parents sont morts et que mon grand-père m’achète tous les jouets que je veux, mais chez mon ami, il y a plein de vrais monstres, c’est autre chose. Pire encore, Pépé nous emmène dans un magasin de « jeux de réflexion ». Mais quand on découvre l’univers des jeux de rôle, tout change : devenir un autre, inventer des histoires, explorer des donjons, combattre des dragons... Je vais créer un club, avec des gens de ma classe. Sauf que moi, dès qu’il y a des filles, j’ai l’impression de jouer ma vie.
Mémé et pépé ont tout organisé, ma valise est prête. Il est cinq heures trente du matin quand le camping-car du Capitaine des Morts arrive chez moi. Ils bondissent tous hors du véhicule : Petit Vampire, tartiné de crème solaire avec son bob jaune sur la tête et son ciré, le chien Fantomate qui pète chaque fois qu’il fait un pas, Marguerite, Claude et Ophtalmo, les trois monstres. Direction un château en Bretagne. La route est longue avec un tel équipage ! Et dire qu’il faut rendre une rédaction à ce sujet à la rentrée ! Je vais devoir me tenir debout devant toute la classe et raconter mes vacances… Mais je ne révélerai rien de ce que nous avons vécu. Je leur raconterai un séjour sans meurtres, sans fantômes et sans rien de magique.
« Par un après-midi d'hiver, un loup maigre et miteux se retrouva dans un quartier de la ville qu'il ne connaissait pas. » Voici le début de cette histoire. Mais ce n'est que le début. Car ensuite, le loup affamé va vivre une drôle d'aventure qui le mènera jusqu'au théâtre où il assistera à un ballet dansé par des cochons. Et autour de lui, dans la salle, des cochons et encore des cochons roses, dodus et juteux. Le problème, c'est que les cochons sont justement ce que le loup préfère... pour son dîner !
Huit courtes pièces de Claude Ponti pour découvrir que dans le fond, à bien y réfléchir, rien n’est vraiment évident. Ni ce qui se voit ni ce qui ne se voit pas. Ni ce qui est petit ni ce qui est grand. Ni la pluie, ni la mer, ni les larmes. Ni le soleil qui pourrait oublier de mettre son réveil et donc ne pas se réveiller. Ni la forêt ni les arbres et encore moins l’arbre qui cache la forêt. Sans parler de l’école, surtout quand les cartables se rebiffent et ne veulent plus y aller à la place des enfants. Entre un autre enfant, qui vient se mettre devant les deux autres.
Souvenez-vous. Nous avions laissé Verte, l’apprentie sorcière rebelle, rayonnante. Entourée de femmes, comme depuis toujours : sa mère Ursule et sa grand-mère Anastabotte. Mais aussi, c’était nouveau pour elle, d’hommes : Soufi, le garçon de sa classe grâce à qui elle avait retrouvé son père, et celui-ci, Gérard, l’entraîneur de foot.
Les choses pourraient être simples désormais.
Et bien sûr, elles ne le seront pas. Car Soufi déménage et Gérard a un père, lui aussi : Raymond, un ancien commissaire de police. Verte pleure, Verte rit, Verte est très entourée soudain et pourtant elle se sent seule. Heureusement, une fille vient d’emménager avec sa mère dans le bâtiment B. C’est Pome.
Verte se dit que c’est un nom parfait pour une alter ego, une future meilleure amie, une pareille en tout. En tout ? Même en sorcellerie ?
Personne ne remarque Jérémie au collège, personne ne lui adresse la parole. Forcément, il est arrivé là après les vacances de Noël : c’était trop tard, les groupes étaient déjà faits. Alors il est devenu invisible… Il n’a pas d’amis, mais il a la paix. Et puis, sa mère lui a payé un vélo. Quand il s’ennuie, Jérémie prend son vélo et fait des tours dans le quartier. C’est peut-être comme ça qu’il va se faire des amis ? Par hasard ? À moins de ne pas faire confiance au hasard, et de se débrouiller pour rencontrer Lily, la seule fille de sa classe à qui il a envie de parler.















