Thème « animaux »
Les poulpes ont mauvaise réputation. Pourtant, Émile le poulpe, lui, aura sa statue ! Il sauve un scaphandrier des dents d'un requin et bien d'autres personnes encore.
C’est dans les années soixante, après Les aventures de la famille Mellops que Tomi Ungerer entreprend, à New York, une série d’albums en l’honneur des animaux jusque-là mal aimés ou carrément absents des livres pour les enfants : un boa constrictor, Crictor ; une chauve-souris, Rufus ; un vautour, Orlando ; un kangourou, Adélaïde et une pieuvre, Émile, que voici. Ils font mentir leur réputation, incarnent le bien, sauvent des vies, et se révèlent plus humains que ceux qui les avaient d’abord rejetés.
M. et Mme Lagriffe, deux chats amoureux, attendaient un bébé et… surprise ! C’est un petit chiot qui leur est né. Flix, car c’est son nom, va employer toute sa vie de chien à réconcilier ses deux cultures, et le peuple des chiens avec celui des chats.
Les parents d’Octavio attendent un bébé. Ils cherchent un prénom. Octavio refuse de participer. Il n’en veut pas, lui, de ce rival ! Soudain, Maman loup salive. Elle a une envie. « Devinez quoi… » dit-elle à Papa loup et Octavio. « Ça se croque, c’est tendre, juteux et bien rouge ! » Papa loup et Octavio se mettent en route. Mais que veut croquer Maman ? Le Père Noël ? Ce serait dommage. Le Petit Chaperon rouge, alors ?
Francisco est un chat sauvage, et il aime sa solitude. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a installé sa station-service en plein désert : les voitures s’arrêtent, font un plein, repartent aussitôt, et c’est parfait comme ça. Sauf quand les voitures calent et ne veulent plus redémarrer. C’est justement ce qui arrive aujourd’hui à Madame Lapin et ses trois lapereaux… Zut ! Francisco, tu as des invités !
Baby-sitter de petits lapins, lui, Francisco, le chat sauvage du désert ? Pourtant, par amitié pour madame Lapin, Francisco accepte. Il commence par montrer aux lapinous sa façon de dîner, de se laver et de se coucher. Mais, rapidement, il découvre que les lapins ont d’autres habitudes, et une maison étonnante, avec une table, une salle de bains, une chambre à coucher… Et, la première surprise passée, ce n’est pas pour lui déplaire.
Pendant que les autres mulots font provision de maïs et de noisettes pour l'hiver, Frédéric, lui, fait provision de soleil, de couleurs et de mots.
Au Muséum d’histoire naturelle, Gaston fait le ménage. Grâce à lui, les squelettes et les dents des animaux empaillés reluisent.
Mais c’est la panique : la plus grande exposition de tous les temps ouvre demain, et rien n’est prêt car le responsable s’est cassé une jambe. Le directeur a une idée : c’est Gaston qui va le remplacer. Au travail ! Pas de temps à perdre. Gaston s’emmêle bien un peu les pinceaux avec les caisses et les os numérotés, mais le résultat est unique. Et voilà Gaston repéré par l’un des prestigieux invités…
Très classe dans son costume noir et soyeux, extrêmement efficace grâce à ses grands yeux et à ses longues antennes, voici Gina Sabayon, une détective qui carbure au thé aux fleurs plutôt qu’au whisky, tout en jonglant avec des gadgets dignes de James Bond. Ce matin-là, son ami Max le chien l’appelle au secours : le collier d’or de sa maîtresse a été volé pendant la nuit. Max n’a rien entendu, il risque de perdre son travail de gardien ! Ne t’inquiète pas, Max, je suis là, dit Gina. Partons enquêter sur les lieux du crime !
Robert l'éléphant et Blanche la souris sont de très bons amis. Sauf quand Robert veut jouer à Robert la Terreur. Son pistolet, il ne le prête à personne. Et personne d'autre que lui n'a le droit de crier : « Haut les mains ! » Mais de temps en temps, Blanche aimerait bien être une terreur, elle aussi...
Billy ne deviendra pas un supergangster comme moi, se désole son père. Il a trop bon caractère, il est bien trop gentil… Pourtant, Papa décide de fournir à son fils une panoplie complète et de lui donner sa première leçon de bandit.
C’est simple : il s’agit de pointer son revolver et de dire : « Haut les pattes ! » Ce que son père ignore, c’est que cet exercice va permettre à Billy de gagner ses galons de héros, mais surtout de se faire toute une bande d’amis !
Voici l'histoire de l'âne Edouard, qui savait très bien valser. Un jour son vieux maître le musicien lui donna son argent et ses habits et le laissa partir seul dans le vaste monde, lui recommandant de ne jamais montrer ses oreilles. La vie est dure pour notre âne en habit parmi les hommes qui le rejettent. Il lui faudra attendre de tomber amoureux d'une petite ânesse blanche pour trouver le bonheur.
Léon et Elvire grimpent dans une vieille barque et commencent à naviguer paisiblement. Pas pour longtemps : les remous et les aléas de la navigation les conduisent bientôt sur une île pas comme les autres ; c'est l'île du Monstril. Ça, il ne le savent pas encore, mais ils vont vite l'apprendre... Qui a dit que les garçons et les filles étaient empotés et niais de nos jours ?
Un soir, loin là-bas en Orient, le père de Tuan l’avait chargé d’aller chercher leur buffle à la rivière car un tigre menaçant rôdait.
Quand Tuan arriva, il trouva les deux animaux en plein dialogue (c’était le temps où les bêtes parlaient).
Le buffle expliquait que ce qui l’attachait aux humains, c’était l’intelligence, cette chose mystérieuse qui remplace crocs, cornes, griffes et biscoteaux… Et le tigre, entendant ces mots, décida qu’il voulait l’avoir, lui aussi.
Et vite ! Alors, Tuan dut ruser et improviser…
Jean-Charles Sarrazin a vécu un an au Viêtnam, en 1987, où il étudiait les arts appliqués à l’université de Hanoï. Sa gratitude envers ce pays est profonde. Il voulait donc depuis longtemps lui rendre hommage en y situant une histoire : un conte ancien (mais toujours d’actualité) dans lequel Jean-Charles a remplacé un adulte, le maître du buffle, par un petit garçon.
Petit ventre se sentait seul. Il n'avait pas envie de jouer avec son voisin, l'écureuil, il le trouvait trop petit.
« Et moi ? Je suis là ! » lui dit sa grand-mère.
« Mais tu es ma grand-mère, tu ne comptes pas ! » dit Petitventre.
« Puisque je ne compte pas, je m'en vais », répondit-elle. « Et si tu t'ennuies, tu n'as qu'a inviter quelqu'un. Débrouille-toi. À ce soir, Petitventre. »
Au chenil où Pouët est né, les autres chiens, costauds et optimistes, ont vite trouvé preneurs. Mais lui a dû attendre longtemps qu’un maître vienne le chercher. C’est le fermier Martin. Pouët, éperdu de reconnaissance, cherche comment lui plaire, comment le servir. Comme le fermier n’exige rien, Pouët essaie tout. Courir après les vaches ? Ramener les poules entre ses dents ? Embêter le Vieux Cheval ? Et si ce qu’attendait le fermier Martin était bien plus simple et moins fatigant ?
C’est une histoire drôle, une sorte de pendant à leur précédent album, Le métier de chat, qu’ont voulu réaliser Daniel Hénon et Fabienne Mounier, mais aussi un hommage aux paysages, à la terre et aux hommes qui la cultivent dans leur région, la Nièvre. Ces types rudes, secs, taiseux, filmés par Raymond Depardon, ignorés par le reste du monde, qui continuent de nourrir l’humanité, sans commentaires inutiles. Et si le métier de chien, comme le métier de paysan, c’était tout simplement d’être soi-même ?
Quand on est un petit ours en peluche habitué à la vitrine d'un magasin, c'est un terrible choc de se retrouver seul et perdu dans une forêt. Mais peu à peu, on découvre ses secrets, ses habitants en peluche et « en vrai ». Et « en vrai », il y a parfois des loups...















