Thomas
Lavachery
Auteur

Thomas Lavachery est né en 1966, d’un père pédagogue et d’une mère dessinatrice de presse, puis antiquaire. Bruxellois pur jus, il s’est d’abord lancé dans la bande dessinée, publiant ses premières planches, à dix-huit ans, dans le magazine Tintin, avant

Thomas Lavachery est né en 1966, d’un père pédagogue et d’une mère dessinatrice de presse, puis antiquaire. Bruxellois pur jus, il s’est d’abord lancé dans la bande dessinée, publiant ses premières planches, à dix-huit ans, dans le magazine Tintin, avant d’adapter en dessin la série d’animation Téléchat, de Roland Topor. Il a ensuite étudié l’Histoire de l’art, suivant en cela les traces de son grand-père Henri Lavachery, conservateur de musée, archéologue et initiateur dans l’étude des arts premiers en Belgique.

Après ses études et quelques années de petits boulots divers et variés, il est entré chez Y.C. Aligator film, société de production, en tant que conseiller littéraire. C’est par ce biais qu’il en est arrivé au documentaire, d’abord comme script doctor, puis comme réalisateur. Il est l’auteur de deux films : Un monde sans père ni mari, sur les Mosos, une ethnie chinoise ignorant le mariage, aux mœurs sexuelles très libres, et L’Homme de Pâques, retraçant l’expédition scientifique menée par son grand-père à l’île de Pâques en 1934.

C’est en 2002 qu’il a écrit Bjorn le Morphir, roman fantastique inspiré d’une histoire qu’il racontait le soir à son fils aîné, Jean. Ce livre a obtenu le prix Sorcières en 2006. Publiées à l’école des loisirs, les aventures de Bjorn le Viking comptent sept tomes à ce jour. Thomas Lavachery a entrepris l’adaptation de sa série en BD avec la complicité du dessinateur Thomas Gilbert. Les albums sortent à un rythme soutenu et font partie du catalogue de Rue de Sèvres.

Thomas Lavachery avait délaissé ses crayons pendant plusieurs années. Il les a repris pour créer des albums pour enfant, dont Jojo de la jungle, et pour illustrer certains de ses textes, comme Bjorn le Morphir ou le récent Tor et les gnomes.

 Dans le cadre d'un master consacré aux métiers de la littérature de jeunesse, il anime, depuis la rentrée 2011, un séminaire à l'Université Charles de Gaulle (Lille 3) : Pratique de l'écriture pour la jeunesse.

 

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Thomas Lavachery : le plaisir des retrouvailles
Deux ans sans nouvelles de Bjorn le Morphir ! Autant dire une éternité. mais c’est le temps qu’il fallait pour que son auteur, Thomas Lavachery, fourbisse ses armes, se prépare à entamer un nouveau cycle et surtout redécouvre, toujours intact, le plaisir des retrouvailles.

Il s’est passé deux ans avant que je me remette à écrire. J’avais envie de changer d’univers, j’ai donc écrit entre-temps deux livres, dont un album pour les plus petits. Si j’avais entamé ce nouveau cycle tout de suite, j’aurais eu moins d’envie. J’avais laissé de nombreuses questions non résolues dans Bjorn aux enfers, j’avais déjà une idée de la suite, mais dans les grandes lignes. Il m’a fallu tout relire, me retaper les cinq tomes, en prenant des notes, en faisant une carte. J’avais très envie de remonter à la surface après ce long séjour dans les enfers.


Ce dont il ne voulait plus… Je n’étais pas complètement satisfait des portraits de jeunes femmes dans les premiers tomes, ni des relations entre Bjorn et Sigrid que je trouvais parfois trop caricaturales, j’avais envie de relations plus subtiles, plus justes. Je voulais également moins de fantastique et que le récit ne repose pas autant là-dessus.


Les envies, les choix… J’étais très content de retrouver d’anciens personnages. Je les avais quittés jeunes (à la fin de Bjorn le Morphir), ils avaient grandi, évolué, j’avais envie qu’ils nous surprennent, comme Ingë, par exemple, la petite soeur de Bjorn. C’était important pour moi que le frère et la soeur seretrouvent. L’autre envie, c’était tout ce qui concerne la guerre et la stratégie. Je me suis renseigné, j’ai lu par exemple, L’Art de la guerre, un traité de stratégie militaire de Sun Tzu, je me suis inspiré de batailles célèbres, grecques, égyptiennes. Je me suis imprégné de tout cela pour donner une vision stratégique de la guerre. En même temps, je voulais la décrire d’une manière réaliste, je voulais rendre l’aspect chaotique de la guerre.
J’ai été très marqué par ce passage du roman de Stendhal,
La Chartreuse de Parme, qui décrit la bataille de Waterloo vuepar Fabrice. C’est n’importe quoi, c’est tout sauf organisé, c’est le chaos intégral. On a l’impression de subir quelque chose
sur quoi on n’a pas de prise. Tolstoï s’est inspiré de cette
description pendant l’écriture de son Guerre et Paix. Et puis je voulais des morts, des vrais morts, montrer les pertes, le chagrin qui en découle. J’ai créé des personnages à cet effet, pour les faire mourir. Je voulais aussi montrer l’autre aspect du combat, celui de la frénésie guerrière, cette exaltation qui saisit les hommes. J’ai essayé de multiplier les allers-retours entre les deux émotions.
Le style… Je me fais plaisir, je n’hésite pas à employer un vocabulaire plus recherché. Je fais comme si j’écrivais pour des adultes, je ne fais pas de différence. Je me dis que, si les jeunes lecteurs ont lu les premiers tomes et sont arrivés jusque-là, ils peuvent tout comprendre. Cette fois, je me donne les coudées franches.
La suite La fin est une accroche, l’histoire se termine avec
l’apparition d’un personnage mystérieux et troublant. Dans le prochain tome, Bjorn va quitter le Fizzland pour aller dans un monde d’inspiration mongole. Je vais devoir inventer un peuple et des coutumes compliquées, ce que j’adore faire. Mais Bjorn va avoir besoin d’aide…

Extrait du catalogue Romans automne 2010

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