Thème « animaux »
Rufus est une chauve-souris pas comme les autres. Depuis qu’il a vu, un soir, un film en Technicolor au cinéma en plein air, puis, au petit matin, le lever du soleil orange et rose, il a décidé de changer d’existence. Vivre le jour, peindre ses ailes noires aux couleurs des papillons !
Pris de peur en voyant tourbillonner ce volatile bizarre, des gens lui tirent dessus à coups de fusil. Rufus tombe, mais, par chance, c’est dans le jardin d’un homme formidable…
C’est dans les années soixante, après les aventures de la famille Mellops (republiées l’an dernier) que Tomi Ungerer entreprend, à New-York, une série d’albums en l’honneur des animaux jusque-là mal aimés ou carrément absents des livres pour les enfants : un boa constrictor, Crictor ; une pieuvre, Émile ; un vautour, Orlando ; un kangourou, Adélaïde ; et une chauve-souris, Rufus, que voici, pour la première fois en français. Ils font mentir leur réputation, incarnent le bien, sauvent des vies, se révèlent plus humains que les humains qui les avaient d’abord rejetés.
Sassou n’a pas de chance. Il s’en allait bien gentiment porter un pot de miel chez son grand-père quand la pluie s’est mise à tomber. Il a dû s’abriter dans une grotte et là , malheur, l’attendaient les féroces Lion, Léopard et Hyène… Tous les trois n’ont qu’une envie : faire une bouchée de Sassou. Ils ne savent pas encore que notre ami est le roi des malins malicieux et qu’il n’a pas seulement un pot de miel dans son sac, mais aussi plus d’un tour. Mangera bien qui mangera le dernier !
Cette souris possédait la plus belle plantation de bananes du monde. Ça aurait pu la rendre heureuse et généreuse. Mais non. Ça la rendait égoïste et méchante. Quand une malheureuse chauve-souris très polie vint lui demander la permission de manger un peu de ses milliers de bananes, elle la chassa.
Alors la chauve-souris, qui était très maligne, trouva un stratagème pour convaincre la souris, qui était trop radine, de partager un peu mieux ses jolies bananes…
Des images splendides, un sens rare des couleurs, des trouvailles visuelles incessantes, et surtout beaucoup d’humour… Pour son coup d’essai, qui se voulait un hommage aux enlumineurs du Moyen Âge autant qu’aux dessinateurs d’estampes extrêmes-orientales, Adrien Albert a réussi un coup de maître. Impossible d’oublier de sitôt – et de ne pas avoir envie de partager – son histoire de lapin qui réussit à conquérir le cœur d’une princesse grâce à son ingéniosité et à ses dons d’observation !
Nour doit parcourir un long chemin dans le désert pour aller à l'école. Elle a pris l'habitude de partager des miettes de son goûter avec les oiseaux qui l'escortent. Aujourd'hui, bousculé par le passage d'un gros camion, l'un des petits oiseaux s'est étourdi. Nour vole à son secours, l'emporte avec précaution et le cache contre son coeur, bien à l'abri de son foulard. Dans la cour de l'école, tout le monde remarque le comportement bizarre de Nour et vient voir. Mais elle, ce qu'elle veut avant tout, c'est sauver son oiseau...
Chaque têtard.e a quelque chose d'unique. Pour Sophie, c'est sa tignasse, abondante, superbe, mais impossible à coiffer, faute de mains. Puis voilà que des pieds lui poussent, et qu'elle se prend les cheveux dedans, à chaque pas ! Heureusement, des parents aimants et des sirènes expérimentées seront là pour elle… Patience, Sophie, un jour tout va s'arranger.
Quand on est un vieux loup et que c'est l'hiver, que faire ? Le loup de notre histoire va de maison en maison avec dans son sac un caillou pour faire... de la soupe au caillou. Mais chacun a une recette différente : le cochon ajouterait bien des courgettes, le cheval et le canard suggèrent des poireaux. Et ainsi de suite... jusqu'à faire une vraie soupe ! Mais notre loup n'avait-il pas une autre idée derrière la tête ?
En attendant les amis pour le goûter, qu'est-ce qu'on fait ? Soupir demande à Mariette de lui apprendre à siffler. Mariette adore être la maîtresse. « Je vais faire les dangers et, toi, tu siffleras pour donner l'alerte ». Mariette imite l'aigle, et aussi l'avalanche, mais tellement bien, que tout le monde y croit.
Un lion, roi de la jungle, et une simple chèvre étaient tombés amoureux du même endroit verdoyant, et avaient décidé d’y construire chacun sa maison. Le lion s’était cru le plus malin en laissant la chèvre faire tout le travail puis en s’installant dans la maison terminée et aménagée. Et, par-dessus le marché, il avait réduit la chèvre en esclavage… C’était compter sans la débrouillardise, la ruse et le courage qui sont l’apanage des plus faibles. Quand une chèvre se révolte, les lions feraient bien de numéroter leurs abattis !
Le papa de Tekenika était le meilleur pêcheur de tous. Depuis qu’il a été emporté par une tempête, c’est Tekenika qui part en barque pour rapporter du poisson, même si elle est toute petite. Elle est si décidée, si courageuse, qu’elle devient amie avec un éléphant de mer. Et un jour, ayant bravé à son tour la tempête, elle revient à la maison avec bien plus qu’un poisson… Ce conte est inspiré par une nouvelle du grand écrivain chilien Francisco Coloane.
Comment Tête à claques, le petit loup râleur, partit tout seul à la recherche de son dessert, prit son air le plus féroce...et faillit se faire dévorer tout cru par des lapins !
Timothée est un singe malheureux. Le plus malheureux du monde, peut-être, car il passe son temps à se demander ce qu'il pourrait bien faire et n'a jamais envie de rien. Un matin où il se sent plus malheureux que jamais, Timothée décide d'aller sous la terre. Comme ça, se dit-il, je n'ennuierai personne et personne ne m'ennuiera. Il entre dans une caverne et s'enfonce de plus en plus loin. Au plus profond de la terre il rencontre une très vieille chauve-souris qui s'appelle Marthe. Elle lui dit qu'elle connaît une solution pour qu'il ne soit plus malheureux. Mais Timothée voudra-t-il seulement l'essayer ?
C'est l'histoire d'un petit éléphant, qui avait perdu ses parents et d'un lion, qui n'était ni très petit ni particulièrement grand, mais qui était le roi. Comme tous les rois, il n'était pas commode. Cependant le petit éléphant avait réussi à se faire adopter de lui. Ils étaient devenus inséparables. Toi grand et moi petit, répétait l'éléphant. Mais il se mit à grandir... et le lion le remarqua.
C'est une belle journée d'automne, mais Totoche s'ennuie. Il est prêt à beaucoup de choses pour un peu de compagnie. Même à faire le portemanteau chez Joséphine la taupe, qui vient de s'acheter un manteau mais n'a rien pour l'accrocher. Totoche montre tellement d'enthousiasme et de volubilité dans ses nouvelles fonctions que Joséphine en est vite épuisée. C'est d'un portemanteau qu'elle a besoin, pas d'un moulin à paroles comme Totoche. Alors elle le congédie gentiment. Totoche tente de poursuivre sa carrière de portemanteau chez Lazare. Lazare est un oiseau qui aime la compagnie, il semble enchanté de la présence de Totoche. Mais quand il lui propose une assiette de soupe aux châtaignes, Totoche montre tellement d'enthousiasme - pour la soupe, cette fois - qu'il en oublie son travail. Voilà le manteau de Lazare tout taché. Et Totoche est navré. Doublement navré. Que va-t-il faire maintenant ? Mais au fond, peut-être que Lazare a davantage besoin d'un ami avec qui partager de la soupe que d'un portemanteau ?
Une armoire abandonnée traîne au bord de la route. Elle est grande, en bon état, très jolie, ma foi ! Meredith la coccinelle décide de s’y installer. Ça fera une excellente maison de campagne pour l’été. Mais voilà Totoche qui passe. Il avait justement besoin d’une armoire ! Il l’emporte sur son dos quand, tout à coup, elle se met à parler : « Repose-moi ! Cette armoire est à moi ! »
D’accord, Meredith, dit Totoche, mais moi j’ai besoin d’un garde-manger. On pourrait peut-être s’arranger ?
Totoche a gagné un poisson rouge à la fête du village. Ce poisson s'appelle Mauricette, et le drame de sa vie, c'est qu'elle n'a plus envie d'être un poisson rouge. Tourner en rond dans un bocal, même agréablement aménagé, ne l'amuse plus depuis longtemps. Mauricette est malheureuse.
Elle voudrait tant être un autre animal, un dromadaire, par exemple. Avec l'empathie qui le caractérise, Totoche s'émeut beaucoup de cette triste condition, et décide d'emmener Mauricette chez la sorcière Annaplure. Mais Annaplure a ses bons et ses mauvais jours, et aujourd'hui est un jour exécrable. Ce n'est plus seulement l'avenir de Mauricette que Totoche va devoir sauver, mais sa vie.
Heureusement qu'Annaplure est un peu bête. Et que Totoche a le sens de l'improvisation. Il se pourrait même qu'il ait quelque talent caché pour les formules magiques.















