Thème « étapes de la vie »
Nicolas entre au collège et il est temps qu'il le sache : le monde est une jungle. On n'est pas à l'abri de rencontrer dans la cour une meute d'alligators au sourire carnassier. On risque aussi de croiser, au coin d'un bois, une vraie tigresse échappée d'un zoo. Et on a des chances de croiser une intrépide guerrière en liberté. Mais quand, comme Nicolas, on a toujours été couvé au nid et élevé au grain, il faut savoir s'armer de courage pour prendre son vol.
Le jeu du dictionnaire n'est pas un jeu d'argent, et pourtant il enrichit tout le monde et à tous les coups on gagne. On y gagne en vocabulaire. On y gagne quelques parties de rigolade, comme quand Ousmane explique que la palangrotte, c'est la femme des cavernes, ou quand j'écris que l'échauguette, c'est un petit moule à gaufrettes. Mais quand ce jeu devient l'occasion de se traiter de tous les noms pour mes deux meilleurs copains, les deux nouveaux, les deux rivaux, Ousmane, le boute-en-train et Benjamin, le premier de la classe, rien ne va plus, j'ai l'impression d'y perdre. Heureusement qu'un grand d'au moins 16 ans va tous nous obliger à nous serrer les coudes, avec ses agressions pas seulement verbales ! Alors, ce jeu du dictionnaire, il pourrait nous faire gagner aussi en confiance et en amitié, après une belle série de pataquès, d'entourloupettes et de quiproquos...
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a le jour où j'ai été le chef, le jour où le maître a martyrisé Thierry Balleau parce qu'il avait fait 19 fautes à sa dictée. Il y a le jour où j'ai voulu épouser Arthur (le squelette du cours de biologie des sixièmes) et le jour où j'ai du chercher CINQ péchés pour aller à confesse. Et il y en a d'autres, des jours, plus injustes les uns que les autres, plus drôles parfois aussi (comme quand Mamy a perdu au Scrabble) mais il faudrait un livre pour tous les raconter. Qu'on pourrait appeler, par exemple, « Le jour où j'ai été le chef ».
C’est la vie : un jour il faut partir de chez ses parents, aller à l’école, apprendre un métier, se lancer dans l’inconnu. Un matin de décembre, Hercule-Momo doit prendre le car pour l’établissement dirigé par le Colonel Papatte.
Dès la première leçon d’alimentation et traditions culinaires, Hercule-Momo se fait remarquer par son courage et son sens de la répartie, et obtient un 20/20. On dit que les meilleurs élèves obtiendront les meilleures places. Oui, mais où ?
Joseph a grandi et le rite est précis: il doit partir s'installer dans une clairière - sa clairière. Il doit partir avec la lampe à méduses que lui a offert sa mère, il doit trouver sa source et sa fée. Son phacochère. Son univers. Son monde à lui. C'est ce qu'il fait : il part, il plante des graines, cultive son jardin, aménage son espace et son temps. Il apprend le langage des pierres et découvre la mer, tout au bout du chemin, enfin. Mais la Plaine l'attend. La Plaine l'appelle ; elle l'a choisi. Ça fait partie des choses qu'on n'explique pas. C'est comme ça. Joseph doit suivre sa voie. « Le Monde de Joseph » c'est tout ça à la fois, c'est un jeune garçon singulier et tellement proche de nous, un village extraordinaire et banal à la fois, des histoires fabuleuses dans une histoire de tous les jours. C'est notre monde rêvé et c'est une invitation au voyage imaginaire. Bienvenue dans le monde de Joseph.
Un nouveau est arrivé à l’école en plein hiver. Il s’appelle Vandam Pishar. Il prétend qu’il vient d’Inde. Pourtant, il parle très bien français. Il marche comme un robot et garde toujours ses gants, même en classe. Pourtant, il paraît qu’il est champion de ski. Il affirme aussi qu’il n’a pas le temps de se faire des amis. Pourtant, il a l’air de s’entendre très bien avec la maîtresse remplaçante. On dirait vraiment que Vandam Pishar vient d’une autre planète. Une autre planète ? Et pourquoi pas ?
Un matou bien nourri et soigné dédaigne les douceurs du foyer et ne rêve que d’aller rejoindre les chats de gouttière qu’il aperçoit par la fenêtre. Mais la liberté se paye cher, il l’apprendra à ses dépens. Une nouvelle méconnue du grand Émile Zola, dans un album jeunesse superbement illustré par Timothée Le Véel.
Ils viennent des quatre coins du monde, ils sont de toutes les couleurs, c’est la raison pour laquelle Françoise, leur maîtresse, les appelle « sa classe arc-en-ciel ».
Aujourd’hui, pour mieux leur parler d’immigration, d’identité nationale, internationale, universelle… Françoise a décidé de les emmener visiter le musée des Arts premiers à Paris.
« Dessinez une sculpture, celle que vous voulez ! » Akil a choisi une statuette qui vient du pays dogon, au Mali, comme ses parents. Elle est drôle, avec son long visage et ses jambes de bébé. Mais tout à coup… voilà que la statuette se met à chuchoter ! Elle est née d’un arbre à palabres, elle a beaucoup voyagé, elle en a des choses à raconter !
Son père le lui avait bien dit : « Il ne faut pas sortir en mer quand le ciel est noir. » Mais comme il n’est plus là pour le lui interdire, le petit garçon part pêcher sous les nuages. Soudain, quelque chose se prend dans son filet. Alors qu’il tire, la tempête se déchaîne. Et voilà que sa prise apparaît. Horreur ! C’est un squelette qui se dresse devant lui. Il a beau fuir, pagayer de toutes ses forces, puis s’évanouir, le petit garçon ne se débarrassera pas du squelette avant d’avoir compris ce que celui-ci est venu lui enseigner…
Il y a huit ans que Chen Jiang Hong a eu l’idée de cet album, intrigué par un dessin traditionnel chinois du VIIe siècle sur lequel un squelette manipule une marionnette d’enfant-squelette devant un petit garçon qui les regarde paisiblement, tandis que, derrière lui, sa mère est terrifiée. Peu à peu, nourri aussi par des contes, il a trouvé son histoire qui illustre de façon profonde cette grande vérité de la philosophie chinoise : la vie et la mort sont comme les deux côtés de la même main. Les enfants, qui sont de grands sages, acceptent bien plus volontiers cette idée que les adultes…
Un astronaute sort de sa navette spatiale pour faire une réparation. Soudain, il entend une voix qui lui pose d’étranges questions et lui demande aussitôt ce qu’il pense des requins. Une voix ? Dans l’espace ? C’est un enfant au rire clair comme le cristal qui lui apparaît. Il s’appelle le Petit Principe. D’où vient-il ? Et comment peut-il même se trouver là ? Le Petit Principe évite de répondre à toutes ces interrogations. Il se contente d’être là . Voyageant d’un trou noir à l’autre, il va rencontrer les personnages les plus étonnants, et faire l’expérience de l’Univers qui est, aussi, l’expérience de la vie.
Une fille, pieds nus, qui ramasse des os de seiche sur la plage à marée basse. Un drôle de vieux bonhomme nostalgique qui sculpte des visages dedans, pour ne pas oublier les masques des Papous qu’il a rencontrés quand il faisait le tour du monde sur les bateaux de la marine. Leurs passions, leur affection, leur amitié, leur humanité. Voilà les lumières dont cet album va vous parler. Et puis, bien sûr, il y a les phares. Lucie et son grand-père en habitent un. Ils y travaillent. Ils l’entretiennent. Ils y veillent. C’est par hasard qu’Augustin a croisé leur destin. Mais la poésie des phares est irrésistible. Et l’humanité du vieux gardien qui perd la mémoire, aussi. Alors Augustin est resté. Des années après, il raconte.
C’est un voisin et ami de son grand-père qui a inspiré à Fabian Grégoire le personnage du vieux marin sculpteur d’os de seiche : lui aussi dessinait au couteau des figures dans cette fascinante matière, même si ce n’étaient pas des têtes de Papous, et il lui montrait ses talents lors de grandes vacances passées ensemble. Ces souvenirs ressurgissent aujourd’hui, et l’autre héros de l’album, le phare, permet à Fabian d’évoquer son thème de prédilection, le fil rouge qui traverse tous ses livres : la lumière, sous toutes ses facettes.
Jeudi prochain, c’est le jour de la sortie scolaire au Château de Versailles avec une bande d’abrutis de mon âge et, comme accompagnateurs, Aymeric Pichu, un demi-dieu de dix-neuf ans poilu des avant-bras dont tout le monde tombe raide amoureux ainsi que ma propre grand-mère de soixante-neuf ans déguisée en Marie-Antoinette. À part me faire opérer de l’appendicite ou saboter le car, je ne vois pas bien ce que je peux faire…
Lucien, qui pensait avoir vécu les pires jours de sa vie, un lundi, un mardi et un mercredi, va devoir affronter son premier jeudi noir et surmonter les affres de la jalousie…
Jake ne s’intéresse ni aux filles, ni aux bébés. Ce qui tombe plutôt mal, parce qu’il vient d’avoir une petite sœur. Pire encore, Jake ne s’est pas rendu compte que sa mère était à nouveau enceinte. Personne ne l’a prévenu. Ses parents pensaient que Jake finirait par s’en apercevoir tout seul, mais il ne fait pas attention à ce genre de choses. Il préfère étudier les poissons.
C’est comme cette fille qui habite près de chez lui. Jake ne l’avait jamais remarquée avant de la croiser un soir à l’arrêt de bus. Depuis, il la rencontre partout, au supermarché, dans la rue… Elle s’invite même chez lui comme s’ils se connaissaient depuis toujours.
Finalement, Jake trouve que Stella n’est pas mal pour une fille. Elle aime le foot et la pêche. En plus, elle s’y connaît en bébé : c’est elle qui s’occupe de ses quatre petites sœurs quand ses parents travaillent. Stella serait- elle « l’ami » qui lui manque ?
Le vieux roi ne dort pas. Tourne en rond sur le chemin de ronde. Regarde les étoiles et questionne sa nuit. Il se dit pourquoi elle et pas moi. Il se dit tout. Il se dit n'importe quoi. Le vieux roi se recueille devant la tombe de la petite princesse. Il se souvient de tout...
Manger, parler, marcher, grimper, compter… Ivan le tsarévitch ne fait rien au même rythme que tout le monde. C’est pour cela qu’on surnomme cet enfant pas comme les autres « le tsarévitchaux-pieds-rapides ». Mais quand on va trop vite, personne n’arrive à suivre. Et un accident peut arriver à tout moment…
Jean-Charles Victor avait déjà fait faillite dans trente-six métiers, qui tous avaient trait aux livres, quand un concours administratif le fit atterrir comme documentaliste dans un collège alsacien. Et là , il n'était pas question d'échouer. Un documentaliste de collège, c'est là pour faire aimer les livres aux enfants et aux adolescents ! Jean-Charles pensait que c'était le plus beau métier du monde. Il était prêt à se décarcasser, à déborder d'imagination pour donner à tous le goût de lire, le bonheur de lire, la fureur de lire ! Mais le principal, M. Trommelschlager, ne l'entendait pas de cette oreille. Il n'y avait pas un seul livre au C.D.I. du collège. Et d'ailleurs, il n'y avait pas de C.D.I. au collège. Alors Jean-Charles dut vraiment se mettre à imaginer. Et pour commencer, le jour de la rentrée, il se déguisa en vampire.















