Thème « apprentissage de la vie »
Vous entendez les informations qui arrivent de partout pour dire que la planète va mal. Vous êtes des enfants, vous possédez une grande quantité de neurones pour apprendre, comprendre et retenir. Vous êtes créatifs et courageux. Et vous ne pourrez pas faire comme certains de vos aînés : regarder ailleurs, vous boucher les oreilles et hausser les épaules. Vous n'aurez pas le choix. Il faut que vous conserviez quelques-unes de ces qualités, au lieu de les laisser s'éteindre en grandissant. Vous deviendrez de meilleurs adultes, pour vous, pour les autres et pour la planète.
Rousse vient de franchir la rivière interdite. Elle cherche la sorcière d'automne : celle qui apparaît et disparaît comme un souffle de vent, celle dont les cheveux blancs traînent jusqu'à terre. Dans sa maison mouvante, la sorcière attire les sangsues et transforme les animaux en chimères. Personne ne lui résiste. Pourtant, Rousse doit l'affronter. Car la sorcière d'automne a juré d'emporter sa grand-mère au royaume des morts.
Sheila s'inquiète beaucoup de ce que ses amies pensent d'elle et elle est très attentive à ne pas montrer ses défauts. Elle sait bien que deux personnes l'habitent. La Sheila publique : intelligente, spirituelle, n'ayant peur de rien et la Sheila soigneusement cachée qui a peur des chiens, des araignées, du noir, des orages, qui ne sait pas nager ni jouer au yo-yo. Malheureusement le personnage public élaboré par Sheila a des failles. Elle arrive à tromper certaines personnes mais elle échoue totalement avec sa nouvelle amie Minnie, championne de yo-yo, bonne nageuse et amie des chiens. Alors doucement, Sheila commence à admettre ses peurs. Elle finit même par reconnaître qu'elle ignore certaines choses. Au retour des vacances Sheila aura découvert que dormir seule dans une chambre noire, partager la maison avec un chien, prendre ces terribles leçons de natation, n'était pas si désagréable et peut-être même plus agréable que ne l'aurait été le tant rêvé voyage à Disneyland.
L'obsession des parents pour les résultats scolaires a parfois du bon. Un jour, Suzanne fait la connaissance de Tim, un étudiant anglais censé lui faire faire des progrès faramineux dans cette langue. L'anglais est très vite mis de côté car ce qui intéresse Suzanne comme Tim, c'est d'avoir de longues conversations sur des sujets graves et passionnants, ce qui est absolument impossible quand on ne sait dire que hello, good-bye et what time is it?
Tim, lui, parle français. Un français plein de fautes délicieuses, mais assez riche pour pouvoir s'entretenir des livres de Rudyard Kipling, de la vie, de l'amitié et de l'amour. C'est la première fois que Suzanne rencontre un adulte qui apporte de vraies réponses à de vraies questions, et le fait même avec plaisir.
Pourtant, un jour, une ombre s'installe : Tim est malheureux parce qu'il s'est disputé avec sa fiancée, et que le mal lui paraît irréparable. Suzanne est fermement décidée à lui venir en aide.
Le téléphone n’arrête pas de sonner. Armande est seule à la maison et elle est terrifiée. Elle sent la présence d’agresseurs invisibles derrière chaque porte, elle entrevoit des pièges courir le long des murs. À treize ans, c’est la première fois qu’elle accepte de se garder toute seule, sans baby-sitter. Elle a promis qu’elle n’aurait pas peur, mais elle ne peut s’empêcher de calculer le nombre de secondes pour arriver jusqu’au téléphone situé dans l’entrée.
Au bout du fil, Esther, sa grande sœur, la supplie de voler pour elle la jolie pochette brodée de maman. Peut-être est-elle cachée dans cette valise que leur mère range sous son lit ? Armande progresse lentement vers la chambre, puis jusqu’à la valise. Celle-ci ne contient que des lettres. Elle reconnaît l’écriture de son père, volatilisé depuis huit ans. Bizarre ! La dernière lettre remonte à avant-hier.
Le téléphone se remet à sonner. Maintenant, Armande a peur d’un fantôme…
Dans quelques jours, Maud retrouvera Alvaro à Barcelone, et elle est décidée cette fois à l’embrasser. Elle mettra tout en œuvre pour réussir cette étape essentielle de sa vie amoureuse. Mais comment faire quand votre maman vous embête avec ses angoisses de comédienne, que votre petite sœur vous pourrit la vie avec ses fantasmes de demoiselle d’honneur, et que votre amoureux a soudain l’air de regarder ailleurs ? Heureusement, Maud a emporté un manuel de développement personnel qui propose de trouver l’amour véritable en (seulement) douze étapes. Tout un programme…
Trois semaines en Angleterre pour apprendre l'anglais, la clé du monde moderne : un programme enthousiasmant pour l'été ! Je ne veux pas y aller. Je déteste le monde moderne. Je cherche les clés du monde ancien. J'y vais quand même, parce qu'on ne me demande pas mon avis. Là-bas m'attend la famille Baker. J'ai peur des lunettes de la mère, des gros seins de la fille, des mains du père, du temps qui ne passe plus. Je suis en exil. Je dessine les Baker dans mon journal. Puis j'y colle des souvenirs : des poils de chat torturé, un haricot blanc cuit. J'écris à ma soeur des lettres qui restent sans réponse. Les autres filles disent de moi : Elle est pas formée. Elle est trop jeune. Elle fait la tronche. C'est une sorcière. Elles gloussent en regardant les garçons. Elles emploient des mots que je ne comprends pas. Que je comprends trop. Je veux les comprendre.
On a l'impression que Gabriel voit le monde de très haut. Il y a une sorte de cour autour de lui. Des amis qui viennent dans sa chambre de bonne, pour passer le temps et fumer des cigarettes. Des amis qui lui reprochent tous secrètement quelque chose. Les cadeaux somptueux qu'il offre, ses sautes d'humeur. Il ne m'aime pas, se répète Laura, sa petite amie. Pour qui il se prend, disent les autres. Et d'où tient-il son argent ? C'est peut-être un dealer. Le secret de Gabriel est ailleurs. Il est dans les aéroports, et dans le tableau accroché au-dessus de son lit. La seule personne à qui Gabriel pourrait en parler, c'est Samuel Pichet, qui ne fait partie d'aucune bande, et qui ne traîne jamais à la sortie des cours parce qu'il a un pacte avec sa petite soeur.
Le collège, la maison, les copines : à treize ans, la vie d’Élise est trop banale à son goût. Elle a beau se rêver photographe, elle se contente de prendre des photos avec son petit téléphone.Jusqu’à ce jour où sa mère lui propose, pour premier voyage, de l’emmener aux Bahamas avec Léa, son amie d’enfance.Les Bahamas, un paradis, comme le vantent les brochures touristiques ? On en est loin : sa mère n’est jamais disponible, Léa est l’amie trop parfaite. Pour comble de malchance, un cyclone tropical s’approche...Mais là, au bord de la piscine, Élise trouve un appareil photo. Pas n’importe lequel : un Leica mythique. Jusqu’où ira Élise pour imiter les « chasseurs de cyclones », ces photographes risque-tout qu’elle admire ?
« Je m'appelle Claudine, j'habite Montigny ; j'y suis née en 1884 ; probablement je n'y mourrai pas. » Claudine, quinze ans, nous raconte une année scolaire qui s'annonce peu ordinaire. L'école du village est en chantier ; de nouvelles institutrices sont arrivées et Claudine fait partie du petit groupe de grandes qui préparent le brevet. Pourtant, elle n'a pas vraiment la têteà l'étude. Elle est bien trop occupée à séduire Aimée, la jeune institutrice dont elle s'est éprise, jouer des tours à ses camarades, lancer des piques et des mots cruels, esquiver les hommes et observer d'un œil moqueur les adultes qui s'agitent autour d'elle. Claudine fait bien d'en profiter. Cette année sera la dernière passée à Montigny. Son père a décidé d'emménager à Paris. Fini les courses dans la forêt, l'école et les émois amoureux ! Qu'elle se rassure, il y en aura d'autres. Mais, à Paris comme à Montigny, c'est toujours Claudine qui mène la danse.
Il est bien tranquille, Chantin, dans son cocon. Son papa, cinéphile, collectionne les affiches. Sa maman, concierge, cuisine des spaghetti sauce caramel au vinaigre. Avec Martine, la fille de l'épicier, qui l'abreuve des aventures de son hamster Gros Bide entre deux crises de nerfs, sa vie ressemble à un dessin animé. Et puis un jour, son regard croise celui d'une brune brûlante comme celles qu'il va voir au cinéma. Elle s'appelle Janet. Elle est Américaine. Elle vient d'emménager dans l'immeuble. Avec elle, Chantin découvre le Swinging London, la Pop, le Hash, le Che ! Pour elle, il veut embellir, grandir, se rebeller. À cause d'elle, sa vie devient en un clin d'oeil un film d'amour, sauvage et trépidant. Nous sommes en 1968. Et la Révolution de Mai n'est rien à côté de ce qui se passe dans la tête de Chantin.
Ce matin-là, au lieu d'aller au collège comme d'habitude, Louis cède à une idée folle : il passe la journée au cinéma. Rien de très dramatique, direz-vous. En plus Louis a de la chance, le cahier de classe n'a pas circulé ce jour-là. Personne n'a rien remarqué. L'ennui, c'est qu'il a intégralement dépensé l'argent de l'assurance scolaire et qu'il n'a aucun moyen de le rembourser. Avouer son escapade à ses parents ? Ce serait le plus raisonnable, d'autant qu'ils ne sont ni l'un ni l'autre, spécialement sévères. Mais depuis leur séparation, rien n'est simple, la moindre conversation a des allures de champs de mines.
Et comme, plus on attend pour dire la vérité, plus elle est difficile à dire, Louis a finalement laissé tomber. Il n'y a pas si longtemps, il en aurait parlé à son grand frère Edson, son « gourou », mais Edson est parti faire sport-études à Nice, pour mieux signifier qu'il désapprouvait la séparation. Il ne reste qu'une solution : gagner de l'argent. Louis décide de donner des cours à des élèves de primaire en difficulté. Après une longue attente, sa petite annonce affichée à la boulangerie porte ses fruits. Louis a une élève, plutôt sympathique, mais financièrement, le premier cours est une catastrophe. Non seulement la maman n'est pas là pour le payer, mais en plus il casse un vase. Les journées au collège ne sont pas une partie de plaisir : traumatisé par une publicité pour l'assurance scolaire, Louis craint les bousculades comme la peste et n'ose plus frapper dans une balle. Il se fait rapidement exclure, entre autres, des parties de foot. Sans doute il sombrerait dans une profonde déprime, s'il n'avait pas pour nouvelle voisine de classe Sandra Tournachère. Elle ne peut pas tellement l'aider à regagner de la popularité, parce tout le monde la déteste et la trouve bizarre, mais elle s'y connaît en philosophie chinoise et c'est une bonne alliée dans la vie.
Il faisait très froid. Une fillette d’une douzaine d’années était blottie dans le tas de fumier. Elle avait passé la nuit là. Le fumier ne sentait pas tellement plus mauvais que tout ce qu’elle avait connu jusqu’alors. Et il tenait chaud. Cette fille n’avait pas de prénom. Elle ne connaissait personne. Elle vivait de restes de nourriture qu’elle récupérait au fond des cours ou dans les porcheries juste avant qu’on ne la chasse à coups de bâton. – Hé, toi ! Es-tu morte ou vivante ? Une femme se tenait debout devant elle. Elle avait le nez pointu, son regard était perçant. C’était la sage-femme du village et elle avait besoin d’une apprentie.
Canton, 1770. Shi Yu n’a jamais connu ses parents. Agée de six ans, elle travaille pour l’aubergiste Bai Bai qui ne ménage pas insulte et coups de fouets. Un jour, à l’auberge, elle rencontre Li Wei, un jeune homme expert en arts martiaux. Yu le convainc de lui apprendre à se battre : la jeune fille a du talent, ça se voit tout de suite. Lorsque, quelques années plus tard, elle est enlevée par les pirates de l’équipage du terrible Dragon d’Or, ce sont ses talents de combattante qui lui sauvent la vie : au lieu de la tuer, Dragon d’Or l’engage dans l’équipage. C’est le début de l’ascension de Yu dans le monde de la piraterie. À dix-neuf ans, elle devient commandante d’une flotte entière. Son nom terrorise la mer de Chine, sa force semble inexorable… Mais sa renommée extraordinaire lui a créé un ennemi aussi puissant que mystérieux, qui est prêt à tout pour détruire le wushu de l’Air et de l’Eau, le style d’arts martiaux légendaire dont la jeune fille est devenue la dernière disciple.
Un samedi, un jour tout gris, Nina accompagne ses parents au marché aux puces. Là, sous une table, elle remarque une poupée. Mais ce n’est pas n’importe quelle poupée, non, non. Cette poupée, c’est Petitoi. Une poupée rousse aux yeux verts. Qui parle. Qui connaît des quantités d’histoires drôles ou merveilleuses. Qui a la faculté d’aspirer les peurs. Et qui, comme une amie, accompagnera Nina en toute circonstance. En un mot : une poupée parfaite. Enfin, pas tout à fait parfaite, quand même. Parce qu’il manque quelque chose à Petitoi. Quelque chose qu’elle aimerait tant avoir et que même Nina ne peut pas lui donner comme ça.
Un soir de décembre à Châtillon-sur-Oise, Frédéric Legendre, douze ans, se retrouve seul sur le trottoir, devant chez ses parents. Il a pris la décision de partir. « Plutôt que de subir une pareille honte, je préférerais n'avoir jamais eu d'enfant », a dit son père après avoir lu son bulletin.
Frédéric passe deux nuits dans la cité voisine, puis se rend gare de l'Est et saute dans un train. Il a toujours rêvé de vivre à la campagne. Mais très vite, les gendarmes lui mettent la main dessus. Ils ont avec eux la photo d'un garçon, Ludovic Bernard, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau et qui est parti de chez ses parents il y a trois mois. Ils conduisent Frédéric chez les Bernard... qui croient reconnaître Ludovic. Est-ce d'avoir eu si peur que leur fils soit mort ? Ils n'ont pas le moindre doute. Les parents, les frères, Annette, la petite soeur de Ludovic, tous le reconnaissent. Frédéric n'a pas le coeur de les décevoir. Il a l'impression d'avoir rencontré la famille dont il rêvait. Il choisit de se taire. C'est l'imposture la plus périlleuse qui soit et les premiers jours semblent les plus risqués. Frédéric doit « renouer » avec Bidou, le meilleur ami de Ludovic et saluer familièrement des gens dont il ne connaît pas le nom. Il doit s'inventer des aventures en mer, car Ludovic a envoyé des cartes postales juste avant de s'embarquer pour les Caraïbes. Et puis il y a l'école : il faut tâcher d'être brillant. En fait, Ludovic est un crack : un aventurier et un bon élève, un champion de Ping-Pong et un cavalier émérite... à part le vieux Darru, qui a tout compris, et qui sans cesse le gratifie de petites phrases comme « La corde du mensonge est toujours trop courte », Frédéric réussit à duper tout le monde. Il y a des avantages à vivre dans la peau d'un enfant prodigue et toutes vos faiblesses sont excusées d'avance. Frédéric est même écoeuré des faveurs et de l'admiration béate dont il est l'objet. Il en vient à détester Ludovic. Et c'est le moment que choisit Ludovic pour se manifester.















