Thème « Histoire : 20e siècle »

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13 ans et +
Médium + / 9782211066488 / 7.50 € / Disponible

Pendant la guerre de 1939-1945, Tomi Ungerer a parlé allemand à l'école, alsacien avec ses copains et français à la maison, ce qui aurait pu lui valoir une amende de trois marks par « bonjour » et plus tard, la prison. Il s'est appelé Hans Thomas. Il a appris à l'école que Léonard de Vinci était d'origine allemande et se nommait en fait Leonard von Wincke. Il a collectionné les casques des soldats français en pleine débâcle. Il a reçu de splendides figurines sculptées par les prisonniers russes qui venaient s'occuper du jardin. Aujourd'hui, sans aucun souci de bienséance, et toujours avec l'accent, Dieu merci, il raconte.

Médium poche / 9782211210935 / 7.50 € / Disponible

Ce 28 octobre 1962 n’est pas un jour comme un autre. C’est l’anniversaire de Gil. Mais va-t-il pouvoir fêter ses quatorze ans comme prévu ? Tout est prêt, pourtant. Ses oncles, ses tantes, Mémé l’Étoile, Hanna et Salomon, ses grands-parents, ont tous été invités. Sa mère a choisi de cuisiner de la daurade au four et une salade d’artichauts à l’orange, ses deux plats préférés. Le gâteau a bien été commandé chez Mme Amiard. Alors, qu’est-ce qui cloche ? La situation internationale ! En ce dimanche 28 octobre 1962, la tension est extrême entre l’URSS et les États-Unis. Les Soviétiques ont installé leurs missiles sur Cuba ; les Américains menacent d’en découdre. Il y a risque de troisième guerre mondiale. À Champigny, Gil et sa famille sont suspendus aux nouvelles diffusées par le poste de radio. Les camarades communistes ont appelé à manifester devant l’ambassade américaine à Paris pour faire pression. La famille ira, ira pas ? Et l’anniversaire de Gil dans tout ça ? On verra.
 

Médium + / 9782211085533 / 23.20 € / Disponible

La débâcle de 1940, l’Occupation allemande, la Résistance, la collaboration… Cette période sombre est aussi une période assez floue pour ceux qui ne l’ont pas vécue.
La Seconde Guerre mondiale observée en direct à travers les agissements quotidiens d’une brochette de civils qui se trouvent pris dans ses drames et s’y démènent comme ils peuvent : tout y est, la peur, la honte, le comique, le tragique, le répugnant et même l’héroïsme. C’est un tableau d’époque allègrement brossé par un maître contemporain, lequel, pour la réédition illustrée de ce roman célèbre, s’est adjoint les talents de Philippe Dumas, artiste frère et âme soeur.

« Je ne devrais pas faire cet aveu qui trahit mon grand âge : je me souviens très bien de la guerre de 40 et de l’Occupation. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses raisons pour lesquelles Au Bon Beurre, lu à l’âge de 14 ans, m’a tant séduit et tant marqué. Mon premier roman pour adultes. Il me parlait d’un temps qui avait été le mien aussi et mettait en scène des personnages que j’aurais pu connaître.
Ses pages ne racontaient pas d’histoires, elles racontaient mon histoire, celle que j’avais vécue à ma modeste place d’enfant. Plus tard, j’appris que l’auteur, sous la merveilleuse gaieté de son style, était un authentique héros, qui avait couru lui-même de vrais dangers, et pouvait donc se payer le luxe de l’indulgence envers les faux résistants.
Une autre raison qui m’attache à ce livre tient à ce que c’est un grand livre. Sur certains aspects particuliers de cette période tragique, il est un ouvrage de référence, avec cet avantage qu’on s’y amuse énormément. Je suis persuadé qu’on le lira encore dans un siècle, sauf extinction totale de la race des lecteurs. D’où la joie que j’éprouve à y avoir ajouté ces dessins directement puisés dans ma mémoire, et mon orgueil de penser que j’accompagne ainsi un chef-d’oeuvre en route vers la postérité.
» Philippe Dumas

Médium + / 9782211036238 / 8.40 € / Disponible

Lorsqu'au réveil, Carla entend sa nounou pleurer en écoutant une chanson des Quecheupayùn, le groupe que dirige son père, elle ne s'inquiète pas trop. La nounou passe sa vie à pleurer, cela fait partie de sa méthode pour élever les enfants. Mais cette fois-ci, ce ne sont pas des larmes de crocodile. Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres à Santiago du Chili, c'est le jour du coup d'état contre Salvador Allende. Très vite, Carla et son frère Cristobàl comprennent que leur famille est en danger. Le nouveau régime est impitoyable pour les communistes. Il faut fuir vers la France, un petit pays d'Europe que Carla s'imagine pauvre et légèrement sous développé. Lorsqu'elle arrive à Gennevilliers, elle n'en croit pas ses yeux : c'est moderne ici, pense-t-elle, et il y a de tout dans les magasins. « Nous vivons dans un rêve, un film de Walt Disney, » pense Carla, ce qui ne l'empêche pas de voir qu'ici aussi les gens sont bizarres et que la violence peut naître n'importe où.

Médium + / 9782211223140 / 19.50 € / Disponible

Jocelyn Brouillard, 16 ans et demi, boursier, français, débarque un soir d'automne de 1948 à la pension Giboulée. C'est une erreur, un parfait malentendu. Il est à New-York et on l'a pris pour une demoiselle à cause de son prénom. Car la Pension Giboulée est une de ces boarding houses exclusivement réservées aux jeunes filles qui veulent demeurer à l'abri des loups de Wall street et de la 42ème Rue. La gente masculine y est résolument interdite. Heureusement, Jocelyn joue très bien du piano...   
Venues de tous les coins d'Amérique, ces jeunes filles rêvent de conquérir la grande ville, de voir leurs noms en haut des théâtres de Broadway. A Giboulée, elles sont au nombre de 6.     
Il y a Chic qui fait des publicités pour du shampooing aux œufs très rose, ou pour des soupes Campbell's avec de la tomate très rouge qu'elle déteste, et qui se fait offrir des chausse-pieds par ses nombreux soupirants... Il y a la baroque Ursula, qui chante à la radio, Etchika qui conduit une voiture au prénom de femme fatale... Et comme si ce n'était pas assez, dans la maison juste à côté habite  Dido, une collégienne qui a des problèmes avec le FBI. Et que diraient leurs logeuses, la respectable Mrs Merle et son dragon de soeur, si elles apprenaient que, derrière ses lunettes de fille sérieuse, l'énigmatique Manhattan donne de mystérieux rendez-vous à des messieurs dans les bars à Greenwich Village, ou que Page aux charmantes tresses blondes est amoureuse de celui qu'il ne faut pas ? Enfin, il y a Hadley, qui vend des doughnuts le jour et des allumettes le soir, et qui est peut-être la plus insaisissable de toutes. Hadley est la fille chanceuse qui a un jour dansé avec Fred Astaire... Oui, l'immense Fred Astaire ! Mais alors pourquoi a-t-elle subitement arrêté la danse ? 

Ce diptyque doit son titre au Broadway Limited, le train fabuleux et mythique qui reliait Chicago à Pennsylvania Station au centre de New York... Car ce roman prend aussi le train. 
BROADWAY LIMITED conte la découverte, par un jeune Français, de l'American way of life dans le New-York de l'immédiat après-guerre, sa vitalité, son énergie, le jazz, le swing, Broadway, la pizza, la radio, ses tempêtes de neige renversantes, le base ball... Mais aussi ses phobies, le début de la guerre froide, la chasse aux sorcières, la ségrégation...

Médium + / 9782211234849 / Disponible

Janvier 1949. Six. Elles sont six à souffler sur leurs doigts quand le brouillard s’attarde sur New York. Avant de se réchauffer dans la cuisine de l’honorable pension Giboulée, où elles partagent aussi leurs rêves fous, leurs escarpins trop pointus et quelques pancakes joufflus. Un jour, elles seront comédiennes ou danseuses, et Broadway sera à leurs pieds. En attendant, Hadley, Manhattan, Page, Chic, Etchika et Ursula courent les théâtres, les annonces, les auditions, les cachets – New York est une ville fabuleuse à condition d’avoir des sparadraps dans son sac. Elles ont 19 ans ou à peine plus, et elles donneraient tout pour réussir, elles qui n’ont rien, en dehors de leur talent. Cela peut-il suffire dans cette Amérique d’après-guerre qui ne fait pas de cadeau ? Pas sûr. Mais si elles n’y croient pas, si elles n’y croient pas scandaleusement, qui y croira ?

Médium + / 9782211220965 / 10.00 € / Disponible

Rue de la Tour à Paris, une fenêtre éclairée sous les toits. Derrière cette fenêtre, un homme écrit un éditorial pour le journal L’Humanité. Il s’appelle Jean Jaurès. Ses écrits, ses prises de position, son désir profond de changer le monde l’ont mis en danger d’être assassiné. Le peuple de Paris a juré de le protéger. Ils sont jeunes ou vieux, ils s’appellent Suzanne, Lucien, Mallavec, Paul.
En cette fin du mois de juillet 1914, ce peuple-là ne veut pas de la guerre, et personne n’y croit vraiment. Paul a 15 ans, et son esprit est dévoré par l’amour fou qu’il éprouve pour Madeleine, une jeune fille de la bourgeoisie à qui il n’est pas censé adresser la parole.
Ce soir-là, rue de la Tour, en gravissant les marches qui mènent à la chambre de Jaurès, Paul ignore que cet homme va non seulement lui accorder sa confiance, mais devenir le confident de son secret, et lui donner la force de changer son destin.

médium documents / 9782211201414 / 15.10 € / Disponible

Chez les Cunxin, des paysans chinois, il faut travailler dur pour ne pas mourir de faim. Souvent, le soir, lorsque les sept enfants se réunissent à table, il n’y a pas à manger pour tout le monde.
À 9 ans, Li, l’avant-dernier, est envoyé à l’école. Il y apprend à lire sur le Petit Livre rouge «  Longue vie au président Mao » et à conjuguer les verbes : « J’aime le président Mao, Tu aimes le président Mao, Il aime… »
Un jour, alors qu’il récite les préceptes du Grand Timonier, quatre fonctionnaires en veste Mao et manteaux à cols de fourrure synthétique entrent dans la classe. Ils font déshabiller les enfants, les mesurent de la tête aux pieds, appuient vigoureusement leurs genoux contre leurs reins pour vérifier la résistance de leur hanche. Au final, quinze élèves parmi ceux sélectionnés dans la province, seront recrutés. Le but : devenir de grands danseurs et faire rayonner la révolution chinoise dans le monde. 
À sa grande surprise, Li est choisi. Dans son village on dit que c’est parce qu’il aurait trois longs orteils grâce auxquels il pourra tenir longtemps sur ses pointes. Mais avant de devenir danseur étoile, il faudra quitter sa famille, adhérer à la Révolution culturelle et se plier à la dure discipline de l’école de danse de Pékin, dirigée par Madame Mao.

Médium + / 9782211204330 / 10.20 € / Disponible

Il a fallu faire le tour, dire au revoir à Grand-mère Hanna, aux oncles et aux tantes, à Rosette et son mari Edmond, à la cousine Josette et sa soeur Yvonne, sans oublier tous les autres. Alors, seulement, Simon et sa famille ont pu quitter l’Algérie et venir s’installer à Paris en 1956. Simon découvre un nouveau monde. Le métro aérien et la fête foraine, les premiers yaourts et l’odeur écoeurante de la cuisine au beurre, les colonies de vacances, et, surtout, la télévision « un cadre et y a un fil et c’est branché » qui diffuse en Eurovision les matchs de foot et les combats de catch « truqués, j’te dis » entre l’Ange noir et le Bourreau de Béthune… Six belles années plus tard, il faut songer à repartir, déménager en banlieue, à Champigny « chez les communistes ». Simon a 14 ans, une autre vie l’attend.

Gil Ben Aych a très bien connu Mémé l’Étoile, puisqu’il s’agit de sa propre grand-mère, une vieille dame juive pied-noir aux idées bien arrêtées et à la langue ensoleillée. Il en a fait l’héroïne de son roman Le voyage de Mémé (Neuf), et l’un des personnages de L’essuie-mains des pieds (Médium).

Médium + / 9782211052245 / 9.20 € / Disponible

« Les enfants de la guerre ne sont pas des enfants », dit la chanson d'Aznavour. Et c'est vrai, ils ne sont pas des enfants, les garçons et les filles d'Iran, d'Irak, du Congo, d'Algérie, du Rwanda, du Liban, du Kosovo, et de tous les conflits de la planète. Ils sont des sujets d'actualité. Elle n'est pas une enfant, Nahalia, cette petite fille de quelques heures, née quelque part dans les Balkans avec une tache de vin sur le bras, une marque d'infamie, une malédiction, pendant la sécheresse et juste avant les premiers bombardements. Elle est un bouc émissaire. Il n'est pas un enfant, Jozef, son grand frère adolescent, qui a vu partir son père, pleurer sa mère et massacrer son instituteur, condamné pour désertion, un des seuls hommes du village à avoir voulu rester digne. Il est de la chair à canon, un numéro de camp d'entraînement. Ce roman leur donne la parole.

médium documents / 9782211204941 / 15.10 € / Disponible

Taylor, 14 ans, n’a jamais aimé les jouets. Son truc : le tableau périodique des éléments, particulièrement les trente-quatre derniers, les plus radioactifs. Garret, en cinquième dans un coin reculé de l’Arizona, une réserve Navajo où près de la moitié des enfants ne terminent pas le lycée est devenu une légende grâce à un radiateur de Pontiac 1967, une feuille de Plexiglas et soixante-neuf cannettes de soda. Lloyd Jones, pensionnaire à Eagle Point, un centre de détention fermé, n’aime pas les gangs, ni la violence. En revanche, il connaît bien les cratères de volcan. Kelydra Weckler, 17 ans, est déjà recherchée par le FBI : motif, elle gêne l’usine chimique installée en face de chez elle. Ryan, lui, aurait bien aimé arrêter l’école au CE1 pour pouvoir se consacrer pleinement à ses amis les robots. Quant à Sarah, elle n’a pas des parents faciles. Disons qu’ils font tout pour lui compliquer la vie. Pourtant, la jeune fille ne demande qu’une chose : poursuivre ses études. Ses recherches sur la contamination microbienne dans les lieux publics lui permettront-elles d’obtenir une bourse ? Il y a aussi Eliza, Kalya ou Philipp. Ces jeunes gens ne se connaissent pas. Mais tous ont travaillé dur à un projet scientifique. Courageusement, ils l’ont défendu aux fameuses foires aux sciences qui se déroulent à travers les États- Unis et qui, chaque année, permettent à des enfants talentueux de continuer des études que, pour la plupart, leur famille n’aurait jamais pu payer. 

Médium + / 9782211207287 / 14.80 € / Disponible

Rachel Cohen s’appelle désormais Catherine Colin. Elle doit oublier son ancien nom et celui de ses parents. Mais aussi sa vie d’avant, quand il n’y avait pas la guerre et que les Juifs ne devaient pas se cacher. Et puis il faut partir. Dans sa fuite, Catherine emporte son Rolleiflex et des films. Pour tenir, pour résister, elle fait des photos.
« Je sors mon appareil et prends une photo d’Hélène, au moment où elle me fait un signe de main. Je devine que j’ai saisi chez ma compagne de route un mouvement infime, entre tristesse pesante et force que donne la nécessité d’agir. Ce simple geste de femme qui soulève sa valise est la première image qui me restera de mon long périple dans la guerre. »

Julia Billet à propos de son livre : « Cette histoire s’inspire donc de faits du réel, de personnages ayant existé et à qui je souhaite rendre hommage. […] mais La Guerre de Catherine reste avant tout un roman, un roman qui s’inscrit dans une période de l’histoire et vient rappeler que, même quand les loups hurlent à la mort, des femmes et des hommes savent rester fidèles à leur humanité. »

La Guerre de Catherine a été adapté en BD chez Rue de Sèvres.

Médium + / 9782211205764 / 8.70 € / Disponible

Anna avait sept ans quand le mur de Berlin est tombé. Elle vivait avec sa famille à Fürstenwalde, une petite ville d’Allemagne de l’Est. Grandir en RDA pour Anna, cela voulait dire jouer avec la même peluche Pittiplatsch que ses copains, se régaler de saucisses en bocal d’Halberstadt, faire des heures de queue pour avoir un kilo de bananes et s’extasier devant une voiture Trabant qui brinquebale ; c’était aussi rêver de porter le foulard bleu des jeunes pionniers et surtout apprendre à apprécier l’ordre et les limites à ne pas dépasser… De ses premières années à l’Est, Anna a gardé des sentiments mêlés, un « musée d’enfance » en désordre qu’elle nous propose de visiter.
Audren s’est inspirée des souvenirs d’enfance d’Anke, son amie allemande, pour écrire cette histoire.

Médium + / 9782211083607 / 11.20 € / Disponible

Dans le peuple des Ojibwe, dans la famille d’Omakayas, quand les adultes ont à discuter d’un sujet important, ils prévoient des petits cadeaux pour les gagnants du jeu du silence.
Pendant que les enfants y jouent de toutes leurs forces, ils peuvent débattre tranquillement.
Omakayas a 9 ans et elle a traversé tant d’épreuves, survécu à tant de choses qu’elle gagne toujours à ce jeu. Et ce soir encore, elle espère battre son petit frère Pinçon, ses cousines Aube Naissante, Petite Abeille et Deux Coups, et même le nouveau venu, le Garçon Fâché, que sa famille a recueilli orphelin, en haillons, affamé.
Ce soir, les cadeaux sont plus beaux et plus abondants que jamais, et tous les enfants gagnent. Sans joie. Le président des Blancs, les Grands Couteaux, vient d’envoyer un message terrible. Il veut prendre aux Ojibwe ce qu’ils ont de plus précieux : le droit de vivre ici, sur la terre de leurs ancêtres, à l’endroit qu’ils aiment, sur l’île du Pic à poitrine d’or. Il ne leur reste que quelques saisons pour faire face.

Médium + / 9782211083966 / 9.20 € / Disponible

Il l'attend, il la regarde. Elle est là, elle n'est pas là. Elle parle à des millions de gens, elle ne le voit pas. Le jour de ses douze ans à lui, le 11 septembre 2001, elle n'est pas rentrée. Elle avait du travail, le même travail que d'habitude, en pire. Belle et glaciale annonceuse de catastrophes. Depuis, il est malade. Ce soir, il n'en peut plus de l'attendre, de la voir s'adresser aux autres, à tous les gens, sauf lui, tous les soirs à 20 heures. Elle lui manque, il a besoin d'elle, elle a mieux à faire. Ce soir, c'est le 19 mars 2003, le début de la deuxième guerre en Irak. Des attentats, des accidents, des offensives à commenter, il y en aura toujours. Mais lui, son fils, il ne sera pas toujours là. Son sac à dos est prêt.

Médium + / 9782211056458 / 10.20 € / Disponible

Casablanca, Maroc, 1969. La famille de Zima est une famille comme tant d'autres, nombreuse, unie, chaleureuse. Une famille musulmane plutôt plus libérale que les autres : quand les parents apprennent que Zima, huit ans, s'est enfuie de l'école coranique parce que le maître y frappe ses élèves, ils ne l'obligent pas à y retourner. Une famille plus égalitaire, aussi, où le père participe aux tâches domestiques. Une famille où l'on cultive le goût du savoir, de la discussion et de l'écoute. La vie pourrait être tranquille, mais voilà, dans ces années où partout autour du monde fleurissent des idées nouvelles et des espérances folles, Amrar, le frère aîné de Zima, se met à sortir la nuit avec des cartables bourrés de papiers, il refait le monde avec des amis, il rédige un journal clandestin qui parle de pays où les travailleurs sont respectés, où la parole est libre et où la télévision montre autre chose que les faits et gestes du roi... Et une nuit, Amrar ne rentre pas.
C'est comme militante d'Amnesty Internationnal que Joke Van Leeuwen a eu connaissance dans les années 70 du dossier d'un étudiant marocain emprisonné pour délit d'opinion et avec qui elle a échangé de nombreuses lettres. Elle est devenue amie avec la famille du garçon, dont sa soeur, Malika Blain, qui vit aujourd'hui en France et l'a autorisée à raconter l'histoire à partir de ses souvenirs.

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