Thème « famille »
Triny et Terrence n'auraient jamais dû se rencontrer. Terrence est un garçon bien élevé, premier de sa classe, appelé à faire de brillantes études, tout le monde le dit ; tandis que Triny est rom, elle n'est pas restée à l'école bien longtemps. Plus tard, elle élèvera des chevaux. Ils ont pourtant un point commun : tous deux ont fugué. Ils ont fui leurs pères autoritaires, tyranniques, exigeant d'eux une obéissance inconditionnelle. Il fallait bien que Terrence et Triny finissent pas se rencontrer. Reste à savoir comment.
Quand il neigeait à Boulogne, tous les Russes de l’immeuble étaient heureux. C’était la fête. Ma grand-mère débarquait dans ma chambre à sept heures du matin.
« Debout là-dedans ! hurlait-elle. Regarde ! » Elle ouvrait les volets d’un geste magistral pour me montrer le ciel blanc. « Il neige ! Habille-toi ! Vite ! »
Babou n’était pas une grand-mère ordinaire. Elle me racontait que les yeux des filles, en Russie, brillaient comme le reflet de mille pierres de lune dans la nuit. Les garçons les aimaient, ils les embrassaient, puis ils les oubliaient.
C’est l’hiver de mes treize ans qu’à mon tour j’allais découvrir l’amour. Il s’appelait Boris. Il avait les yeux bleus et quelque chose au milieu qui me donna envie d’y plonger.
Il y a quelques semaines encore, je grattais la guitare avec Jeremy dans le garage, en rêvant de gloire et de rock’n’roll pendant que P’pa, couché dans le cambouis, trafiquait ses moteurs.
Il a fallu que nous croisions les sergents recruteurs, sur le parking du supermarché, un jour où nous avions soif de Coca.
Ils lui ont promis qu’il aurait un bon job, qu’il construirait des ponts.
Alors il a signé. « Le soldat spécialiste de première classe Jeremy O’Neil est définitivement affecté à la compagnie Sygma du 3e bataillon du 504e régiment de parachutistes de la 82e division aéroportée » dit le papier.
En clair, ça veut dire que Jeremy part là-bas. Là où la guerre fait rage. Il y va pour tuer ou pour se faire tuer. On ne va pas le revoir avant des mois. Il a promis de m’écrire.
Et tous ses mails, il les termine par cette formule : Be safe.
Théo n'a apparemment aucun problème, ni familial ni scolaire. Mais il est seul. Il ne parle à personne, et l'essentiel de sa vie tient dans un secret. Mathieu était son meilleur ami il n'y a pas si longtemps. Mais tout a changé entre eux, surtout depuis que Mathieu sort avec Jeanne. Les parents, n'en parlons pas. Quant à Mme Daume, sa prof d'histoire-géo, il la soupçonne de vouloir le faire atterrir chez le psy du lycée. Alors Théo doit tout garder pour lui. Tout. Même Billie...
À Brumenn, nul ne vit assez vieux pour se souvenir du monde d'avant. La Bara, cette maladie aussi terrible qu'inéluctable, rattrape chacun tôt ou tard, l'emportant dans la Grande Forêt d'où personne ne revient. Pour survivre, le village est minutieusement organisé autour de lois strictes. La plus sacrée de toutes : ne jamais franchir les frontières.
Noé, Ana et Lou sont frères et sœur. Noé, l'aîné, est pisteur. Lou comprend le langage secret des animaux. Quant à Ana, elle se demande quelle est sa place. Lorsqu'un matin, leur mère disparaît et que des étrangers enlèvent Ana, leur monde vacille. Ils ne savent pas s'ils se reverront. Séparément, ils vont explorer des territoires où rôdent des dangers sans nom, et leurs yeux vont s'ouvrir sur ce qui a été maintenu dans l'ombre.
Urgence ! Urgence ! Amel doit trouver son stage de troisième. En s’y prenant à la dernière minute, elle n’a plus qu’une solution : contacter son oncle Djibril. Il a une très belle situation dans une banque sur les Champs-Élysées, et Amel s’entendait très bien avec sa fille Ludivine quand elles étaient petites. Mais leurs parents ne se parlent plus depuis huit ans. C’est l’occasion ou jamais de renouer avec eux. Seulement, Djibril est en plein déménagement d’entreprise. Sa femme s’apprête à jouer Phèdre à la Comédie-Française, et Ludivine organise un grand bal mondain à l’hôtel Peninsula. Ça ne pouvait pas plus mal tomber. Ou peut-être, au contraire, qu’on ne pouvait pas rêver mieux ?
Simon vient de déménager à Paris. Il a quitté la banlieue verte et paisible pour intégrer le lycée. Une nouvelle vie commence, mais la précédente n’est pas tout à fait terminée. Il ressent le manque des lieux de l’enfance : la maison, les arbres, l’étang où il allait pêcher avec son frère, et la douceur de ces moments. La douceur, à présent, il la trouve auprès de Léa. Ses yeux qui changent de couleur, sa fragilité, l’impression qu’il a de la connaître et qu’elle lui échappe à la fois : une histoire pourrait naître entre eux. Jusqu’à ce qu’apparaisse la flamboyante Léonore…
Lorsque Julie plonge dans le sommeil, son monde bascule. L’adolescente se retrouve dans la forêt de l’île japonaise de Hokkaido, reliée physiquement à un petit garçon de sept ans. Abandonné par ses parents, il erre seul, terrifié, et risque de mourir de froid, de soif et de faim. Quel est le lien entre Julie et l’enfant perdu ?
Irlande du Nord, 1993. Abigeál O'Keegan aime les histoires qui font peur. Celles qu'elle raconte à Joe, son petit frère malvoyant. Celles qui font écho aux changements qu'elle perçoit dans son corps d'adolescente. Celles qui laissent libre cours à son imagination. Lorsqu'elle quitte Belfast avec sa famille pour s'installer dans une vieille et grande maison en forêt, la réalité rattrape Abigeál. Dans la maison et aux alentours, se produisent des phénomènes étranges, inquiétants. Des objets disparaissent. Des rêves bizarres peuplent ses nuits. Et que veulent ces cerfs qui rôdent là-dehors ? Quelle histoire oubliée se cache à Fianna Sinn ?
Depuis des jours, les écuelles sont vides, tout comme les estomacs. Dans leur maison au fond des bois, le père et la mère désespèrent de nourrir leur chère progéniture. Sept bouches voraces. Sept enfants espiègles qui ont déjà bien grandi. Sauf Tipou. Difficile de trouver sa place, quand on en prend si peu… Du haut de ses treize ans, Tipou rêve d’aventure. Cela tombe bien : la forêt noire et profonde cache d’inquiétants mystères. Qui sème ces feuilles et baies sanglantes ? Pour le découvrir il vous suffit, à vos risques et périls, de suivre les traces…
Christine n'a pas encore quinze ans. C'est une fille sérieuse, calme et organisée. Elle s'habille de manière très classique : le col du chemisier dépasse juste comme il faut, les jeans sont repassés avec un pli, les chaussettes sont assorties au pull. Quand Pénélope, sa meilleure amie, vient la voir, elle a l'impression d'entrer dans la maison de la perfection. Rien ne traîne dans les chambres et les menus de la semaine sont affichés dans la cuisine. D'ailleurs, Christine suit docilement le régime que lui a concocté sa mère pour perdre un peu de poids. Mais Christine ne perd pas de poids. Elle revient des vacances de la Toussaint avec des joues rondes, un visage triste et des yeux cernés. En cours de gymnastique, elle s'effondre, victime d'un malaise. Elle annonce alors à Pénélope qu'elle est enceinte de six mois. C'est parce qu'elle ne voulait pas avorter qu'elle a gardé le secret si longtemps. " C'est ma vie, dit-elle, c'est moi de décider. " La maison de la perfection s'écroule. La mère de Christine a beau avoir lu tout Dolto, sa fille est devenue une étrangère pour elle. Et elle refuse que Claire, la petite soeur de Christine, soit mise au courant. Christine vient donc habiter quelque temps chez Pénélope. Il a été convenu qu'elle cesserait d'aller au collège. Plus tard, sa grand-mère vien-dra la chercher. Pour Pénélope, c'est une expérience étrange et douloureuse. En une phrase, Christine a dres-sé un mur entre elles. Ce qu'elle vit est si éloigné de tout ce que connaît Pénélope, que le silence s'impose. Pénélope accepte de ne poser aucune question et d'éviter de parler de l'avenir. Elle a aussi promis de taire le nom du père - elle a deviné qu'il s'agissait de l'un des correspondants allemands. Mais elle souffre de ne pouvoir venir en aide d'aucune façon à son amie. Christine ne lui donne aucune nouvelle. Doit-elle lui téléphoner, lui écrire ? Pour lui dire quoi ? Elle décide de lui rendre visite chez sa grand-mère, sans prévenir...
Monsieur N. n'avait pas été un criminel toute sa vie. La preuve, il avait déjà neuf ans quand il tua pour la première fois. Bien entendu, à cette époque, il n'était pas encore monsieur N.. Il était Léo, petit garçon qui passait ses vacances chez Mémé et Pépé.... Et puis, vingt ans plus tard, le voici, rôdant autour de la maison de la famille Mintz. Les parents sont sortis, les enfants font du pop-corn, Odette voudrait aller chercher un sapin au cimetière, elle craint que le Père Noël ne les oublie. Monsieur N. ne les oublie pas, lui. Il a déjà tué son chien Thor, il a mis un manteau rouge, il se prépare.
Un roman haletant, tendu, mais plein d'humour aussi. Un thriller de Noël, qui ne vous lâche pas.
Nous sommes à l'automne 1710 et la peste étend ses ailes noires sur Stockholm. Magdalena, 15 ans, grandit dans une famille riche et heureuse. Mais même les foyers les plus privilégiés de la ville ne sont pas à l'abri de la maladie, que certains considèrent comme une punition de Dieu. Lorsque la mère de Magdalena meurt, elle et sa petite sœur Ebba sont envoyées chez leur tante, tandis que leur père reste à Stockholm. Elles arrivent au château de Svartdamm, où elles rencontrent pour la première fois la sœur de leur mère, Tante Katarina, fanatiquement religieuse. Le château est beau, mais tombe lentement en ruine. Les pièces sont pleines de secrets. Pourquoi Katarina déteste-t-elle tant la mère de Magdalena ? Pourquoi Magdalena ne peut-elle en aucun cas rencontrer Axel, le beau-fils de Katarina ? Pourquoi la mère de Magdalena a-t-elle quitté sa ville natale si précipitamment ? Qui est le prêtre terrifiant qui tient tante Katarina dans la paume de sa main ? Et pourquoi l'orme derrière l'église ne perd-il jamais ses feuilles rouge sang ?
Par son titre, À nous la vie de château, le deuxième volume des aventures de Francœur semble promettre une ascension sociale fulgurante. La fratrie Dupin, jetée sur le pavé parisien en 1834, a bien grandi. Dans les méandres de la IIe République et du Second Empire, chacun•e emprunte le chemin qui lui semble le plus juste pour mener la vie d'artiste. Un besson gravit les marches vers le succès pas à pas, optant pour les compromis et la protection des puissants au rythme des changements de régime. L'autre place son idéal politique et esthétique tellement haut qu'il risque de ne jamais l'effleurer. Anna aimerait tant leur donner raison à tous deux. Mais elle a fort à faire entre sa propre carrière de romancière et les débuts chaotiques de sa petite sœur sur les planches.
Ils sont quatre, les Dupin : Anna, Isidore, Marceau, Olympia. Une romancière, un peintre, un poète, une actrice. Nés dans un coin reculé du Berry puis jetés sur le pavé parisien, comment ont-ils échappé à la misère, à la maladie et aux balles des fusils ? Pour arracher une seule réussite, combien d'amitiés trahies, de manuscrits refusés, de tableaux vendus pour une bouchée de pain, de poèmes cent fois raturés ? Combien d'hommes puissants sur leur chemin, prêts à séduire ou détruire ? « À nous la vie d'artiste ! » est le cri du cœur des jeunes Dupin, et c'est aussi le cri de ralliement de toute la génération romantique, celle qui connut la bohème et les barricades, qui voulut la gloire et la liberté, et que vous allez aimer à travers les lettres de Francœur.
Morgan’s Moore, au nord de l’Angleterre. Ses villageois, ses notables, son unique auberge et ses crimes épouvantables… Un crime non élucidé reste à ce point mystérieux que Scotland Yard a dépêché sur place le superintendant Tanyblwch et son jeune adjoint, Pitchum Daybright, tout juste diplômé de la Royal School of Studies in Criminology. Ce dernier voit d’un mauvais œil les interventions de Flannery, la fille des aubergistes, qui est convaincue de pouvoir les aider dans leur enquête. Non seulement, Miss-Je-sais-Tout-sur-Tout a la langue bien pendue, mais elle a le chic pour lui faire monter le rouge aux joues. Il faut dire que la demoiselle est une peste fort charmante…















