Thème « conscience politique »
C'est la fête dans le pré, les moutons se réjouissent et pour cause : le loup est mort. C'était un grand méchant loup, bien sûr. Enfin, pas si sûr, parce que personne ne l'a jamais vu. Mais le mouton Kalle connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui l'a vu. Locke, son copain, a des doutes. Kalle s'énerve. Terriblement. Comme le loup est mort, on lui cherche un successeur. Kalle se présente. Jouer au loup, c'est facile, mais être le loup, est-ce si simple ?
En plein Tournoi de la feuille d’or, Garance de Teauperché, duchesse de Rive-de-Valse, vient d’échapper à une tentative d’assassinat. La rumeur accuse la maison Hurlebois, dont le baron, Quentin, et ses deux louveteaux étaient présents, si bien qu’entre la baronnie des loups et le duché des renards, les tensions n’ont jamais été aussi vives. L’enquête est confiée dans le plus grand secret à l’animal de Rive-de-Valse le plus discret qui soit : Pépin Souriceau. Idéaliste et téméraire, il rêve depuis toujours de revêtir l’uniforme de la Garde et du Guet, et voit dans cet événement l’occasion idéale d’enfin prouver sa valeur. Quand sa mission le mène sur les pas d’un mystérieux Renard Masqué, Pépin s’interroge : à qui profite le crime ? Se pourrait-il que la duchesse soit la cible d’une machination ? Le temps presse. Car, aux portes de la ville, les loups se rassemblent, s’indignent, grondent leur colère de voir les leurs emprisonnés. Et ils réclament le sang.
Être le plus grand, être le plus fort, mais tellement grand et tellement fort qu'on n'a aucun besoin d'imposer ni sa taille ni sa force, c'est la situation dans laquelle se trouve Gulliver à Lilliput. Et il en profite, tranquille comme une montagne, pour observer l'agitation, les intrigues des hommes, ces tout petits. Il est en butte à leur ingratitude, à leur méchanceté, à leur goût du pouvoir, mais il ne se venge pas : il regarde attentivement, constate, puis rentre chez lui…
Ce voyage à Lilliput représente de belles aventures, où l'imagination et l'humour sont de la fête. Mais le plus vif de ce livre est ailleurs, dans une réflexion légère sur ce qui occupe et motive la société des hommes.
« Le mur de pierre de la vaste propriété était criblé de trous, grêlé d'impacts de projectiles, fissuré avoir d'avoir essuyé les tirs. Une image de guerre, de massacre, en pleine paix de l'après-midi. » Par amour pour Caroline, Olivier a rendez-vous avec la vieille dame qui vit dans cette propriété, la baronne Cordopatri, qui a toujours refusé de céder ses quarante hectares d'oliveraie à la Mafia. Elle récolte seule ses olives. Elle vit sous la protection de quatre hommes armés. Personne ne se risquerait à venir travailler pour elle. Tout à l'heure, Olivier a trouvé une carte sur sa Vespa, un premier avertissement. Et pourtant il est là , en cet après-midi d'automne, devant ce mur criblé d'impacts. Il paraît que, par amour, certaines personnes font des choses folles. Olivier, qui ne se savait pas rebelle, va troubler l'ordre établi par la Mafia.
Roanne adore les romans d’horreur, d’accord, mais ce n’était pas une raison pour l’envoyer passer l’été dans un phare en ruines, chez son oncle Kierzic qu’elle ne connaît même pas ! Cet homme aussi grincheux que mystérieux vit en solitaire sur un îlot planté au large de la côte Atlantique, avec pour toute compagnie une mouette rieuse et les rumeurs de l’océan. Dès son arrivée, Roanne est déterminée à s’en aller au plus vite de ce tas de cailloux désert. D’autant plus que, dans la bourgade du coin, on raconte que des naufrages auraient lieu les soirs de pleine lune. Au même moment, un bateau de pêche est porté disparu. Et d’où vient cette voix d’enfant qui l’appelle chaque nuit ? Plus le temps passe, plus Roanne se demande si Kierzic ne serait pas un…
Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas. La désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont « élargis », personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir. Elle seule sait comment était le monde quand il y avait encore des animaux, quand l’oeil humain pouvait voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Lorsque Jonas aura douze ans, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique…
Dans son collège niçois, Nina pensait être la seule à s’indigner contre le réchauffement climatique, mais depuis son discours enflammé à la cantine, elle s’est découvert des alliés. Yona, la nouvelle élève venue de Paris, et Antonin, son meilleur ami, se sont rangés à ses côtés. A trois, ils ont décidé de lancer un site internet baptisé Les Vertuoses pour informer et sensibiliser le public. Bientôt, les apprentis militants sont rejoints par d’autres élèves, mais aussi des adultes, des migrants… toute une communauté de bonnes volontés.
Parce qu'il a vu un jour en rêve l'œil d'un dauphin, un œil plein de bonté, de science et de mystère, Ian sait qu'il a trouvé sa voie, loin du système scolaire, de la terre ferme, de tous les préjugés et des idées reçues. Grâce à son oncle Patrick, un autodidacte exubérant, il embarque pour la première fois à seize ans sur un navire de la marine marchande écossaise. De la Guyane française à l'Islande, il observe, il écoute, il devient incollable sur les sténelles, marsouins, tursiops et autres dauphins roses d'Amazonie. Au fur et à mesure de ses rencontres avec des passionnés comme lui et des militants de la protection des océans, il comprend les menaces qui pèsent sur ces bêtes qu'on dit pourtant paisibles, intelligentes, tutélaires et pleines d'humour. Elles sont condamnées à mort par la pollution galopante, la mode imbécile des Marineland et surtout, les sonars ravageurs de l'armée américaine. Alors, pour que vive Ino, la femelle globicéphale balafrée comme lui, qui semble le suivre de mer en mer et avoir quelque chose à lui dire, Ian se sent prêt à tout.
Pour les habitants de Keraël, la cité des aëls, il n’y a pas d’ailleurs. Leur ville est située dans un désert de sable, de pierre et de sel. Keraël est une île sans eau autour. Le mot Ailleurs y est interdit, considéré comme une insulte, un blasphème. Le jeune Lunerr l’a appris à ses dépens. Pour avoir enfreint la règle, il a été fouetté jusqu’au sang et mis au ban de la société. À cause de lui, mamig a perdu son travail. Qui oserait embaucher la mère d’un paria ? Ken Werzh ! L’homme le plus vieux et le plus craint de l’île les a convoqués dans son brug, demeure unique et fabuleuse toute de bois sculpté. Il a l’air très intéressé par Lunerr, suffisamment pour faire de lui son lecteur et secrétaire particulier. L’adolescent reste sur ses gardes : le vieillard aux yeux morts et au corps fripé comme celui d’un cadavre paraît doté d’une force singulière. Il se comporte de manière étrange, il tient des propos qui pourraient le faire condamner. Ken Werzh semble détenir un secret, un secret que Lunerr a très peur de découvrir…
Keraël a été rayée de la carte. Après la disparition de la cité, avalée par la terre, Lunerr s’est retrouvé à la tête d’une troupe de rescapés, une centaines d’enfants qui ont aussitôt vu en lui un sauveur, un guide, un chef. Lunerr, un chef ? Malgré l’aide et les conseils de son amie Morgan, l’ancien banni de Keraël s’est vite senti perdu, en proie à d’insupportables cauchemars et surtout incapable de contrer les ambitions de certains membres de la troupe. Ceux-là ont convaincu les plus jeunes de bâtir une petite Keraël au milieu du désert et d’obéir aux mêmes règles et contraintes que par le passé.
Reprendre la vie d’avant comme si de rien n’était ? Lunerr et Morgan s’y opposent farouchement. La découverte d’un cube mystérieux va leur rappeler qu’il existe un Ailleurs, un monde encore inexploré qui n’attend qu’eux !
Léa, treize ans, considère que la cabane que lui a construit son frère Nanou est à elle. C’est là qu’elle vient se réfugier. Alors, pas question qu’on vienne la raser, ni les arbres, ni la forêt ! Et tout ça pour quoi ? Pour construire un centre commercial et un parking ! Ils ont perdu la tête ou quoi ? Léa va résister, faire des pancartes, empêcher les gens de pénétrer dans son domaine. Mais toute seule, elle n’y arrivera pas. Ça tombe bien, elle a deux copains. Mais peut-elle compter sur eux ?
Léa — Ils ont commencé ce matin. Dès l’aube. Sont en train de tout couper. Tout ! Bientôt plus un arbre debout. Tous les animaux ont fui. Même les oiseaux. Plus un seul sifflement de rien. Juste le bruit de ces foutues machines. Et le cri des arbres qui tombent. Mais moi je ne fuirai pas. Non ! Je resterai là , jusqu’au bout. Toucheront pas à mon arbre. À ma cabane non-plus. S’ils essaient, je leur colle une flèche dans l’œil !
Treizième d’une portée de porcelets, rejeté par ses frères, Porcolino grandit dans une exploitation où chaque porcelet a un projet d’avenir. Entraîné par un coach d’orientation, il s’exerce à devenir du jarret, des côtelettes ou de la viande hachée. Porcolino rêve d’un autre destin. Il choisit la mortadelle : il paraît qu’elle rend les gens heureux. Mais pour cela, il faudrait d’abord qu’il le soit. Est-ce si simple ?
Lucky — Qu’est-ce qu’il a ?
Rosalina — Je ne sais pas… il semble malheureux, tout simplement.
Lucky — Hmm… Qu’est-ce que tu proposes ? Méditation-félicité ? Jeux de hasard ? Rayons ?
Rosalina — Tout ! Toute la panoplie. Thérapie-bouffe, méditation-félicité, le plaisir par l’amusement, shopping-bonheur, chant, sport, jeux de hasard, formation continue…
Lucky — Ici, tous les cochons finissent heureux.
Rosalina — Exactement. On est quand même des pros.
Lucky — Des pros du bonheur. On finit par les avoir.
Un jeu en ligne au succès planétaire. Trois ados en finale. Des pirates en embuscade. Qui remportera la partie ? Et surtout... Qui tire les ficelles ? En atteignant la finale d’un célèbre jeu en ligne, Alex va découvrir les coulisses des nouvelles technologies : les méthodes de manipulation utilisées par les géants du web et les risques d’addiction.
Perico, douze ans, livré à lui-même depuis la mort de sa mère, n’a pour seul horizon qu’UmbrÃa, son village de pêcheurs de la côte andalouse. Il croit que sa vie ne changera jamais.
Pourtant, un jour, sur la plage, il rencontre le señor Foster, un Anglais fascinant qui vit retiré dans une belle maison dans les dunes, prend des photos étranges et l’embauche pour lui livrer son courrier.
Grâce à Foster, grâce à la perte du billet de mille pesetas qui devait servir à payer la licence de pêche de son père, grâce au vol qu’il commet pour le remplacer, Périco prend conscience qu’il y a deux UmbrÃa. Un village de jour, en surface ; un village de nuit, secret, plus vrai. Tout comme il y a plusieurs Foster, et plusieurs Perico.
Ismael, le tanneur qui vit en ermite, est-il vraiment un repris de justice analphabète ? Et le zélé sergent Efrén, n’est-il qu’un flic orgueilleux et borné ? Comment sortir de la chape de plomb d’une dictature franquiste qui pèse sur l’Espagne depuis trente ans ? Comment retrouver le goût de la liberté ? En posant des questions inlassables, en nouant des amitiés loyales, en vivant dans l’audace, Perico va trouver.
Il était impossible, pour elle, de se taire ! En 1962, Rachel Carson dénonce le scandale des pesticides dans un livre choc, Printemps silencieux. Le public américain découvre, effaré, que le DDT, vendu comme un produit miracle, empoisonne le sol, l'eau, les animaux, mais aussi le corps humain. Biologiste marine et écrivaine à succès, Rachel Carson est alors la première scientifique à affronter le puissant lobby des industriels de la chimie. Attaquée en tant que femme, elle le payera cher… Mais son combat contribuera à la naissance du mouvement écologiste.
Louna a quinze ans et des parents qu’elle trouve égoïstes, lointains, car insensibles au sort des migrants en difficulté qu’elle voit partout autour d’elle. Après avoir échoué à les convaincre d’accueillir une famille entière, Louna enlève le petit Mirhan devant son école, estimant qu’il est de son devoir de soustraire le jeune clandestin à la police qui le recherche et le renverra sans doute dans son pays. Sans le soutien de son petit ami Thomas, qui refuse lui aussi de l’aider, c’est pour Louna – et Mirhan – une longue nuit de cavale qui s’annonce un véritable jeu de cache-cache avec les autorités. Mais la situation est-elle bien comme la jeune fille nous la raconte ?















