Thème « géographie »
La vie quotidienne de la famille Watson, dans l'état du Michigan au début des années 60, est celle d'une famille noire des plus normales, avec son lot de bons souvenirs, de chamailleries, de projets raisonnables et de serrages de vis. Joetta est une bonne petite, Kenny travaille si bien à l'école que tout le monde l'appelle Einstein. Mais Byron, le fils aîné, est en train de mal tourner. Alors, pour lui apprendre à vivre tant qu'il en est encore temps, les parents décident de l'envoyer en pension chez sa grand-mère du Sud, là où la vie est difficile pour les Noirs, là où leurs toilettes, leurs autobus, leurs écoles et leurs églises sont séparées de celles des Blancs. Tout le monde profite des grandes vacances pour l'accompagner, et pour que ce long voyage soit tout de même une partie de plaisir, Papa Watson équipe sa voiture, la Grosse Bombe, d'une électrophone dernier-cri où chacun peut jouer ses disques préférés. Et la famille prend la route, avec sandwiches au beurre de cacahuète et bagages. C'est l'été 1963. Dans le Sud, le mouvement pour les droits civiques bat son plein, les foules noires protestent pacifiquement contre la ségrégation, les racistes ripostent en posant des bombes jusque dans les églises. C'est l'été 1963. Il fait chaud. Dans quinze jours, le 15 septembre, Martin Luther King prononcera son immortel discours : " J'ai fait un rêve..."
Le XVIe siècle est l'époque de la conquête des mers, des grandes découvertes. Jusqu'alors, les Européens ne pouvaient atteindre les Indes et la Chine que par terre et sur les routes des épices, de l'or et de la soie, les caravanes chargées de richesses étaient souvent attaquées par les Turcs. En 1492, le navigateur Christophe Colomb fait le pari de parvenir aux Indes par l'ouest, puisqu'un astronome, Copernic, prétend que la Terre est ronde. Il ignore qu'un continent encore inconnu va lui barrer le chemin. En 1534, c'est enfin au tour de François Ier de s'intéresser à l'aventure. Lors d'un pèlerinage au Mont-Saint-Michel, il rencontre un navigateur expérimenté, le Breton Jacques Cartier et lui confie une expédition digne du royaume de France : trouver un passage plus direct par le nord de l'Amérique pour atteindre les Indes et la Chine, et conquérir de nouveaux territoires...
En sollicitant le Capitaine de police Maupetit pour l’aider à lancer, le BAC, le Bureau des affaires classées, le commissaire Lamblin ne s’attendait pas à voir débarquer Augustin flanqué de deux gamines surexcitées, Angie et Rose-May, et d’une chienne renifleuse visiblement démotivée. Parmi les quelques 200 faits-divers non élucidés, Augustin a jeté son dévolu sur une affaire d’enlèvement d’enfant à bord du paquebot le France qui offre de troublantes similitudes avec le thriller de Cornelia Finch qu’il est en train de lire. Angie, elle, a déniché une pièce à conviction dans un vieux dossier, un attrape-rêves, comme ceux que la police du Havre vient de retrouver à côté des corps de deux joggeuses. Cela lui suffit pour élaborer une théorie qu’elle expose sur sa chaîne Youtube, consacrée au crime. Sans penser que les serial killers aiment beaucoup rôder sur internet…
Pendant la guerre de 1939-1945, Tomi Ungerer a parlé allemand à l'école, alsacien avec ses copains et français à la maison, ce qui aurait pu lui valoir une amende de trois marks par « bonjour » et plus tard, la prison. Il s'est appelé Hans Thomas. Il a appris à l'école que Léonard de Vinci était d'origine allemande et se nommait en fait Leonard von Wincke. Il a collectionné les casques des soldats français en pleine débâcle. Il a reçu de splendides figurines sculptées par les prisonniers russes qui venaient s'occuper du jardin. Aujourd'hui, sans aucun souci de bienséance, et toujours avec l'accent, Dieu merci, il raconte.
Saul et Rachel ont un avenir tout tracé : chez les Amish, la vie est une ligne droite. Leur Rumspringa, cette parenthèse hors de la communauté, leur permettra de découvrir le monde moderne pour le rejeter en toute connaissance de cause. Temple doit quitter sa petite vie casanière pour rejoindre sa soeur à Chicago, mais la peur la paralyse. Dans l’immense ville, celle qui se pose trop de questions et ceux qui devraient ne pas s’en poser vont se perdre et se trouver. Mais ils vont aussi trouver des réponses qu’ils auraient peut-être préféré ignorer.
Signalement : Francès Avalon, dite Frankie. 1m80, 8 ans de judo. Biceps partout et autres muscles. 15 ans, bientôt 16. Cheveux blond roux, longs, souvent roulés sous une casquette. Tenue préférée : un jean maculé de taches de colle à maquette. Caractère de cochon. Culot monstre. Énergie débordante. Facilité d’élocution.
Mensonges proférés au cours de sa vie : zéro. Projets avoués : ne jamais se marier. Devenir pilote de chasse.
Spécialités : idées folles. Défense de la veuve et de l’orphelin. Claquage de portes. Cassage de figures. Bousculade d’idées reçues.
Fréquentations : parents, séparément d’abord, puis ensemble. Soeur, Constance. Voisins de diverses origines sociales ou raciales, à Seattle, Saint-Tropez, Las Vegas.
Inconnus croisés dans la rue, les trains (particulièrement le Transaméricain), les bases aériennes.
Nota bene : unique personne capable de lui couper les jambes et de lui enlever son sens légendaire de la repartie : Major David King. Officier d’aviation, la quarantaine. Vit seul avec son fils depuis son veuvage.
Mon nom est Sunny Nwazue, et ceci est mon histoire. Je suis nigériane de sang, américaine de naissance et albinos de peau. Il y a tout juste un an, j’ai sauvé le monde de sa destruction. Depuis, je mène une double vie : collégienne le jour, agent libre de la société des Léopards le soir et le week-end. En rentrant vivre au Nigeria, je savais que ma vie allait changer du tout au tout. Je n’aurais pourtant jamais pu imaginer ce que j’ai entraperçu dans la flamme d’une bougie : de violents incendies, des océans en ébullition, des gratte-ciel effondrés, des terres éventrées, des morts et des mourants par milliers. J’ignorais alors que cet événement était lié à mon destin. J’ignorais surtout qu’il me confronterait à un mal plus ancien que le verbe, que l’univers lui-même ou que le commencement absolu…
Mon nom est Sunny Nwazue et je perturbe les gens. Je suis Nigériane de sang, Américaine de naissance et albinos de peau. Être albinos fait du soleil mon ennemi. C’est pour ça que je n’ai jamais pu jouer au foot, alors que je suis douée. Je ne pouvais le faire que la nuit. Bien sûr, tout ça, c’était avant cette fameuse après-midi avec Chichi et Orlu, quand tout a changé. Maintenant que je regarde en arrière, je vois bien qu’il y avait eu des signes avant-coureurs. Rien n’aurait pourtant pu me préparer à ma véritable nature de Léopard. Être un Léopard, c’est posséder d’immenses pouvoirs. Si j’avais su en les acceptant qu’il me faudrait sauver le monde, j’y aurais peut-être réfléchi à deux fois. Mais, ce que j’ignorais alors, c’est que je ne pouvais pas empêcher mon destin de s’accomplir.
Mon nom est Sunny Nwazue et le temps m'est compté. Je suis nigériane de sang, américaine de naissance et albinos de peau. Avec mes amis de la société des Léopards et la magie dont je dispose, je peux survivre à la nuit et aux créatures qui la peuplent. Sauf que mes pouvoirs m'obligent. Et quand Udide, la Grande Araignée artiste, me convoque pour récupérer son plus grand poème mystique qui lui a été dérobé, je n'ai pas le choix. Pour elle, il faut que je m'enfonce plus loin encore dans la nuit, aux confins de la terre et même au-delà, sur la Route, où les femmes féroces de la tribu Nimm à laquelle j'appartiens l'ont dissimulé. Il en va de l'équilibre du monde visible et invisible.
Depuis la nuit des temps, en Russie, les bylines, ces récits épiques chantés par les bardes au son des gousli, enchantaient et terrifiaient les enfants. À l'aube du XXème siècle, les bardes se sont tus. Après un premier recueil, Ilia Mouromietz et le Rossignol Brigand, Elli Kronauer continue à réinventer leur univers. Dans ces trois courtes histoires, de preux chevaliers galopent vers leurs épreuves et leurs récompenses, tantôt à travers les steppes éternelles aux herbes hautes de la Russie des Tsars, tantôt le long des canalisations de refroidissement de la Grande Centrale d'un après-Tchernobyl fascinant. Si vous êtes de ceux qui refusent de se résigner au désenchantement du monde, si vous pensez qu'un livre doit éblouir et intriguer, étourdir et émerveiller, entrouvrez celui-ci, et tel le costume extraordinaire du vieux mendiant fait de zibelines vivantes et de corbeaux vivants, il déploiera pour vous ses sortilèges.
Arthur James May a hérité, à dix-neuf ans, en 1930, d'une des plus grandes fortunes du monde. Il passe son temps à s'acheter des joujoux hors de prix, puis à les casser. Tout y passe : bolides de circuit, vedettes nautiques, et enfin, le dernier cri du progrès technique : les avions. Il collectionne les modèles, et les accidents. Il terrorise la région. Il n'a aucun ami. Forcément, il n'est pas aimable. Pourtant, un être humain s'est intéressé et sincèrement attaché à lui. C'est Harold Berbick, l'ancien chauffeur de son père. Il est stylé, consciencieux, d'une fidélité à toute épreuve et... bègue. Arthur le prend comme souffre-douleur. Il lui faudra du temps, beaucoup de temps, et quelques voyages au bout de l'Afrique en sa compagnie, pour comprendre quel autre rôle le vieux majordome est venu jouer dans sa vie.
Un homme, une femme…
Elle, c’est Anna : belle, riche, du « meilleur monde » et mariée à quelque chose comme un de nos énarques, haut fonctionnaire qui lui assure un confortable statut d’épouse et de mère.
Lui, Alexis, c’est le play-boy de la Russie impériale, officier de cavalerie comme l’est tout jeune noble de son temps et menant la vie de régiment : le jeu, les femmes, les voitures (hippomobiles), les dettes, les virées entre camarades.
Anna et Alexis se rencontrent, ils s’éprennent l’un de l’autre, et voilà bientôt formé un couple d’amants qui défraie la chronique, au grand dam du mari trompé.
Histoire banale, dira-t-on. Sauf que… nous sommes vers 1870 à Moscou et à Pétersbourg, c’est-à-dire en un temps et dans une société où ne se transgressent pas impunément certaines convenances. La passion adultère d’Anna pour Alexis crée des drames qui risquent fort de tourner à la tragédie…
Voici la suite tant attendue de "La guerre des chocolats", roman qui a fait date par son portrait sans concession du pouvoir et de ses victimes. Robert Cormier nous emmène à présent au-delà de la guerre des chocolats aux conséquences dévastatrices, dans cette école de Trinity où le sombre drame s'achemine vers une conclusion bouleversante.
L'année scolaire s'achève. Pour les élèves, pour Frère Léon, le nouveau directeur, pour les membres de l'organisation secrète appelée les Vigiles ; la vente des chocolats n'est plus qu'un souvenir. Mais pour Jerry Renault, brutalement molesté parce qu'il a défié les Vigiles, et pour tous les autres enchaînés dans le tourbillon de la cruauté, de l'intrigue et de la fourberie, la violence et l'humiliation de ces événements passés restent encore présentes. Seul Archie Costello, qui commande les Vigiles, semble inchangé. Distant, imperturbable, machiavélique. Archie continue à manipuler sans effort la vie des autres. Mais Obie, qui en était le bras droit, commence à prendre des distances. Cherchant à mettre l'invulnérable Archie en position de faiblesse, Obie est conduit à un acte de vengeance désespéré et forcé d'affronter - et de reconnaître - le visage démasqué du mal.
"Après la guerre des chocolats", roman à suspense, provocateur et convaincant, réaffirme avec force le talent de Robert Cormier qui sait nous fasciner, nous déranger et nous surprendre.
D'un côté, les méchants : quatre hommes masqués, armés jusqu'aux dents, des preneurs d'otages, des terroristes, des monstres. En face, les bons : l'armée américaine, généraux, agents secrets, tireurs d'élite, des humains. Au milieu, les victimes. Seize enfants de cinq ans dans un bus détourné, arrêté sur un pont, et la jeune fille remplaçante, morte de peur, qui les conduisait au centre de loisirs, ce matin d'août. Mais si les choses n'étaient pas aussi simples ?
Louise vit au bout du monde, tout là-haut, dans une vallée belle et rude dont les rares habitants n’aiment pas se mélanger avec ceux « d’en bas ». Alors, quand un nouvel élève déboule dans la classe en cours d’année, Louise, comme les autres, pense à une erreur. Non seulement Chems n’est pas de la vallée, mais il est différent, avec ses cheveux longs, la couleur de sa peau, la vieille caravane dans laquelle il vit avec sa mère au milieu des bois…
C’est cette différence que Louise trouve attirante. Elle est bien la seule. Pour les autres, comme son père, un étranger n’a rien à faire dans la vallée où le travail manque, où la scierie du coin bat de l’aile.
Louise se sent coupée en deux. Mais Chems va prouver qu’il aime cet endroit comme s’il y était né. Quitte à le défendre au péril de sa vie.
La débâcle de 1940, l’Occupation allemande, la Résistance, la collaboration… Cette période sombre est aussi une période assez floue pour ceux qui ne l’ont pas vécue.
La Seconde Guerre mondiale observée en direct à travers les agissements quotidiens d’une brochette de civils qui se trouvent pris dans ses drames et s’y démènent comme ils peuvent : tout y est, la peur, la honte, le comique, le tragique, le répugnant et même l’héroïsme. C’est un tableau d’époque allègrement brossé par un maître contemporain, lequel, pour la réédition illustrée de ce roman célèbre, s’est adjoint les talents de Philippe Dumas, artiste frère et âme soeur.
« Je ne devrais pas faire cet aveu qui trahit mon grand âge : je me souviens très bien de la guerre de 40 et de l’Occupation. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses raisons pour lesquelles Au Bon Beurre, lu à l’âge de 14 ans, m’a tant séduit et tant marqué. Mon premier roman pour adultes. Il me parlait d’un temps qui avait été le mien aussi et mettait en scène des personnages que j’aurais pu connaître.
Ses pages ne racontaient pas d’histoires, elles racontaient mon histoire, celle que j’avais vécue à ma modeste place d’enfant. Plus tard, j’appris que l’auteur, sous la merveilleuse gaieté de son style, était un authentique héros, qui avait couru lui-même de vrais dangers, et pouvait donc se payer le luxe de l’indulgence envers les faux résistants.
Une autre raison qui m’attache à ce livre tient à ce que c’est un grand livre. Sur certains aspects particuliers de cette période tragique, il est un ouvrage de référence, avec cet avantage qu’on s’y amuse énormément. Je suis persuadé qu’on le lira encore dans un siècle, sauf extinction totale de la race des lecteurs. D’où la joie que j’éprouve à y avoir ajouté ces dessins directement puisés dans ma mémoire, et mon orgueil de penser que j’accompagne ainsi un chef-d’oeuvre en route vers la postérité. » Philippe Dumas















