Tormod
Haugen
Textes
L’écrivain norvégien Tormod Haugen est mort en 2008. Il
a écrit exclusivement pour les enfants et a obtenu en 1990 le prestigieux prix Hans Christian Andersen, petit Nobel de la littérature jeunesse. Il fut également l’un des rares nominés pour le prix de Littérature du Conseil Nordique en 1984, avec son roman Le Jour disparu, l’année de la publication d’Une résidence d’hiver....
L’écrivain norvégien Tormod Haugen est mort en 2008. Il
a écrit exclusivement pour les enfants et a obtenu en 1990 le prestigieux prix Hans Christian Andersen, petit Nobel de la littérature jeunesse. Il fut également l’un des rares nominés pour le prix de Littérature du Conseil Nordique en 1984, avec son roman Le Jour disparu, l’année de la publication d’Une résidence d’hiver.
Ses livres ont été traduits en allemand, en anglais, en suédois et en japonais.
En France, son diptyque, Les oiseaux de nuit et Joakim sont publiés chez Pocket Jeunesse.
Depuis 2003, l’école des loisirs poursuit la publication de son
oeuvre. En savoir plus
Présentation de l’auteur par son traducteur Tormod Haugen (1945 - ) : Tormod Haugen est sans nul doute l’écrivain majeur, essentiel, allons, n’ayons pas peur des mots, c’est LE plus grand écrivain des lettres norvégiennes de jeunesse. Il n’a écrit que pour les enfants. Et en 1990, il a d’ailleurs été couronné du prix le plus prestigieux : le prix Hans Christian Andersen. Entré en littérature en 1973, il est l’auteur de 21 romans, traduits en allemand, anglais, suédois, etc. Tormod Haugen est un précurseur en ce sens qu’il a toujours précédé les genres, les styles, les tons. Il a d’emblée dévoilé la vie intérieure de l’enfant dans toute sa complexité, dans toute sa crudité, refusant une vision idyllique de l’enfance. Il prend en compte tous les facteurs extérieurs qui sont partie prenante et intégrante de l’univers de l’enfant pour justifier son quotidien, ses exigences, ses exagérations, ses faiblesses et ses forces. Il s’en explique : « Bien trop d’adultes ont oublié la vraie nature de leur enfance. La plupart d’entre eux déclare avoir eu une enfance heureuse et des parents gentils. Pourquoi sont-ils si nombreux à ne pas parler des choses tristes, douloureuses et difficiles ? Je ne crois pas qu’être élevé ait quoi que ce soit de «bon». Ça fait mal. L’enfance renferme énormément de peine, de douleur et de perte. ». Voilà ce qu’écrit le toujours bouleversant Tormod Haugen à propos de son écriture, lui qui s’indigne tant de « l’oppression des enfants dans le monde adulte ». L’auteur ne ment pas. Il ne ment pas avec les enfants fictionnels qu’il dépeint, comme il ne ment pas aux enfants bien réels qui vont lire ses romans. Il place l’enfant en avant, bien avant son univers immédiat, bien avant les amis de l’enfant, bien avant ses parents. Beaucoup plus que tout autre, Tormod Haugen va tout au long de son œuvre montrer comment le monde adulte et la société régie par eux « oppriment » l’enfant, nient son individualité. Ceci va devenir un trait marquant de la littérature norvégienne pour la jeunesse, et se retrouvera tout au long des années 80 dans les autres pays. Quant au style de Tormod Haugen, si complexe à traduire en français, il est composé de phrases courtes, constituant à elles seules un paragraphe. Des phrases souvent sans verbe, où la narration traditionnelle « plonge » soudain dans le poétique. Ce sont davantage des évocations que des images, des touches plutôt que des traits. Tormod Haugen a dit : « Je veux parler de la musique de Lou Reed (…) De la nécessité de vaincre le matériel, comme cela est exprimé dans les cathédrales gothiques. Je veux parler avec éloquence de la valeur que représentent le voyage et la rencontre d’autres gens et d’autres lieux (…) Je veux parler de la liberté constamment menacée (…) Je veux parler de Marylin Monroe et du symbole important qu’elle incarne dans notre culture (…) Je veux parler des préjugés qui frappent les minorités dans notre société. Je veux parler de la relation entre Dieu et les êtres humains, telle que Bergman l’a traduite dans ses films. Je veux également parler de la valeur que représente l’écoute. Et du court chemin qui sépare la vérité du mensonge. Je veux parler de l’importance de… » Tormod Haugen n’a pas fini sa phrase, il parlait en effet à un journaliste d’un quotidien norvégien, en 1990, au moment où il a été couronné par le prix Hans Christian Andersen : il n’a pas fini sa phrase car un serveur est venu lui demander s’il avait terminé son plat. Emporté dans sa phrase, il nous parlait d’autre chose, de choses qui nous concernent et nous sont intimes. Il nous donnait quelque chose. Oui, Tormod Haugen est un écrivain généreux. Et c’est aussi pour cela qu’il est le plus grand écrivain de jeunesse de la littérature scandinave. Jean-Baptiste Coursaud
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Bibliographie (titres disponibles)
Bibliographie en tant qu'auteur⋅rice
Mouche / ISBN : 9782211069335 / 2003 / 7,70 € / Disponible

Parce qu'ils ont juré de s'aimer toute la vie, Grégoire offre à Gloria une bague avec une pierre bleue et Gloria donne à Grégoire une bague avec une pierre rouge. Mais un jour, Gloria trouve...

Bibliographie en tant qu'auteur⋅rice
TitreCollectionAnnéeDisponibilité
Grégoire et Gloria 3. Au revoir et bon vent
Mouche2003Disponible