Philippe Corentin
Philippe Corentin est né en 1936 à Paris. Il passe son enfance à Quimper, fait des études très secondaires, puis des affaires... En 1968, ses premiers dessins sont publiés dans "L'Enragé". Il a collaboré à "Elle", "Marie-Claire", "Jardin des Modes", "Vogue"... Du dessin d'humour à l'illustration en passant par la publicité, il est arrivé aux albums pour enfants. Il vit à la campagne, en Eure-et-Loir.
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Bibliographie
LP : existe aussi en Lutin poche
EP : épuisé

Auteur / Illustrateur
Titre Collection
Mademoiselle tout-à-l'enversAlbums  LP1988
Chien qui voulait être chat (Le)Lutin poche  1989
Père Noël et les fourmis (Le)Albums  LP1989
Afrique de Zigomar (L')Albums  LP1990
Pipioli la terreurAlbums  LP1990
Ogrionne (L')Lutin poche  1991
Plouf !Albums  LP1991
Biplan le rabat-joieMouche EP 1992
Zigomar n'aime pas les légumesAlbums  LP1992
Patatras !Albums  LP1994
Ogre, le loup, la petite fille... (L')Albums  1995
Papa!Albums  LP1995
Mademoiselle Sauve-qui-peutAlbums  LP1996
Deux goinfres (Les)Albums  LP1997
Tête à claquesAlbums  LP1998
Arbre en bois (L')Albums  LP1999
Machin ChouetteAlbums  LP2002
Zzzz...zzz...Albums  2007
N'oublie pas de te laver les dents !Albums  2009




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JUST A RIGOLO (AIR CONNU) Philippe Corentin n'est pas un dessinateur pour la jeunesse comme les autres. Les auteurs d'albums pour enfants se veulent le plus souvent peintre, écrivain, artiste, grand pédagogue ? Lui non : « Moi je fais des Mickeys, c'est tout! Je suis un gribouilleur. Un génial gribouilleur, c’est vrai, mais je ne suis qu’un rigolo ! Mais comme disait Raymond Queneau : « Il n’y a pas que l'art, il y a aussi la rigolade. » Ils ont une vocation ? une mission ? Lui, non : « Je cherchais juste un truc pour habiter la campagne et rester chez moi à peaufiner les souvenirs d’enfance de ma fille. » Ils mettent un point d’honneur à être de faux paresseux scotchés à leur table de travail ? Lui, non : « Je ne sais pas comment font les autres, mais avec les volets, les rosiers, les livres, qu’il faut peindre, tailler ou lire, moi je n’ai vraiment pas le temps de travailler. » Ils ont des loisirs très sérieux : les maquettes des bateaux à voile du XVIIe siècle, l'étude des coléoptères, la fréquentation des cycles post-expressionnistes à la cinémathèque, lui, non : « Mon hobby, c'est la sieste. » Ils veulent faire passer quelque chose dans leur oeuvre, quelque chose d'édifiant, quelque chose d'important, que les livres soient des étapes fondamentales de la construction de l'esprit enfantin ? Lui non : « J’essaie de faire rire les enfants, c’est tout. Ca les enquiquine le pathos « gnangnan cucul » que le soir on leur lit au lit pour les endormir (plus tard, à la seule vue d’un livre ils somnoleront). C’est le contraire qu’il faut faire : il faut les réveiller avec des histoires qui les font rire. Les enfants adorent les chatouilles, alors chatouillons-les dès le matin avec des livres guili-guili. Moi je fais des livres guili-guili. » Les dessinateurs ressemblent en général à leurs dessins ? Lui aussi : « On vous a tout de suite reconnu, lui ont dit des bibliothécaires et des libraires lors de la remise du prix Sorcières 1996 (obtenu pour « L'ogre, le loup, la petite fille et le gâteau »), vous avez la même tête que vos loups, le poil hirsute, le sourcil ronchon et l’air un brin rigolard. » Sophie Chérer. Extrait de l’Album des Albums, l'école des loisirs, 1997