Yvan
Pommaux
Auteur/Illustrateur
"Le 13 septembre 1946, je nais à vichy, où je grandis en jouant au rugby, en allant beaucoup au cinéma grâce à ma tante, « ouvreuse » au Lux, qui me fait entrer avec mes cousins par la sortie de secours.
Je dessine dès la maternelle, ne cesse plus de dessiner, ne fait que passer aux beaux-arts de Clermont-Ferrand et Bourges, exerce divers petits métiers et me retrouve bientôt, par le plus grand des hasards,
"Le 13 septembre 1946, je nais à vichy, où je grandis en jouant au rugby, en allant beaucoup au cinéma grâce à ma tante, « ouvreuse » au Lux, qui me fait entrer avec mes cousins par la sortie de secours.
Je dessine dès la maternelle, ne cesse plus de dessiner, ne fait que passer aux beaux-arts de Clermont-Ferrand et Bourges, exerce divers petits métiers et me retrouve bientôt, par le plus grand des hasards, maquettiste à Paris, aux éditions de l’École, qui muent et deviennent l’école des loisirs.
En 1972, nous quittons Paris, moi, un bébé, et sa maman coloriste que j’épouse non pas à cause de son métier mais il nous sera utile. Nous avons un autre bébé, cela en fait deux, deux filles.
On s’installe en Touraine et on devient une sorte d’entité auteur-illustrateur(moi)-coloriste(elle) indépendante.
On fait des livres, des BD, des documentaires, en changeant de genre dès qu’on commence à s’ennuyer."

Yvan Pommaux En savoir plus
POLAR, AMOUR ET BANDE-DESSINEE A 50 ans, avec ses grandes lunettes, ses mèches folles, son air rêveur, amusé et rebelle, Yvan Pommaux ressemble toujours à l'étudiant des Beaux-Arts qu'il a été quelque temps à Bourges et à Clermont-Ferrand. C'est peut-être parce que Nicole, rencontrée à cette époque, n'a jamais cessé d'être la femme de sa vie et de mettre en couleurs ses dessins comme son quotidien. Ils vivent depuis vingt-cinq ans sur les bords de la Loire, près d'Amboise, où ils ont donné naissance à deux filles, Jeanne et Louise, et à quelques milliers de pages. Après divers petits boulots, Yvan atterrit en 1970 comme maquettiste à « L'Ecole des Loisirs ». Entre deux illustrations de manuels scolaires de mathématiques, il découvre les œuvres de Sendak, Lobel et Ungerer et se lance dans l'univers du livre pour enfants avec la minutie qui le caractérise (Il aime citer, parmi ses références, le peintre Hokusaï et l'enlumineur de la Renaissance Jean Fouquet). Deux ans plus tard, il devient auteur-illustrateur indépendant. C'est progressivement, intuitivement, et par étapes successives que ce grand original a fini par trouver son style propre, sans jamais cesser de se renouveler. Sans y réfléchir, sans calcul, des bulles sont apparues peu à peu dans ses dessins. Il s'est mis à jongler avec le temps, avec la taille des images, tout en conservant à ses histoires une clarté exemplaire. Avec lui, la bande dessinée, chérie des petits comme des grands, des lecteurs les plus exigeants comme des rétifs aux grandes phrases, est littéralement sortie de son cadre traditionnel. Les cases ont éclaté jusqu'à s'étaler parfois en pleines pages, l'ordre des pages s'est bouleversé (dans la série des « B.D. dont tu es le héros »), et s'il adore jouer avec les conventions classiques (le petit nuage noir sur la tête du personnage furibard, les petites étoiles sur le crâne de l'assommé), c'est pour mieux jouir d'une totale liberté de création. Les personnages et les sujets favoris d'Yvan Pommaux ne sont pas moins singuliers que son style de dessin, reconnaissable entre mille même s'il a spectaculairement évolué, de « La pie voleuse » à « John Chatterton détective ». Deux corbeaux amoureux, « Corbelle et Corbillo », qui passent leur temps à se chamailler, à se faire des scènes de ménage, et à s'envoler du foyer conjugal pour mieux se retomber dans les ailes, un chat noir détective privé, John Chatterton, en imper couleur de muraille, du théâtre, des aventures rocambolesques, une parodie du Petit Chaperon rouge... Yvan Pommaux aime taquiner les genres et inventer à l'usage des enfants les histoires qu'ils préfèrent, des enquêtes mystérieuses, des amours de grandes personnes : celles qui n'ont pas l'air d'avoir été faites pour eux. Sophie Chérer. Extrait de L’Album des Albums, l’école des loisirs, 1997.
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