Thème « Histoire : 16e siècle »
Galilée lui a tout appris : à lire, à écrire, à observer les étoiles, à calculer leur course... Alors, ce n'est pas aujourd'hui qu'il est affaibli par l'âge, la cécité et surtout sa condamnation par le tribunal de l'Inquisition qu'Angelo va laisser tomber le vieux professeur. Oui, le génie a osé braver l'interdit de L'Église en démontrant que la Terre tourne autour du soleil ! De protégé, Angelo le jeune berger toscan devient protecteur du savant, en emportant en cachette jusqu'aux Pays-Bas le manuscrit interdit de Galilée, le Discours sur les deux sciences nouvelles, le premier livre de physique du monde, pour le faire imprimer librement...
Ce livre est l'odyssée des grands aventuriers, des grands découvreurs, des grands savants qui ont affirmé un peu trop tôt pour leur époque qu'il devait bien y avoir quelque chose au bout de l'océan, que le ciel ne tournait pas au-dessus de nous, mais que c'était bien la Terre qui tournait sur elle-même parce qu'elle était ...ronde ! C'est aussi un livre sur ces moments de l'Histoire où l'on prenait les génies pour des fous ou pour des sorciers. Des fous et des sorciers sans qui nous serions peut-être encore persuadés que notre Terre est plate...
Dans La caravelle, nous accompagnons un groupe d'archéologues sous-marins à la recherche d'une caravelle disparue depuis longtemps sur un récif de la mer des Antilles. La mise au jour, un à un, des objets et instruments de l'époque donne lieu à une interprétation minutieuse relatée par l'association de dessins, de documents, de cartes et de schémas. Au fur et à mesure que les vestiges du passé nous sont livrés, une histoire se révèle à nous : celle de la naissance triomphale de la Magdalena de Séville et de son dernier et tragique voyage vers un autre continent.
1532. Le conquistador Pizarro est en route avec 180 hommes armés vers la ville inca de Cajamarca. Il vient rencontrer l’empereur Atahualpa, mais ce qu’il cherche vraiment, c’est à lui prendre son or, dont on dit qu’il coule à flots. En quelques jours, les Espagnols auront soumis et massacré les Incas, qui étaient pourtant 80 000 à les encercler. Que s’est-il passé? Grâce au destin de Manco, jeune paysan des Andes, nous suivons de près toutes les étapes de ce drame. Victime d’un accident en montagne, recueilli par la troupe de Pizarro, enrôlé comme porteur, Manco nous permet d’assister à l’entrevue des chefs, après nous avoir fait découvrir les moeurs de son peuple et son organisation exemplaire, détruite en quelques mois par le feu et la variole.
De l’or, de l’or, de l’or ! En 1523, le général Pizarro part à la conquête du Pérou et entre dans la ville de Cajamalca. Ses hommes et lui sont éblouis par ce qu’ils découvrent : il y a de l’or partout. Pour s’en emparer, Pizzaro a un plan : il va capturer l’Inca, l’empereur du Pérou, et réclamer le plus d’or possible en échange de lui. Mais jusqu’où ira cette fièvre de posséder, violente et incompréhensible ? Et aura-t-elle jamais une fin ?
Qui a cassé le nez de la statue du Maure de Venise, au coin de la maison du célèbre peintre, le Tintoret ? Et qui a bien pu achever son tableau Saint Georges au dragon ?
C’est peut-être le même homme. L’histoire a désormais oublié son nom, et pourtant il a joué un rôle étonnant dans la vie et dans l’oeuvre du Tintoret. Cet homme était originaire d’un petit village suisse, Altdorf, et il rêvait de séduire Véréna, la plus belle fille de la vallée. C’est dans ce dessein qu’il est parti chercher fortune au-delà des Alpes. Son naturel et sa présence d’esprit charment le vieux peintre, ses récits imagés de la vie des bergers nourrissent les tableaux du maître… et c’est ainsi que Sebastian Casser accomplit son destin.
La partie documentaire a été rédigée par Christina Buley-Uribe.
Le XVIe siècle est l'époque de la conquête des mers, des grandes découvertes. Jusqu'alors, les Européens ne pouvaient atteindre les Indes et la Chine que par terre et sur les routes des épices, de l'or et de la soie, les caravanes chargées de richesses étaient souvent attaquées par les Turcs. En 1492, le navigateur Christophe Colomb fait le pari de parvenir aux Indes par l'ouest, puisqu'un astronome, Copernic, prétend que la Terre est ronde. Il ignore qu'un continent encore inconnu va lui barrer le chemin. En 1534, c'est enfin au tour de François Ier de s'intéresser à l'aventure. Lors d'un pèlerinage au Mont-Saint-Michel, il rencontre un navigateur expérimenté, le Breton Jacques Cartier et lui confie une expédition digne du royaume de France : trouver un passage plus direct par le nord de l'Amérique pour atteindre les Indes et la Chine, et conquérir de nouveaux territoires...
Alors que s'achève la Renaissance et que les grandes découvertes bousculent la géographie comme les mentalités, Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, s'isole dans la tour de sa bibliothèque pour y rédiger ses « Essais », élaborant un genre promis à une fortune littéraire qui jamais ne se démentira : « C'est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit, dès l'entrée, que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privée. Je n'y ai eu nulle considération de ton service, ni de ma gloire. [...] Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins. » Ainsi, sur des milliers de pages, ici abrégées et transcrites en français moderne, il saute d'un sujet à l'autre - l'éducation, l'altérité, l'amitié, la mort, l'amour, les femmes -, cite des bons mots, note des idées, des intuitions, des formules, inventant, au bout du compte, une attitude nouvelle face au monde et aux savoirs.
Si toutes les oeuvres du XVIe siècle avaient disparu, sauf celle de Rabelais, quelle idée aurions-nous de la Renaissance ? Celle d'un « éclat de rire énorme », sans doute, comme le disait Hugo... Plongez-vous dans ces pages, vous y ferez connaissance avec les géants les plus drôles de la littérature française ; laissez-vous emporter dans leurs aventures les plus farfelues, riez, buvez, banquetez ! C'est ce que voulait Rabelais quand il entreprit d'écrire les « faits et prouesses épouvantables » de Pantagruel, roi des Dipsodes.
Vous trouverez ici l'ensemble des romans de Rabelais, de « Gargantua » au « Cinquième livre », abrégés et transcrits en français moderne : vous accompagnerez Gargantua dans les guerres Picrocholines, rencontrerez l'étonnant Frère Jean des Entommeures et son crucifix efficace, pénétrerez dans l'abbaye de Thélème, et suivrez les pérégrinations de Pantagruel et de son illustre ami Panurge le roublard, des guerres contre les Dipsodes jusqu'au mystérieux oracle de la Dive Bouteille.
Le bon roi Henri, célèbre pour son panache, sa moustache et sa poule au pot, était d'abord un fin stratège et un homme politique remarquable. Petit prince élevé à la dure, il se nourrissait de pain, de fromage et d'ail, aimant par dessus tout traîner dans les fourrés avec les enfants des métayers. Futur roi de Navarre, rien ne le destinait à la couronne de France, si ce n'est un coup de pouce du destin et l'extinction de la lignée mâle des Valois, ses cousins. Une fois devenu roi de France, il lui fallait encore devenir roi de tous les Français et choisir le catholicisme pour être accepté. Il n'en était pas à sa première conversion. Enfin, Henri IV avait si fort le goût de la paix qu'il parvint à se hisser au dessus des partis et des guerres pour offrir à tous la liberté de choisir entre le culte et la messe. Loin de la légende dorée du bon roi Henri, ce livre vous fera découvrir l'homme d'État qui mit fin aux guerres de Religion en France.
Marin d'exception, il a ouvert aux Français la route du grand fleuve Saint-Laurent. Le Canada lui doit son nom. À quatorze ans, Jacques Cartier rêve d'océan. De ses lumières mouvantes, des gémissements de son vent et de la magie de ses histoires. La vie du port de Saint-Malo et les récits des récentes expéditions lui soufflent d'obéir à son destin. Il prend la mer comme marin, bravant le froid, la faim et la fatigue. Jacques Cartier devient un des meilleurs navigateurs de la région. La mer n'a plus de secrets pour lui, et lorsque François Ier le rencontre sur l'île de Cézembre, il voit en lui un futur grand explorateur. Une chance aussi de participer à la grande course au trésor des terres nouvelles et des pierres précieuses. Quinze années plus tard, son rêve se réalise. En septembre 1534, deux navires quittent Saint-Malo avec à leur tête un capitaine empli de joie et de ferveur. Trois séries d'expéditions lui promettent la découverte de richesses naturelles et humaines insoupçonnées. C'est en fait l'Inconnu qui s'offre à lui. Jacques Cartier s'avance toujours plus loin, malgré les étendues glacées, les maladies mortelles, les relations complexes avec les Indiens. Toujours plus près du continent canadien, de l'absolu de sa passion et de ses désillusions.
Prix Nobel de littérature en 1978 « pour son art de conteur enthousiaste qui prend racine dans la culture et les traditions judéo-polonaises et ressuscite l’universalité de la condition humaine ».
Après dix ans de soins et d'efforts, le splendide "jardin d'amour" à l'italienne de la comtesse de Bertrange va enfin être inauguré avec faste, par une grande fête masquée. Invitée avec sa famille roturière et protestante, leur voisine, Béatrice Ménétreux, espère y rencontrer le mystérieux soupirant qui vient de lui faire porter un message. Qui est-il? Hugues, le fils des Bertrange, son ancien compagnon de jeux ? Son regard noir l'enivre et la trouble autant que les plantes rares aux parfums capiteux. Mais en cette fin de XVIe siècle, si les fleurs exotiques commencent tout juste à pousser dans la terre de Bourgogne, la haine, elle, est bien enracinée dans le coeur des hommes et les guerres de religion qui couvent vont bientôt ravager les campagnes, les vignes et les villes. Sauf si quelques jeunes gens inspirés par la paix des jardins veulent bien rendre tout son sens au beau mot de "Renaissance".
Dans la littérature occidentale, les histoires d'amour finissent mal, c'est un fait connu... Tel est bien l'argument de cette pièce majeure d'amour et de mort, l'une des plus célèbres du dramaturge élisabéthain. Dans une atmosphère de guerre civile, de luttes de clans, de haines ancestrales entre familles, seul l'amour-passion entre deux jeunes gens que tout oppose peut conduire la société, mais trop tard, à reconsidérer rancoeurs et préjugés, c'est-à -dire à laver le sang et l'injure par les larmes. En effet, il n'aura pas fallu moins d'un double suicide pour qu'enfin la vérité soit révélée, et les valeurs sociales dominantes mises en cause. Au-delà du destin tragique des personnages, Shakespeare exploite un arsenal d'épisodes que l'on qualifierait aujourd'hui de « gothiques » : meurtres, duels, projets d'enlèvement, fausse mort, empoisonnements, profanation de tombeaux... C'est sans doute ce qui a conduit le classicisme français à ignorer ce théâtre considéré comme de mauvais goût, mais aussi, et pour cette raison même, le romantisme à y voir le parfait modèle du mélange des genres, où le grotesque voisine avec le sublime. Profondément ancrée dans le contexte sociopolitique de son temps, la pièce a pourtant su s'imposer comme symbole de l'amour impossible et inspirer durablement tous les champs de la création. Elle est présentée ici dans une version abrégée permettant de la jouer en classe.
Tarass Boulba est un Cosaque ukrainien, fier, vaillant, belliqueux - un Cosaque pour qui seules comptent sa foi orthodoxe, sa terre et la lutte immémoriale contre les Polonais. Il accueille ses deux fils, Ostap et Andreï, qui rentrent de Kiev, ayant terminé leurs études à l'université, et les conduit très vite à la « Setch », le campement militaire des Cosaques.
Mais Andreï, le cadet, tombe amoureux d'une belle Polonaise et passe à l'ennemi ! Incapable de supporter cette trahison, son père le tue de ses mains.
L'aîné, Ostap, est fait prisonnier. Dès lors Tarass Boulba n'a plus qu'une idée : le venger...
Gogol écrit la première version de Tarass Boulba à vingt-six ans et met toute la fougue de sa jeunesse dans cette superbe exaltation du peuple cosaque qu'il a connu dans l'enfance : avec Tarass Boulba, on chevauche au vent de la steppe, on se bat avec héroïsme et férocité, on ripaille, on chante, bref on découvre la truculence de l'épopée la russe, immortalisée au cinéma par Yul Brunner et Harry Baur.














