Thème « humour »
Imaginez que le livre que vous tenez entre les mains soit l’un de ces vieux romans avec une reliure en cuir marron tout usé. Il raconterait le genre d’histoires qu’on lisait autrefois, pleines de larmes et de bons sentiments. On y croiserait des orphelins forcément valeureux, un bébé abandonné sur les marches d’un perron, un millionnaire vivant dans un taudis ou encore une nourrice au cœur sec…
Vous allez rencontrer tous ces personnages dans ce roman. Mais vous découvrirez vite que les enfants Willoughby ne sont pas vraiment orphelins, même s’ils rêvent de se débarrasser de leurs parents. Vous apprendrez que le millionnaire solitaire est aussi un confiseur au grand cœur et la nounou une spécialiste des cookies et de la sculpture antique, ce qui les rend bien plus sympathiques. Il vous reste maintenant à deviner si, comme toutes les histoires d’autrefois, celle-ci se terminera bien…
Lois Lowry a toujours apprécié son statut d’enfant « du milieu » qui lui a permis de vivre sa vie dans son coin, de grandir tranquille, au milieu des livres. Elle a voulu rendre hommage à ses livres de jeunesse, compagnons d’autrefois, en écrivant Les Willoughby, à la manière de ses histoires à l’ancienne qui, avoue-t-elle, n’intéressent plus les enfants d’aujourd’hui. À moins d’être revisitées par Lois Lowry…
Une malachite, vous savez-ce que c’est ? Lino, lui, n’en avait aucune idée jusqu’à ce que ce frimeur de John-John en apporte une à l’école. En gros, c’est un caillou vert qui ressemble à un chewing gum et qui vaut des millions. Et devinez ce qui est arrivé ? La malachite a disparu.
C’est qu’il s’en passe des choses, dans cette école. Entre les parties de foot avec Fatou, les clubs d’espions ultra-secrets auxquels il faut adhérer, l’anniversaire de Tulipe à ne pas rater, Lino n’arrête jamais. Heureusement, il y a les autres, ces copains sur qui il peut toujours compter.
La nuit tombe sur les terriers. Confortablement installée dans son fauteuil, Louisette la taupe raconte à ses amis lapins la terrifiante aventure de Hänsel et Gretel, sans se douter une seconde que, perchée sur le toit, Dame belette n’en perd pas une miette. Cette histoire d’enfants capturés par une sorcière qui les emprisonne pour les engraisser avant de les manger lui donne des idées qui la font saliver d’avance… Dès le lendemain, Dame belette capture les lapins, les enferme et les nourrit. Il n’y a plus qu’à attendre pour en faire un civet. Louisette ne met pas longtemps à s’inquiéter. Que sont devenus ses amis, toujours si ponctuels pour leur histoire du soir ? Et s’ils étaient tombés dans un piège ? Tout accuse Dame belette. Mais comment délivrer les lapins d’un aussi féroce prédateur ? Agir par la force ne mènerait à rien, et il n’est pas facile d’être plus rusé que Dame belette…
Louisette la taupe lit à ses amis lapins l’histoire d’Ulysse qui, après avoir crevé l’oeil du cyclope Polyphème, s’enfuit, agrippé au ventre d’un bélier. Mais voilà qu’en plein récit, Louisette s’enrhume. Le médecin est formel : seul un séjour à la montagne la guérira.
Mais comment y aller ?
Les lapins ont une idée. Le berger d’à côté doit bientôt emmener ses moutons en transhumance. Il suffira à Louisette de se glisser, comme Ulysse, sous le ventre d’un mouton et de se laisser porter jusqu’en pleine montagne.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les lapins fixent un hamac sous le bélier, Louisette s’y glisse discrètement… et éternue au moment du départ. « Le bélier semble malade, remarque le berger, il va falloir le laisser à la bergerie. »
« Non, non ! répond Louisette qui tient à partir, ce n’est qu’un petit rhume… »
« Mon bélier parle ! » s’écrie le berger… Ça, il n’avait jamais vu ! Qui sait s’il n’y aurait pas de l’argent à faire avec ce phénomène…
Marcus s’est fait mordre par sa grand-mère. Elle a voulu regarder Les chiffres et les lettres à la télé. Mais il a refusé de changer de chaîne tant que son film n’était pas fini. Alors elle a essayé de lui arracher la télécommande des mains et il a résisté. Elle l’a mordu. On peut encore voir la trace des dents sur son poignet. Pourtant, personne ne le croit. Une grand-mère, ça ne mord pas ! lui répondent les adultes. La preuve que si ! En plus, sa grand-mère n’est même pas grondée pour ce qu’elle a fait. Sa copine Fleur est la seule à le comprendre. Elle aussi a une grand-mère « totalement abominable ». Elle propose à Marcus de faire partie des VMV, l’association des Victimes des Mémés Violentes. Leur devise : OEil pour oeil, dent pour dent…
Manoel est catégorique, ce livre sur les tatous écrit par un certain R. Kipling est un tissu d'âneries. Il en sait quelque chose, étant lui-même tatou. Un magnifique tatou d'Amazonie d'ailleurs, fin lettré et particulièrement entêté. Il est prêt, s'il le faut, à remonter le rio Juruá en pirogue pour mettre la main sur ce Kipling et exiger du soi-disant spécialiste un démenti.
Son ami Luizao le colporteur l'accompagnera. C'est lui qui a offert à Manoel ce livre truffé d'erreurs... Il lui doit bien ça et va s'en mordre les doigts.
Lucien n’aime pas grand-chose, dans la vie, à deux exceptions près : son amoureuse Fatou et son ami Croûton. En tête de la longue liste des choses qu’il n’aime pas, il y a le lundi. Et le lundi risque bien d’être détrôné par le mardi. Car ce matin où la vie de Lucien bascule, ce matin apparemment comme tous les autres dont Lucien aurait pourtant dû se méfier, est précisément un mardi. Un vrai mardi maudit. Tout d’abord, Fatou que Lucien aime tant, et dont il se croyait tant aimé, prononce sept mots terribles. Des mots qui vont tout changer. Ensuite, sa Mamie, qui a soixante-neuf ans, annonce qu’elle va se marier. Il n’est pas exclu qu’elle soit devenue folle. La conséquence de tout cela, c’est que Lucien va se brouiller avec Croûton, oui Croûton, son ami de toujours, le seul garçon de quatrième qui puisse parler de ses peluches sans être ridicule. Le mariage de Mamie est prévu pour mardi prochain. La séparation avec Fatou aussi. Croûton est aux abonnés absents. Courage, Lucien, il te reste cinq jours pour vaincre cette malédiction.
La dédicace mise à part, il n'y a pas un seul mot dans ce livre. Il contient pourtant quarante-trois petites histoires et toutes ont pour héros Max le hamster, que l'on surprend dans diverses activités... qu'il exerce comme personne. Quand Max fait la cuisine, c'est pour entreprendre une partie de tennis avec la poële et l'omelette. Quand il fume la pipe, il ne se contente pas de faire des ronds de fumée, mais aussi des huit. Quand il s'entraîne à la corde à sauter, il termine ficelé comme un rôti. Quand il jongle avec des pommes, il peut les rattraper gracieusement du bout de ses moustaches. Et quand il joue du violon, il le mange. Il a la drôlerie et la poésie de Charlot, le sens de l'à -propos de Groucho Marx. Max, c'est quelqu'un.
Autant le dire tout de suite, ça n’a pas été chose facile car je ne savais pas du tout comment attaquer le problème. Je n’étais pas sûr qu’on puisse apprendre la sympathie et la gentillesse, mais je devais essayer. Je me suis rassuré en me disant que ça ne devait pas être si compliqué et que tout le monde pouvait y arriver, je connaissais des tonnes de gens sympas ou, ce qui revenait au même, qui avaient la réputation d’être sympas. Alors, pourquoi pas moi ? Il suffisait d’observer et de reproduire. Copier. Coller.
Hier soir encore, je disposais de parents normaux, tous deux âgés de 36 ans. Ce matin, à mon réveil, ils en avaient 11. Bien sûr, quand j’ai vu ces deux enfants à mon chevet, dans des pyjamas trop grands, je n’ai pas tout de suite compris.
D’ailleurs, c’était l’heure de se préparer pour le collège… Le collège ! J’ai deviné que tout partait de là . Depuis le début de l’année scolaire, je détestais la sixième. Et mes parents, au lieu de me comprendre et de trouver une solution simple – m’offrir un tour du monde, par exemple –, répétaient à l’envi qu’ils adoreraient avoir mon âge.
Moi, je répondais invariablement : « J’aimerais vous voir à ma place. » Apparemment, mon voeu vient d’être exaucé…
Un jour, Léon et Miette se rencontrent. Ils ne se connaissent pas, mais tout de suite ils se sentent attirés l’un vers l’autre, et ça leur fait un peu peur. Qui est cette fille ? Qui est ce garçon ? Que lui dire ? Comment le lui dire ? Que faire ? Comment ça va finir, cette histoire ? Est-ce qu’elle va même commencer ?
Miette — Hé mais… il me regarde, là , il m’observe !
Léon — Aïe : on dirait qu’elle m’a vu.
Miette — Aïe : il a vu que je l’ai vu me voir…
Léon — Sûr : j’ai croisé son regard quand je l’ai regardée.
Miette — Aïe !
Léon — Je n’aime pas ça, mais alors pas du tout.
Miette — Ignorons-le !
Léon — Oublions-la.
Bototo, un garçon bambara, n'aimait pas la piza. Alors il quitta la maison pour fuir dans un grand bois profond. Là , vivait Koumta, un gourou mauvais, tout puissant, un vrai tyran qui commandait aux animaux, aux cailloux, aux troncs d'araucarias ou d'acajous - mais pas au baobab royal Maliko ! Pour ça, il aurait fallu qu'un gamin aidât Gourou Koumta. Un gamin ? Bototo ? L'amusant garçon voudrait-il ? Ah mais non ! Pas du tout, car il admirait Maliko.
Alors... Alors...lis, car voici un mini-roman pas banal ! Vois plutôt : A B C D . F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z. Sur vingt-six gribouillis faits par un stylo, vingt-cinq sont là . Un a disparu. Jamais là !
Cette histoire est écrite sans la lettre E. Comme la lettre E est la plus fréquente de la langue française, il s'agit d'un prouesse, au-delà du conte amusant et fantastique. Mais Yak Rivais n'est-il pas habitué à ces performances littéraires ?
Thomas a eu le malheur de parler à ses parents de l’arrivée d’un nouvel élève dans la classe de CM2. Il s’appelle Patrick et, même si Thomas ne sait pas trop ce que ça veut dire, il a tout du loser. Un prénom d’adulte, des fringues nazes, une grosse frange. En plus, il habite cité Jacques Prévert, un quartier sinistre où Thomas n’a pas le droit de mettre les pieds. Après l’avoir écouté, ses parents ont eu une drôle de réaction. Ils se sont regardés avec gravité, ils ont dit quelque chose à propos de la solidarité et ils ont forcé leur fils à inviter son nouvel ami Patrick à la maison ! Thomas est catastrophé, mais aussi vaguement intrigué. Et si le nouvel élève était moins naze qu’il en a l’air ?
Les parents d'Olivier sont un peu tendus en ce moment. Ils lui flanquent des baffes pour un rien. Le reste du temps, ils lui parlent comme à un débile, à un toutou. Dans sa chambre au moins, ou à l'école, Olivier a la paix : ses parents n'y sont pas. Makoko, lui, est toujours là quand il faut. Dommage qu'il soit un singe en peluche, plutôt qu'un grand frère. S'il était un frère, il prendrait quelques baffes à la place d'Olivier. Il saurait le conseiller sur un grave problème qui le préoccupe : comment dire à Camille qu'il l'aime d'amour ? Olivier a trop besoin d'un frère. Alors il se l'invente. Il en parle en classe. C'est Makoko. Il se met à le faire exister pour de vrai, découpe une photo de footballeur au hasard dans un magazine, comme une preuve. Plus il ment, plus ses mensonges le piègent : voilà Camille qui tombe amoureuse de son faux frère.
Ma mamie était à l’hôpital et ma maman très très enceinte. J’allais avoir un petit frère. Mes parents se disputaient encore sur le prénom, mais moi, j’avais décidé de l’appeler Bananiol. Quand ma mamie a guéri et que mes parents sont partis à la maternité, je me suis dit que tout allait bien. Sauf que quand ils sont revenus, lui n’était pas là . Et les choses se sont mises à devenir très étranges.
Tout donner pour un cheval… Il arrive que les dernières paroles d’un vieux roi de tragédie rejoignent les rêves secrets de quelques enfants d’aujourd’hui (et d’un gros escargot aussi). Pour les quatre héros de ce recueil de nouvelles, un cheval, c’est beau, c’est doux, c’est vif, c’est fidèle, c’est fort, c’est libre, et c’est magique. Jouer le cheval, à l’occasion d’une représentation théâtrale ? C’est une chance d’être seul en scène, ou presque, pour la première fois avec l’élue de son coeur. Ne pas vouloir se séparer de son cheval ? C’est marquer son originalité, occuper sa place et, bientôt, transmettre à quelqu’un qui le mérite son bien le plus précieux.
Monter à cheval, lentement mais sûrement ? C’est, pour un escargot de conte, la seule façon de grandir, de voyager loin et de se faire un ami, un vrai, à la vie, à la mort. Voir passer, sur une plage, un cheval rebelle au galop ? C’est le déclic qui manquait à une adolescente pour décider d’être elle-même et d’affirmer son goût pour les choses absurdes et merveilleuses, comme les versions latines. Pour tous, un cheval, c’est plus qu’un cheval. C’est la vie !















