Thème « Histoire »
Sami et Charif sont inséparables. Après sa fuite de Syrie, Charif raconte leur enfance dans les ruelles sinueuses de Damas. Leurs subterfuges malicieux pour supporter l’école, la vie de leur protecteur, le sage facteur Élias, le meilleur joueur de luth arabe de tous les temps. Il raconte l’histoire de Sami, qui combat courageusement l’injustice et risque sa vie par amour pour Joséphine. Bientôt surviennent des événements qui leur ouvrent les yeux. Quand la résistance contre le dictateur grandit et que la révolte de Daraa éclate, les amis doivent se cacher. Alors se perd la trace de Sami…
Leela a été fiancée à deux ans, mariée à neuf. À treize ans elle s’apprête à s’installer dans sa belle-famille quand son mari, mordu par un serpent venimeux, meurt de ses blessures.
Dans l’Inde des années 1920, il y a pire que d’être un intouchable. C’est être une veuve.
Leela va devenir une morte vivante. Rester cloîtrée pendant un an. Ôter tous ses bijoux, se raser la tête et ne plus porter qu’un sari spécial couleur de boue. Elle ne devra jamais se remarier. Partout où elle passera, elle portera malheur. Elle est au désespoir.
Heureusement, Leela peut compter sur quelques alliés : Kanubhai, son frère aîné, qui a promis de revenir l’aider ; Saviben, sa directrice d’école, qui est décidée à lui donner des cours à domicile. Ainsi que Gandhiji, un drôle de bonhomme qui prend fait et cause pour les paysans, les tisserands et tous les opprimés. D’ailleurs, celui-ci commence à bousculer les traditions et les consciences dans tout le pays…
Kashmira Sheth est l’auteur d’autres romans avec l’Inde pour toile de fond et des héroïnes à forte personnalité, mais celui-ci est le premier traduit en français. Elle a écrit cette histoire d’émancipation progressive d’une jeune fille veuve, en prenant modèle sur sa grand-tante chérie qui, comme Leela, a connu les débuts de Gandhi et vécu la longue marche de l’Inde vers la libération et l’égalité.
Continent Nord-Américain, 1870. Un jeune journaliste, Kristopher Andersonn, est lancé sur les traces d'une jeune fille asiatique prénommée Vinh. Ses motivations sont incertaines. Sous couvert d'un grand reportage sur les migrations des peuples d'Asie, il la poursuit sans relâche. La jeune femme semble s'être lancée dans une quête vengeresse et son cheminement est jonché de cadavres. Elle exécute les anciens membres d'une bande sans état d'âme et sa colère n'a pas de limite. Les deux protagonistes finiront par se retrouver, au cœur d'un maëlstrom de fureur et de sang. Et cette rencontre ne se fera pas sans quelques étincelles. L'amour est-il encore envisageable dans une contrée aussi impitoyable que l'Ouest Sauvage ?
À Athènes, Socrate n’est pas du goût de tout le monde. Lorsqu’ils le voient déambuler sur l’Agora, la barbe mal taillée et les pieds nus, ses contemporains retiennent leur souffle. Il faut dire que le philosophe ne les laisse jamais tranquilles. La démocratie, le travail, la société de consommation, la bonne moralité : avec lui, tout y passe ! Il interroge, il questionne, il provoque.
Qu’est-ce que la liberté ? Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Comment résister face aux populismes, aux fanatismes, aux opinions toutes faites ? Socrate est décidément loin d’être mort !
2 500 ans plus tard, les idées de ce diable d’homme, père de la philosophie, provocateur et attachant, n’ont pas pris une ride.
Il s’en passe des choses au mois de septembre au Havre ! Septembre 1944, alors que la ville est bombardée par les Anglais, un sauveteur havrais extrait des décombres un nourrisson endormi ainsi qu’un grand sac au contenu mystérieux. Septembre 2020, le journal Paris-Normandie lance un concours d’écriture sur ‘’Les enfants havrais durant la guerre de 39-45’’. Angie Tourniquet, 12 ans, se met sur les rangs avec l’idée de recueillir le témoignage du notable et mécène de la région, Maurice Lecoq, dont on vient de fêter le centenaire. Mais les propos du vieillard sont confus, tout autant que les réactions de son entourage. Vols, disparitions, lettres de menace... Voilà Angie embarquée dans une nouvelle affaire, pile au moment où son voisin et ami, le capitaine de police Augustin Maupetit, décide de la prendre comme stagiaire. Officieusement, bien sûr...
Nous sommes en 70 avant J.-C. Spartacus est un jeune Thrace, auxiliaire de l’armée romaine. Selon toute vraisemblance, c’est un cavalier et même un officier. Un statut envié à une époque où la majorité de la population est esclave. Pourtant, il déserte. Par vengeance ? Pour rejoindre les Mithridates en guerre contre Rome ? On ne sait pas.
Lorsque les Romains finissent par le capturer, Spartacus est condamné à devenir gladiateur, un châtiment réservé aux criminels les plus endurcis. Armé d’un bouclier et d’une épée, le corps recouvert de tatouages, il doit dorénavant se battre à mort dans l’arène pour divertir la noblesse romaine. La gloire, la célébrité, l’argent et les femmes sont à la clef d’une victoire. Mais, avec soixante-quatorze gladiateurs, Spartacus préfère s’enfuir et convaincre sur sa route des milliers d’esclaves de défier les lois romaines pour rejoindre son armée et se battre. Toujours à mort, mais pour la liberté cette fois.
« - Non... souffla mon père. Non, monsieur Lagneau. Je ne veux pas de supplément. Je... je ne veux pas d'argent du tout.
M. Lagneau lui jeta un regard vif et curieux. Leurs yeux se croisèrent. Dans ceux de M. Lagneau, mon père ne vit rien qui pouvait lui faciliter les choses. Mais il ne vit rien qui pouvait lui nuire non plus. Il toussa pour gagner du temps. La petite alarme restait muette. Eugène nota seulement que, devant la cheminée éteinte, le mannequin était légèrement tordu en avant sur son socle, comme sur le point de prendre ses jambes à son cou. Il jeta son premier dé. Histoire de tâter Dame Chance par le pouls :
- J'aurais besoin, dit-il très lentement, de refaire mes papiers. Les miens et ceux de ma famille.
M. Lagneau se tourna vers le mannequin, le dévisagea, l'air de vouloir s'assurer que ce n'était vraiment personne. Il revint à mon père et demanda tout bas :
- Vous êtes français, monsieur Eugène ?
- Français, oui. J'ai mon décret de naturalisation.
Le secrétaire de mairie se pencha, et, toujours chuchotant :
- Eh bien, donc ? Pourquoi les refaire, ces papiers ? Vous n'êtes pas en règle avec les actuels ?
- Si, si. Il nous faudrait la même chose, les mêmes papiers. Exactement. La même carte d'identité pour ma femme. La même pour ma fille Madeleine. Et pour mon fils André. Et le petit Charly. Oui, tout, tout pareil... Mais sans le tampon.
M. Lagneau tapota le sol du bout du pied. Mon père glissa le pouce dans sa bretelle et, à cet homme dont il ignorait tout, hormis son tour de taille, son air aimable, et qu'il travaillait pour un maire désigné par Pétain, il répéta :
- Les mêmes. Sans le tampon « Juif » dessus.
Il leva la tête et chercha anxieusement quelque chose dans le regard du secrétaire de mairie. Quelque chose qui lui dirait qu'il ne venait pas de précipiter sa famille et lui-même droit sur la route du camp de concentration ou du peloton d'exécution. »
Tarass Boulba est un Cosaque ukrainien, fier, vaillant, belliqueux - un Cosaque pour qui seules comptent sa foi orthodoxe, sa terre et la lutte immémoriale contre les Polonais. Il accueille ses deux fils, Ostap et Andreï, qui rentrent de Kiev, ayant terminé leurs études à l'université, et les conduit très vite à la « Setch », le campement militaire des Cosaques.
Mais Andreï, le cadet, tombe amoureux d'une belle Polonaise et passe à l'ennemi ! Incapable de supporter cette trahison, son père le tue de ses mains.
L'aîné, Ostap, est fait prisonnier. Dès lors Tarass Boulba n'a plus qu'une idée : le venger...
Gogol écrit la première version de Tarass Boulba à vingt-six ans et met toute la fougue de sa jeunesse dans cette superbe exaltation du peuple cosaque qu'il a connu dans l'enfance : avec Tarass Boulba, on chevauche au vent de la steppe, on se bat avec héroïsme et férocité, on ripaille, on chante, bref on découvre la truculence de l'épopée la russe, immortalisée au cinéma par Yul Brunner et Harry Baur.
Lisez Courteline et vous rirez. Vous rirez de Piégelé, l'acteur dépourvu de mémoire, qui estropie les plus beaux textes... de Bobéchotte, un peu sotte, avec son « nangora »... Vous vous réjouirez quand La Brige clouera le bec de l'employé des Postes borné, du contrôleur de tramway grincheux et du mauvais cocher.
Tirés de la vie de tous les jours, ces personnages pourraient bien faire partie de notre entourage d'aujourd'hui. Cherchez bien, vous les rencontrerez sûrement.
Ce volume contient : L'ours; Roland; Le petit malade; Le gora; Au temple; Une évasion de Latrude; Illusion; Cumul; Monsieur Badin; Un lettre chargée; La correspondance cassée; Le mauvais cocher; Hortense, couche-toi !.
En Martinique, au pied de la montagne Pelée, la vie est difficile dans les plantations de canne à sucre. Et quand un enfant naît, c'est parfois une bouche de plus à nourrir, dont on ne sait que faire. Tel est le destin de Louis Auguste Cyparis, abandonné aux bons soins d'un orphelinat religieux puis confié comme jouet vivant à une riche famille de planteurs. Porté par la révolte et sa soif de liberté, il n'a de cesse d'échapper par tous les moyens à sa condition. Mais une autre colère gronde, sourdement : celle du volcan de la montagne Pelée, dont l'éruption causera la désolation dans la ville de Saint-Pierre. Cette colère, la seule qui l'entende monter, c'est Pascaline, qui communique avec les insectes et prétend être en contact avec les ancêtres. Mais on prétend qu'elle n'a pas toute sa raison, et c'est pourquoi on la surnomme Ti-Fol. Si seulement on entendait sa voix, il serait peut-être encore temps de fuir…
Regina vient d’Ouzbékistan. Sur la place d’une ville allemande, dans la nuit et le froid, elle attend, seule. Son père a été assassiné sous ses yeux, sa mère a fui précipitamment en Europe. Mais la jeune réfugiée veut croire au pouvoir de la mémoire, croire en un monde meilleur. Pour sublimer l’attente, elle se rappelle sa vie passée et les gens qu’elle a aimés…
De l’aveu même de Hugo, Les Travailleurs de la mer est un roman sur la nature, ainsi qu’un hommage à sa terre d’adoption et d’exil, l’île de Guernesey. C’est là qu’au début des années 1820 Lethierry, propriétaire d’une petite entreprise de cabotage, opère une véritable révolution en assurant un service entre l’île et Saint- Malo, grâce à un bateau à vapeur, la Durande. Une concurrence qui ne plaît pas à tout le monde et soulève bien des jalousies…
La Durande s’échoue donc un jour entre les écueils de Douvres, mais ses machines sont encore intactes dans le ventre de l’épave. Lethierry promet la main de sa nièce à quiconque les sauvera. Par amour, Gilliatt, le pêcheur solitaire, le maudit soupçonné d’avoir des accointances avec le Malin, relève le défi et brave l’océan…
Gilliatt, c’est Quasimodo, c’est Gwynplaine, mais c’est aussi Hugo, l’exclu, le solitaire, le proscrit, l’homme indissociable de l’oeuvre, qui, dans un premier temps, avait intitulé L’Abîme ce cauchemar maritime.
« Le génie de Victor Hugo brise invinciblement tous les moules, et ce serait en vérité une prétention quelque peu insensée que de vouloir endiguer cette lave et proportionner cette tempête. Les Travailleurs de la mer, L’homme qui rit, Quatrevingt-treize parurent successivement. Les mêmes beautés d’imagination, d’originalité et de style s’y retrouvent à chaque ligne. » Leconte de Lisle, discours de réception à l’Académie française, 1887.
La lecture d’un roman de Victor Hugo figure au programme de français des classes de quatrième.
Vincent Van Gogh peint comme un fou depuis son arrivée à Auvers-sur-Oise, quand il rencontre deux jeunes gens de bonne famille, les frères Secrétan. L’aîné, Gaston, est un artiste en herbe, timide, incertain de sa vocation. Au premier regard, il considère Vincent comme un génie. Le cadet, René, est obsédé par Buffalo Bill. À la pêche comme à la chasse, accompagné de sa bande, il tire sur tout ce qui bouge. La correspondance de Vincent ne les mentionne ni l’un ni l’autre. Pourquoi ? On sait qu’il leur a offert des tableaux, dont nul n’a retrouvé trace. Pourquoi ? Gaston et René vont fréquenter Vincent quasi quotidiennement pendant près de six semaines. Et si cette rencontre ne va rien changer à la vie du peintre, elle va peut-être tout changer à sa mort.
Julie Maupin court les duels et dégaine à tout va. Elle se produit également sur les plus grandes scènes d’opéra. Elle aime se travestir, collectionner les amants et séduire les jolies femmes. Par amour, elle peut se lancer dans de folles aventures, quitte à mettre sa vie en jeu. Elle combat les préjugés de son temps et conquiert sa liberté pied à pied. Cette femme hors du commun a grandi à la cour de Versailles et traversé le XVIIe siècle telle une comète. Sa vie est un roman !
Lorsqu'il publie Une vie, en 1883, Guy de Maupassant a trente-trois ans et derrière lui, déjà , une carrière d'écrivain reconnu. Il saisit Jeanne, son personnage, à l'âge de dix-sept ans. Comme son aînée Emma Bovary, Jeanne rêve du grand amour. Elle a tout pour être heureuse, tout pour devenir la princesse de contes de fées de ses songes. Mais l'irruption de Julien dans sa vie va la faire pénétrer de plain-pied dans la réalité sociale des femmes de son époque, et la désillusion deviendra le motif obsédant qui ponctuera sa vie. L'inconséquence et les compromissions de ses parents, la muflerie et les infidélités de son mari, les hypocrisies d'une société empesée dans ses traditions vont transformer son destin en « une vie » emblématique d'une forme de résignation féminine. Emma Bovary, Jeanne, Tess d'Urberville, Effi Briest : on pourrait s'étonner que la figure de la femme bafouée se manifeste avec une telle constance dans le roman réaliste européen. S'annonce, en fait, à travers ces peintures littéraires, une prise de conscience de l'insoutenable condition de la femme, laquelle présidera aux révolutions idéologiques féministes du XXe siècle.
Cynisca est une princesse de Sparte, le sang d’Héraclès coule dans ses veines. Éduquée comme un homme depuis l’âge de sept ans, elle est aujourd’hui une combattante d’exception, qui rêve d’un triomphe à sa mesure. Mais, confrontée à l’absurdité de la guerre, elle s’interroge. Qu’y a-t-il de glorieux ou de juste à prendre une vie ? N’y a-t-il pas d’autres batailles à mener et d’autres victoires à offrir à la déesse Orthia, comme elle s’y est engagée ? Depuis que la divinité du monde sauvage l’a mise au défi de battre un cheval à la course, Cynisca est devenue la meilleure cavalière de la cité. Et si c’était là le moyen d’entrer dans la légende ?















