Thème « Histoire »
Vers le milieu du XIXe siècle, les besoins de charbon sont grands, en France et dans le monde. Le charbon est devenu la principale source d'énergie, c'est lui qui permet l'essor de l'industrie et des transports. Des hommes - les mineurs - descendent chaque jour à plusieurs centaines de mètres sous terre pour extraire la précieuse houille. Des hommes, mais aussi de jeunes garçons, qui quittent l'école dès l'âge de dix ans pour effectuer ce travail harassant, nocif et périlleux. Louis et Tounet, enfants de la mine et héros de ce récit, sont, hélas, quotidiennement en danger de mort. Une histoire documentaire et un dossier pour en savoir plus sur les mines de charbon et le travail des enfants illustré de photographies d'époque.
C’est dans l’estomac d’un requin que commence l’un des plus extraordinaires voyages relatés par Jules Verne. En effet, le squale a avalé une bouteille contenant un message qui, une fois partiellement déchiffré, révèle le naufrage d’un navire, le Britannia, et de son capitaine, le valeureux Harry Grant. Seule certitude sur la localisation du naufragé, il se trouve sur le 37e parallèle.
Un courageux lord écossais, sa charmante jeune femme, un major impassible, un géographe français distrait et les deux enfants du capitaine Grant vont donc suivre ce 37e parallèle, franchir les Andes et leurs incessants séismes, traverser la Patagonie, survivre à un ouragan et poursuivre leurs recherches… en Australie. Là , ils retrouveront l’ancien quartier-maître du Britannia, un dénommé Ayrton, qui les trahira pour livrer leur navire aux pirates, puis ils échoueront sur les côtes de la Nouvelle-Zélande où ils tomberont aux mains des cannibales…
Bouteille à la mer, tour du monde, pirates, cannibales, naufrages : tous les ingrédients sont réunis pour « mettre en scène des rêves de petit garçon » – la définition du roman d’aventures par le maître du genre : Robert Louis Stevenson.
Les Enfants du capitaine Grant constituent le premier volet d’une trilogie romanesque que complètent Vingt Mille Lieues sous les mers et L’Île mystérieuse.
Les Instructions officielles de l’Éducation nationale recommandent l’étude d’un roman de Jules Verne en classe de cinquième.
Érec et Énide, premier roman de Chrétien de Troyes, est le premier roman français du cycle arthurien qui nous soit parvenu, mais ce n'est pas, loin s'en faut, son seul intérêt. En effet, l'ouvrage aborde un problème toujours très actuel : comment concilier amour et mariage ? Dans quelles conditions l'amour peut-il survivre au quotidien ? Ce document de première importance dans l'histoire de nos lettres est donc aussi une merveilleuse histoire sentimentale entre le chevalier Érec et la belle Énide, un roman de chevalerie avec ses chevauchées, ses tournois, ses combats singuliers à la lance et à l'épée, un roman d'aventures qui préfigure certaines scènes des Trois Mousquetaires, et une oeuvre qui touche parfois au fantastique et à l'épouvante avec des crânes fendus, des têtes fichées à l'extrémité de pieux et un « mort » qui se réveille... Par sa vivacité, sa variété et son questionnement sur l'amour, ce texte authentiquement mdiéval devrait séduire les jeunes lecteurs contemporains. Il est suivi d'une interview imaginaire de Chrétien de Troyes qui, par le talent de son traducteur, sait expliquer de façon passionnante le monde dans lequel il a vécu et puisé son inspiration.
Angostura, au bord de l’Orénoque, 13 juin 1800. Fils d’une esclave, séparé de sa mère à 5 ans, Pablo est devenu le souffre-douleur de ses demi-frères et n’a guère d’espoir de mener une vie meilleure, quand deux savants européens font escale dans son village. Humboldt et son ami Bonpland traversent l’Amazonie pour dresser l’inventaire de sa faune et de sa flore. Ils remarquent vite la curiosité naturelle, l’esprit vif et les dons pour le dessin de Pablo, et l’emmènent avec eux. En forêt, le garçon sauve la vie de Bonpland. Pendant la traversée vers Cuba, lors d’une tempête, il met à l’abri leur bien le plus précieux : un herbier géant. Galvanisé par leur confiance, Pablo renoue avec son rêve de gosse : retrouver sa mère…
Lyon, fin du XIXe siècle. Martin Poulachon apprend le métier de « canut », d’artisan de la soie, avec ses parents. Un soir, sa mère, partie livrer une pièce de précieux velours, se fait agresser et voler. Martin se sent coupable. À cause de son retard, il ne l’a pas accompagnée. Il ne sait pas encore qu’il va, grâce à une mystérieuse jeune fille, non seulement récupérer ce bien, mais découvrir l’univers de Guignol. Pour nourrir leur inspiration et fournir un véritable journal de la cité aux spectateurs, les créateurs de la célèbre marionnette envoient des espions dans les rues et les passages secrets… Et Guignol se transforme en justicier pour de vrai !
En 1735, Esther Brandeau a quatorze ans. Fille illégitime d’un marchand d’étoffes réputé, elle vit dans un village du sud de la France. Sa famille veut arranger un mariage avec un chiffonnier afin de préserver sa réputation, et Esther s’enfuit. Mais la vie sur les routes est pleine de dangers pour une jeune fille, juive de surcroît. Alors Esther se travestit et elle va vivre plusieurs vies : tour à tour protégée d’une courtisane, boulanger, matelot, elle devra, pour se sauver des périls, changer plusieurs fois d’identité. Portée toujours par l’espoir de retrouver Philippe, un marin qui lui a permis de réchapper d’un naufrage, elle tombe d’un monde dans un autre, et du Vieux Monde dans le Nouveau.
Elle traverse l’océan et arrive à Québec, dans la province de la Nouvelle-France. Mais, à cette époque, la Nouvelle-France est une colonie catholique, et l’entrée en est interdite aux personnes de confession juive. Jusqu’où Esther sera-t-elle prête à aller pour accomplir son destin ?
Je m'appelle Michel Igaliev. Je suis un bien vieux grand-père. Ma vie est déjà longue, très longue. Rassurez-vous, je ne vais pas vous la raconter. Juste une petite histoire, bien curieuse: Je suis né dans une drôle de maison, une sorte de bateau que la crue du fleuve soulevait et faisait flotter, deux fois chaque année. Avec mes trois frères et mes quatre soeurs, nous avions toute la plaine pour jouer, les marais, les hautes herbes. Mais un jour, cette vie-là s'est arrêtée tout net. Les parents nous ont dit: « C'est la guerre. Partons. Le fleuve nous conduira à la mer. » Une fois arrivés au bord de la mer, dans le port de Riga, mon père a vendu le bateau-maison. Avec l'argent, mon père a payé notre passage sur un schooner qui repartait à vide après avoir livré sa cargaison de pommes de terre. Son idée, c'était de fuir le plus loin possible.
Nous sommes en juin 1944. Le débarquement de Normandie a eu lieu, les Alliés progressent en Bretagne, mais la France est encore loin d'être libérée. Jean, qui a quatorze ans, vit à Montargis. Parce que la ville risque tôt ou tard de se trouver dans la zone des combats et parce que ses usines sont la cible de bombardements répétés, ses parents décident de l'envoyer dans une ferme, la Frissonière, à une vingtaine de kilomètres. Les Marceau sont des amis et ils ne seront pas mécontents d'avoir un peu d'aide. Il y a deux filles à la maison : Solange, qui a dix-huit ans, et Gisèle qui en a quatorze. Ni l'une ni l'autre ne laissent Jean indifférent, mais Solange est tout de même un peu trop âgée pour lui, et de toute façon elle est fiancée à un jeune fermier voisin, Raymond. C'est donc à Gisèle que Jean fait des avances, qui sont tantôt acceptées, tantôt repoussées brutalement. Lui qui ne connaît l'amour qu'à travers la lecture du Grand Meaulnes et du Jeune Werther, se trouve bien démuni. Comment doit-on s'y prendre avec une fille qui change d'avis tous les jours et qui n'est pas très sensible à la poésie ? Le comportement de Solange le laisse tout aussi perplexe : en cinq minutes, elle tombe éperdument amoureuse d'un parachutiste américain qu'elle va rejoindre chaque nuit dans sa cachette, à l'insu de ses parents. Lui a-t-il vraiment dit qu'il allait l'emmener à New York à la fin de la guerre ? Le temps d'un été, tandis que même la Frissonière est prise dans les péripéties de la Libération, Jean fait son éducation sentimentale. Il découvre surtout que les gens ne font pas ce qu'ils disent, ne disent pas ce qu'ils font, et que les filles, dans la France paysanne, font rarement ce qu'elles veulent.
La lecture des fabliaux montre la part théâtrale qu'ils comportent. Non seulement les dialogues invitent au jeu mais la truculence des personnages, les rebondissements invitent à la mise en scène. Nous avons donc pris la liberté d'en adapter quatre, parfois largement, pour donner envie à nos lecteurs d'endosser la « peau » de ces personnages et de les faire revivre devant témoins. Cette tentative d'approche dramatique leur permettra par ailleurs de s'intéresser à la période du Moyen Âge tant par la recherche des costumes que par celle des musiques. Découvrir en une mise en acte, un morceau d'époque, n'est-ce pas d'une certaine manière se comporter en historien ?
« Les Fabliaux du Moyen Âge » (l'école des loisirs, 1982), que nous avons pris la liberté d'adapter sous forme théâtrale, ont été bien accueillis. Sans doute parce qu'ils permettent aux enfants de découvrir certains aspects du passé sous une forme attrayante. Et que cela leur donne l'occasion de restituer, par le plaisir du jeu théâtral, la verve originelle de ces premiers textes en français. Voici d'autres fabliaux et une farce, présentés de façon à donner envie aux jeunes lecteurs d'endosser la « peau » des personnages et de les faire revivre devant un public. Cette tentative d'approche dramatique leur permettra, par ailleurs, de s'intéresser à la période du Moyen Âge, tant par la recherche des costumes et des décors, que par celle des musiques. Découvrir ainsi un morceau d'époque et le faire découvrir aux autres, n'est-ce pas d'une certaine manière se comporter en historien ?
Frankenstein est un roman épistolaire, comme les affectionnait le XVIIIe siècle, dans lequel viennent s’enchâsser plusieurs récits : un récit-cadre, celui du capitaine Robert Walton qui relate à sa soeur Margaret ses aventures maritimes alors qu’il vogue vers le pôle Nord. Là , il rencontre un savant, Victor Frankenstein, qui lui raconte son histoire : ses recherches l’ont amené à donner vie à une créature fabriquée à partir de plusieurs morceaux de cadavres. Le troisième récit est celui de la créature elle-même, qui narre à son tour son histoire. Repoussée de tous, elle réclame une compagne au savant. Il est sur le point d’obtempérer quand il renonce, comprenant qu’il s’apprête à créer une horrible lignée. Mais le monstre va se venger…
À Heinzerdof, petit village de Moravie, Johan Mendel attend le grand départ pour le lycée d'Opava. Fils de métayer, il doit participer aux moissons l'été, alors qu'il ne pense qu'à sa rentrée scolaire et à sa passion des plantes. Il a tout juste seize ans en cet automne 1838 et il rêve d'une vie en correspondance avec ses aspirations. Étudier encore et encore, construire son avenir, et ne pas mettre ses pas dans ceux de son père. Il brûle d'aller plus loin. Mais, sans cesse, les épreuves se mettent sur sa route et le rappellent aux dures réalités de sa condition modeste. Il est contraint de travailler en parallèle de ses études, au risque d'y perdre la santé. Alors, une chance lui est offerte : entrer au célèbre monastère de Brünn pour poursuivre ses études et y pratiquer l'hybridation. Très vite, tout s'accélère pour Johan, devenu Frère Gregor, entre la vie monacale, les cours à l'université de Vienne et les vives querelles d'idées de l'époque. Responsable du jardin expérimental du monastère, Gregor Mendel se lance dans une exploration patiente, à la recherche des mécanismes de l'hérédité. Aller plus loin, c'est maintenant observer des années durant les résultats de ses expériences sur les petits pois. Interpréter et théoriser. Trouver les Lois de l'hérédité. Et défendre ses idées en attendant d'être reconnu, un jour, partout dans le monde.
Henri est le seul rescapé du naufrage du Nugget, une goélette qui a sombré corps et biens au large des îles Milford dans la nuit du 6 au 7 décembre 1887. Depuis le naufragé a appris tant bien que mal à survivre en milieu hostile, à résister à la faim, au froid mordant et à la solitude. Car il en est sûr, il n’y a pas âme qui vive à l’exception de la sienne dans tout l’archipel. Pourtant, depuis peu, il ressent un malaise persistant, il se sent observé, suivi. Mais rien ne le prépare à la rencontre qui s’annonce...
Comme ses contemporains victoriens, Charles Dickens adore les histoires de fantômes. Ses spectres sont parfois terriblement inquiétants, parfois comiques, ou encore porteurs d’un message, comme dans « Un chant de Noël », ce Christmas Carol que l’on se lit aujourd’hui encore à la veillée de Noël dans le monde anglo-saxon.
C’est justement cette version, la version lue, qui a été retenue ici. Dickens l’a lui-même condensée pour pouvoir l’interpréter lors de ses tournées de lectures publiques. Elle raconte l’histoire d’Ebenezer Scrooge, vieil Harpagon dont le personnage connaîtra une certaine fortune littéraire puisqu’il sera le père de… Balthazar Picsou. Rien ne compte plus pour lui que d’exploiter son prochain. Il déteste tout, et surtout Noël. Une veille de Noël, justement, le voilà qui reçoit la visite de Jacob Marley, son ancien associé… mort depuis sept ans. Le fantôme vient le prévenir : Scrooge doit changer, sans quoi il portera pour l’éternité les chaînes du remords. Il va d’ailleurs recevoir la visite de trois spectres, ceux des Noëls passés, du Noël présent et des Noëls à venir, qui vont lui faire comprendre qu’une rapide rédemption s’impose…
Dans ce recueil : Un chant de Noël, L’Aiguilleur, Le Treizième Juré ou le Procès pour
crime, L’Histoire de la femme de journée, Manuscrit d’un fou, Histoire du sacristain
emporté par les goblins, Le Baron de Grogzwig, Le Locataire et le fantôme.
Maupassant sait faire rire ! Mais c'est toujours un rire en demi-teinte. Un rire qui tente de dissimuler la mort, compagne quotidienne. Que ce soit dans l'histoire du condamné à mort qu'on cherche à faire évader parce qu'une exécution capitale coûte trop cher ! Dans celle du chasseur invétéré qui hésite à s'attarder en son lieu de chasse favori parce qu'il convoie le corps d'un proche ! Dans celle du gros homme paralysé à qui on fait couver des oeufs afin qu'il soit quand même utile à quelque chose. Ou dans l'histoire du voleur que ses victimes, quelque peu ivres, décident d'exécuter ! Maupassant sait faire pleurer ! Mais ce sont toujours les larmes d'une émotion douce qui réchauffe le coeur. Que ce soit l'histoire du gosse sans père, insulte par tout un chacun, qui se trouve un père pour de vrai ! Ou dans celle des amours secrètes de Mademoiselle Perle, jamais réalisées à cause des convenances.
Huit histoires aigres-douces écrites il y a un siècle et qui restent tout à fait d'actualité, du point de vue de l'écriture, qui n'a pas vieilli, contrairement au style de tant d'écrivains du siècle passé; mais aussi du point de vue des personnages mis en scène car la nature humaine ne se démode pas en si peu de temps !
Ce volume contient : « Le papa de Simon », « Le condamné à mort », « La roche aux Guillemots », « Toine », « Le père Mongilet », « Le voleur », « Mademoiselle Perle », « Ma femme »
« On n'a vraiment peur que de ce qu'on ne comprend pas » écrit Maupassant à plusieurs reprises. Ce pourrait être la définition de ses histoires fantastiques. Là où nous parlerions de monstres, d'extraterrestres, de revenants, de diableries, Maupassant se contente de décrire des faits. Une paysanne a mangé un oeuf frais pondu en plein hiver : elle devient folle. Tout le mobilier d'une gentilhommière prend vie et s'enfuit, piétinant au passage le propriétaire. Un être mystérieux, invisible, vit en parasite dans un quartier, se nourrissant principalement d'eau et de lait...
Maupassant raconte. Écrites il y a un siècle, ces nouvelles restent tout-à -fait d'actualité, du point de vue de l'écriture qui n'a pas vieilli, contrairement au style de tant d'écrivains du siècle passé; mais aussi des thèmes car le Mystère est vivace !
Ce volume contient : « La peur », « Apparition », « Le Horla » (Première version), « Un fou ? », « Qui sait ? », « Conte de Noël », « L' homme de mars », « Le Horla » (Deuxième version)















