Thème « fratrie »
Les trois filles de Nils Swedenborg et de son épouse Ingrid ont grandi. Elles ont maintenant seize ans, seize ans un quart et seize ans et demi.
L’âge des idéaux, des projets, des passions. Agnes et Greta ont trouvé les leurs : l’une passe son temps plongée dans les broderies, les chiffons, les jupons ; pour l’autre, c’est gourmandise et pâtisserie. Leur sorcière de mère compte sur l’aînée pour sauver l’honneur.
Hélas, il semblerait que Johanna ait l’art et la manière de toujours remettre au lendemain ce qu’elle pourrait entreprendre… Elle a des qualités pourtant. Un esprit sarcastique et persifleur. Elle sait réfléchir. Alors qu’attend-elle pour accomplir de grandes et vilaines choses ?
Parce que sa mère a réussi à la vexer en la traitant de créature humaine, Johanna réagit. Ce ne sont pas les idées malveillantes qui manquent. La sienne est diabolique.
À treize ans, Arthur connaît à peine son père, qui se fait appeler Jim et n’est présent dans son existence qu’en coup de vent. Alors, quand Jim propose d’emmener Arthur et sa soeur en week-end à Bruxelles, l’occasion est trop belle de pouvoir enfin lever un peu le voile sur son passé mystérieux et de nouer des liens jusqu’alors distendus. Mais à peine arrivés là-bas, Jim laisse Arthur et sa soeur tout seuls à l’hôtel et il disparaît, happé par son ancienne vie, à la recherche d’un certain Alex. Essayer de le retrouver dans la ville inconnue, c’est se mettre en quête d’un lieu imaginaire, merveilleux, où tout serait comme neuf, comme la mythique cité de Shangri-La.
Cinq sœurs de dix à soixante-quinze ans, unies comme les cinq doigts de la main, sont recluses dans une maison vide, quelque part en Russie. Tous les jours, elles s’amusent à évoquer des secrets de leur passé commun, et certains sont dramatiques. Elles se chamaillent, se font peur, se rassurent, rêvent de mariage, jouent aux cartes, boivent de la vodka, chantent. Qu’attendent-elles ? Qu’on les délivre enfin ? Mais de quoi ? Mais de qui ? D’elles-mêmes, sans aucun doute.
CATHERINE : Vous pouvez pas vous imaginer, vous.
ELISABETH : Quoi ?
CATHERINE : Ce que c’est que d’avoir quatre sœurs.
CAROLE : Si si, on voit très bien.
CATHERINE : Oui, mais vous, y en a une, c’est moi.
SOPHIE : Et alors ?
CATHERINE : Et alors, elle s’occupe bien de vous, celle-là. Je voudrais bien vous y voir, sans elle.
CAROLE : Faut pas te croire irremplaçable !
CATHERINE : N’empêche que des fois, je me manque terriblement à moi-même !
ELISABETH : Tu peux pas être deux non plus.
À douze ans, Jilly a lu tous les livres de fantasy, et elle sait déjà tout de la vie. Du moins, c’est ce qu’elle croit, jusqu’à l’arrivée d’Emma, sa petite sœur. Car c’est un nouveau monde qu’elle découvre. Emma est sourde de naissance. Et les gens la considèrent différemment, de même qu’ils considèrent différemment leurs cousins, du simple fait qu’ils ont la peau noire. Comment lui venir en aide ? Sur un forum de lecteurs, elle fait la connaissance de Derek, qui est sourd et noir, et elle se persuade qu’il saura la guider sur ce chemin. Mais même les meilleures intentions peuvent blesser parfois. Jilly n’a pas fini d’apprendre…
Wander, un jeune loup, grandit paisiblement dans le Nord-Ouest des États-Unis en compagnie de ses frères et sœurs. Il lui tarde d’être assez grand et fort pour se mettre à chasser, puis devenir à son tour chef de meute, mais un drame survient : une meute ennemie les attaque pour conquérir leur territoire, et Wander se retrouve seul, perdu, affamé et sous la menace de multiples périls, dont les hommes et leurs engins de mort, armes, véhicules. Que va faire le jeune loup ? Tenter de rentrer chez lui ou refaire sa vie ailleurs ? Il part sur les traces d’éventuelles survivants, trouve des alliés et surmonte de nombreux obstacles, jusqu’à faire une rencontre qui bouleversera son existence : celle d’une louve avec qui fonder une nouvelle meute. Wander la cherche, la perd puis la retrouve, dans les paysages majestueux de l’Oregon et de l’État de Washington. Wander est inspiré d’une histoire vraie, que les enfants du Nord-Ouest des États-Unis étudient d’ailleurs en classe.
Yellow, 12 ans, court plus vite que le vent, collectionne les noms des fleurs des champs et sait parler aux esprits. À bord de sa tiny house, avec ses parents, son grand frère et son vieux perroquet Coco, elle sillonne les routes en quête de paysages et de merveilles. Cet été-là, pourtant, tout est différent. Aubépin, son frère autrefois lumineux, est devenu une énigme : vêtu de noir, hanté par ses fantômes, il s'est réfugié dans la contrée des Tristes-Esprits. Mais Yellow a un plan : avec sa joie de vivre inébranlable, ses sortilèges de Feu Follet et l'aide de Bel-Esprit, son allié invisible, elle compte bien le faire sourire à nouveau.
Signalement : Francès Avalon, dite Frankie. 1m80, 8 ans de judo. Biceps partout et autres muscles. 15 ans, bientôt 16. Cheveux blond roux, longs, souvent roulés sous une casquette. Tenue préférée : un jean maculé de taches de colle à maquette. Caractère de cochon. Culot monstre. Énergie débordante. Facilité d’élocution.
Mensonges proférés au cours de sa vie : zéro. Projets avoués : ne jamais se marier. Devenir pilote de chasse.
Spécialités : idées folles. Défense de la veuve et de l’orphelin. Claquage de portes. Cassage de figures. Bousculade d’idées reçues.
Fréquentations : parents, séparément d’abord, puis ensemble. Soeur, Constance. Voisins de diverses origines sociales ou raciales, à Seattle, Saint-Tropez, Las Vegas.
Inconnus croisés dans la rue, les trains (particulièrement le Transaméricain), les bases aériennes.
Nota bene : unique personne capable de lui couper les jambes et de lui enlever son sens légendaire de la repartie : Major David King. Officier d’aviation, la quarantaine. Vit seul avec son fils depuis son veuvage.
Le jour, Rose est la Miss France des filles bizarres. Une solitaire avec des idées pas claires, tortueuses. Une raconteuse aussi, avec son sac sans fond d’histoires débordantes de poésie, pour mieux cacher son secret. Car la nuit, Rose grandit. Son frère, Nathan, a des araignées sur les poumons. Il va mourir. Il n’y a plus rien que cette idée. Et la colère. Rose se déteste. Rose déteste cette absence d’éternité. Rose déteste les jours et les nuits. Nathan, lui, voudrait aimer, une fois. Rose n’y pense même pas. Elle se sent vide, abandonnée, prisonnière.
Mais un jour, elle croise la route d’un certain Zeus. Il est bizarre, avec ses phrases hameçons qui se plantent dans les coeurs. Il a une soeur Iris, belle et libre, de l’âge de Nathan. Il lui parle, il l’écoute.Tout se bouscule. La vie reprend. Des mots bleus pour des peaux tristes et blanches. Cela pourrait être un poème de Rose. C’est demain.
Un jour, à la caisse du magasin, un inconnu tend à Rowan un objet qu’elle aurait laissé tomber par terre. C’est le négatif d’une photographie. On y distingue un visage radieux. Cela fait deux ans que Rowan ne sait plus ce que c’est, un visage radieux. Depuis la mort de son frère Jack, Rowan doit faire face. Ses parents se sont séparés, sa mère a perdu goût à la vie. Et c’est elle, Rowan, à quatorze ans, qui élève sa petite soeur au quotidien. Mais comment quelque chose qui ne nous appartient pas peut-il transfigurer l’existence ? Rowan est persuadée que ce négatif n’est pas à elle. Pourtant, il va révéler bien des secrets, et éclairer sa vie d’un jour nouveau.
Ils sont trois. Trois êtres pris dans la tourmente de la vie et partageant le même secret, la même blessure encore vive. Timide et solitaire, Élisa n'a pas d'amis mais elle déborde d'énergie et a décidé de s'en faire coûte que coûte. Rose, sa grande soeur, épie chaque jour un jeune homme inconnu et bouillonne de sentiments violents qui la dépassent. Éric, leur père, un homme tranquille et résigné en apparence, guette une mystérieuse femme en vert. Il semble que quelque chose soit sur le point d'arriver. Et si cet événement attendu et espéré survenait, si la vie d'Élisa, de Rose et d'Éric en était bouleversée, seraient-ils capables de prendre une nouvelle route et de la suivre jusqu'au bout ?
Tout au nord de la Sibérie, au bord de l’Arctique, se trouve Tiksi : une ville dont la moitié des habitants sont partis. Que reste-t-il à présent ? Des maisons vides, la mer de glace, les jeux dans la neige, la magie des aurores boréales et de vieux hommes qui se souviennent de tout et parlent par énigmes.
Mais il y a aussi Lazar, l’enfant qui ne trouve pas le sommeil.
Et Gavriil, le poète qui ne parle plus.
Et puis il y a moi, leur soeur, Galya Bolotine, qui me débats avec ma silencieuse colère et mes rêveries océaniques. Moi qui voudrais comprendre ce qui se joue sous le ciel noir. Espérant le retour du brise-glace majestueux qui nous emporterait loin de cette étouffante immensité.
Simon vient de déménager à Paris. Il a quitté la banlieue verte et paisible pour intégrer le lycée. Une nouvelle vie commence, mais la précédente n’est pas tout à fait terminée. Il ressent le manque des lieux de l’enfance : la maison, les arbres, l’étang où il allait pêcher avec son frère, et la douceur de ces moments. La douceur, à présent, il la trouve auprès de Léa. Ses yeux qui changent de couleur, sa fragilité, l’impression qu’il a de la connaître et qu’elle lui échappe à la fois : une histoire pourrait naître entre eux. Jusqu’à ce qu’apparaisse la flamboyante Léonore…
Papa m'a dit : « Ton frère est mort sur le coup ». Silence. Une image m'est venue : cou cassé, nuque brisée. Clac. Crac. Silence.
Depuis le 13 décembre, le jour où elle a appris la mort de son frère, Sarah doit supporter sa douleur mais aussi celle de ses parents. Elle les trouve parfois immobiles, pleurant dans l'obscurité. Ou bien alors, ils proposent des sorties absurdes : piscine, cinéma, théâtre, musée. Mais c'est le silence qui domine la maison, et qui s'installe définitivement le jour où sa mère décide que le nom de son frère ne doit plus être prononcé, qu'il ne doit plus être question de lui. La chambre est vidée, tout son contenu déménagé au grenier. Alors les silences se transforment en glace à l'intérieur de Sarah. Un bloc de glace qui semble ne jamais devoir fondre.
Le père, la mère, la grand-mère et le fils sont à table. Le père est tendu, il ne cesse de se plaindre du repas, de la vie, de sa famille. La mère a perdu son travail et elle respire mal, la grand-mère fait ce qu'elle peut pour calmer la situation. Le fils observe et se tait. À table, il y a toujours une place vacante : celle du fils aîné, parti sans que l'on sache pourquoi. À cause de ce non-dit, les paroles s'enchaînent, les questions fusent, mais peuvent-elles combler l'absence insupportable ? Dans le jeu de cette famille, chacun interroge sa place.
Monsieur N. n'avait pas été un criminel toute sa vie. La preuve, il avait déjà neuf ans quand il tua pour la première fois. Bien entendu, à cette époque, il n'était pas encore monsieur N.. Il était Léo, petit garçon qui passait ses vacances chez Mémé et Pépé.... Et puis, vingt ans plus tard, le voici, rôdant autour de la maison de la famille Mintz. Les parents sont sortis, les enfants font du pop-corn, Odette voudrait aller chercher un sapin au cimetière, elle craint que le Père Noël ne les oublie. Monsieur N. ne les oublie pas, lui. Il a déjà tué son chien Thor, il a mis un manteau rouge, il se prépare.
Un roman haletant, tendu, mais plein d'humour aussi. Un thriller de Noël, qui ne vous lâche pas.
Nous sommes à l'automne 1710 et la peste étend ses ailes noires sur Stockholm. Magdalena, 15 ans, grandit dans une famille riche et heureuse. Mais même les foyers les plus privilégiés de la ville ne sont pas à l'abri de la maladie, que certains considèrent comme une punition de Dieu. Lorsque la mère de Magdalena meurt, elle et sa petite sœur Ebba sont envoyées chez leur tante, tandis que leur père reste à Stockholm. Elles arrivent au château de Svartdamm, où elles rencontrent pour la première fois la sœur de leur mère, Tante Katarina, fanatiquement religieuse. Le château est beau, mais tombe lentement en ruine. Les pièces sont pleines de secrets. Pourquoi Katarina déteste-t-elle tant la mère de Magdalena ? Pourquoi Magdalena ne peut-elle en aucun cas rencontrer Axel, le beau-fils de Katarina ? Pourquoi la mère de Magdalena a-t-elle quitté sa ville natale si précipitamment ? Qui est le prêtre terrifiant qui tient tante Katarina dans la paume de sa main ? Et pourquoi l'orme derrière l'église ne perd-il jamais ses feuilles rouge sang ?















