Thème « apprentissage »
Dans leur nid, quatre bébés oiseaux attendent le retour de leur maman. Ils s’appellent Lourdaud, Solo, Costaud et Dingo. Ils ne savent pas encore voler. La seule chose qu’ils savent, c’est qu’ils ne doivent pas se pencher hors du nid. Leur maman leur a bien dit : « C’est très dangereux. Vous pourriez tomber, et le chat, le vilain chat, vous croquerait. » Mais, ce jour-là, une tempête se lève. Le vent souffle et le tonnerre gronde. C’est très intéressant, et Dingo, le plus curieux des quatre, veut savoir ce qu’il se passe.
Ça y est, c’est les vacances. Fanta en a fini avec le CP, et Sylvie, une amie de sa maman, l’invite à la campagne. À elle les grandes découvertes ! Pour la première fois de sa vie, Fanta va monter dans un train, observer la nature et les animaux. Elle a bien l’intention de prendre du bon temps. Mais Sylvie veut aussi que Fanta lise tous les jours, et ça, c’est beaucoup moins drôle. Fanta fait tout pour esquiver l’épreuve quotidienne. Jusqu’au jour où elle va à la piscine. Et où l’on s’aperçoit qu’elle ne sait pas nager. Drôles de vacances ! Est-elle toujours obligée d’apprendre quelque chose ?
À sa naissance, Édith a reçu deux dons. Le premier, d'une fée débutante, lui permet de donner la vie à n'importe quel objet. Le deuxième, d'une vieille fée en fin de carrière, est celui de l'Éternelle Enfance. C'est pourquoi, aujourd'hui, cent ans plus tard, Édith s'apprête à fêter son siècle en ayant l'air de n'avoir que sept ans. Ce qu'elle souhaite cette fois ? Un nouvel ami, peut-être. Une nouvelle vie, à coup sûr.
Dîner tranquillement devant la télé, se brosser les dents, se coucher. N’ouvrir la porte à personne sauf aux pompiers. C’est la première fois que Martin et son petit frère Louis restent seuls à la maison. Leurs parents ne sont pas loin, ils dînent dans le restaurant d’en face. Mais on ne peut ni les voir ni leur parler, car leurs téléphones ne captent pas à l’intérieur. Ce n’est pas de chance, car tout à coup, l’appartement paraît un peu trop grand. Et Louis a soudain très envie de parler à sa mère. En plus, voilà qu’on frappe à la porte.
Vladimir a mauvaise mine, la peau bleue, des oreilles pointues et il mord tout son entourage : c’est un merveilleux petit vampire qui fait la fierté de ses parents. En grandissant, il s’entraîne à mordre aussi ses copains animaux, pour devenir un vampire accompli. Mais eux préféreraient que Vladimir s’attaque aux enfants du village. Le problème, c’est que les vampires vivent la nuit, et la nuit, les enfants, ça dort…
Ses parents ont suspendu Homère à la corde à linge pour qu'il prenne l'air, soit à l'abri des petites bêtes et ne risque pas de se perdre. Mais voilà qu'un coup de vent l'emporte, loin, loin par-dessus les branches... jusqu'à l'école des oiseaux ! Homère doit ôter sa tétine pour arriver à dire Tchip-tchip ! et Piou-piou ! Bravo, Homère, la maîtresse est fière de toi ! Et maintenant, le programme continue : après un bon goûter de chenilles et de vers de terre, nous allons apprendre à voler...
Chaque matin, Jan se rend à l'atelier du maître de la peinture. Il est apprenti comme beaucoup d'enfants à cette époque. Jan veut devenir un grand peintre. Pour le moment, il ne peut que ranger et nettoyer. Alors il observe, il prépare son matériel et imite le maître. Un jour, une commande importante oblige Jan à se dépasser.
Un joker pour rester au lit. Un joker pour être en retard à l'école. Un joker pour ne pas faire ses devoirs. Etc. Non, ce n'est pas une liste de réclamations écrite par un élève paresseux. C'est comme ça que ça se passe dans la classe d'Hubert Noël. Et ne croyez pas non plus qu'Hubert soit un instituteur paresseux. Au contraire...
Un jour la chevrette apprit à compter. Elle se regarda dans une flaque d'eau : « Ça fait un », compta-t-elle.
Un veau, qui passait par là, lui demanda : « Qu'est-ce que tu fais ? »
« Je compte », répondit la chevrette. « Veux-tu que je te compte aussi ? »
Brindille passe son temps à faire le poirier et à jouer à cloche-bourgeon. L'arbre trouve que c'est fatiguant d'être papa. Mais dans l'ensemble, ils s'entendent bien tous les deux. A la première neige, Brindille voit ses amis les animaux se préparer chacun un nid douillet. Son père lui souhaite bonne nuit, bâille, et s'endort. Tout devient silencieux. Brindille se sent seule, elle n'a pas du tout sommeil. Elle voit au loin les lumières de la ville, et décide courageusement d'aller y chercher de la compagnie...
Joseph vit dans une famille d'excellents nageurs; son frère et sa soeur nagent comme des poissons, sa mère nage comme une sirène, mais Joseph, lui, ne sait que barboter... jusqu'au jour où enfin un maître nageur idéal croise son chemin.
C'était l'été, Laurent s'ennuyait. Il demanda la permission d'aller jouer dehors. « Après tout, tu es grand, maintenant, dit sa maman. Joue dehors, mais ne dépasse pas la barrière.» Laurent alla jusqu'à la barrière... et un tout petit peu plus loin. Et le lendemain, il dépassa le châtaignier. Quand on commence à grandir, c'est pour de bon.
Un jour, le roi dit à son fils : « Tu es grand, maintenant. Il est temps que tu aies ton propre château. » Et il lui montre la tour qu'il a fait construire pour lui.
« Hm, hm. Mais je ne veux pas rester ici, dit le prince. Un dragon pourrait facilement y entrer... »
Léonie est une petite fourmi comme les autres. Pourtant, ses soeurs se moquent souvent d’elle. Elles l’appellent « fourmi limace », parce qu’elle est plus lente. Il lui arrive de s’arrêter de travailler pour contempler la nature, pour rêver. Un jour, elle voit une publicité pour un voyage à dos d’escargot. Mais elle n’est jamais partie de la maison et sa famille ne sera sûrement pas d’accord. À moins que…
Le jour de ses sept ans, Papa Loup et Maman Loup annoncent à Lucas qu’il doit choisir son futur métier. Facile : plus tard, Lucas veut être loup. Comme son papa et comme sa maman. Sauf que c’est impossible, la forêt est devenue trop petite et il n’y a plus assez à manger. Lucas ne pourra pas être loup comme ses parents. Alors Papa Loup et Maman Loup lui offrent un baluchon. Le moment est venu de quitter ses parents. Lucas se met en route. Dans son baluchon, il emporte le vent qui ne parle qu’allemand. Cinq auteurs se sont relayés pour raconter le voyage de Lucas.
Un livre à cinq pattes L’idée de départ du Dur métier de loup est née dans l’imagination d’Olivier de Solminihac. Il a commencé à écrire mais le texte ne tenait pas sur la longueur. Comme il n’arrivait ni à le retravailler ni à le laisser de côté, il a décidé de faire appel à d’autres auteurs pour continuer le récit. Il a donc envoyé le début du Dur métier de loup à Marie Desplechin, en lui demandant de rédiger le chapitre suivant. Ensuite, Christian Oster, Kéthévane Davrichewy, et enfin Alex Cousseau ont écrit successivement un chapitre de l’histoire.
À l’origine du projet, Olivier de Solminihac J’avais gardé du texte initial uniquement le premier chapitre, et j’ai demandé aux autres auteurs d’écrire la suite du livre. J’ai choisi les quatre auteurs en fonction de trois ou quatre choses. D’abord, l’envie de proposer à des gens dont j’appréciais les livres de faire quelque chose ensemble. Plus précisément, j’ai recruté des auteurs qui avaient déjà une habitude de s’adresser à des lecteurs de sept, huit, neuf ans, pour que cela « sonne » d’une certaine manière. Et puis, l’histoire a commandé aussi. C’est elle qui « appelait » que la suite soit écrite par tel auteur. Je savais simplement qu’il y aurait cinq ou six chapitres, après, cela devenait trop compliqué à mettre en place. La seule consigne était : « Amusez-vous. » Par le principe même du livre, il fallait que chaque chapitre soit écrit avant que le suivant puisse l’être. C’est aussi en fonction de la direction, de l’inflexion, de la couleur prises par l’histoire que je proposais le chapitre suivant à tel ou tel auteur. Par conséquent, cela a pris un peu de temps… Le dur métier de loup est le livre que j’ai mis le plus de temps à… ne pas écrire !
Le point de vue de Marie Desplechin J’ai dit oui sans hésitation à Olivier quand j’ai reçu sa proposition, et le premier chapitre. On le reconnaissait bien, c’était son univers et sa langue, le loup Lucas, le vent qui ne parle qu’allemand, et autres motifs délicieux. Entrer dans ce monde, c’était comme de se transformer soi-même en personnage, glisser dans le tunnel jusqu’au pays d’Olivier. Quelque chose à mi-chemin entre la position de lecteur et d’auteur. Bon, bref, je dis oui oui oui. Et là-dessus, je n’écris rien pendant des mois. Il y a quelque chose de paralysant à continuer le texte d’un autre, au risque de le gâcher ou de le trahir. Il a fallu qu’Olivier m’envoie un mail (genre : alors, quoi ?) pour que je me mette à écrire. J’étais en retard, ce qui a la vertu d’être un bon bêtabloquant. J’ai écrit mon chapitre en une fois. Ensuite, j’avais cette sensation agréable que l’histoire se continuait sans moi et qu’elle était en de bonnes mains. Je crois que ça s’appelle l’esprit d’équipe. Lire le texte terminé m’a fait un effet tout à fait particulier : deux fois contente, là encore, à la place de lectrice et d’auteure.
Le point de vue de Christian Oster C’est la première fois que je participe à un projet d’écriture collectif et ça ne m’a pas du tout déplu. C’est un travail agréable et confortable, car je n’avais qu’à reprendre le fil des deux chapitres précédents. De plus, beaucoup d’éléments de l’histoire étaient proches de mon univers, comme la forêt, qui est mon personnage préféré. J’ai choisi d’introduire deux nouveaux personnages : une fée, parce que ça m’amusait, et Léon le sanglier, qui sera le compagnon de route de Lucas. J’ai cherché à prolonger les bases de l’histoire initiatique posées au départ par Olivier de Solminihac.
Le point de vue de Kéthévane Davrichewy
J’aime bien l’idée de mélanger les univers, j’ai déjà écrit un livre à quatre mains avec Christophe Honoré, j’ai un projet de Médium avec Nathalie Kuperman. Ce sont des expériences qui me plaisent. Ce qui était particulier ici, c’est que le projet était déjà bien avancé puisque j’écrivais le quatrième chapitre.
Il ne suffisait pas que l’idée d’un Mouche collectif me plaise, il fallait que l’histoire m’inspire et surtout j’avais des doutes sur cette façon de travailler, que pouvait-elle donner à l’arrivée ? Est-ce que ce serait lisible pour les enfants ? En fait, j’ai été très agréablement surprise par ce qu’Olivier m’a envoyé. On entendait bien la voix de chacun tout en entrant dans une seule et même histoire.
Le point de vue d’Alex Cousseau
Olivier m’avait parlé d’un autre titre, Le loup à cinq pattes, et comme c’était à moi d’écrire le cinquième chapitre, j’en ai conclu que j’étais la cinquième patte du loup. Cette idée m’a bien plu. J’ai lu et relu plusieurs fois les quatre premiers chapitres. J’ai pensé à cette phrase de Raymond Carver que je note souvent au début de mes carnets : « Nous avons décidé de vivre un jour à la fois, lui dit-il. Un jour, puis un autre, puis le suivant. » Les quatre premiers chapitres semblaient écrits de cette façon, et j’ai essayé de conserver le même élan, en rebondissant sur deux trois choses laissées en chemin. Comme par exemple cette promesse que fait Lucas à la fin du premier chapitre, d’écrire à ses parents. J’aime bien qu’on tienne ses promesses, alors je termine par ça.
Extrait du catalogue :
Mouche/Mille bulles/Neuf/Médium/Médium documents/théâtre/Classiques abrégés/chut !, printemps 2011
Même dans la préhistoire, il y a très très longtemps, le rêve des enfants, c’était de faire comme les grands. Louve a observé comment ses parents entretenaient le feu dans la caverne. Ce matin, elle est la première réveillée. Chouette ! C’est elle qui va s’en occuper. Pour ranimer les braises, il faut souffler, puis rajouter du bois coupé. Louve sait, mais voilà Ours, son petit frère, qui voudrait s’en mêler dès qu’elle a le dos tourné…















