Thème « conte détourné, le petit chaperon rouge »
Monsieur Loup a une spécialité : la soupe de Monsieur Loup. Il nous explique sa recette et, contre toute attente, il y a beaucoup de légumes dans sa soupe. Pourtant, à la fin, il a besoin d’un ingrédient spécial… un ingrédient rouge ?! Qu’est-ce que cela peut être ?
Roseline va chez sa grand-mère qui habite au bout du bois. Soudain, elle découvre des traces de pas. Qui fait des pas si grands ? C'est sûrement un géant ! Et si c'était un brigand ? Et si c'était un sorcier ? Et si c'était le Grand Méchant Loup ?
Il y a longtemps, quand ils étaient petits, au parc de jeux, Chaperon rouge et les trois cochons jouaient à savoir quel métier ils feraient plus tard. Pompier, policier, magicien, et tout ça pour embêter le loup ! Forcément, il a voulu se venger…
Ce matin, le petit chaperon rouge se rend chez sa mère-grand, quand tout à coup, un grand méchant loup lui tombe dessus.
« Rhâââââ ! Je vais te manger ! » dit-il.
« Et pourquoi ? » demande le petit chaperon rouge.
Il était une fois, dans une grande grande grande forêt, une grande grande grande maison. Et sur la grande grande grande table de la cuisine, il y avait une toute petite petite petite fourmi. La fourmi se régalait dans le grand petit pot de beurre… Quand soudain, hop ! Emportée ! La petite fourmi va vivre d’inquiétantes aventures. Mais elle prend les choses du bon côté !
Ce conte très célèbre est ici proposé dans une version sans texte. Simplement en noir et blanc, et... noir et rouge... C'est le langage visuel, simple et original, qui permet aux enfants de reconstituer les histoires... ou bien de les inventer.
Il était une fois Fluette, la plus délicate petite fille qu’on eût pu voir. Un jour, ses frères et sœurs lui jetèrent un manteau sur le dos, lui donnèrent un panier, et vlan, l’envoyèrent de l’autre côté de la forêt chez Mère-grand. Fluette était seule dans le bois des hiboux, et elle croisa une vieille dame à la tête de chouette. Fluette trembla de frayeur, et sans savoir comment, un froid frisson d’effroi – ffffrrrrrriiiii – transforma Fluette en petite poulette verte de peur.
Comme rien n’arrête le progrès, une petite route traverse maintenant la forêt pour que le petit chaperon rouge puisse se déplacer à vélo. Les grands panneaux de signalisation qui longent la route annoncent : trois ours, un prince charmant, le petit poucet, le chasseur, le loup et la grand-mère. Patiente, le petit chaperon rouge rejoint la maison bien tranquille de sa grand-mère qui l’attend pour passer un bon moment.
Les grands contes sortent du bois dans cet album sans texte.
Si, comme dans le conte bien connu, la grand-mère et le Petit Chaperon rouge en sortent indemnes, cette histoire, hélas, finit mal pour le livre.
Ames sensibles et amoureux des livres s’abstenir !
« C’est moi le plus malin ! Aujourd’hui sera jour de festin ! ricane le loup. Au menu : grand-mère et petite groseille au dessert. »
Arrivé devant la maison de la grand-mère, le loup frappe doucement à la porte : toc toc toc. Il n’y a personne. Seulement une chemise de nuit déposée sur le lit. Le loup enfile la chemise, il sort effacer ses traces de pas devant la maison. Et vlan ! Un courant d’air ferme la porte. Surpris, le loup fonce se cacher dans les bois, déguisé en Grand-mère…
Le petit chaperon rouge est très fier. Sa maman lui a offert un joli ballon rouge. La petite fille s’enfonce dans la forêt et chante joyeusement : « Promenons-nous dans les bois… »
Ah ! Qui se promène aussi par là ? Un renard ? Un autobus ? Une locomotive ? Non, c’est le lion chaussé de tennis qui court comme un champion.
6 rencontres inattendues plus tard et 6 rimes en plus, le petit chaperon rouge ne reconnaît même pas le grand méchant loup…
Une présidente de la République féministe à qui un sondage révèle qu’une certaine Blanche-Neige est plus intelligente qu’elle… Une descendante du Petit Chaperon rouge vêtue de bleu marine qui se croit plus maligne que tout le monde, et enferme sa grand-mère dans la cage au loup du Jardin des Plantes… Un enfant maltraité par son oncle et dont chaque larme qui coule se transforme en cigarette… Vers 1980, Philippe Dumas et Boris Moissard furent les premiers à mettre en pièces, retourner, réécrire, en un mot à pasticher les contes classiques de Grimm et de Perrault pour mieux leur rendre hommage dans un recueil qui allait devenir un best-seller. Leur secret ? Décors et accessoires contemporains, langue châtiée.
Souvent imités, jamais égalés, ils ont décidé de fêter leur amitié et ses trente ans de bonheur en ajoutant à leurs cinq textes d’origine un inédit : Le pommier de Pomanchou.
Ils sont amis d’enfance. Boris Moissard était libraire quand Philippe Dumas est venu lui demander de rédiger des textes pour un projet d’album qui comptait alors quelques croquis, dont un Petit Chaperon vêtu de bleu. Aussitôt dit, aussitôt fait. Pour regarder d’un oeil étranger, sinon objectif, la pile de volumes diminuer sur son comptoir, le libraire prit un pseudonyme, qui est à lui seul, sous forme de contrepèterie, un hommage à la littérature (Maurice Boissard était un pseudonyme de Léautaud). Le couple légendaire Dumas-Moissard était né.











