Thème « Amérique du nord »
Qui va à la chasse perd sa place ! Ce matin-là, il faisait beau. J’ai annoncé : je vais à la chasse ! Et je suis sorti en saluant Jeff et Jim, suivi de mon chien Jonas. De retour à la maison, j’ai poussé la porte. Quelqu’un avait pris ma place ! Ça n’a pas été facile, il a fallu que je m’habitue. Mais finalement, il était sympa. Et lui aussi a eu envie de partir…
Un jeune renard du Nord décide de quitter sa toundra natale pour explorer le monde. Il découvre alors une tout autre nature que celle qu’il connaît, et il est enchanté quand tombe la première neige. Mais lorsqu’un ours lui fait remarquer que son beau manteau fauve est devenu tout blanc, il s’affole. Que se passe-t-il donc ?
Quand il se réveille de sa longue hibernation, Mammouth ne reconnaît plus rien. Partout d'étranges créatures, et beaucoup de boucan… Mais où est passé son troupeau ? Il ne comprend rien à ce qui l'entoure. Il essaie pourtant de se faire des amis, et va de déception en déception, jusqu'à ce qu'il entende au loin un barrissement qui ressemble au sien…
Un grand-père et son petit garçon se promènent dans les rues de New York un soir de décembre. Tandis que le soleil se couche, la nuit allume une à une les lumières de la ville et nimbe de magie ces instants partagés.
Il fait très chaud à New York en cet été 1947. Noah a seize ans, il arrive de Pologne, il est le seul survivant des quatre mille Juifs de la ville de Kralov, près de Cracovie, il vit chez sa tante, à Brooklyn, il cherche un professeur d'anglais. C'est Davita Dinn qui lui répond. Elle est à peine plus âgée que lui. Ils se mettent d'accord pour deux cours à cinq dollars par semaine. Il boite un peu, il transpire en écrivant, il tremble, il a du mal à prononcer les mots anglais, il dit d'un air triste : «Tellement à apprendre.» Il a l'air perdu et découragé. Pourtant, Noah a fait quelque chose d'extraordinaire dans sa vie. Il n'est pas encore prêt à en parler, même s'il en éprouve le besoin. Il peut seulement dessiner pour Rachel, cinq ans, la petite soeur de Davita. Sa maison d'abord. Puis les alentours, un pont, une rivière, une synagogue, une église. Tout le monde est admiratif de son coup de crayon. Alors Noah prend confiance en lui. Ses souvenirs sont encore plus beaux, encore plus précis, encore plus riches que ses dessins. Bientôt, il sera capable de les raconter de sa voix douce.
Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums.
Aidée de son grand-père, un naturaliste fantasque et imprévisible, elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, par exemple, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Et à quoi sert une bibliothèque si on n’y prête pas de livres ?
On est dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899. Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes quant à ses découvertes, elle affirme sa personnalité au milieu de ses six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine, la couture et les bonnes manières, comme il se doit, ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?
À douze ans, le monde de Calpurnia Tate ne dépasse pas les limites du comté de Caldwell. Mais, pour qui sait regarder avec étonnement et curiosité, il y a là mille choses à découvrir. Son frère Travis rapporte à la maison un tatou, des geais bleus et un coyote, toutes sortes d'animaux sauvages qu'il veut apprivoiser en cachette. Et son grand-père initie Calpurnia aux mystères des sciences naturelles.
La famille de Calpurnia accueille sa cousine Aggie, et, surtout, un vétérinaire vient s'installer près de chez eux. Pour Calpurnia, c'est l'occasion rêvée de donner enfin corps à ses ambitions...
Les héros de ce livre ont fait l'Ouest américain et ce ne sont pas des enfants de choeur mais des hors-la-loi, des cow-boys et des chercheurs d'or. De grands costauds qui mentent comme ils respirent. Il suffit d'écouter Davy Crockett raconter comment il a décoincé la terre bloquée sur son axe et le soleil gelé sur ses roues pour être fixé. Du Grand Canyon au Mississippi, des forêts du nord à Chicago, soyez sur vos gardes, car si vous ne savez pas vous servir d'un colt, Jesse James ou Pecos Bill n'auront pas pitié de vous. Mais vous aurez peut-être la chance de croiser des êtres merveilleux et pacifiques comme ce Johnny pépin de pomme qui voulait faire du Middle West un verger de pommiers ou Slappy Hooper, le plus grand, le plus rapide, le plus génial peintre de panneaux d'affichage du monde...
Les vacances d’été viennent de commencer et Annabelle a promis d’aider sa maîtresse à nettoyer l’école pour septembre prochain. Pendant ce temps, un étranger nommé Drake Graf se présente à la recherche de son chien Zeus, qu’il a perdu. Au moment où Annabelle et Mme Taylor quittent l’école, elles entendent non seulement le tonnerre au loin, mais Andy Woodbury, le complice de Betty, les observe non loin de là. Alors qu’Annabelle rentre chez elle, l’orage commence et un éclair la frappe, l’assommant et arrêtant son coeur. Mais quelqu’un apparaît, lui frappe la poitrine et fait repartir son coeur, avant de s’enfuir. Lorsqu’elle reprend conscience, elle ne se souvient pas de la personne qui l’a aidée, mais ses sens – l’odorat, l’ouïe, la vue – sont si développés que ses frères les appellent des superpouvoirs.
En 1735, Esther Brandeau a quatorze ans. Fille illégitime d’un marchand d’étoffes réputé, elle vit dans un village du sud de la France. Sa famille veut arranger un mariage avec un chiffonnier afin de préserver sa réputation, et Esther s’enfuit. Mais la vie sur les routes est pleine de dangers pour une jeune fille, juive de surcroît. Alors Esther se travestit et elle va vivre plusieurs vies : tour à tour protégée d’une courtisane, boulanger, matelot, elle devra, pour se sauver des périls, changer plusieurs fois d’identité. Portée toujours par l’espoir de retrouver Philippe, un marin qui lui a permis de réchapper d’un naufrage, elle tombe d’un monde dans un autre, et du Vieux Monde dans le Nouveau.
Elle traverse l’océan et arrive à Québec, dans la province de la Nouvelle-France. Mais, à cette époque, la Nouvelle-France est une colonie catholique, et l’entrée en est interdite aux personnes de confession juive. Jusqu’où Esther sera-t-elle prête à aller pour accomplir son destin ?
Je m'appelle Michel Igaliev. Je suis un bien vieux grand-père. Ma vie est déjà longue, très longue. Rassurez-vous, je ne vais pas vous la raconter. Juste une petite histoire, bien curieuse: Je suis né dans une drôle de maison, une sorte de bateau que la crue du fleuve soulevait et faisait flotter, deux fois chaque année. Avec mes trois frères et mes quatre soeurs, nous avions toute la plaine pour jouer, les marais, les hautes herbes. Mais un jour, cette vie-là s'est arrêtée tout net. Les parents nous ont dit: « C'est la guerre. Partons. Le fleuve nous conduira à la mer. » Une fois arrivés au bord de la mer, dans le port de Riga, mon père a vendu le bateau-maison. Avec l'argent, mon père a payé notre passage sur un schooner qui repartait à vide après avoir livré sa cargaison de pommes de terre. Son idée, c'était de fuir le plus loin possible.
Iowa, 1839. Orphelin confié au père Verboom, alias Robe-Noire, un missionnaire colossal et bonhomme, Billy Vos grandit auprès des Indiens Potawatomis. Ceux-ci, chassés par les Blancs, ont déclenché la colère des Sioux en s’approchant de leur territoire. La guerre menace. Les Potawatomis implorent leur ami Robe-Noire d’être leur ambassadeur auprès des Sioux pour obtenir la paix. Il accepte et emmène Billy. Sur le bateau qui remonte le Mississippi, le jésuite et l’enfant traversent une nature en majesté, rencontrent un fou très sage qui devient leur interprète et, arrivé chez les Sioux, Billy va accomplir un exploit qui sauvera la vie de son ami et lui vaudra un surnom indien vénérable…
Elles sont six, March, April, May, June, July et Lily. Six soeurs très différentes mais unies comme les doigts de la main, comme les quatre frères Dalton, comme les trois mousquetaires. Elle sont six contre le monde entier : le climat pourri du Texas, les ravages de la guerre de Sécession, la pauvreté du ranch familial, la misère, et cette banque de la ville qui envoie des lettres de menace à leurs parents. Elles rêvent de la vraie vie, de boutiques pleines de robes, de soirées au théâtre au bras d'un beau jeune homme, de concerts de piano, tout en brodant au point de croix : « Il n'est pas de trésor qui vaille l'honnêteté », et autres sentences édifiantes auxquelles elles ne croient plus. Un beau jour, c'est leur père, à bout de forces, qui les pousse dans la carrière de hors-la-loi : vol de bétail, distillerie de whisky de contrebande, attaque de diligence... une carrière qui les mènera bien plus loin que personne n'aurait pu l'imaginer.
Harry Bonnet, 16 ans, fils d’un cuistot montmartrois, est fou de cinéma.
Comment s’est-il retrouvé à Hollywood ? C’est simple. Il lui aura suffi d’une gifle, d’une caille rôtie et d’une assiette de pommes de terre pour traverser l’Atlantique et atterrir sur la colline mythique. L’Amérique ! Des stars à tous les coins de rue !
Une nuit, il suit son père à la cantine, s’introduit en catimini sur le plateau no 17, remplace au pied levé un second rôle souffrant et… tombe nez à nez avec Alfred Hitchcock.
Le metteur en scène le plus célèbre du monde commence le tournage dont il rêve depuis quarante ans : l’adaptation d’une pièce de J. M. Barrie, l’auteur de Peter Pan.
C’est un secret absolu. Le film porte un faux titre et Hitchcock lui-même a pris un nom de code. Mais pourquoi diable Harry a-t-il voulu voir les premières minutes du film fantôme ? Pourquoi a-t-il désobéi au maître du suspense ?
Adapté en BD aux éditions Rue de Sèvres par Nicolas Pitz
À la suite d’un revers de fortune, un riche propriétaire terrien du Kentucky se voit contraint de vendre Tom, le plus fidèle de ses esclaves. « Oncle Tom » rencontre alors la douce Évangeline qui incite son père à l’acheter. Après un bref et heureux séjour chez ces nouveaux maîtres, Tom est à nouveau vendu. Cette fois, il a moins de chance et tombe aux mains de Simon Legree, le tyrannique propriétaire d’une plantation de coton…
Depuis sa publication, en 1852, le roman phare de la littérature anti-esclavagiste, ardent plaidoyer de la cause abolitionniste, est l’un des livres vedettes de la littérature mondiale.
La même année, George Sand écrivait déjà : « Ce livre est dans toutes les mains, dans tous les journaux. Il aura, il a déjà des éditions dans tous les formats. On le dévore, on le couvre de larmes. Il n’est déjà plus permis aux personnes qui savent lire de ne pas l’avoir lu, et on regrette qu’il y ait tant de gens condamnés à ne le lire jamais. »
Quand, dix ans plus tard, en 1862, Harriet Beecher-Stowe est reçue à la Maison Blanche par Abraham Lincoln, dont l’élection vient de déclencher la sécession des États du Sud et la guerre du même nom, le président l’accueille par ces mots : « Ainsi, vous êtes la petite femme dont le livre a commencé une grande guerre. »
Plus personne ne peut vous dire comment les bons élèves de cette école de campagne du Missouri ont occupé leurs vacances d'été 1860. Non. Le seul qui soit resté dans l'Histoire, c'est Simon Green, le cancre, celui qui avait quadruplé son CE1. Cette année-là, les dindes avaient pondu comme des lapins. Beaucoup trop. Valaient des clopinettes. Cette année-là, à Denver, à mille kilomètres d'ici, on bâtissait à tour de bras, et rien à se mettre sous la dent. Là-bas, ils étaient prêts à payer une dinde cinq dollars. C'est bien simple, Simon, à peine sorti de l'école, il a fait ses comptes. A emprunté toutes ses économies à l'institutrice. A acheté mille dindes. A embauché comme charretier Bidwell Peece, le plus grand ivrogne du pays devant l'Éternel. Et s'est juré de faire fortune à la fin de l'été. L'oncle Lucas lui a fourgué en héritage son chariot le plus pourri. Et vogue la galère ! Ils n'étaient pas nombreux, ceux qui auraient parié sur un attelage pareil : l'ex-ivrogne repenti, le cancre indécrottable et les mille dindes réclamant chacune ses cinq litres d'eau par jour. D'autant que, très vite, ils ont été rejoints par Jabeth, un esclave noir en cavale qui rêvait du pays de la liberté. Et comme si ça ne suffisait pas, des types à dos de chameau se sont mis à les poursuivre. Parole, à dos de chameau ! Avec des fusils partout. Et les Indiens Potawatomis et leur chef John Prairie d'hiver les ont arrêtés sur leur territoire sacré. Et il y a eu aussi la fille qui piquait sa crise de nerfs dans la prairie maudite, et la cavalerie qui n'avait pas cavalé depuis si longtemps qu'elle prétendait faire un carton sur les dindes, et... Enfin, de quoi créer des liens entre Simon, l'orphelin, Bidwell, le vieil ivrogne bon à rien, et Jabeth, l'esclave en fuite. Et faire d'eux des héros inoubliables. Au point de vous donner furieusement envie d'être cancre, dans le Missouri, en 1860.















