Thème « famille »
Petit ventre se sentait seul. Il n'avait pas envie de jouer avec son voisin, l'écureuil, il le trouvait trop petit.
« Et moi ? Je suis là ! » lui dit sa grand-mère.
« Mais tu es ma grand-mère, tu ne comptes pas ! » dit Petitventre.
« Puisque je ne compte pas, je m'en vais », répondit-elle. « Et si tu t'ennuies, tu n'as qu'a inviter quelqu'un. Débrouille-toi. À ce soir, Petitventre. »
Le CE2, c’est sérieux. Il y a ceux qui sont forts en calcul, comme Sofia, qui a avalé une calculatrice quand elle était petite. Il y a ceux qui sont forts en tout, comme Georges- Louis, qui va bientôt donner des cours à la maîtresse. Et il y a Stéphane, qui a envie d’avoir de bonnes notes, qui est d’accord pour bien faire ses devoirs, pour devenir fort en calcul, pour apprendre la signification de mots aussi compliqués que « cobalt » et « tungstène », et pour lire tous les livres qui sont sur son étagère. D’accord pour tout cela, oui, mais pas sans sa maman.
Jack est un méchant garçon. Il est petit, sans maison, sans maman, mais aux yeux de tous, il est surtout un méchant garçon. Il ne va pas à l'école, il dort dans les églises et il erre de portes en portes, sans savoir où aller. Le jour où de terribles géants mortels commencent à semer la terreur dans la région, Jack est accusé d'être le responsable de ce fléau. Il accepte de partir pour sauver le village. Sur sa route, il croise un petit homme amusant qui lui offre un haricot magique. Jack doit faire un voeu. Un voeu unique et capital pour le monde.
« Maman dit qu'il y a deux sortes de gens dans la vie. Ceux qui ont un paradis perdu et ceux qui n'en ont pas.» La petite fille qui raconte son histoire fait partie de ceux qui en ont un. Pour elle, le paradis perdu, c'est une grande maison pleine de billes de verre, de rires, de glycines enroulées à l'escalier du perron. Une grande maison remplie de fêtes d'anniversaire et de violoncelles. Malheureusement, cette maison ne sera bientôt plus remplie que de souvenirs...
En ce moment, Louis n'a pas très envie de jouer avec ses copains, Guillaume et Nicolas. Il a de bonnes raisons. Il ne s'ennuie pas. Il joue très bien tout seul. Il décide qu'il est un flic dans la maison d'un serial killer. Ou alors il fait des bêtises avec les réserves d'aspirine. Mais parfois, Louis joue aussi à des jeux étranges, connus de lui seul...dans lesquels Papa est encore vivant.
Mayan a une petite sœur, Achrit. Le monde entier trouve Achrit jolie, adorable, douée et par-dessus le marché sympa. C'est un peu fatigant. Aussi, quand Mayan entend que le commerce familial bat de l'aile, c'est tout naturellement qu'il lui vient l'idée de vendre sa sœur pour redresser les finances. Parce que Mayan a peut-être moins de succès qu'Achrit, mais elle sait qu'elle a hérité du sens des affaires de leur père !
Un petit garçon s'ennuie à côté de son papa. Il essaie de lui dire quelque chose mais celui-ci ne comprend pas et se montre agacé. Alors le petit garçon va voir son ami Meüle, mi-bête, mi-homme qui habite dans la forêt. Meüle l'aide à sortir tous les mots bloqués sous forme d'un long ruban couvert de dessins. Le petit garçon le porte à son papa.
Tous les matins, Jeanne et son frère Jean jouent à se faire peur en prétendant que le chien du voisin est un monstre féroce. Mais un soir, pour s’être un peu trop attardés dans la forêt, les voilà surpris par la nuit. Et là , on ne joue plus, car ça fait vraiment peur ! Ou plutôt si : on joue toujours. Pour chaque cri, pour chaque ombre, Jean a une histoire à raconter à Jeanne.
Celle d’Abraham le magicien, le grand sorcier de la Lune, par exemple…
Avec deux fauteuils, Jérôme fabrique un bateau. Il coiffe alors sa casquette de capitaine et invite sa maman à partir avec lui pour le bout du monde. Ils vont faire ensemble une traversée extraordinaire, rencontrer des pirates, des poissons volants et même affronter la tempête...
Un mariage, c’est pour fêter l’amour. C’est aussi pour s’amuser ! Julian et Marisol s’échappent du repas des mariées et jouent sous l’arbre à sirènes. Après ses caracoles avec Gloria, la petite chienne, la robe de Marisol est toute sale. «Oh non !» dit-elle, mais l’imagination de Julian et la compréhension des grands-mères lui redonnent des ailes!
Julian est avec Mamita, sa grand-mère. Leur métro s’arrête et des sirènes montent à bord. Julian adore les sirènes. «Moi aussi, je suis une sirène», dit-il. Une fois seul, il s’apprête, couronne sa tête de longues feuilles vertes qu’il orne de fleurs colorées, noue un long rideau crème à sa taille. Il est prêt. Mamita et lui partent main dans la main vers la parade.
Monsieur Henri vivait à l’arrêt de bus Flore depuis si longtemps que plus personne, ou presque, ne le regardait.
– Pardon, mais t’es quoi, toi ?
– Comment ça, je suis quoi ?
– Ben oui, t’es quoi comme animal ?
J’ai pensé : « Houlala, je dois être dans la campagne profonde dont m’a parlé maman, pauvre mouton, il n’a jamais vu d’enfant de sa vie ! »
– Je ne suis pas un animal, j’ai dit, je suis Léonard.
– C’est comme un léopard ? m’a demandé le mouton.
– Non, c’est mon prénom. Toi, par exemple, tu t’appelles comment ?
– Mouton.
– Je vois. C’est alors que le mouton m’a reniflé et m’a posé une drôle de question :
– Et tu sers à quoi ?
Chaque été, Kelen s'en va pêcher au large, laissant femme et enfants sur l'île. Mais cette année-là , l'homme ne réapparaît pas. Ici et là , on raconte qu'un gigantesque poisson, brillant de mille feux argentés, sillonne les eaux profondes. Inquiète, Madalen, la bergère, scrute l'horizon. Un beau matin, elle décide de partir à la recherche de son mari. S'armant de courage, elle prend la mer en compagnie de ses enfants et d'une bande de moutons survoltés. Cap sur l'aventure !
Luna arrive en vacances chez son Grand-Père. C’est le seul indien Naskapi qui, l’été, dort dans un tipi. Ce matin, le facteur lui apporte une lettre de son meilleur ami, celui avec qui il a fait le tour du monde. Grand-Père veut absolument lui faire parvenir une mystérieuse boîte rouge le plus vite possible : « Prends mon vieux cheval, dit Grand-père à Luna. Je t’en prie, cours plus loin que très loin jusqu’à la très grande ville. L’adresse est écrite. Partout, tu seras mes yeux. Même sans être là , je te protégerai. »
Ah, ces parents ! Comme ils sont touchants, avec leurs désirs d’enfants ! Monsieur et Madame Souris, par exemple. Ils en veulent deux. D’abord un garçon, ensuite une fille : le choix du roi. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme ils l’avaient prévu. La cigogne apporte successivement 25 souriceaux mâles, qui s’entassent dans la chambre des garçons, tandis que la chambre de la fille reste désespérément vide. Madame Souris déprime et finit par aller réclamer en haut lieu : « Une fille ! Je veux UNE FILLE.» Il y a peut-être une solution ?















