Thème « géographie »
Que faire de sa vie quand on a treize ans et qu'on est une fille pauvre, pas laide, sachant lire, sans autre protection que celle d'un vieux curé, d'une tante prostituée et d'une veuve ronchon ? Nonne ? Jamais. Séraphine est trop insolente. Couturière ? Non plus. Elle a trop envie de parler et de voir du monde. Peut-être qu'un jour les femmes pourront devenir juges, gendarmes ou avocats et faire de la politique... Peut-être même qu'un jour Dieu Lui-même sera une femme. Mais, pour l'instant, nous sommes en 1885, à Paris, ou plutôt à Montmartre. Le souvenir de la Commune est encore vif chez les uns. Les autres s'occupent de l'enterrer définitivement en bâtissant, là-haut sur la butte, le Sacré-Coeur. Et Séraphine ne voit qu'une solution pour mener la vie libre et sans misère dont elle rêve : s'en remettre à sainte Rita, la patronne des causes désespérées...
Le père de Sophie, ouvrier zingueur, est mort en tombant d’un toit. Elle rêvait d’aller à l’école, mais il n’en est plus question.
Sophie est pauvre et doit travailler comme domestique chez les bourgeois des beaux quartiers. Dans son malheur, elle a de la chance : son patron est le célèbre Nadar, un photographe génial et farfelu. Il vient de faire construire un ballon géant qui va survoler Paris.
Et puis, il y a la voisine de Sophie, Madame Louise Michel, une institutrice qui lui apprend à lire en cachette. Ce qui va se révéler bien utile pour sympathiser avec Paul, le fils de Nadar, passionné de photo, lui aussi.
Sothik est né en 1967 dans un Cambodge en pleine tourmente. Il a trois ans quand la guerre civile fait rage, huit ans quand les Khmers rouges prennent le pouvoir. Du jour au lendemain, tout change. L’argent est aboli, les livres sont détruits, la religion interdite, la propriété privée n’existe plus. Sothik et sa famille doivent quitter leur maison en laissant tout derrière eux et prouver sans cesse leur obéissance au nouveau régime. Mais cela ne suffit pas ! Les Khmers rouges décident brutalement d’enlever les enfants à leurs parents afin de mieux les éduquer. Sothik rejoint un groupe d’enfants de son âge. La famille n’existe plus, la terreur et la famine s’installent…
Marie Desplechin est allée pour la première fois au Cambodge en 2014. Invitée à rejoindre Sipar par Suzanne Sevray, longtemps en charge de l’international à l’école des loisirs, elle a suivi sur place le travail des équipes et fait la connaissance de Sothik. C’est à la fin d’un séjour de trois semaines qu’ils ont décidé de travailler ensemble à ce livre, que Tian a accepté d’illustrer.
Malheureusement, elle le fait vite et mal aux yeux de Selim. Déçu, il se range du côté de son camarade Redouane, le cancre de la classe. C’est le début d’un parcours fait de questions et de péripéties drolatiques qui permettra à Selim de se réconcilier avec ses racines et qui, accessoirement, incitera ses parents à travailler un peu moins et à passer plus de temps avec lui.
Avril 1923, capitale du royaume de Silvénie. Felice a 12 ans. Un soir de pluie, son père et son oncle rentrent à la maison avec deux jumeaux orphelins. La famille les adopte pour le meilleur et surtout pour le pire, car l'un des deux, Oswald, révèle bientôt une personnalité inquiétante. Dans le même temps, Felice veut devenir peintre et l'Europe marche vers l'abîme...
À la verrerie de Goetzenbruck, dans le nord des Vosges, le travail est rude mais magique. Tout au long de l’année, la fabrique expédie ses fameux verres de montre et de lunettes aux quatre coins du monde. En cette veille de Noël, c’est plus beau encore : les souffleurs façonnent boules et pommes de pin pour la décoration des sapins. Deux jeunes débutants, Charles et Stefan, vont avoir le droit, cette année, de pratiquer le « bousillage », c’est-à-dire de fabriquer des objets pour eux-mêmes avec du verre fondu, et de manier pinces et mailloches. Ils vont même avoir le privilège d’entrer avec le père de Charles dans l’atelier d’argenture, où le chimiste oeuvre en secret à transformer les boules en miroirs…
Dans un village tranquille des Alpes italiennes, un énorme rocher se décroche de la montagne et cause la mort d’un pêcheur. Les anciens disent que c’est la Main de Pierre, qui protégeait la région des esprits. Simple légende ? Pourtant, des vagues agitent la surface du lac. Un champion de kayak chavire sans raison. Une femme entend soudain son mari mort il y a plus de vingt ans. Et un gardien trouve des empreintes… mais de quoi ? Blu, une jeune fille aux yeux couleur d’eau, a l’impression que des voix essaient de lui parler. Qui êtes-vous, les Vous ?
La vie quotidienne de la famille Watson, dans l'état du Michigan au début des années 60, est celle d'une famille noire des plus normales, avec son lot de bons souvenirs, de chamailleries, de projets raisonnables et de serrages de vis. Joetta est une bonne petite, Kenny travaille si bien à l'école que tout le monde l'appelle Einstein. Mais Byron, le fils aîné, est en train de mal tourner. Alors, pour lui apprendre à vivre tant qu'il en est encore temps, les parents décident de l'envoyer en pension chez sa grand-mère du Sud, là où la vie est difficile pour les Noirs, là où leurs toilettes, leurs autobus, leurs écoles et leurs églises sont séparées de celles des Blancs. Tout le monde profite des grandes vacances pour l'accompagner, et pour que ce long voyage soit tout de même une partie de plaisir, Papa Watson équipe sa voiture, la Grosse Bombe, d'une électrophone dernier-cri où chacun peut jouer ses disques préférés. Et la famille prend la route, avec sandwiches au beurre de cacahuète et bagages. C'est l'été 1963. Dans le Sud, le mouvement pour les droits civiques bat son plein, les foules noires protestent pacifiquement contre la ségrégation, les racistes ripostent en posant des bombes jusque dans les églises. C'est l'été 1963. Il fait chaud. Dans quinze jours, le 15 septembre, Martin Luther King prononcera son immortel discours : " J'ai fait un rêve..."
Le XVIe siècle est l'époque de la conquête des mers, des grandes découvertes. Jusqu'alors, les Européens ne pouvaient atteindre les Indes et la Chine que par terre et sur les routes des épices, de l'or et de la soie, les caravanes chargées de richesses étaient souvent attaquées par les Turcs. En 1492, le navigateur Christophe Colomb fait le pari de parvenir aux Indes par l'ouest, puisqu'un astronome, Copernic, prétend que la Terre est ronde. Il ignore qu'un continent encore inconnu va lui barrer le chemin. En 1534, c'est enfin au tour de François Ier de s'intéresser à l'aventure. Lors d'un pèlerinage au Mont-Saint-Michel, il rencontre un navigateur expérimenté, le Breton Jacques Cartier et lui confie une expédition digne du royaume de France : trouver un passage plus direct par le nord de l'Amérique pour atteindre les Indes et la Chine, et conquérir de nouveaux territoires...








